De roche & de sève -Alena Sizlo & Shovel – 2019

Quatrième de couverture

  • Notre roi est toujours absent, et ses nains sont à nos portes désormais!
  • Mais, que veulent-ils? Nos soldats nous rapportent que si nous ne nous dressions pas en travers de leur chemin, ils ne nous combattraient même pas!
  • Mais, leur chemin vers quoi? Cette ruée dévastatrice au creux de nos terres est sans précédent!
  • Nul ne le sait. Mais depuis l’accession du roi Wirkkin sur leur trône, notre espace vital se réduit chaque jour davantage. Nous devons y mettre un terme!
  • Et qui en prendrait l’initiative sinon le roi, d’après vous?
  • Vous, princesse. Vous n’avez plus le choix…

Chronique

La lignée royale est presque éteinte au pays des elfes. Un des souverains manque à l’appel. Où peut-il bien se trouver? Est-il mort? A t-il été enlevé? Tant de questions auxquelles il faut trouver des réponses rapidement. Dans ce monde fantastique, les elfes et les nains ne font pas bon ménage. Qu’a t-il pu se passer pour qu’ils aboutissent à une telle situation?

De roche et de sève, on ne nait pas elfe noire est une saga fantastique en quatre tomes. Les luttes pour l’accès au trône font rage en l’absence des héritiers de sang. Les luttes sont belles et meurtrières. A la hauteur des ambitions des chacun. Les planches sont en couleurs. Couleurs sombres. Couleurs foncées. Couleurs profondes. Couleurs qui représentent les états d’âme de chacun. Cependant, au vu de certaines scènes, cette bande dessinée est pour des adolescents et des adultes.

Nous assistons à des scènes fortes. L’ambition, la trahison, les batailles sont les nerfs de cette aventure à la recherche de l’héritier légitime du trône. Les monstres, les dragons sont à la hauteur de leur renommée: terriblement violents et dangereux. Retrouveront-ils le prince héritier? Règnera t-il un jour? Il y aura d’autres épreuves pour y arriver. D’autres secrets à découvrir ou à taire. Des batailles à accomplir. L’avenir le dira.

Note 18/20

9782919069620   Editions des bulles dans l’océan   48 p.

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Les pirates – Elias Mani Assadi – 2018

Quatrième de couverture

A une époque où il faisait bon être pirate, un capitaine fort, brave et téméraire, possédait un équipage de neuf hommes. Tous étaient différents, solides, authentiques. Et parmi eux se trouvait l’ami d’enfance et bras droit du commandant: Marco, un homme rusé et agile qui consolidait l’escouade. Ensemble, ils bravaient vents et marées. Jusqu’au jour où ils décidèrent d’aider un vieil homme dont la famille était prisonnière d’un tyran. Qui était ce despote? Que voulait-il à ces innocents?

Chronique

Un groupe d’hommes venant d’horizons différents. Des hommes ayant des histoires de vie diverses. Des hommes appartenant en partie à un monde fantastique. Des hommes sur un même bateau pour une destinée commune. En général, qui dit pirates, dit trésor. Quel est celui de cet équipage? Ont-ils vraiment trouvé un trésor? Une belle aventure en perspective pour ces compagnons pirates.

Les Pirates nous relate l’histoire d’une recherche. L’histoire d’une bataille. L’histoire d’une course poursuite. Avec des êtres fantastiques. C’est un récit d’un style assez particulier avec une impression de récit biblique. Une impression de lire La Genèse dans l’Ancien Testament (des répétitions de « ils firent ainsi »). Une impression de  lire une épopée biblique. Les mots sont très touchants. Des mots qui relatent une camaraderie contre vents et marées. Des mots qui racontent une confiance sans borne entre êtres qui se respectent, se tolèrent et qui restent soudés face aux tempêtes. Face aux batailles. Face à l’ennemi.

Nous découvrons des hommes d’une extrême générosité. Des hommes prêts à prendre les armes pour aider les exploités. Prêts à se battre contre l’injustice. Mais cette vie d’aventures durera t-elle toujours? Cette grande confiance en leur sort ne leur jouera t-elle pas des tours pendables? La lecture reste intrigante au vu du style de l’auteur. Un peu déroutante aussi. Nous accompagnons des pirates au cœur tendre. Des pirates épris de justice. Que leur réserve l’avenir? Ces batailles porteront – elles leur fruit? Contrairement aux pirates que nous connaissons d’habitude, ces derniers sont les Robin des Bois des mers et des océans. Des hommes de grand cœur dénommés « les pirates« .

