Publié dans Erotique, romans

Liu, esclave impériale – Blanche de Saint-Cyr – 2019

Quatrième de couverture

Le royaume de Nanzhao se désagrège sous la menace de l’Empire chinois. Les rivalités et les complots déchirent la cour du roi Taizu. A son service, Liu est une jeune esclave têtue qui rêve de séduire Calaf, le prince cadet. Malheureusement, c’est Ping, le vicieux héritier, qui répond à ses avances. […]. Sur fond de magie noire, Liu lutte pour sa survie dans une Chine légendaire peuplée de prédateurs sexuels.

Chronique

Un royaume vassal de Chine. Deux princes dissemblables dont l’un est l’héritier du trône. Une esclave qui rêve d’épouser l’un des princes. Rien de plus banal. Cependant, c’est compter sans le contexte, les traditions. C’est sans compter que dans ce palais asiatique, l’héritier du trône est un vaurien, un enfant gâté doublé d’un sadique.

Liu esclave impériale est un roman où l’amour, le désir font force de loi. Liu est prête à tout pour rester fidèle à son roi et le protéger. Surtout après la trahison des siens et l’assassinat de l’héritier du trône. C’est un roman historique qui nous plonge au cœur des batailles pour le pouvoir. C’est aussi l’histoire de la fidélité d’une servante envers son roi déchu. Une servante qui le suivra dans sa fuite, dans sa décadence.

Au fil de la lecture, nous découvrons une jeune femme volontaire, sensuelle, belle et dotée d’une intelligence très fine. Une femme d’une beauté qui ne laisse nul humain indifférent. Nous découvrons un monde où la torture  et la sensualité se font maîtres de destins. Des destins qui dépendent de la naissance de la personne. Entre vols et prostitution, Liu tient sa promesse faite à Calaf: prendre soin du roi. Comment tout cela finira t-il? Liu pourra t-elle protéger son roi pendant longtemps? Elle semble sûre d’elle. N’est-elle pas Liu, esclave impériale?

Note 17/20

9782363260727   Tabou Editions   Coll. Les jardins de Priape    272  p.   15€

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Publié dans Jeunesse

Sisyphe – Elisabeth Ludes Fraulob & Mona Leu-Leu – 2018

Chronique

Eh oui, il y a des jours où chacun décide de taper sur la table et de dire « ça suffit« , « j’existe« .  Quand on a l’habitude de voir ou de faire quelque chose, on pense que cela est normal. Eh bien, Sisyphe a décidé de se faire entendre. Il a décidé de se faire respecter. Il a décidé d’aller au bout de sa colère. Il veut que ses amis se rendent compte qu’il est vraiment indispensable. Alors, il fait la grève.

Sisyphe le bousier qui en avait assez de rouler sa boule est un petit livre dont la couverture cartonnée et les pages épaisses sont adaptées aux mains des enfants. C’est un livre qui aborde l’estime de soi, la grève. Ce dont les parents peuvent parler avec leurs enfants. Ils peuvent ainsi leur expliquer les différents mouvements sociaux actuels avec eux. Les dessins sont superbement esquissés à la gouache. Certaines pages peuvent être dépliées  et cachet de petits secrets que les enfants prendront plaisir à découvrir. Un superbe livre.

Note 18/20

9782367741406    Hikari Editions  26 p.     14€

Publié dans Jeunesse, poésie

L’enfant qui n’existait pas – Nicole Schneegans & Romuald Reutimann – 1995

Quatrième de couverture

Quand la Reine dit au Roi
L’enfant ne vient pas, veux-tu
Que je retourne chez moi ?
Le Roi se sentit tout nu.

Car le Roi aimait la Reine
Et la Reine aimait le Roi
Ils eurent une idée, la même
L’enfant qui n’existait pas…

Chronique

Un petit livre spiralé dont le récit est un poème. Scandé. Page après page. Dessiné. Superbement. L’histoire d’un royaume. L’histoire d’un couple royal. L’histoire d’un désir. Celui d’être parent. Celui de rendre un enfant heureux. L’histoire d’un enfant désiré. Un enfant parfait dont il n’y aurait pas de deuil à faire à la naissance pour accepter celui qui est et non celui qui aurait dû être.

L’enfant qui n’existait pas est un livre qui invite les parents et leut  petit trésor à se raconter une histoire. A travers un poème. A travers un croquis. A travers une recherche. Celle d’un enfant caché dans les dessins avec son enfant pour trouver ce bébé caché. Ce bébé ou ce qu’il s’imagine être un bébé.

