Publié dans Jeunesse, romans

Le voyage d’un chat – Christophe Bladé & JustineF – 2019

Quatrième de couverture

Motus est un jeune chat rêveur et curieux qui découvre le courage au fil de son aventure. Il quitte son abri tranquille, s’éloigne du monde des humains, pour devenir un fier « poileux ». Son voyage l’oblige à prendre des risques, à faire des choix, à suivre son intuition  pour, au retour, être heureux de partager un trésor avec une jeune fille.

Mais n’est ce pas aussi ton destin, à toi lecteur, de t’enrichir d’expériences pour être plus fort  et mieux accompagner ceux que tu aimes? Alors va… voyage avec ce petit personnage qui, quelque part, te ressemble! Ecoute la Nature. Peut-être le murmure de la forêt t’invitera t-il à goûter … le miel de la lune!

Mon avis

Le monde des humains vu à travers le regard d’un chat et d’un vieux chêne. Le monde tout simplement. Une découverte. Une délicatesse. Une tendresse. Un chat qui rêve d’un ailleurs. Finalement, comme tout le monde. Un voyage rempli d’aventures. Motus va de découverte en découverte. C’est un petit mais courageux chaton.

Le voyage d’un chat est conseillé aux enfants à partir de six ans. Cependant, c’est un livre qui peut être lu à des tout petits, par leurs parents. Il crée un moment de grande complicité.  L’imagination d’un enfant, quel que soit son âge, est sans limites. Il pourra poser des questions et laisser libre cours à son imagination. Les textes en italique expliquent la vie des chats avec beaucoup d’humour. Explications qui peut piquer la curiosités de ces doux rêveurs. Ce qui augure de beaux moments de fous rires dans une famille. Dans une fratrie.

Les images sont en noir et blanc, sauf la dernière page qui est en couleurs, expliquant ainsi la joie de Motus d’avoir accompli son rêve et d’avoir mûri. De plus, les enfants peuvent ainsi ajouter leur propres couleurs. Pourquoi pas un chat rouge et un canard vert? Toujours leur imagination débordante. Le voyage d’un chat leur permet aussi d’apprendre les habitudes, les cris des animaux. Imaginez un petit bout de chou se tortillant pour marcher comme un canard. De grands moments de complicité en perspective.

Le voyage d’un chat est un roman qui apprend l’entraide. Le bonheur de rêver. Le partage. Un roman qui plaira à tous les enfants. A tous les parents. Un roman d’une superbe beauté. D’un superbe réalisme. Peu importe l’âge, les enfants se régaleront.

Ma note 19/20

9782378735456  Editions Ex Aequo   Collection Saute-mouton    60 p.  8€

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Publié dans policier, thriller

Le 9ème jour – Cyrille Audebert – 2012

Quatrième de couverture

Les prairies Saint-Martin et l’usine désaffectée qui bordent le Cimetière du Nord abritent-elles réellement un fantôme? Le nouveau collègue des détectives Jacques Lucas et David Huxley est-il un sorcier vaudou? Les saintes ont-elles vraiment le pouvoir de rendre la parole aux muets et de guérir tous les maux?

Pour l’avènement du printemps, Margot Baudor se pose beaucoup de questions, mais principalement celle-ci: « La météo, curieusement estivale de ce mois de mars, ne serait-elle pas responsable de la vague de meurtres abominables qui s’étend sur la ville?… »

Mon avis

Oh mazette! Comme d’habitude Cyrille Audebert nous transporte dans le moi négatif de l’humain. Son moi le plus noir et le plus dérangeant. Et ce, dès les premières pages. Des crimes. Des personnages bizarres. Déroutants. Aussi, les questions fusent dès les premiers mots. Que se passe t-il? Qui sont toutes ces personnes « bizarres »? Qu’ont-ils subi? Est-ce la quatrième dimension?

La lecture est fluide avec une impression d’entrer dans un monde fantastique. Enigmatique. Dérangeant dans le bon sens du terme. L’humour reste incisif. Croustillant. Contagieux. Le suspens est maintenu jusqu’au bout. C’est avec plaisir que l’on retrouve Jacques Lucas et David Huxley ainsi que leurs petits travers familiers. Rassurants. Avec eux, nous partons à la recherche de ce ou de ces meurtriers mystérieux. Bizarres.