Note 15/20

9782754739528   Edition du Panthéon   101 p.   16,90€

 

Hazadef – le nouveau monde – Ana Kori -2019

Quatrième de couverture

Débarqués sur Jeilfen, un monde nouveau, Okriana, son frère et ses amis, découvrent un archipel cosmopolite animé par d’incessantes conquêtes territoriales. Les épreuves endurées précédemment par la jeune reine l’ont laissée perdue et effrayée à l’idée de perdre ceux qu’elle aime. Il faut la rencontre avec deux guerrières pour la rappeler à sa destinée. Les trois femmes, aussi différentes que complémentaires, s’engagent dans un combat sans merci, opposées à de puissants ennemis aux ramifications tentaculaires et dont la barbarie semble sans limites.

Loin d’une Hazadef envahie, le combat va s’intensifier, alimenté de trahisons, de souffrances et de peurs qui seront pansées par de profondes amitiés et des amours tourmentés. Prenez le chemin de Jeilfen, méfiez vous des démons, des limbes et des harpies.

Chronique

Qui n’a jamais rêvé de conquérir de nouvelles terres? Okriana veut le faire. Y parviendra t-elle avec ses amis? Le monde fantastique qui l’entoure le laissera t-elle s’établir en toute tranquillité? Ce n’est pas si sûr.

Hazadef – le nouveau monde nous entraine dans une aventure en compagnie d’êtres mystérieux (goules, vampires, êtres qui se transforment en animaux, etc.). nous traversons des terres aux lois aussi insolites les unes que les autres. Okriana et ses amis nous engagent dans des batailles d’une grande beauté. D’une belle horreur. Des batailles où le sang , les êtres, la terre se mêlent à la magie pour vaincre les âmes infernales. Pour vaincre les êtres sans âme et sans aucune aménité.

Les paysages, les mondes sont superbes. Superbement dangereux. Superbement démoniaques. C’est avec plaisir que nous poursuivons notre lecture jusqu’à la dernière ligne. Une lecture qui se fait d’une traite tant nous sommes emportés par l’histoire. Tant l’écriture est aisée et claire. Rien ne sera épargné à nos héros (trahisons, mensonges…). Nous faisons aussi de belles découvertes sur la nouvelle vie de nos héros. De surprenantes découvertes…

Avec Hazadef – Le nouveau monde, les conquêtes revêtent de nouvelles normes. De nouvelles contingences. De nouveaux visages toujours plus fantastiques. Comment finiront-elles? Okriana retrouvera t-elle son royaume? Ce qui est sûr c’est que nous l’accompagnons jusqu’au bout tant le suspens est grand.

Note 18/20

9791022793247   Autoédition    353 p.

 

 

Les Royaumes Démoniaques – T.1 – La roche des âges – Christopher Evrard – 2018

Quatrième de couverture

« Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste » Ciwen

Les royaumes démoniaques vous proposent de suivre l’histoire d’un univers où l’horreur et la violence côtoient la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour, tandis que les légendes et mythe résonnent dans l’inconscient collectif comme des promesses d’un jour meilleur, telle la mystique roche des âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément.

Dans une existence où le macabre est un lot quotidien… Quel est le sens de la vie? Quelle signification donner à des concepts comme l’amour et la haine, ou la guerre et la paix? Comment les définir, et les dépasser? Tant d’éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps. Les réponses apparaissent toujours dans le noir, telles des lucioles fuyantes…

Ma Chronique

Un homme, une arme à la main, ivre de colère. Un homme qui jure vengeance. A qui? Pourquoi? Un homme pas si anonyme que çà et dangereux. Cela n’augure rien de bon. Ciwen recherche la roche des âges. Il est prêt à tout pour l’avoir. Sans aucune pitié. Bienvenus dans un monde où la fée Carabosse et l’Ogre ne sont qu’une seule et même personne. Bienvenus dans les royaumes démoniaques. Vous y entrerez de plein pied, ivres de curiosité. Saturés de beaux paysages et de violences inouïes. Bienvenus dans un monde où le paradis et l’enfer ne font qu’un.

