Le sceau des Maîtres – 1 – Le manoir -Etherian Lore – 2018

Quatrième de couverture

Lorsque leur fête d’amis est interrompue par un drame, ils se dispersent tous dans les bois. Pourchassés par des bêtes, Isabelle est séparée de son copain  dans leur course. Maintenant, seule face à ce manoir étrange, elle devra tenter de retrouver ses amis et de rester en vie. Les découvertes qu’elle fera seront aussi inquiétantes… qu’intrigantes. Tout en cherchant le moyen de s’échapper de cet endroit labyrinthique, elle comprendra  pour quelle raison le manoir est caché au fond des bois. Ce qui existe en ces lieux n’aurait pas dû être découvert. Un document trouvé lui donnera des indices et l’un de ses amis la conduira à une ressource qui pourrait leur révéler les mystères du manoir.

Mon avis

Le titre m’a beaucoup intriguée. Le scénario imaginé était presque celui du livre. Bref, j’imaginais bien un manoir au fond de la forêt. Mais, pas la suite.  Et quelle suite! Un manoir qui retient les personnes! Ce sentiment affolant qu’est la peur, qui envahit tout être humain qui se rend compte d’un piège qui se referme sur lui. Dans un monde sans origine. Un monde inconnu et hostile. D’une hostilité froide. Inerte. Sans nom. Juste une impression qui s’exacerbe tout au long des pages. Une terreur pire que celle ressentie en pleine forêt ou dans un labyrinthe.

Le sceau des maître – 1 – Le manoir est un roman qui fait apprécier la liberté. De cette appréciation éprouvée  pour une chose perdue  et fortement regrettée. Tel est ce que ressent Isabelle. Le récit  est à la première personne. Ce qui permet au lecteur de s’identifier au personnage et de vivre l’aventure à son rythme.

Les découvertes se font, plus intrigantes les unes que les autres. Des questions se posent et pour nombre d’entre elles, restent sans réponse. Tout comme les solutions qui sont quasi inexistantes. Et, ce n’est pas faute pour Isabelle d’essayer de comprendre la situation afin de prendre une décision. Que se passe t-il? Quelle loi a été transgressée? Dans quel but garder les gens? Qui est à l’origine de cette blague douteuse? Comment s’évader? Des questions qui taraudent Isabelle et gardent intact son désir de s’échapper.

Lentement, le lecteur se trouve engagé dans une chasse à la liberté vitale. Il traverse des vagues d’espoir, de doute, d’euphorie et de déception. Dans le sceau des maîtres – 1 – Le Manoir, la vie, quelle qu’elle soit, est d’une grande présence. Juste une soif de vivre. Plus forte. Plus intense que celle du manoir et de ses habitants.

Ma note 17/20

978175209973   Ed. Solarianne      165 p.

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Le siècle phénix – 1. L’odyssée des sœurs fantômes – Thomas Henninot – 2017

Quatrième de couverture

En 2172, l’humanité se relève péniblement des cendres da la Grande Terreur, une crise mondiale survenue plusieurs décennies auparavant. A l’origine de ce bouleversement planétaire, une terrible maladie apparue à la fin du siècle précédent, « la Faucheuse ». Ce virus a provoqué des centaines de millions de morts avant d’être endigué, créant ainsi les conditions d’un déséquilibre. La Faucheuse continue ses ravages en France, malgré les efforts de la famille Dernot qui a découvert le vaccin et bâti sa fortune grâce à son combat acharné contre le fléau.

Juliette Dernot, héritière de la multinationale familiale, est une jeune prodige promise à un brillant avenir. Ambassadrice des campagnes de vaccination et icone de la Fondation Asclépios, elle est épaulée par  Jessica, sa meilleure amie et par Alex, son compagnon. Mais un terrible accident de train vient bouleverser le destin prometteur de ces trois jeunes. Très vite, la violente explosion à l’origine du déraillement prouve qu’il s’agit d’un attentat dont Juliette est la cible. Qui sont les responsables? Parviendra t-elle à leur échapper?

Le capitaine Verrier est dépêché sur les lieux du sinistre. Après avoir recueilli le témoignage de Jessica, blessée lors de l’attaque, il sonne l’alarme et engage les recherches pour retrouver Juliette, qui est parvenue à s’enfuir avec Alex. La course contre la montre est engagée. L’esprit affûté de Juliette et la compétence du capitaine seront-ils des atouts suffisants pour défaire leur formidable ennemi?