Les mots nous emportent, chapitre après chapitre, dans un monde hétéroclite. Un monde où rien ne semble être ce qu’il parait. Un monde où l’esprit cartésien est abandonné à, l’entrée. Un monde où il faut garder l’esprit ouvert. Très ouvert. Ce qui rend la lecture encore plus plaisante.

Le 9ème jour est un roman policier qui nous exalte par sa fin surprenante. Un roman de tendresse malgré la dureté de certaines situations. Un roman plein d’humanité. Un roman où les personnages quels qu’ils soient nous paraissent familiers, attachants tant la description est précise. Un régal qui rend addictif et fait espérer une série sans fin  comme pour les écrivains de polar d’outre-manche. Un très beau roman.

18/20

9782954267043  Editions Sindbadboy   303 p.  18€

Publié dans #fantastique, historique

Sun Tzu le Stratège et le Sorcier – Olivier Lusetti – 2018

Quatrième de couverture

En Chine ancienne, dans la périodes des Printemps et des Automnes, le jeune Sun fuit la pays de Qi annexé par les forces ru royaume de Ch’u. Orphelin, porteur horrifié d’une terrible culpabilité, c’est épuisé qu’il franchit la frontière de Wu, pour rejoindre son grand-père, -un militaire de métier impitoyable- qu’il n’a jamais connu  sauf à travers ses exploits  et ses colères incontrôlables, contés par son fils. Arrivé en vue du village, le jeune Sun s’interroge sur son avenir si incertain, lui qui n’a pas encore croisé la tunique grise du sorcier le Fang-Sian; lui qui ignore encore tout de son incroyable destinée; lui qui pense que la voix accusatrice qui résonne dans sa tête est du fait de son seul esprit. Il dépende de l’Homme de faire des plans, il dépend du Ciel de les accomplir. Le destin de Sun Tzu s’écrit dans une encre de sang.

Mon Avis

Quitter ses terres pour aller vers l’inconnu fait souvent très peur. Quand on est différent, cela peut être pire. L’avenir peut découler des rencontres faites en cours de route. Ainsi fut scellé le destin de Sun.

Sun Tzu le stratège et le sorcier nous emporte dans l’empire chinois avant la réunification. A travers la culture, les croyances, les prophéties de cette époque. Une époque où la tradition et les proverbes codifiaient les actes des hommes. Sun va, ainsi, faire l’apprentissage de la rude vie de ce temps là.

Le roman est divisé en actes qui ont, chacun, un certain nombre de chapitres, tel une pièce de théâtre. Les mots frappent durement. Amèrement. Fortement. Comme la vie. Comme la  mort. Comme l’apprentissage de la vie. De la mort. Comme la perte d’une famille.

Le voyage est fantastique. Dans tous les sens du terme. Le destin de Sun se dessine tout au long de la lecture. Un destin auquel il n’avait sans doute pas rêvé. Mais un destin qui semble gagné aux dés. Un destin qui fait de lui l’homme qu’il devait être.

Le voyage se fait entre histoire, mystères, magie. Dans un monde enchanteresse. Un monde où les êtres fantastiques, les batailles sont nombreux. Un monde où l’amour, la haine, la vie se côtoient et se mêlent pour devenir une destinée hors norme.

Sun Tzu le stratège et le sorcier nous envoie dès le premier mot dans le monde d’un homme unique dont les actions retentiront sur l’histoire, l’avenir de son peuple. A quoi peuvent bien servir un stratège et/ou un sorcier dans le devenir d’un empire? La lecture vous apportera une réponse qui éveillera peut-être vos dons de stratège. A moins que ce ne soit celui de sorcier. Peut être que cette réponse vous satisfera. Ce qui est sûr, c’est que vous ne sortirez pas indemne de cette lecture.

Ma note 18/20

9791092557756    Fantasy Editions    213 p.

Publié dans BD

Clo &Kuro – Pilote – A. – 2018

Mon Avis

En commençant à lire cette bande dessinée, je ne savais pas trop ce que j’allais découvrir. Les planches sont en blanc sur noir, avec une légère touche de rouge. Nous allons à la découverte de la vie de Clo, une coursière, et de son chat, Kuro. Dès la première planche, j’ai été prise d’un fou rire. Eh oui! Vous voulez savoir ce que vos animaux de compagnie pensent de vous? Vous serez servis car Kuro a une personnalité qui lui est propre. Non seulement il a un langage presque riche, mais il s’exprime aussi bien en anglais qu’en français. Il partage les aventures de sa maîtresse qui l’aime beaucoup.