L’enfant qui n’existait pas aide l’enfant à inventer son histoire. A trouver la cachette. Ce qui peut donner un merveilleux échange parents-enfant où l’imagination fait la part belle à la parole des petits. Ces petits bouts de chou qui ont une imagination débordante qui ne demande qu’à être stimulée. C’est ce que j’aime avec les Editions Motus: la stimulation, la curiosité sont partie intégrante du livre. Un livre où un enfant peut se raconter, raconter ses rêves, ses fantasmes, sa réalité en cherchant l’enfant qui n’existait pas.

Note 19/20

9782907354387   Edition Motus   44 p.    9,50€

Publié dans Jeunesse, thriller

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle – Rohan O’Grady – 2019

Quatrième de couverture

C’est les vacances et vous passez l’été sur une île paradisiaque. Vous êtes orphelin et l’héritier d’une très grande fortune. Votre oncle diabolique veut vous tuer pour mettre la main sur l’argent. Vous êtes malin et, grâce à une amie, vous trouvez la solution pour échapper à ses griffes meurtrières: essayer de le tuer en premier…

Chronique

Juste après la guerre, deux enfants que tout oppose, se retrouvent sur une île. Qu’est-ce qui a pu arriver pour qu’ils y soient envoyés? Pourquoi sont-ils si indisciplinés? Pourront-ils s’entendre sur cette île où ils sont les seuls enfants?

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est le récit de la vie d’une île à travers ses habitants dont les portraits sont parfois caricaturaux. Une vie paisible mise à mal par deux enfants espiègles. Comment leur apprendre le savoir-vivre? Comment leur apprendre à vivre sur cette île sans faire trop de bêtises et saper le moral des vieux iliens? Comment en parler avec cet oncle qui n’en finit pas de ne pas arriver?

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est un roman qui nous emporte dans l’imagination des enfants. C’est une découverte de leurs sentiments cachés sous de faux airs de durs, d’enfants qui n’arrêtent pas de faire des bêtises. Cela cache t-il quelque chose de plus profond. C’est une découverte de l’univers de ces deux enfants où la réalité et le rêve se prennent la main pour créer des projets abracadabrants. En toute innocence. En toute malice. Mais, des projets si réalistes et terriblement possibles.

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est un roman captivant  dont la lecture est fluide et amusante. Nous sourions à tant d’innocence. Tant de candeur. Tant d’esprit presque machiavélique qui, pourtant, raconte avec simplicité une vérité qui peut déranger. Tel cet homme qui pourrait pousser des enfants à commettre l’irréparable. Un geste qui leur permettra de dire Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle.

Note 18/20

9791090724679   Ed. Monsieur Toussaint Laventure    304 p.    17,50€

Publié dans poésie

Les fables de La Fontaine en argot illustrées – Jean-Louis Azencott – 2016

Quatrième de couverture

Le corbeau et le renard

Un pignouf de corbaque croassait pépère sur la branche d’un touffu pâlichon, un from’ton  bien fumant carré dans la trompe. Un renard qui musardait dans l’secteur, flatteur et tringlomane notoire, lui bonit à peu près c’te jactance:

_ Eh, salut ô superbe blakos, j’avais jamais gaffé que vous étiez aussi choucard et si bien balancé, diantre! Puis vous êtes trop stylé avec vot’ sape noire, puis tellement baraqué, vous avez des endosses de catcheur, ma parole… Et le premier qui renaude, j’y cloque le beignet séance tenante!

_ Taratata l’canidé! mâchouilla l’oiseau entre ses ratiches primitives, sans pour autant relâcher sa bectance, pressentant une entourloupe vacharde. Vous me flattez cher ami, au point de m’filer de l’oxygène dans ma tuyauterie à raisiné…

Chronique

Rien qu’en lisant le titre, le sourire vient aux lèvres et l’imagination devient débordante. Imaginez Le corbeau et le renard se terminant par « qui vole un from’ton puera du bec« . Les poèmes se succèdent d’abord dans la version originale, puis dans la version argot qui fait sourire ou rire. Au choix.

Tout le monde se souvient de la morale de Le lièvre et le tortue: « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ». En version argot, elle se transforme en « vaut mieux perdre une course, finalement, que d’choper des caries« . C’est ainsi au fil des pages. Je vous laisse imaginer la fable de la cigale et la fourmi. Toute une histoire. Des crises de fous rires garantis. Les dessins ne font que contribuer à ces éclats de rire.

Nous découvrons l’oeuvre de La Fontaine sous un autre univers. Les croquis sont exécutés comme des bandes dessinées avec des bulles de discussion. Des échanges épiques. C’est avec beaucoup de plaisir que nous tournons les pages. Chaque fable est une succulente découverte. Le rat des villes et le rat des champs devient une anthologie. L’esquisse de notre légendaire Perrette et le pot de lait augure de grands éclats de rires. Ces fables nous font passer de très bons moments, quelque part, en plein farniente, les doigts de pieds en éventail.