Mon avis

A t-on le choix quand une mission est imposée sous la menace? A t-on le choix quand une promesse est faite dans un moment douloureux? Que peut-on dire de la peine ressentie par la perte d’un être cher? La louve ne nierait pas ces faits. Quel lien avec un accident de train?

Le siècle phénix – L’odyssée des sœurs fantômes est une histoire prenante. Terrifiante. Terriblement.  Humainement. Une histoire forte. Dure. Où les sentiments sont exploités au-delà du possible. Les chapitres titrés nous font visiter d’un oeil particulier le point de vue, la vie, le choix  de chacun des personnages. Peu à peu, nous sommes pris dans ce large filet  tissé aussi finement que l’aurait fait une araignée. Les différents personnages se complètent.

Très rythmée depuis le début, la course contre la montre va crescendo, nous laissant merveilleusement exsangues et curieux. Ainsi, nous découvrons l’ampleur du changement environnement mondial et, en particulier celui de la France. De quoi faire réfléchir actuellement sur l’avenir du monde tel que nous le connaissons de nos jours. Peu à peu, cette course contre la montre se transforme. Se matérialise. Devient vitale. Inexorable.

Nous nous découvrons accrochés aux lignes. Aux pages. Pour une course contre l’absurdité. Absurdité des hommes. Absurdité de leur soif de pouvoir, de domination. Absurdité de la vie. Quel est l’aboutissement de cette recherche vitale? Quel est le véritable rôle de chaque auteur?  Quelle serait sa finalité? A qui accorder sa confiance? Le siècle phénix – l’odyssée des sœurs fantômes nous prend aux tripes dès les premier mots et nous emporte dans un monde de pouvoirs. De force. La lecture est addictive et seul le mot fin nous délivre de cet envoûtement. Enfin, presque…

Ma note 18/20

9791026213765  Ed. Librinova 471 p.

Le dernier roman – Antony Altman & Catherine Lang – 2018

Quatrième de couverture

« Le principe est on ne peut plus simple: douze auteurs contraints dans l’espace ont quatre vingt-seize heures pour écrire le prochain best seller. Qui sera le vainqueur? Les présélections font rage, des milliers de candidats venant d’horizons différents postulent pour être élus par le jury de Christophe Nigel, le représentant français de la multinationale. Ces douze auteurs vont vivre une expérience unique. Ils vont devenir créateurs d’une histoire, mais cette histoire, vous pourrez y participer car c’est vous lecteurs qui, à tous moments, pourrez la promouvoir. Comment? Nous y reviendrons plus longuement dans la soirée, mais sachez d’ores et déjà que la technologie d’Antiope n’a pas fini de vous surprendre. »

Mon avis

dernier romanParticiper à un concours d’écriture qui permettrait de mettre en lumière ses romans et son style. Quel est l’écrivain qui n’en a jamais rêvé? Un sujet très actuel, à une période où l’autoédition sur les plateformes revêt une importance grandissante dans le monde de la publication littéraire. Une période où les concours à la demande des maisons d’éditions sont de plus en plus nombreux. Ce concours fera t-il la part belle à l’auteur, au roman, à la publicité? Qui du concours ou de la publicité prendra le pas sur l’écriture?

Le dernier roman nous démontre un avenir peut-être plus proche qu’il n’y paraît. Peut-être le présent? Ce marathon de l’écriture ne mettrait-il pas fin au plaisir de la plume? Qu’en est-il de la part d’humanité de l’auteur? Ce concours signe t-il l’ère du robot-écrivain? Pour quel public? Nous assistons à une téléréalité comme il en existe tant.  Le récit des deux auteurs et celui des finalistes se mêlent, se confondent puis se séparent pour un dénouement qui n’engage que le lecteur. Un jeu littéraire du chat et de la souris . En direct et dans les coulisses. Une lutte âpre se dessine au sens propre comme au figuré. Le dernier roman est-il vraiment une fiction? N’est-ce pas l’histoire des deux auteurs et de leur roman?

Au fil des pages, l’humour est très présent  en plus des moments forts. Des coups bas pas forcément virtuels. Le lecteur se laisse emporter par le show littéraire qui met en lumière les différents acteurs en coulisse. A qui bénéficie réellement ce concours? Quelle est la place de l’écrivain et de ses rêves? A t-il vraiment un rôle à jouer ou est-il la marionnette de quelque chose qu’il ne maîtrise pas? Répond-il aux sirènes de la richesse et de la notoriété? Le dernier roman, écrit à quatre mains, est peut-être la réponse à tous ces concours lancés sur le net. Ces concours qui font rêver la plume et brisent certaines ambitions dans l’oeuf. Ecrivains, n’y brûlez pas votre plume!

