Mapuka – Vendre son corps en échange d’un mariage blanc – Khunlung – 2018

Quatrième de couverture

En Afrique, plus qu’ailleurs, si vous avez de l’argent, tout s’achète. Chaque jour, une grande partie de la population se bat pour gagner juste de quoi se sustenter. Beaucoup de filles des cités populaires se vendent pour vivre en espérant trouver l’homme fortuné qui ferait d’elles une épouse. Certaines arrivent à trouver un Européen pour une nuit en espérant les rendre suffisamment amoureux pour concrétiser une idylle durable. Plusieurs quinquagénaires, fatigués par une vie de couple à bout de souffle, dans leur pays d’origine, ont succombé aux délices sexuels de ces redoutables amazones.

Mon Avis

Un titre qui sonne comme un glas. Un titre qui dit tout d’une société en perdition.  Une vie. Celle d’une jeune femme prête à tout  pour se hisser très haut dans l’échelle sociale.  Une vie. Celle d’un homme en grande misère affective à la recherche de celle qui comblera ses attentes. Que faire quand on vit dans un pays où tout part à vau-l’eau? Que faire quand la pauvreté est une seconde nature? Qu’elle colle à la peau comme une sangsue?

Mapuka est un roman pour un public averti. Les mots sont crus. D’une âpreté à faire tomber les aiguilles d’un cactus. Des mots qui font ressortir l’amertume des personnages et la perte de leurs repères. Mapuka, un mot qui comme la danse du même nom, laisse au spectateur ou au lecteur une impression de pertes de valeurs les plus basiques de l’humanité. Un arrière-goût aigre qui fait réfléchir sur les valeurs essentielles de la vie.

Cependant, comment vivre dans un pays où la pauvreté est endémique? La mise en scène est présente chez Beverly et Patrick. D’un côté, une grande misère financière. De l’autre, une grande misère affective, amoureuse. La manipulation est consciente ou inconsciente. Chacun y trouve son compte, peu importe les origines. Tout y est manipulation, chantage, profit, sexe tarifé.  Finalement, quels que soient les moyens, l’essentiel n’est-il pas d’atteindre son but? Son rêve?

Mapuka est comme la danse du même nom. Cru. Sexuel. Lascif à l’extrême. Il est le rêve, le cauchemar de deux mondes riches de beaucoup de choses, pauvres d’autant. Deux mondes où espoir, désespoir, rêves avortés, cauchemars réels se côtoient, se ressemblent et sont si différents. Chacun se voile la face. Le sens de l’honneur  est aléatoire. L’argent est roi et révèle la face cachée de l’humain. Bienvenus dans le monde du Mapuka!

Ma note 15/20

9791034810048   Evidence Editions   220 p.    14,90€

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