Ciwen nous intrigue dès le début. Nous le découvrons ainsi que cette aura orageuse qu’il porte en lui. Qui est cet homme, ce mage? Quelle est son histoire? Pourquoi un tel manque d’empathie envers les autres? Pourquoi tant de violence en lui? Une violence qui semble le dépasser parfois? Dès le début, Owen nous intrigue et cela se poursuivra durant toute la lecture au gré des rencontres.

Une lecture qui débute calmement, puis peu à peu, nous sommes emportés dans un monde pire que l’enfer de Dante. Les paysages sont superbes. Bizarres. Les personnages sont nombreux et fantastiques. Les pires côtoient les plus beaux: ondines, mages, fées… Des êtres qui titillent notre imagination. Les sublimes batailles sont sanglantes. Sulfureuses. Dures. Les images en noir et blanc alourdissent et dépeignent si bien cette atmosphère de violence et d’enfer. Une violence  qui nous installe dans les royaumes démoniaques.

Les royaumes démoniaques nous entrainent dans une quête. Aboutira t-elle? Pourquoi révèle-t-elle les plus bas instincts des hommes? Pourquoi ne se fait-elle pas sereinement? Owen est le noyau suprême de ce lieu où il passe d’une réalité à l’autre. Sa quête nous mènera à la rencontre de mondes où la force, l’aura, la magie permettent de survivre. Des mondes où les personnages luttent contre leurs propres démons. Des mondes où les âmes sont torturées. Des âmes qui ont du mal à se fondre dans les corps qu’ils occupent. Des âmes  qui sont le reflet de la vanité des personnages qu’ils habitent. Personnages qui vivent dans les royaumes démoniaques et qui se perdent dans une quête: celle de la roche des âges.

Note 18/20

9782960223521   Autoédition   391 p.

The prison experiment – Eric Costa – 2018

Quatrième de couverture

Zone 51, désert du Nevada. Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles. Son nom: « L’Oeuvre », prison expérimentale secrète dotée d’une intelligence artificielle. Nul ne sait ce que recèle l’édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus livrés à eux-mêmes après sept ans d’abandon? Un commando  de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel. Leur mission: retrouver Dédale, son architecte, à n’importe quel prix. Elana, hackeuse surdouée, compte bien percer les mystères de l’Oeuvre. Elle ignore que son génie peut les sauver… ou les tuer. Jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre?

Chronique

Une escouade qui se déplace en silence dans les profondeurs de la nuit. Qui sont-ils? Où vont-ils?  Pour quoi faire?  Dès les premiers mots, nous sommes happés  par l’aventure. Dès ce moment, le rythme reste soutenu. Angoissant. Qui sont ces hommes et ces femmes qui ont accepté de pénétrer dans l’inconnu? Quelles sont les raisons qui les ont poussés à accepter?

Dès le début, nous retenons notre souffle et vivons au rythme des évènements. Tout est mystère. Tout est déroutant. Personne ne sait ce qui attend ce détachement. Personne ne sait qui ils vont avoir en face d’eux. Hommes ou bêtes assoiffées de vengeance? Tout y est effroyable. Les attentes. Les batailles monstrueusement silencieuses. L’homme semble y avoir renié son humanité. Est-ce possible?

La lecture se fait addictive dès le début. Les pages se tournent avec avidité. Avec passion. Avec une curiosité qui pourrait sembler malsaine. Mais, ce n’est que de l’adrénaline. Le souffle est retenu par les intrigues. Par les luttes. Par les scènes apocalyptiques. Pourquoi continuer à progresser? Le jeu en vaut-il la chandelle? Reste-t-il une once d’humanité dans cette forteresse?

The prison experiment est une longue descente en enfer. Une descente que nous suivons avec un grand plaisir. Une curiosité sans nom. Chaque page, chaque chapitre est lu dans la même alégresse bizarre. Sans remords. Juste cette soif inextinguible de savoir. De comprendre.  De se perdre avec bonheur dans ces luttes. Dans ces terreurs. Dans ces cris. Dans ces vies plus ou moins fragiles. Juste cette soif de regarder l’âme de ces personnes. De l’interroger. Juste une question brûlante: « Qui sortira vivant de The prison experiment?