 

Ma note 17/20  

9782363158925  autoédition 159 p.  12,80€

Du croissant pur beurr…ette! – Yamina Mazzouz – 2018

Quatrième de couverture

Le lecteur retrouve avec plaisir Norah, la jeune maghrébine expatriée en Angleterre dans une famille aristocratique où elle a résolu une intrigue policière. Norah revient en France pour tenter de renouer avec son père qui n’a jamais accepté son départ du cocon familial. Alors que ces retrouvailles ne prennent pas le chemin souhaité, Mariame, son amie d’enfance, lui demande son aide pour récupérer une mystérieuse montre tombée entre les mains d’un séduisant gigolo. Norah n’hésite pas une seconde et plonge dans une nouvelle aventure policière. Saura t-elle conjuguer rapprochement familial avec résolution de l’intrigue et… amour?

Mon avis

Des années ont passé et Norah bien qu’ayant évolué socialement, est toujours la même: généreuse, pleine de vie, curieuse comme il n’est pas permis. D’une fraiche innocence. Cependant, tout n’est pas si simple. La vie a suivi son cours et les plaies sont toujours ouvertes. Il va falloir à Norah de la force. Beaucoup de courage. Dès les premiers mots, le ton est donné. Et le mystère plane. Une histoire bizarre. Abracadabrante. Comment concilier enquête et retrouvailles familiales? Norah percera t-elle un nouveau mystère et aidera t-elle son amie? Et l’amour dans tout çà?

Yamina Mazzouz, de nouveau, nous régale. Les péripéties s’enchaînent et le mystère reste entier jusqu’au bout. C’est avec bonheur et curiosité que nous tournons les pages et que nous accompagnons Norah et Mariame dans cette nouvelle aventure. L’humour est aussi au rendez-vous. Cet humour so british! Nous plongeons avec délice dans cette course au trésor sans carte et à plus d’une inconnue. Les personnages finement esquissés nous aident dans cette quête  avec leur profil parfois particulier. Les situations, rocambolesques pour certaines, font avancer cette recherche au plus profond de l’intimité humaine. Au plus profond de l’âme humaine et de ses mauvais travers. Cette recherche est-elle celle des liens perdus? Du bonheur inaccessible? Du temps perdu à la recherche de sa conscience? Que ne fait-on pas par amour?

Une simple recherche. Finalement pas aussi simple qu’elle le paraît, emmène Norah dans un monde qu’elle côtoie sans s’y fondre réellement. Une recherche qui la mène vers son destin. Le destin de sa famille. Le destin de son amour. Une réconciliation est-elle encore possible? Jusqu’au bout Du croissant pur beurr…ette nous emporte dans un monde. Le monde de Norah. Pour notre plus grand plaisir. Les mots s’alignent, s’ajustent, se fondent pour une lecture aisée. Addictive. Une hâte s’installe. Celle de connaître les suites des aventures de Norah, notre détective en herbe franco-britannique. Cette lecture rassure. Yamina Mazzouz a bien sa place dans le roman policier tout comme Agatha Christie, PD James ou Elisabeth George, ces grandes dames du Policier. Un bel avenir.

Ma note 18/20

9791031004297 Ed. Les Presses Littéraires Coll. Crimes et châtiments   306p. 13€

L’étrangère – Françoise Belloir – 2017

Quatrième de couverture

Septembre 2011 _ Leila vient s’installer chez son compagnon. Mais quand celui-ci retourne en Tunisie à la recherche de son frère, elle est confiée à Rachid et Jasmine à Saint-Denis. Cependant, son amour ne revient pas, et Leila veut conquérir son indépendance, surtout depuis que Rachid, véritable intégriste, montre son vrai visage.

Mon avis

Quitter son pays est toujours une déchirure. Quitter sa famille, ses amis, sa vie, ses repères est une blessure qui met du temps à cicatriser. Les bleus à l’âme sont trop nombreux. Le pire est d’arriver dans un monde où la communication est impossible. Telle est la situation de Leila, jeune épouse Tunisienne. Une femme qui a une soif de connaissances, une soif inextinguible de vivre, de se faire des amis. Y arrivera t-elle? Le destin veille. Il joue parfois des tours. Pas forcément sympathiques. Leila l’apprendra bien vite. Que se passe t-il autour d’elle? Quelle sera sa vie sur le sol français? Pourra t-elle faire un pied de nez au destin?