Note 17/20

9782848591537   Editions Zinedi   144 p.   17€

 

Publié dans #fantastique, policier, thriller

Manhattan Ghost -Philippe Ward & Michael Laguerre – 2014

Quatrième de couverture

Elle attendit que son cœur reprenne un rythme normal avant de se décider à gagner le bar. Elle allait être en retard maintenant.
– Bonjour Lisa
La jeune femme se retourna brusquement surprise d’être ainsi abordée dans ce quartier.
– Peter, mais que fais-tu ici ?
Elle s’arrêta soudain., consciente de l’incongruité de sa question. Peter était décédé trois ans plus tôt d’un cancer généralisé dû au surmenage, à l’alcool et surtout à l’abus de cigarettes. Et il se trouvait face à elle, vêtu du costume bleu que Lisa lui avait toujours connu. Ses épaules étaient plus voûtées. Son visage plus pâle que dans ses souvenirs. Il lui souriait.
– Tu es resplendissante comme toujours.
Lisa Kilpatrick, une pure new-yorkaise, travaille dans la police, mais sa véritable passion demeure la musique. Un soir par semaine, après son service, elle joue du piano et chante dans un club new-yorkais. Un jour, elle assiste au Manhattanedge. Un soir par an, le soleil couchant se retrouve juste au milieu de la 14th rue, dans un alignement parfait vers l’ouest. Et là, elle va basculer dans un autre monde. Celui des fantômes de Manhattan.

Chronique

Lisa a une vie somme toute normale. Elle est policière et adore la musique. Elle se sent presque à l’aise dans son quotidien tout en ne supportant ni la mort, ni les cadavres. Un comble pour un policier de la Criminelle. Elle arrive à trouver un équilibre entre les deux jusqu’au jour où…  elle passe dans la quatrième dimension. Elle est engagée par les Manhattan Ghosts.

Avec un brin d’humour et beaucoup de curiosité, nous suivons l’enquête de Lisa. Une enquête où évoluent  de nombreux fantômes très connus. Une enquête toute en subtilité dans le New York de l’autre monde. Une enquête faite de réflexion et de déduction. Pas de coups de feu, ni de course poursuite. Mais un grand esprit d’analyse dans un monde où tout est différent.

Manhattan Ghost  est un roman policier atypique avec des photos qui accompagnent le récit et ajoutent une atmosphère adéquate au déroulé de l’enquête. Avec Lisa, nous découvrons avec une incrédulité curieuse les différents habitants de cette quatrième dimension avec leur force et leur faiblesse. Nous tentons, toujours avec elle, de conclure cette enquête fantastique en compagnie des Manhattan Ghosts.

Note 16/20

9781612272986   Black Coat Press   Collection Rivière Blanche   10€

Publié dans Non classé

Les Editions d’est en ouest

Les Éditions d’Est en Ouest sont spécialisées dans la littérature japonaise contemporaine.
Nous avons créé cette maison d’édition pour permettre aux lecteurs francophones l’accès à la littérature japonaise contemporaine à travers des auteurs actuels et reconnus au Japon.

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En cliquant sur le logo, vous avez accès à la page de la Maison d’éditions. En cliquant sur les couvertures, vous accédez directement aux chroniques. Bonne lecture.

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Publié dans Nouvelles

Josée, le tigre et les poissons – Seiko Tanabe – 2017

Quatrième de couverture

Neuf nouvelles. Neuf femmes. Kozué la rêveuse, Uné la sensuelle, Kaori la romantique, Iwako la douce, Mimi la gourmande… Les neuf nouvelles de ce recueil ont pour cadre le Kansaï – principalement Osaka mais aussi Kôbe ou Kyôto – et nous parlent d’amour. Interdites, insolites, cachées, rêvées, des amours qui se soucient peu des règles sociales du Japon de l’époque.

Chronique

« Les histoires d’amour finissent mal, en général » dit la chanson. Certains pourraient rajouter « pas pour tout le monde« . Des femmes qui ont connu l’amour, la trahison, le remords, la douleur. Des femmes qui ont passé le cap de l’interdit. D’autres qui en rêvent. L’amour, c’est parfois compliqué.

Josée, le tigre et les poissons nous entraine dans le sillage de ces femmes. Des femmes déçues par l’être aimé. Des femmes qui savent ce qu’elles désirent et ne reculent devant rien pour assouvir ce désir. C’est un recueil de tendresse. Tout en pudeur. Nous découvrons une société où tradition et modernisme se côtoient, se mêlent pour donner des récits profonds. Pudiques. Vivants de réalité. Dotés d’une grande sensibilité.