Note 18/20

9781790504299    Autoédition    662 p.

Vice – Vers’Âmes – Muriel Rawolle – 2018

Quatrième de couverture

Victime de ses excès, Samuel, jeune étudiant fêtard, insolent et imbu de lui-même, se retrouve plongé dans le coma. Il se réveille au XIXème siècle dans le corps de Clémence, une jeune bourgeoise  parisienne aux antipodes de sa personnalité et doit, bien malgré lui, s’adapter à cette  nouvelle existence. Mais, pour combien de temps. Et surtout, où se trouve Clémence dont il a usurpé l’identité? C’est justement la question que se pose cette dernière, en ouvrant les yeux dans une chambre d’hôpital au XXIème siècle.

Ma Chronique 

Ce qui est fantastique dans le monde du même nom, c’est que tout peut être rêvé. Tout peut arriver, même l’improbable. Vivre dans un autre monde, dans une autre vie peut parfois être possible. Que feriez-vous si cela vous arrivait réellement?  Samuel et Clémence vivent ce cauchemar et doivent apprendre à faire avec. Difficilement. Avec eux, nous allons de découvertes en découvertes. De grands moments de solitude. De grands moments de doute. De grands moments de fous rires. De grands moments de tendresse.

Vice-Vers’Âmes nous raconte deux âmes, deux êtres perdus dans le temps. Perdus dans le corps d’un autre. Un corps, une vie, une époque qu’ils n’ont pas choisis. Avec beaucoup de difficultés à affronter. De nouveautés auxquelles il faut s’adapter. D’inconnus à côtoyer. Comment faire? Comment ne pas perdre l’esprit? Comment expliquer la situation à ceux qui les entourent? Surtout, est-il possible de retourner chez soi? Cet échange d’âmes est-il définitif? Pas si simple, voire impossible.

Les chapitres sont datés et situent les lieux de chaque personnage. Ce qui nous permet de suivre les pérégrinations de Samuel et Clémence dans leur nouvel environnement. Nous suivons aussi leur détresse. La force qu’ils ont en eux. Muriel Rawolle a fait un grand travail de recherches. Ce qui rend la lecture agréable, addictive et l’histoire très crédible. Ce qui donne aussi une grande texture aux deux héros. Ils sont vrais. Les anecdotes sont nombreuses. Nous sommes, ainsi, emportés dans cette histoire rocambolesque pour notre plus grand plaisir et, nous finissons par nous poser la question fatidique: Et si nous étions l’un des héros de Vice-Vers’Âmes?

Ma note 19/20

9782901231011    Autoédition  349p.   19€

Si j’avais su – Allison Forichon – 2018

Quatrième de couverture

La vie d’Elena Nohcirof bascule le jour où elle reçoit une lettre de sa tante Jessica. Alors qu’elle accepte de prendre l’avion pour la rejoindre, il s’écrase au milieu du désert de Goldhope. Seule survivante, elle y rencontrera Jackson, Mickael Shane et Spencer avec qui elle va vivre une aventure irréelle, d’exception et des plus surprenantes.

Mon Avis

Prendre l’avion alors qu’on a peur et  après avoir perdu ses parents dans un accident d’avion est très traumatisant. Alors, quand ce dernier s’écrase lui aussi, il est normal d’être terrifié. Que devient la vie? L’avenir? Les rêves? Tel est le destin d’Elena. Seul bémol, elle n’est pas seule. Le désert où elle se réveille grouille de vie. Et quelle vie! Entre réalité et cauchemar, Elena doit apprendre à survivre. A croire en elle et à une issue. Y a t-il une issue réelle? Quel est le prix à payer pour cette survie?

Avec Elena, nous vivons son intrusion dans ce monde où tout est nouveau pour elle, malgré la présence de ses amis. Quel est ce monde? Pourquoi y a t-elle atterri? Comment en sortir? Quel est son destin? Les questions fusent au rythme des pages, des chapitres. Les dangers, les batailles se succèdent. Se précisent sans pour autant  nous faire augurer de l’avenir d’Elena.

Si j’avais su. Une phrase  qui peut sembler banale. Mais, une phrase lourde de secrets. De mots tus. De maux tus. De mots bus. Une phrase lourde de forces inconnues. De situations insolubles. Fortes. Mystérieuses. Ce roman nous emporte dans une lecture frénétique. Hystérique, dans tous les sens du terme. Une lecture qui, doucement mais sûrement, nous fait ressentir les affres de la vie. Du regret. Du moment où le destin frappe aveuglément. Comme une arme incontrôlable. Une lecture qui nous envoûte et nous rend addictifs.