L’étrangère est superbe de force. De la force d’une femme. De la force de l’amour d’une femme. De la force d’une femme qui refuse de renoncer. Nous découvrons une vie côté yin et une autre côté yang. Deux couples aux mêmes origines, mais à la vie si différente. L’étrangère est superbement écrit et emporte le lecteur dans un monde où la peur est crescendo. Un monde où la liberté se gagne à la pince à épiler et où il faut se battre bec et ongles pour la conserver. L’entrée dans ce monde trouble se fait au fil des pages. Avec lenteur mais avec sûreté. Les chapitres nous entrainent dans l’intimité des traditions, des coutumes, des travers de l’homme. De sa faiblesse. De sa force. De sa cruauté. Que deviennent Leila et Jasmine dans ce monde incertain? La lecture se fait d’une traite et les mystères sont nombreux. Le suspens dure jusqu’à la dernière ligne. Jusqu’au dernier mot.

Françoise Belloir, avec beaucoup de pudeur aborde les problèmes contemporains. Cette subtile manière d’engendrer le changement chez l’Humain. D’une manière insidieuse. Sournoise. Qui pousse l’autre à devenir un étranger face à ses amis. Face à sa famille. Face à lui-même. Finalement, quand on referme l’étrangère, une question se pose: finalement, les personnages ne sont-ils pas tous des étrangers à la recherche de leur ego?

Ma note 17/20

9782754736961  Ed. du Panthéon  189 p.  17,90€

Un rêve risqué, du rêve à la réalité – Franck Kouamé – 2017

Quatrième de couverture

« Un rêve risqué. Du rêve à la réalité » nous plonge à Huambo, petite ville du nord de l’Angola des années 70, dans laquelle vit un jeune garçon nommé Rigoberto, qui a un rêve, devenir écrivain. Malgré les moqueries de sa famille et les péripéties qu’il devra affronter, il n’abandonnera pas…

Mon avis

Avoir un rêve. Pouvoir le réaliser. Malgré les moqueries. Malgré les aleas de la vie. Malgré la pauvreté sociale environnante. Tel est le désir de Rigoberto, jeune homme mûri trop vite par la vie et les responsabilités. Finira t-il par réaliser son rêve? Résistera t-il aux lumières de la ville et aux dangers que draine cette dernière?

Un rêve risqué – Du rêve à la réalité est le récit d’une vie. D’une multitude de vies. Le récit d’un rêve balloté par des choix. Des doutes. Des retrouvailles. L’histoire est belle car elle est celle d’une résilience. Celle d’une lune à décrocher. Celle de l’aboutissement d’un vœu. Au travers de ce récit, il y a une famille. Une famille qui se reforme autour d’un rêve. Autour d’une promesse. Une promesse qui engage une vie. Qui engage des vies. Une résilience. Belle. Forte.

Un rêve risqué – Du rêve à la réalité est un roman qui parle à tous ceux  qui, durant toute leur vie, ont poursuivi un rêve. Sans relâche. Par contre, de nombreuses fautes d’orthographe, de grammaire, de syntaxe sont passées au travers du filet de la correction, ce qui nuit à la qualité de l’histoire. Cependant, cette dernière reste prenante et nous accompagnons Rigoberto dans son rêve. Nous nous surprenons à lui souhaiter, malgré la dure vie qu’il mène, malgré son entourage, de réaliser son rêve, même s’il est risqué.

Ma note 13/20

9782956033806  Kiff’Art Editions – 63 p.

 

 

 

1515 – 1519 – Le Chroniqueur de la Tour – 2018

Quatrième de couverture

1er janvier 1515, François Ier devient Roi de France. Il se doute qu’il va vivre des évènements extraordinaires mais il sous-estime largement ce qui l’attend. Il va découvrir que l’Histoire n’est qu’un théâtre où s’affrontent des forces obscures en coulisses. Tout ce qu’il croyait solide, tout ce qu’il pensait vrai sera bouleversé. Car le monde est en train de basculer. Pour une damnation ou pour une renaissance?