Seiko Tanabe a l’art de raconter. De nous faire rêver en même temps que ses personnages. De nous pousser à nous faire discrets pour être témoins  de ces histoires criantes  de vérité. Criantes de réalisme. Chaque chapitre est une tendre histoire. Une belle histoire qui engage des destins. Une histoire qui fait fi des liens familiaux. Nous dansons cette sérénade merveilleusement forte. Doucement violente de cette ode à l’amour. A petit pas, nous entrons dans des vies pleines de tendresse, de mélancolie, d’humanité. Des bribes de vie dans le Japon intemporel. Une belle invitation à la lecture.

Note 18/20

9784990874636   Editions d’Est en Ouest   182 p.   15€

Publié dans policier, thriller

Le meurtre d’Alice – Yasumi Kobayashi – 2016

Quatrième de couverture

Alice est suspectée de meurtre au Pays des Merveilles. Les crimes se multiplient  et se répercutent dans le monde réel, au sein d’une université japonaise. Petit à petit Alice se sent menacée tout comme Ari Kurisugawa, une des étudiantes du campus. Deux mondes mystérieusement liés dans lesquels se cache un meurtrier expert en faux semblants. Alice et Ari parviendront-elles à le démasquer et à sortir indemnes de cette histoire qui frise la folie?

Chronique

Un meurtre au Pays des Merveilles. Un meurtre dans un laboratoire universitaire. Quel rapport? Un rêve? Une réalité? Une prémonition?  Deux monde parallèles? Et si les deux mondes n’en faisaient qu’un? Dans un récit épique haletant, nous accompagnons Ari Kurisugawa  dans son enquête. Elle cherche à comprendre. Pourquoi ce meurtre? Y a t-il un rapport avec le monde fantastique?

Dans le meurtre d’Alice, Yasumi Kobayashi nous entraine dans le Pays des Merveilles. Dans le monde réel aussi. Les personnages sont attachants et pourraient exister aussi dans le monde réel tant ils sont proches les uns des autres. Quel est le lien entre eux? Quel est le lien avec le meurtre dans le monde réel? De discussions bizarres en dialogues de sourds, l’enquête suit son cours sans que nous nous départissions de notre sourire. L’humour reste le fil rouge de cette histoire de meurtre qui n’en finit pas de nous questionner.

Nous suivons l’évolution de l’enquête par le biais des personnages et leurs discours édifiants. Le meurtre d’Alice est un roman policier fantastique. La lecture est très agréable et les personnages sont hauts en couleur. Nous naviguons entre deux mondes sans perdre le fil de l’histoire. Au contraire.

Note 18/20

9784990874612   Les éditions d’Est en Ouest    259 p.    18€

Publié dans #fantastique, thriller

Pourquoi? – Maureen Grégoire – 2019

Quatrième de couverture

Susan et ses camarades de classe s’éveillent au beau milieu d’une forêt inconnue et effrayante. Comment sont-ils arrivés là? Des membres du groupe commencent à disparaître, ils sont traqués… En cherchant à retrouver leur chemin, ils font des découvertes macabres, les frontières du réel se brouillent. Mais, dans ce mauvais rêve, une question reste en suspens, dominant toutes les autres: pourquoi?

Chronique

Une sortie scolaire qui tourne au fiasco. Un monstre. Une caverne. Des phénomènes paranormaux. Tout ce qu’il faut pour créer du suspens, de la peur auprès de jeunes élèves et du lecteur que nous sommes. Que se passe t-il dans cette forêt? De qui sont-ils prisonniers? Pourquoi?

Entre fiction, fantasy et horreur, nous nous immergeons dans un monde hors norme. Une sorte de rencontre du troisième type cauchemardesque. Un monde étrange où le réel et l’irréel  se mêlent en une histoire qui fait peur. Une histoire qui fait frissonner. Une histoire où l’espoir et le désespoir alternent pour nous laisser ivres de peur, de doute et d’un espoir ténu. Peut-être que…?

Pourquoi? est une vision cauchemardesque d’une sortie scolaire qui fait douter de tous ces jeunes. Est-ce une blague d’Halloween? Un cauchemar éveillé? C’est un cauchemar qui s’épaissit, qui s’éternise au fil des pages. Au fil des mots. Une vision qui troublerait le sommeil de tout parent dont l’enfant est en sortie scolaire. Une histoire racontée à la première et à la troisième personne qui porte le trouble à son maximum. Pour nous faire frémir au plus haut point.

Que se passe t-il? Qui est à l’origine de tout ce gâchis? Avec les personnages, nous nous surprenons à perdre pied. Nous nous surprenons à vivre de grands moments de stress tant le suspens est à son comble. Nous nous surprenons à regarder dans notre dos. Et si jamais…? Sans oublier cette éternelle question qui trouvera peut-être réponse: Pourquoi?

Note 18/20

9782754744928   Editions du Panthéon   200 p.    17,90€