Les mots sont un régal et le sourire et le rire sont présents durant toute la lecture. Lecture qui se fait d’une traite. Seule la dernière page est en couleur. Les deux complices et unami surprise terminent leur journée sous un beau coucher de soleil. Cependant, elle démontre avec saveur l’amour déséquilibré entre ces deux êtres qui vivent ensemble. Beaucoup d’éclats de rires. Les dialogues, bien que minimalistes sont succulents et égayent la lecture. La suite  serait la bienvenue. C’est une Bande Dessinée pour Adultes car Kuro a un langage très fleuri, surtout dans la langue de Shakespeare. Pour notre plus grand plaisir.

Ma note 17/20

Edition CoolLibri   26 p.

Publié dans policier, thriller

Ma vie sera pire que la tienne – Williams Exbrayat – 2018

Quatrième de couverture

Quel est le point commun entre un  looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile: des trafiquants de drogues, des braqueurs grimés en présidents, des flics retors et une bête qui hante la campagne. Tuer ou se faire tuer, telle est désormais leur seule alternative.

Mon avis

Il y a des jours où il est préférable de rester au lit. Tout le monde a connu ce moment. Ce ne sont pas les apprentis voyous qui vont dire le contraire. Avec un vocabulaire truculent, Williams Exbrayat nous fait entrer dans un monde peu ordinaire: celui des voyous loosers. Ceux qui ont la poisse collée au corps. Peu importe le milieu. Peu importe la classe sociale. La poisse guide la vie de ces gangsters. Vous voulez du sang? Vous en aurez plus que vous ne le souhaitez. Vous voulez des cadavres? Il suffit de demander.

Les différentes scènes se passent avec horreur, gouaille, humour. Nous suivons les aventures de ces apprentis méchants. De ces victimes à qui la vie joue des tours assez retors. Les scènes se succèdent, se recoupent, se rejoignent pour finir en apothéose. N’est pas gangster qui veut. Peu importe l’intelligence. Peu importe la baraka. Les hommes se substituent aux animaux qui, eux, se substituent aux hommes. Ils ont plus de sentiments, plus d’âme que ces derniers. Ces humains qui vont jusqu’au bout de leur noirceur d’âme pour gagner si peu. Pour gagner le pire.

Ma vie sera pire que la tienne fait remonter la faiblesse, la fourberie de l’homme. Jusqu’où peut aller ce dernier pour garder un pactole? Qu’est ce que sa conscience lui permet de faire ou d’oublier?  Les mots sont crus. La logique est illogique. Le suspens est présent jusqu’au dernier mot. La lecture est agréable et les surprises sont nombreuses. L’intrigue est superbement ficelée et, jusqu’au bout, les personnages resteront sur le fil du rasoir. Définitivement, il est vrai que JE a raison de dire Ma vie sera pire quela tienne. Et c’est peu de le dire.

Ma note 18/20

9781719901536   Autoédition   232 p.

Publié dans #fantastique, romans

Les ailes de Saliha – Zoé Aubry – 2018

Quatrième de couverture

La vie de Saliha, ange gardien, est bouleversée par l’apparition d’une étrange et vile créature durant la nuit de Noël. La céleste adolescente perd ses ailes et se retrouve exilée dans le monde des Hommes, aux côtés de son protégé, qui ignore tout de son identité. Ensemble, ils vont traverser les tourments de l’adolescence et partir à la recherche du père de Saliha, mystérieusement disparu des années auparavant…

Mon Avis

L’histoire d’un ange. Un ange qui ignore son destin et le découvre dans la douleur. Un destin qui le liera à un humain. Un humain qu’il connait depuis toujours. Une histoire à deux voix, écrite à la première personne. Des récits qui se complètent, se juxtaposent, se lient pour nous entraîner dans la trame d’une histoire en écho. Une histoire en miroir. En phase avec des personnes au destin uni depuis leur naissance.  Cependant, comment faire pour aider son protégé quand on est un ange récemment arrivé sur terre et que vos pouvoirs deviennent insignifiants? Doit-on accepter d’aider comme d’habitude ou s’enfuir le plus loin possible? Comment aider son protégé quand on est en territoire inconnu? Comment expliquer qui on est quand soi-même on ne sait plus?