Mon avis

L’entrée en matière nous laisse bouche bée. En état de choc. A Cuba, des hommes subissent mortellement la religion. Ailleurs, le Comte d’Angoulême est couronné par un ange et devient François 1er. Leur point commun? La ferveur religieuse. Deux mondes. Deux peuples. Deux manifestations de la croyance. Nous suivons des instants, des vies parallèles, dont les actes sont établis au nom de la religion. Peut-on tout faire au nom de la religion? Peu importe, le monde est en train de changer. Ce que semble ignorer François 1er. Les sentiments humains prennent le dessus sur la religion: ambition, soif de pouvoir, obscurcissement des cœurs et des âmes. L’obscurantisme en un mot.

Au fur et à mesure de la lecture, nous faisons connaissance d’univers différents et pas forcément catholiques: elfes, morts-vivants, etc. Les intrigues sont nombreuses et l’histoire Mondiale semble être écrit par les desseins et les actes humains. Quelque soit l’endroit dans le Monde Catholique, les intrigues vont bon train. L’histoire de François 1er se mêle à celle des marionnettistes des complots, de la vie, de l’Histoire, du Monde.

1515-1519 est un roman intriguant qui nous fait revisiter l’Histoire en regardant par le bout d’une lorgnette bizarre et parfois incroyable. Et si le Monde était le résultat d’actions d’un groupe d’individus qui tiraient les ficelles dans l’ombre? C’est peut-être déjà le cas? Vous allez voir les évènements mondiaux de cette époque  d’une manière que n’avait délivré aucun document historique.

L’amour, la trahison, les batailles agrémentent la lecture et titille notre curiosité. il ne faisait pas forcément bon d’être dirigeant en 1515-1519. François 1er vous le confirmerait sans aucun doute. Le chroniqueur de la tour nous emporte dans son Histoire mondiale revisitée par les efes, les humains, les morts-vivants, les intrigants, les victimes, le clergé. Les chapitres sont denses et envoûtants, ce qui n’empêche que la lecture est addictive et nous laisse imaginer une suite toute aussi belle et prenante.

Ma note 17/20

9791026219576   Ed. Librinova   476 p.

Les miroirs du silence – Zoubida Bengeloune Fall – 2018

Quatrième de couverture

Au moment d’ouvrir ce livre, posez-vous une question: Que sais-je des inconnus devant lesquels je passe tous les matins? Qui sont-ils? D’où viennent-ils? Quels sont leurs rêves? Mendiants, chômeurs, vendeurs à la sauvette, jeunes cadres d’entreprise, autant de personnes que nous croisons tousles jours sans leur accorder attention. Survivre à son divorce, retrouver sa jeunesse évanouie, réussir sa mort sont certaines des épreuves de vie qu’imagine l’auteure, remontant ainsi le fil invisible qui la relie à ces inconnus.

Mon avis

Il arrive souvent qu’en observant une scène, nous tentons d’en imaginer l’histoire. Dans les miroirs du silence, l’imagination de l’auteure va jusqu’au bout. Ces aventures du quotidien prennent vie sous la plume légère de Zoubida Bengeloune Fall. Des bouts de vie. Des tranches de vie. Tendres. Dures. Pleines d’humour. Pleines de doute. Poignantes. Des vies parfois misérables. Celles de personnes oubliées par la paix, la joie, le bonheur, l’équilibre psychique. Des hommes dans un pays où le quotidien est une lutte sans fin. Des tranches de vie qui pourraient être vécues n’importe où, à travers le monde.

Les miroirs du silence offrent un regard sans fards sur une société engluée dans son carcan de bonne éducation, de personnes « bien pensantes » et de l’art de supporter les aléas de la vie avec dignité. Les histoires, souvent égayées par des adages, des proverbes, sont courtes et profondément humaines. Quelques mots wolof ne sont pas traduits. Ce qui ne nuit en rien à la lecture et à la compréhension des petits moments de vie. Au détour d’une rencontre, même furtive, Les miroirs du silence nous peignent les vies imaginées d’hommes et de femmes du quotidien. Toute rencontre même furtive fait la part belle à l’imagination. C’est une belle prouesse. La lecture se fait facilement, d’une traite. tant elle est addictive et tant la curiosité est aiguisée à chaque page, à chaque nouveau récit.

Les miroirs du silence sont le miroir d’une superbe imagination. Une imagination qui entraine le lecteur dans une valse de mots. De maux. De vies mosaïques. De bris de vies pleines d’humanité. Une humanité pudique. Forte. Reflet d’une société résiliente. Une résilience que Zoubida Bengeloune Fall a su dépeindre avec douceur. Avec tendresse. Avec empathie, brisant ainsi le silence de l’indifférence.

Ma note 18/20

9791069927025 – Du Kokalam – Plein de petits riens – 184 p