Publié dans historique, romans

Codex 632 – Le secret de Christophe Colomb – J.R. Dos Santos – 2015

Quatrième de couverture

La vie de Tomàs Noronha bascule lorsqu’on lui demande de déchiffrer les notes d’u professeur d’histoire retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel alors qu’il travaillait sur la découverte du Nouveau Monde. De Lisbonne à Rio, New York à Jérusalem, le jeune cryptologue se heurte à l’une des énigmes que les historiens n’ont toujours pas réussi à résoudre: l’identité de Christophe Colomb et la véritable histoire des Grandes Découvertes.

Pourquoi le nom de « Colomb » n’a-t-il jamais été trouvé dans les témoignages de l’époque? Pourquoi le navigateur a-t-il embarqué sur la Santa Maria quelques heures avant l’avis d’expulsion des juif du Portugal? Tomàs se rend vite compte qu’un mystère en appelle un autre. Pourquoi ce jeune Génois ne parlait-il ni italien, ni génois? Et l’Amérique était-elle vraiment inconnue avant 1492? Autant de questions auxquelles les spécialistes n’ont jamais vraiment pu répondre… jusqu’à aujourd’hui.

Chronique

Personnellement, les recherches en tant  que passionnée d’histoire m’ont appris une chose: L’histoire que nous apprenons n’a rien à voir avec la réalité de ce qui s’est passé. A la question « qui a découvert l’Amérique?« , la réponse est sans hésitation, en général: « Christophe Colomb ». C’est ce que nous apprennent les livre scolaires. Qu’en est-il réellement? Qui était cet homme? Qu’a t-il vraiment fait dans sa vie? Que signifie Codex 632? Et  si l’histoire était tout autre? Quel rapport avec un professeur d’histoire portugais?

Tomàs est un professeur d’histoire qui s’ennuie dans son quotidien. Une invitation à New York. Un départ précipité à Rio. Une énigme à résoudre. Ou plutôt, plusieurs. Au fil des pages, nous allons de découverte en découverte. Nous sommes de plus en plus intrigués par les résultats de recherche de Tomàs.  C’est une lecture passionnante et addictive où l’intelligence aigüe  de Tomàs nous fait regarder l’histoire avec un intérêt particulier. Peu à peu, le puzzle se met en place. Nous nous surprenons à réfléchir comme lui et à prendre un papier et un crayon afin de participer à l’analyse des mots.

Codex 632 le secret de Christophe Colomb  nous entraine dans un des mystères de l’histoire. Quel rapport entre le codex et Christophe Colomb? Nous suivons une enquête minutieuse, faite d’énigmes difficiles à résoudre, de messages obscurs. De messages d’une opacité profonde. Messages à ne pas mettre à la portée de tous. Une saine curiosité qui nous fera redécouvrir un fait historique. Une partie tue aux non initiés. Une partie nommée Codex 632 le secret de Christophe Colomb

Note 17/20

9782357201774   HC Editions   377 p.

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Publié dans romans

L’espérance Macadam – Gisèle Pineau – 2006

Quatrième de couverture

Tout ça, c’était savane… Et là, il y avait des cases où roulaient des existence en chien qu’on serrait sous la tôle et  la  planche. Des bougresses qui comptaient plus leur marmaille. Sitôt laissée l’école, elles devenaient femelles, savantes en vices. Robes relevées, assurées que bondas et tétés allaient les délivrer de la misère, elles riaient. Mais, au bout d’un petit moment, égarées, tournées-virées par le roulis de la vie, elles étaient brisées sans le savoir. Et la ronde des ventres-calebasses commençait. Quand elles cherchaient la paix, qu’elles voulaient plus voir le portrait d’un homme, y avait déjà quatre-cinq enfants dans leurs pieds. Ventres et cartables vides. Patience des misérables et mâchoires contractées au guichet des Allocations Familiales.