Si j’avais su nous transporte dans un monde fantastique. Un monde où la lutte  se veut acharnée. Une lutte où le destin fait un pied de nez à la vie. Une lutte pour l’espoir. Terrible. Humaine. Une lutte qui fait réfléchir. Une lutte qui emporte notre imagination. Une lutte forte qui pourrait faire dire à Elena « si j’avais su« .

Ma note 17/20

9781729323465    Autoédité    226 P.

 

Sun Tzu le Stratège et le Sorcier – Olivier Lusetti – 2018

Quatrième de couverture

En Chine ancienne, dans la périodes des Printemps et des Automnes, le jeune Sun fuit la pays de Qi annexé par les forces ru royaume de Ch’u. Orphelin, porteur horrifié d’une terrible culpabilité, c’est épuisé qu’il franchit la frontière de Wu, pour rejoindre son grand-père, -un militaire de métier impitoyable- qu’il n’a jamais connu  sauf à travers ses exploits  et ses colères incontrôlables, contés par son fils. Arrivé en vue du village, le jeune Sun s’interroge sur son avenir si incertain, lui qui n’a pas encore croisé la tunique grise du sorcier le Fang-Sian; lui qui ignore encore tout de son incroyable destinée; lui qui pense que la voix accusatrice qui résonne dans sa tête est du fait de son seul esprit. Il dépende de l’Homme de faire des plans, il dépend du Ciel de les accomplir. Le destin de Sun Tzu s’écrit dans une encre de sang.

Mon Avis

Quitter ses terres pour aller vers l’inconnu fait souvent très peur. Quand on est différent, cela peut être pire. L’avenir peut découler des rencontres faites en cours de route. Ainsi fut scellé le destin de Sun.

Sun Tzu le stratège et le sorcier nous emporte dans l’empire chinois avant la réunification. A travers la culture, les croyances, les prophéties de cette époque. Une époque où la tradition et les proverbes codifiaient les actes des hommes. Sun va, ainsi, faire l’apprentissage de la rude vie de ce temps là.

Le roman est divisé en actes qui ont, chacun, un certain nombre de chapitres, tel une pièce de théâtre. Les mots frappent durement. Amèrement. Fortement. Comme la vie. Comme la  mort. Comme l’apprentissage de la vie. De la mort. Comme la perte d’une famille.

Le voyage est fantastique. Dans tous les sens du terme. Le destin de Sun se dessine tout au long de la lecture. Un destin auquel il n’avait sans doute pas rêvé. Mais un destin qui semble gagné aux dés. Un destin qui fait de lui l’homme qu’il devait être.

Le voyage se fait entre histoire, mystères, magie. Dans un monde enchanteresse. Un monde où les êtres fantastiques, les batailles sont nombreux. Un monde où l’amour, la haine, la vie se côtoient et se mêlent pour devenir une destinée hors norme.

Sun Tzu le stratège et le sorcier nous envoie dès le premier mot dans le monde d’un homme unique dont les actions retentiront sur l’histoire, l’avenir de son peuple. A quoi peuvent bien servir un stratège et/ou un sorcier dans le devenir d’un empire? La lecture vous apportera une réponse qui éveillera peut-être vos dons de stratège. A moins que ce ne soit celui de sorcier. Peut être que cette réponse vous satisfera. Ce qui est sûr, c’est que vous ne sortirez pas indemne de cette lecture.

Ma note 18/20

9791092557756    Fantasy Editions    213 p.

Les ailes de Saliha – Zoé Aubry – 2018

Quatrième de couverture

La vie de Saliha, ange gardien, est bouleversée par l’apparition d’une étrange et vile créature durant la nuit de Noël. La céleste adolescente perd ses ailes et se retrouve exilée dans le monde des Hommes, aux côtés de son protégé, qui ignore tout de son identité. Ensemble, ils vont traverser les tourments de l’adolescence et partir à la recherche du père de Saliha, mystérieusement disparu des années auparavant…

Mon Avis

L’histoire d’un ange. Un ange qui ignore son destin et le découvre dans la douleur. Un destin qui le liera à un humain. Un humain qu’il connait depuis toujours. Une histoire à deux voix, écrite à la première personne. Des récits qui se complètent, se juxtaposent, se lient pour nous entraîner dans la trame d’une histoire en écho. Une histoire en miroir. En phase avec des personnes au destin uni depuis leur naissance.  Cependant, comment faire pour aider son protégé quand on est un ange récemment arrivé sur terre et que vos pouvoirs deviennent insignifiants? Doit-on accepter d’aider comme d’habitude ou s’enfuir le plus loin possible? Comment aider son protégé quand on est en territoire inconnu? Comment expliquer qui on est quand soi-même on ne sait plus?

