De profundis – Eric Maliska – 2018

Quatrième de couverture

Je suis impatient. Voilà plusieurs semaines que j’attends le dérivateur des champs. Une pièce maîtresse dans mon oeuvre. Je n’en suis pas encore à me ronger les ongles, ni à faire tout à fait les cent pas, mais mon acrimonie s’est accentuée de façon perceptible au fur et à mesure de l’attente. Ce n’est pas la première fois cependant que l’on me verra faire preuve d’une telle acerbité.  Sans aller jusqu’à dire que j’en suis coutumier, ceux que je dois conventionnellement nommer mes chers collègues ne s’étonnent guère d’une telle humeur…. On ne me situe pas volontiers dans cette partie de la société, composée de gens aimables dont on attend, le matin en arrivant, un mot aimable, un sourire affable ou  une plaisanterie. J’ai cependant renoncé depuis longtemps à toute amélioration de mes rapports sociaux. Je suis « ailleurs », concentré sur mon projet. Il est inutile de m’encombrer de rapports humains qui ne m’ont jamais vraiment réussi, même s’ils m’ont sûrement manqué.

Mon avis

Au début, j’ai pensé que c’était un livre de scientifique pour des scientifiques. Je me suis trompée. Le ton est donné dès le début. Une vague impression de lire le journal de grincheux ou du Schtroumpf grognon. C’est édifiant. Un grand râleur qui rejette une société dans laquelle, malgré lui, il essaie de se faire une petite place. De montrer qu’il existe. Ne dit-on pas que râler est un signe d’existence? Nait – on râleur ou le devient – on?

Puis, on découvre un être pétri de rêves. De désirs. D’amour de l’autre. Que lui est-il alors arrivé? Quelle est la place de l’autre dans ce trait de caractère?  Que dire de la timidité dans tout çà? Quel est le rôle de la vie, du quotient intellectuel dans la définition d’un caractère? Ainsi découvre -t-on un homme un brin obsédé.

J’avoue avoir souri à certains passages tant l’humour est fin. D’une profondeur exquise. Cependant, je n’ai pas aimé le fait que les chapitre soient trop condensés. Qu’il n’y ait pas d’espace entre les lignes. Ce qui n’enlève rien à une histoire touchante. Pleine d’humour. Profondément humaine. De Profundis nous fait plonger au plus profond d’un homme. De sa vie. De ses désirs.

Voici un livre vraiment touchant. Il est écrit à la première personne. Ce qui crée rapidement un lien avec le personnage. Un Homme pétri de maladresse. D’humanité sincère et profonde. Il aime l’Humain. Mais, l’Humain ne l’aime pas tant que ça. Un personnage très attachant. Un livre à lire. Vraiment.

 

Ma note 16/20

ISBN 9781515131748  300 p.

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