Chronique

Après un évènement grave, c’est toujours le moment de faire un retour sur sa vie. Après le passage d’un cyclone destructeur, Eliette se remémore son passé. Tous les moments forts, douloureux de son existence. Toute la vie de son quartier. Elle laisse vagabonder ses souvenirs et nous fait découvrir son monde. Ses voisins.

L’espérance macadam nous fait entrer dans l’univers des compagnons d’infortune, de misère d’Eliette. Avec des mots fleuris, cueillis dans le créole, Cette dame nous raconte la déveine qui colle au corps des habitants de la ravine. Une vie colorée de misère, de crimes, de bons sentiments terrassés par la souffrance, la peur, la douleur. Une vie de déveine. Une vie scélérate et sans pitié.

Les mots sont terriblement beaux. D’une beauté enveloppée dans cette langue des gens antan lontan (autrefois). Un langage coloré et riche à souhait d’éclats de rire, de bribes de souffrance. Riche d’une vie scélérate. Les pages se tournent avec plaisir. Nous suivons Eliette dans ses souvenirs hachés, débridés qui nous font revivre le passé de chaque habitant. Des malheurs qui les frappent au petit bonheur la chance. Des moments où la douceur est éphémère. Où le bonheur est un rêve éternellement poursuivi.

L’espérance macadam nous emmène à la rencontre d’un peuple plein d’espoir bien que la misère soit quotidienne. Un peuple qui sait se réjouir de petits bonheurs arrachés à la dureté de la vie. Un peuple qui sait sourire et rire de ses coups du sort et y puiser la force pour continuer à espérer. Pour continuer à faire face au malheur. Pour rester bien droit dans ses bottes face à cette vie sans espoir. Une vie dont le futur se projette fatalement dans l’espérance macadam.

Note 18/20

9782911207549   HC Editions   200 p.   18,50€

Publié dans article

Lisez & partagez, SVP. C’est urgent.

Aujourd’hui, je publie autre chose car je ne peux rester sans rien faire. Une personne souffre et est effrayée du lendemain.  Elle est atteinte d’un handicap. Merci

https://www.leetchi.com/c/handicap-et-nouvelle-vie-51722631

Bonjour,

Suite à une maladie neurologique toujours non étiquetée par le corps médical, je suis depuis quatre ans en incapacité de travailler, pour les médecins la reprise du travail est inenvisageable car cela détériorerait mon état de santé encore plus qu’il ne l’est. Sans salaire, sans aide (car je ne rentre dans aucun cadre): je suis à la limite de l’expulsion suite à des arriérés de loyer impayés, je suis devenu interdit bancaire suite à des crédits non payés car plus de moyens d’assumer mes responsabilités! Sans le sous, sans minimum vitale pour vivre, pas d’accès au soins. C’est pour cela que je vous sollicite pour m’aider à survivre à cette situation, pour que par la suite je reprenne des forces pour trouver un travail à domicile, qui me permettra d’avoir de nouveau un salaire et de retrouver un minimum pour vivre convenablement !Merci. Lydia

Faites passer. Partagez. Laissez parler votre cœur. Merci à tous et à toutes

Publié dans récit, romans

Jours de pluie – Pascal Graff – 2019

Quatrième de couverture

Une semaine aux Antilles, François tient son journal de voyage. Explorateur contemplatif, il collectionne les sensations. Il découvre avec délice les eaux tropicales. Un autre jour, il gravit des collines et pénètre la forêt. En chemin, il rencontre trois hommes étonnants, trois destins brisés qui déroulent leur vie devant lui. Derrière l’image de carte postale, apparaît alors une réalité complexe et tourmentée, dans laquelle François est aspiré. Quand la pluie s’abat avec violence sur cette île de tragédie, les trois hommes décident de rejouer leur destin. Ils entraînent avec eux François, dans une histoire qui n’est pas la sienne: le meurtre a son témoin.

Chronique

François, jeune français est en vacances sur une île des Antilles. Le dépaysement est assuré. Les rencontres aussi sont dépaysantes, surtout quand la population est accueillante et sympathique. Des vacances où il va découvrir l’autre visage de l’île. Celui que les touristes ignorent. Celui qui donne une identité particulière à ce lieu.