En lisant les ailes de Saliha, nous sommes transportés dans un monde que nous pensons connaître, mais que nous ignorons complètement. Un monde où mystères, miracles, quêtes se suivent et ne se ressemblent pas. Nous nous surprenons à nous prendre d’affection pour ces deux êtres perdus dans leur vie. Perdus dans leur destin, mais qui se retrouvent dans leur quête. La lecture se fait simplement. Les pages se tournent sur des chapitres courts. Prenants. Nous oublions le temps qui passe. Sans nous en apercevoir, nous arrivons à la dernière ligne. Avec stupeur. Avec bonheur. Tout se passe si vite. En douceur. Que réserve l’avenir à ces deux adolescents? Que vont-ils devenir?

Dans les ailes de Saliha, les aventures de cette dernière et de Sam nous emportent au-delà du monde. Au-dela de la vie. Au-delà du quotidien. A la recherche de l’avenir. A la recherche de la vie de deux êtres dont l’un, Saliha, a perdu ses ailes. Est-ce pour toujours? Une quête fantastique qui nous emportera sur les ailes de Saliha à la rencontre de la magie.

Ma note 18/20

9782754743761  Editions du Panthéon  268 p.  19,90€

Publié dans Romance

Loin des fauves – Philippe Saimbert – 2018

Quatrième de couverture

Une passion amoureuse, une motte castrale hantée et un lourd secret de famille servent de toile de fond à cette histoire. Suite à un accident de moto, Jean est soigné par Lorina, une guérisseuse qui habite en compagnie de son père dans un petit village du Béarn. Une belle relation  va naître entre ces deux êtres aux vies tourmentées. Tous deux sont passionnés. Elle de nature et lui, de création musicale. Lorina s’investit dans sa vocation  et la protection de l’environnement. Mais Jean se rend bien vite compte que la propriété et ses occupants cachent de nombreux mystères… De son côté, Lorina va devoir se battre contre un élevage industriel. Un combat qui scellera son destin et celui de Jean.

Mon Avis

Que faire quand les souvenirs vous tenaillent? Que faire quand tout un pan de votre passé ressurgit des années plus tard? Fuir ou faire face? Se taire ou raconter? Un récit à la première personne qui nous rend témoins de cette histoire. Le hasard de la vie. Une rencontre et la vie bascule. A jamais. Une histoire toute en délicatesse. Toute en beauté. Toute en pudeur. Des personnages forts. Aussi bien dans la tendresse que la méchanceté. Des personnages d’une grande timidité. D’une grande tendresse. D’une grande candeur. Des personnages d’une haine débordante. D’une misérable haine capable de bouleverser les vies environnantes.

Loin des fauves  est l’histoire d’êtres humains. D’un humain. Un homme qui révèle des sentiments. Des vies. Un homme qui se révèle aux autres. A lui-même. Un homme qui retrouve une raison de vivre. Un homme qui retrouve sa vie. Qui retrouve une sensation de vivre. Un homme qui se retrouve. Tout simplement.

Les pages et les chapitres défilent doucement. Fortement. Rapidement. Ils recèlent une force tendre. Douce. Chaque mot est une référence à la vie. Une référence aux gens de la campagne. Aux gens de la nature. Avec des secrets. Comme tout le monde. Nous nous laissons emporter par le récit. Nous ressentons les mêmes émotions que les personnages. Un voyage dans le temps. Un voyage dans l’espace. Un voyage au bout de soi. Un voyage épique. Romantique. Rustique. Juste une grande escapade dans un monde terriblement humain. Un monde qui sent si bon la vie.

18/20

9791091097314  Autoédition  231 p.  9,99€

Publié dans romans, science fiction

L’année perdue – Mémoires d’un veilleur -Louise Morens – 2018

Quatrième de couverture

L’Ordre des Veilleurs a failli à sa mission de sauvegarde et de protection des peuples en abandonnant la Terre à un seul homme, déchu de sa fonction de Veilleur itinérant parce que trop intègre. L’Ordre de Valaquenta, créé par des réfugiés de Milénia et aujourd’hui aidé des Nations Unies, pallie ce manque. Le Veilleur devra rallier tous les peuples, les réfugiés et les Humains, pour permettre la réalisation de ce qui ressemble à une prophétie. Les grandes lames de la justice, reliques de Milénia, devront être réveillées. Leurs porteurs devront accepter l’impossible. L’amitié et le sens du devoir devront être plus forts que tout pour éviter la destruction de toute forme de vie.