En lisant les ailes de Saliha, nous sommes transportés dans un monde que nous pensons connaître, mais que nous ignorons complètement. Un monde où mystères, miracles, quêtes se suivent et ne se ressemblent pas. Nous nous surprenons à nous prendre d’affection pour ces deux êtres perdus dans leur vie. Perdus dans leur destin, mais qui se retrouvent dans leur quête. La lecture se fait simplement. Les pages se tournent sur des chapitres courts. Prenants. Nous oublions le temps qui passe. Sans nous en apercevoir, nous arrivons à la dernière ligne. Avec stupeur. Avec bonheur. Tout se passe si vite. En douceur. Que réserve l’avenir à ces deux adolescents? Que vont-ils devenir?

Dans les ailes de Saliha, les aventures de cette dernière et de Sam nous emportent au-delà du monde. Au-dela de la vie. Au-delà du quotidien. A la recherche de l’avenir. A la recherche de la vie de deux êtres dont l’un, Saliha, a perdu ses ailes. Est-ce pour toujours? Une quête fantastique qui nous emportera sur les ailes de Saliha à la rencontre de la magie.

Ma note 18/20

9782754743761  Editions du Panthéon  268 p.  19,90€

Lula et les monstres – Christelle Lebailly – 2018

Quatrième de couverture

Des loups qui philosophent à la nuit tombée, des géants semeurs d’étoiles, et des chats qui dansent sur les toits… Lula vit dans un monde  à la fois merveilleux et inquiétant, créé par son grand frère, Perrie.  L’amour qui les unit l’un à l’autre ne connait aucune limite, aussi lorsque Perrie est emmené loin d’elle, la fillette n’hésite pas à se lancer dans une véritable odyssée pour le retrouver.

Aidée d’une vieille luciole grincheuse, et d’une petite voix dans sa tête, Lula devra accomplir sa mission avant l’aube. Une épopée à la frontière entre rêve et réalité, monstres et féérie, vérité et mensonge, et où il peut être facile  de se perdre en route. Et si c’était elle-même qu’elle devait sauver?

Mon avis

Deux êtres séparés par un mur. Deux êtres liés par la solitude. Deux enfants dans un monde qu’ils n’aiment pas. Une excursion en pleine forêt, de nuit et une découverte. Plusieurs découvertes. Lula fait des rencontres. De belles rencontres. Des rencontres intrigantes. Dans le but de retrouver un être cher: son frère. Rêve t-elle? Est-ce la réalité? Les récits de son frère n’ont-ils pas trop stimulé son imagination?

Dès les premiers mots, Lula et les monstres nous embarque dans un monde parallèle. Entre le réel et l’irréel. Entre bonheur et inquiétude. Pour la jeune Lula qui navigue entre son imagination, la réalité et les discours de son frère. Que se passera t-il? Où est la vérité? Et si l’imagination de cette petite héroïne était une manière de se protéger contre le monde extérieur? Un monde extérieur qui lui semble déstabilisant. Ces monstres qui remplissent son imagination ne sont-ils pas les représentations de ses propres peurs?

Les chapitres sont courts, précédés des échanges secrets entre le frère et la sœur. Ce qui crèe un fil rouge dans la lecture. Un fil rouge qui lie l’ensemble dans un monde que l’on évoque à voix basse comme les murmures de Lula et de son frère. Le monde de la souffrance psychique qui enferme sa victime dans une douleur chronique.  Ce monde que les adultes maîtrisent peu et ont du mal à expliquer à leurs enfants.

Lula et les monstres est un roman dit jeunesse qui peut être lu par tout le monde car, à mots feutrés, il nous fait entrer dans l’imaginaire des enfants. Un imaginaire souvent difficile à décoder. Un imaginaire qui leur fait voir des monstres face à l’inconnu. Face à l’incompréhensible. Face à leurs propres peurs. Tout comme Lula.

Ma note 18/20

9782956490807   Autoédité   292 p.    14,90€