Au fil des pages, nous faisons la connaissance d’un touriste en goguette. Nous le suivons dans des aventures qu’il vit à chaque rencontre. Des rencontres avec des personnages hauts en couleurs et énigmatiques. Des aventures où les découvertes sont mystérieuses. Mais, est-ce le bon moment pour visiter Saint Peter? Une période de l’année où la pluie s’invite très souvent? Une pluie comme seule peut en recevoir une île tropicale. Une pluie qui rythme les évènements. Une pluie complice des évènements, de la vie. Une pluie qui gère les sentiments et les ressentiments. Acceptée de tout le monde. Parfois bénéfique. Parfois dérangeante. Toujours acceptée car elle cache les secrets les plus sordides.

Jour de pluie, au travers de ses chapitres, de ses pages, de ses mots, nous invite à une visite. Etrange, il faut l’avouer. Une visite qui révèle des énigmes. Une visite qui révèle les secrets les plus sombres que recèle l’âme des iliens. La lecture est aisée et se fait d’une traite. En filigrane se dessine une histoire. Une histoire comme il en arrive partout. Une histoire qui reste secrète, cachée aux yeux des touristes. Une histoire qui tue parfois les jours de pluie.

Note 15/20

9782343165882   Ed L’Harmattan   135 p.   15€

 

Publié dans poésie

Dans le tumulte du monde – Lahsen Bougdal – 2019

Quatrième de Couverture

Sous le tumulte du monde se cache une sensibilité poétique qui tente de suivre, dans les anfractuosités de l’histoire, le secret sinon de quelque vérité du moins une voie pour son approche. Ainsi, la poésie de Lahsen Bougdal témoigne d’une déchirure. Celle inconsolable, d’un être cher qui installe le poète, au-delà de la réalité brûlante du drame, dans un face à face avec l’absurdité du temps. C’est cette souffrance devant la mort qui lui permet en même temps de refaire surface dans la splendeur des mots comme une nouvelle promesse. De la ligne de l’absent à l’ombre de l’arc-en-ciel, en passant par la finitude des mots, de l’odeur de la terre, se révèle une tension profonde qui agite le poète confronté à l’insoutenable barbarie de l’être humain. Cette nouvelle voie sans concession est celle de la lucidité qui « écarte la nuit » selon l’heureuse expression de Pierre Reverdy. L’écriture d’une histoire inédite devient alors une urgence, car le poète nourrit sur un fond tumultueux le désir d’une lumière insoupçonnée. Sa poésie se déploie  dans cette aporie comme attachement à soi et aux autres. Elle ouvre la voie à un cri de travers, au-delà de l’entendement.

Chronique

Un amour. Une douleur. Des regrets. Des sentiments d’une telle force que les vers ont du mal à les contenir. La vie est tumulte. L’amour est tumulte. Ainsi que l’espoir et le désespoir. Tumulte d’un homme. Tumulte d’un être d’une grande sensibilité. Tumulte du monde. La poésie est le chant de la douleur. Le chant des sentiments. Sentiments forts. Profonds. Sentiments qui définissent la fragilité de l’humain. Les rêves brisés avant d’éclore. Rêves emportés par la force de l’incertain.

Dans le tumulte du monde démontre la profondeur de l’âme humaine.  Il démontre sa tendre faiblesse. Ses doutes. Les poèmes sont courts et denses. Chaque partie est précédée de dessins qui n’ont rien à envier à Picasso ou Dali. Des tableaux superbes d’horreur et de réalisme. Des tableaux en noir et blanc qui reflètent le tumulte profond de l’auteur. Qui reflètent intensément son désarroi, son questionnement sur la vie, sur l’amour. Qui reflètent sa grande désespérance si poétique. Des tableaux qui dépeignent sa colère, son lien à ses racines plantées profondément dans la terre de son pays.

