La femme Maÿtio – Béatrice Castaner – 2020

Quatrième de couverture

Il y a trente mille ans environ, Maÿtio, jeune femme de la tribu de Neandertal, est sauvée de la mort par l’une des trois divinités qui veillent sur son destin. Suite à la disparition tragique de son clan, il ne lui reste plus que les animaux sauvages pour compagnons qu’elle passe des jours à contempler, à s’imprégner de leur fougue. Maÿtio jette alors son dévolu sur une jument, E’wã, qui lui redonne la force de vivre, avant que celle-ci ne lui soit arrachée. Un jour, désespérée, Maÿtio se met à dessiner sur la paroi d’une grotte. Ce geste s’avère être son premier pas sur le chemin de l’art. Rejointe par d’autres femmes et hommes de sa tribu à chaque printemps, elle leur transmet sa vision du monde qui éveille en eux la joie, la mélancolie, la peur ou l’espoir. Grâce à l’originalité du tracé, du phrasé, de la forme, et au fil de la mélodie de ses mots, Béatrice Castaner fait revivre par son imaginaire toute une époque d’une splendide et sauvage beauté.

Chronique

Le monde à ses origines. A une époque où la vie et la mort cohabitaient comme les membres d’une seule et même famille. Le monde des origines dans toutes ses forces primaires face à l’humanité. Face à l’éternité. Face à l’immortelle mortalité. C’est le monde qui régit la vie mortelle ou la mort vitale de la femme Maÿtio.

Maÿtio vit sa mort. Elle se meurt de sa jeune vie. Elle se laisse emporter dans le territoire des déesses sœurs. Pour renaître à sa souffrance. Pour renaître à sa mort. Pour vivre éternellement sa mort? Alors, elle laisse aller ses sens. Dans un corps meurtri et froid. Dans ses membres raides d’une chaleur qui donne vie à travers ses premières esquisses au sein de la caverne intemporelle. Ses doigts engourdis par la post-mort donnent vie à des fresques. Maÿtio renaît de sa vive mort pour faire revivre les mémoires des humains. Des clans. De la vie. Pour faire revivre la vie à travers ses esquisses. Pour unir les clans à travers les destinées. Pour s’unir à la fougue passionnée des chevaux, dans leur cavalcade mortelle. Elle transmet une histoire, une sagesse, à une époque appelée à disparaître. A travers elle, le monde se recrée. Elle représente la nature. Le monde astral.

Dans un lecture fluide, nous accompagnons la femme Maÿtio dans toutes les époques de sa vie. De ses vies. De ses morts. Dans sa création des mondes. Elle donne naissance à l’art. Au culte. Elle devient la sagesse. L’ancêtre du monde en devenir. Elle devient transmission. Elle, la femme-Maÿtio.

Note 19/20

9791097594428   Serge Safran Editeur   160 p.   16,90€

 

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