Mon Avis

Des gens qui veillent sur le bien-être et la sécurité des Hommes. Plus particulièrement des personnes en danger. On en connait tous me direz-vous. Ben non, pas les veilleurs. Pas de groupes secrets.  Une entrée en fanfare dans le monde des veilleurs. Dans leurs pratiques. L’embarquement est immédiat. Tout se passe si vite, qu’on ne peut que suivre. Avec plaisir. Avec bonheur.

Mémoires d’un veilleur- l’année perdue nous emporte dans un monde inconnu. Celui des veilleurs où la surveillance et la protection est un sacerdoce. Un monde curieux mais intéressant. Entre téléportation, extraterrestres, mondes parallèles. Le suspens est prenant. Avec Solène et les membres de son équipe, nous allons à la découverte des peuples. Entre batailles impressionnantes et trahisons, nous la suivons dans sa mission de protection. Que va devenir Solène? Comment faire face aux membres de sa famille? Les personnes sont-elles vraiment ce qu’elles paraissent?

La lecture se fait d’une traite tant l’histoire est prenante, rythmée et envoûtante. Les mots sont forts. Précis. Précieux. Ils nous emportent dans une histoire que ne saurait renier le meilleur des écrivains. Le rythme est soutenu pour notre plus grand plaisir. Si bien que nous ne posons le livre qu’une fois que nous l’avons terminé. Impossible de faire autrement. Pas de répit pour le lecteur.

Mémoires d’un veilleur- l’année perdue nous emporte dans son monde. Dans ses mondes. Tous très exotiques. Très mystérieux. Le plaisir est à son comble et nous nous surprenons à en redemander. Une superbe découverte.

Ma note 19/20

9789523402522  Editions Atramanta  358 p.   15€

 

Publié dans policier, romans, thriller

Le déshonneur des Montergnac – Isabelle Buffet – 2018

Quatrième de couverture

En décembre 2008, sur une île au large de Brest, Edouard Montergnac, un riche et vieil homme d’affaires réunit sa famille et quelques amis dans le manoir familial. Charlotte Valentin, une amie de Suzie, la fille aînée d’Edouard, fait partie des invités. Elle découvre une famille désunie, uniquement guidée par la cupidité. Les héritiers du vieil homme craignent en effet qu’Edouard ne supprime l’important soutien financier qu’il leur octroie généreusement depuis de nombreuses années. La présence parmi eux de Geneviève, la première épouse d’Edouard que tous croyaient morte depuis très longtemps, surprend et inquiète les invités. Geneviève avait disparu après leur divorce, le couple qu’elle formait avec Edouard n’ayant pas surmonté la mort effroyable de leur fils unique. Pourquoi cette femme réapparaît-elle aujourd’hui, et pourquoi revient-elle sur cette île après les drames qu’elle y a vécus? Au cours du dîner, Edouard va révéler, avec un plaisir sadique, la raison pour laquelle il a décidé de tous les réunir, provoquant alors la colère et le désarroi de sa famille. Tandis que souffle une violente tempête, qui empêche quiconque de rejoindre ou de quitter l’île, un des occupants du manoir est retrouvé mort au petit matin, assassiné. C’est dans un huis clos oppressant que Charlotte, ancien officier de gendarmerie, va mener sa propre enquête en attendant l’arrivée de la police. Pour comprendre les raisons qui ont conduit à ce crime, elle devra plonger au cœur du sombre passé des Montergnac, faisant ressurgir d’effroyables secrets familiaux.

Mon Avis

En général, quand une famille se réunit, il y a de la joie, des discussions, des souvenirs communs, des rires, des petites disputes qui se résorbent rapidement. Pas chez les habitants du Manoir qui son sous le joug d’Edouard, le patriarche. Tous présents sous un ciel de tempête. Répondant à l’ordre du chef de la famille Montergnac. Un seul lien entre eux: Edouard, ce vieux patriarche. Pourquoi sont-ils tous là? Que leur veut ce vieillard? Puis vient l’annonce. Le meurtre. Qui en est l’auteur? Pourquoi?