Dans le tumulte du monde est un beau recueil qui chante les jours sans amour. Les amours tues ou brisées. Le bris de la terre. La terre de ses racines. Les racines en errance. Il hurle la souffrance secrète d’un homme. Un homme en colère. Une colère contre un monde hypocrite. Une hypocrisie qui réveille son anxiété et le pousse à poser les mots avec force, avec légèreté, sur une page blanche afin de s’affranchir  de ces maux, de ces sentiments qui se lient, se délient dans un grand tourment. Dans le tumulte du monde.

Note 19/20

9782343169439   Editions L’Harmattan   94 p.   12,50€

Publié dans policier, thriller

Les retournants – Michel Moatti – 2018

Quatrième de couverture

Août 1918. Vasseur et Jansen ont décidé de fuir. Quitter le front de la Somme et ne pas mourir dans les derniers assauts de cette guerre qui n’en finit plus. Alors qu’ils s’éloignent des tranchées sous de fausses identités, les deux lieutenants scellent leurs destins. Ils se connaissent mal, mais Jansen comprend très vite que son complice est un psychopathe prenant un plaisir insupportable aux crimes qu’ils doivent commettre. Ils trouvent refuge dans le domaine d’Ansennes, une étrange propriété à l’abri de la guerre et du monde. Là vivent un vieil industriel ruiné, sa fille Mathilde, poitrinaire et somnambule, et la très secrète Nelly Voyelle, leur domestique. Mais déjà François Delestre dit « le chien de sang », un capitaine de gendarmerie traqueur de déserteurs, est sur la piste des deux hommes. Comme les limiers de chasse au flair infaillible, il a la réputation de ne jamais lâcher sa proie…

Chronique

1918. Les dernières batailles des tranchées. Les derniers corps à corps meurtriers. Deux hommes. Deux déserteurs. Très différents mais unis dans cette fuite. Est-il sage de faire un tel acte en pleine guerre? Peut-on faire équipe avec quelqu’un dont on ignore tout? Que va t-il arriver à ces deux hommes?

Les retournants est un thriller qui vous glace le sang. C’est l’épopée de deux individus qui fuient les horreurs de la guerre. Deux hommes qui sont saturés de cette guerre et qui cherchent à rester vivants. C’est une épopée cauchemardesque où le meurtre, la mort, la torture se multiplierons froidement. Avec détachement. Avec délectation. C’est une épopée vers l’horreur, le meurtre gratuit. Nous sommes à la fin de la Première Guerre Mondiale et, contrairement au monde qui les entoure, deux hommes débuteront leur guerre. Une guerre où l’instinct sèmera la désolation, la mort et la détresse.

Nous assistons au jeu du chat et de la souris entre les déserteurs et leur traqueur, un gendarme tenace. Ce dernier arrivera t-il à mettre fin à cet hécatombe? Peut-on arrêter un psychopathe? Peut-on mettre fin au périple d’êtres prêts à tout pour couvrir leur retraite? Prêts à tout pour garder leur anonymat? Les retournants, les déserteurs des derniers moments de la Première Guerre nous transportent dans un monde où les êtres ne paraissent pas forcément ce qu’ils sont. Un monde où la violence est une excuse pour avancer. Pour trouver la liberté. Le seul moyen de communication pour les retournants.

Note 17/20

9782357203631   HC Editions   272 p.   19€

Publié dans poésie

L’île parle – Gilbert Gratiant – 2017

Quatrième de couverture

Poète et intellectuel, Gilbert Gratiant (1895-1985) a mené de front la conception de deux oeuvres, l’une en créole, l’autre en Français. Connu pour ses poèmes, il a conféré au créole le statut de langue écrite à vocation littéraire.

Chronique

Une île: la Martinique.  Terre du poète. Terre chantée par le poète. En français. En créole. Il dit les mots. Les mots de son histoire. Il dit les mots de l’histoire de sa terre natale. L’histoire de ses compatriotes. L’histoire de sa famille. L’île parle est un recueil poétique d’une grande beauté. D’une grande richesse. C’est un recueil qui chante une île où « l’opulente nature est si riche et si gaie ». Une île « qui mélange les sangs et confond les climats« . C’est dire la force de caractère de cette ile.