Le déshonneur des Montergnac nous englobe dans un  huis clos. Un huis clos fait de secrets. De méchanceté. De haine refoulée. De souvenirs pas très glorieux. Qui est vraiment cet assassin? Quelle est son histoire? Qu’est ce qui a bien pu le pousser à bout? Le faire passer à l’acte? Le suspens s’installe. La vie détaillée de chacun en fait un probable assassin et contribue à semer le doute. La lecture se fait sans difficulté avec une impression de lire un roman d’Agatha Christie.

Le déshonneur des Montergnac nous emmène dans un monde feutré. Froid. Calculateur. Un monde où tout se fait discrètement. Même les crimes. Un monde où le sens de l’honneur est si discret qu’il est presque inexistant. Un monde où l’argent côtoie la misère affective. Les pages se tournent avec curiosité et la froideur du Manoir et de ses habitants finit par nous atteindre tant la description est bien faite. Si bien que nous ne ressentons aucune compassion pour eux.

Au fil des pages se dessine une saga familiale. Pas que pour le meilleur. Chacun avec des idées bien précises sur sa vie routinière. Chacun avec ses secrets. Chacun couvant sa haine envers les autres, avec la peur que ses secrets soient découverts. Et quels secrets!!!. Cependant, lequel est à l’origine du déshonneur des Montergnac et a poussé au crime? Une histoire prenante qui ne nous lâche qu’avec le mot « fin ».

Ma note 17/20

9781980962922  Autoédition  299 p.

 

Publié dans fiction, romans

Les roses et les oranges – T.1 – La déferlante – Francine Godin-Savary – 2018

Quatrième de couverture

Devon, Angleterre, 1932. La grande guerre s’est éloignée et la jeunesse a soif de plaisirs et de revanche sur la mort. Françoise et Florence Henrisson sont bien belles. Elles sont aussi jumelles  et s’amusent des garçons qui les courtisent  en échangeant leurs tenues vestimentaires. Puis, Mark, leur frère, va revenir de son exil suisse et tout va changer. Les amourettes passagères vont être balayées  pour laisser place au grand amour qu’il a toujours eu pour Paul qu’il n’a pourtant pas revu depuis de longues années.

Mon avis

L’entre-deux guerres. Une famille recueille un jeune orphelin. Une timide amitié se noue. Une amitié enfantine. Une amitié traversée par la vie. Par la séparation. Par les aléas de la vie au manoir. Une vie au manoir pleine de surprises bonnes ou mauvaises.

Les roses et les oranges – T.1 – La déferlante nous raconte l’amour sous toutes ses formes. Avec ou sans interdits. Avec folie. Des amours d’adolescents. Fortes. Folles. Débordantes. Qui n’a jamais fait de folie par amour? Qui n’a pas écouté, au moins une fois, son cœur plutôt que sa raison? L’histoire d’un amour interdit. Stigmatisé par une société « bien pensante ». Est-il toujours facile d’éprouver un amour proscrit? Comment faire pour aimer à la folie en toute discrétion? L’histoire d’un regard social qui salit un amour profond. Que faire? Que dire face à une société qui entre les deux guerres, respire la joie de vivre, l’insouciance et qui refuse ce qui n’est pas la norme?

Les roses et les oranges – T. 1 – La déferlante nous entraine dans une belle histoire d’amour. Avec force. Avec pudeur. Un amour qui torture. Un amour qui blesse et fait fondre l’amant. L’amour qui rend presque inaccessible l’être aimé. C’est avec beaucoup de pudeur que le sujet de l’homosexualité est abordée. Avec humanité. Avec beaucoup de tendresse. Comme la vie peut être dure pour ces personnes jugées asociales! Comment peuvent-elles s’aimer en dépit de la stigmatisation? Comment faire face à tous ces sentiments qui déferlent dans le cœur? Dans l’âme?

Les roses et les oranges -T.1 – La déferlante est un beau roman qui présente la vie de l’entre deux guerres avec une société qui est tout ce qu’il y a de plus actuel. Une société stigmatisante. Une société qui rejette tout ce qui ne rentre pas dans un moule. Un roman très émouvant.

Ma note 17/20

9782378770501  Editions les Lys bleus   329 p.  20,60€