Que ce soit en alexandrins, en quatrains, en rimes croisées ou embrassées, Gilbert Gratiant nous parle de son âme, de ses racines,  des femmes de son île. Des femmes telles que « Marie Coolie » au « regard crépusculaire« , ou « Clémentine la Chabine, bavarde autant que la cascade« . Il évoque une île où la danse est « parée de nostalgie« .

A la fin du recueil, il y a une partie constituée de poèmes bilingues français/créole.  En effet, dès les années 30, Gilbert Gratiant a été le premier à considérer le créole comme une langue pouvant s’écrire. Ces poèmes sont retranscrits comme des narrations de la vie quotidienne. Comme des contes soufflés à une oreille dans le secret de la nuit. A l’abri des oreilles indiscrètes, l’auteur nous susurre des secrets. Il nous peint des scènes de famille telle la prise d’une photo où doit figurer « un coin de mer« . Sans bouger. Les yeux clos, nous écoutons car… l’île parle.

Note 19/20

9782357202962  HC Editions 560 p. 24,50€

Publié dans #fantastique, romans

Les pirates – Elias Mani Assadi – 2018

Quatrième de couverture

A une époque où il faisait bon être pirate, un capitaine fort, brave et téméraire, possédait un équipage de neuf hommes. Tous étaient différents, solides, authentiques. Et parmi eux se trouvait l’ami d’enfance et bras droit du commandant: Marco, un homme rusé et agile qui consolidait l’escouade. Ensemble, ils bravaient vents et marées. Jusqu’au jour où ils décidèrent d’aider un vieil homme dont la famille était prisonnière d’un tyran. Qui était ce despote? Que voulait-il à ces innocents?

Chronique

Un groupe d’hommes venant d’horizons différents. Des hommes ayant des histoires de vie diverses. Des hommes appartenant en partie à un monde fantastique. Des hommes sur un même bateau pour une destinée commune. En général, qui dit pirates, dit trésor. Quel est celui de cet équipage? Ont-ils vraiment trouvé un trésor? Une belle aventure en perspective pour ces compagnons pirates.

Les Pirates nous relate l’histoire d’une recherche. L’histoire d’une bataille. L’histoire d’une course poursuite. Avec des êtres fantastiques. C’est un récit d’un style assez particulier avec une impression de récit biblique. Une impression de lire La Genèse dans l’Ancien Testament (des répétitions de « ils firent ainsi »). Une impression de  lire une épopée biblique. Les mots sont très touchants. Des mots qui relatent une camaraderie contre vents et marées. Des mots qui racontent une confiance sans borne entre êtres qui se respectent, se tolèrent et qui restent soudés face aux tempêtes. Face aux batailles. Face à l’ennemi.

Nous découvrons des hommes d’une extrême générosité. Des hommes prêts à prendre les armes pour aider les exploités. Prêts à se battre contre l’injustice. Mais cette vie d’aventures durera t-elle toujours? Cette grande confiance en leur sort ne leur jouera t-elle pas des tours pendables? La lecture reste intrigante au vu du style de l’auteur. Un peu déroutante aussi. Nous accompagnons des pirates au cœur tendre. Des pirates épris de justice. Que leur réserve l’avenir? Ces batailles porteront – elles leur fruit? Contrairement aux pirates que nous connaissons d’habitude, ces derniers sont les Robin des Bois des mers et des océans. Des hommes de grand cœur dénommés « les pirates« .

Note 15/20

9782754739528   Edition du Panthéon   101 p.   16,90€

 

Publié dans #fantastique, fantasy, romans

Hazadef – le nouveau monde – Ana Kori -2019

Quatrième de couverture

Débarqués sur Jeilfen, un monde nouveau, Okriana, son frère et ses amis, découvrent un archipel cosmopolite animé par d’incessantes conquêtes territoriales. Les épreuves endurées précédemment par la jeune reine l’ont laissée perdue et effrayée à l’idée de perdre ceux qu’elle aime. Il faut la rencontre avec deux guerrières pour la rappeler à sa destinée. Les trois femmes, aussi différentes que complémentaires, s’engagent dans un combat sans merci, opposées à de puissants ennemis aux ramifications tentaculaires et dont la barbarie semble sans limites.

Loin d’une Hazadef envahie, le combat va s’intensifier, alimenté de trahisons, de souffrances et de peurs qui seront pansées par de profondes amitiés et des amours tourmentés. Prenez le chemin de Jeilfen, méfiez vous des démons, des limbes et des harpies.

Chronique

Qui n’a jamais rêvé de conquérir de nouvelles terres? Okriana veut le faire. Y parviendra t-elle avec ses amis? Le monde fantastique qui l’entoure le laissera t-elle s’établir en toute tranquillité? Ce n’est pas si sûr.

Hazadef – le nouveau monde nous entraine dans une aventure en compagnie d’êtres mystérieux (goules, vampires, êtres qui se transforment en animaux, etc.). nous traversons des terres aux lois aussi insolites les unes que les autres. Okriana et ses amis nous engagent dans des batailles d’une grande beauté. D’une belle horreur. Des batailles où le sang , les êtres, la terre se mêlent à la magie pour vaincre les âmes infernales. Pour vaincre les êtres sans âme et sans aucune aménité.

Les paysages, les mondes sont superbes. Superbement dangereux. Superbement démoniaques. C’est avec plaisir que nous poursuivons notre lecture jusqu’à la dernière ligne. Une lecture qui se fait d’une traite tant nous sommes emportés par l’histoire. Tant l’écriture est aisée et claire. Rien ne sera épargné à nos héros (trahisons, mensonges…). Nous faisons aussi de belles découvertes sur la nouvelle vie de nos héros. De surprenantes découvertes…

Avec Hazadef – Le nouveau monde, les conquêtes revêtent de nouvelles normes. De nouvelles contingences. De nouveaux visages toujours plus fantastiques. Comment finiront-elles? Okriana retrouvera t-elle son royaume? Ce qui est sûr c’est que nous l’accompagnons jusqu’au bout tant le suspens est grand.

Note 18/20

9791022793247   Autoédition    353 p.

 

 

Publié dans conte

Lasik et la baleine Légendes de la Terre de Feu – Jacqueline Heissat – 2019

Quatrième de couverture

Comment la Terre de Feu est-elle devenue une île? Comment naquirent les saisons? Pourquoi Hanouxa fait-elle chavirer les embarcations des hommes? D’où viennent les dauphins? Comment Lasik se retrouva t-il dans le ventre de la baleine? Des légendes cosmogoniques et étiologiques, envoûtantes, qui nous feront découvrir la richesse et l’originalité de la culturede peuples aujourd’hui disparus.

Chronique

Les contes sont toujours un voyage. Un voyage à travers une époque. Un voyage à travers la naissance d’un passé qui accoucha du présent. Lasik et la baleine – légendes de la Terre de Feu ne déroge pas à la règle. Comment est née cette terre? Comment naquirent les saisons? Oubliez les théories scientifiques. Oubliez la question de culture générale. Laissez vagabonder votre imagination.

Lasik et la baleine – Légendes de la Terre de Feu fait appel à notre imagination. Ce recueil de contes repousse les frontières de la réalité pour nous faire naviguer dans l’imaginaire d’un peuple.  L’imaginaire d’une terre. Dans la richesse d’une civilisation. Nous accompagnons un peuple d’une grande force. Un peuple qui raconte ses racines

La lecture est agréable. Le recueil se lit d’une traite. Les mots sont pleins de force. De cette force qui enracine le peuple sur la terre. Les mots, les chapitres nous font découvrir à chaque fois une nouvelle histoire. De nouvelles légendes. Légendes d’une terre qui fut formée à coup de lance-pierres. Des contes pour colorer les rêves et mettre des étoiles dans la vie.

Note 17/20

9782343110349   Ed. L’Harmattan    105 p.   12€