Odelia Floyd et la légende des huit pierres – Ludivine Casemode – 2018

Quatrième de couverture

Odelia Floyd est une jeune fille qui découvre son pouvoir: voyager dans des dimensions parallèles. Suite à son premier saut dans le temps, Odelia se voit associée au Cercle des Huit pierres, un groupuscule créé par son grand-père, également voyageur du temps et de l’espace. Elle s’aperçoit ainsi que son destin est lié à une légende ancestrale et qu’elle va devoir s’emparer de ses nouvelles capacités pour conquérir le cœur de tous.

Mon avis

Que se passe t-il quand, à seize ans, on se réveille avec une nouvelle vie, une nouvelle histoire, de nouveaux pouvoirs? C’est la découverte que fait Odelia, une jeune fille comme les autres et promise à un destin hors norme le jour de son anniversaire. Très prise par son apprentissage, elle va de découverte en découverte. A peine intronisée et déjà une mission à accomplir.

Les chapitres courts précédés parfois d’arbres généalogiques, le récit à la première personne facilite la lecture et nous permet de nous identifier à la jeune Ophélia. Nous vivons la lecture à travers ses émotions, ses pérégrinations. Nous vivons ses aventures trépidantes et souffrons avec elle face à l’inconnu, face aux attaques. Nous l’accompagnons dans sa quête de connaissances. Les poèmes qui parsèment Odelia et la légende des huit pierres sont beaux. Profonds. Nostalgiques. Douloureux. Un vrai plaisir même pour ceux qui ne sont pas adeptes de la poésie. Ce qui n’enlève rien à la beauté de l’histoire. A sa fragilité. Au contraire.

Odelia Floyd et la légende des huit pierres est une quête qui mène l’héroïne au bout d’elle-même afin qu’elle renaisse à sa nouvelle identité. Afin qu’elle donne une âme à sa mission. Une renaissance à la vie, nouvelle et énigmatique. Une possible naissance à l’amour? Odelia Floyd et la légende des huit pierres se lit d’une traite tant nous sommes pris dans l’aventure. Les mots bercent simplement notre curiosité et nous avançons au même pas que les héros. Avec les mêmes questionnements. La même curiosité. Un roman prenant. Un très beau moment de lecture.  Merci aux Editions du Panthéon.

Ma note 17/20

9782754739849   Ed. du Panthéon  272 p.  Broché 19,90€

 

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Les chroniques de l’Uchronomicon – Le cycle de Saclyd – Premières intrusions – Philippe Morineau – 2017

Quatrième de couverture

L’histoire nous apparait comme un fleuve s’écoulant inlassablement sans que nous puissions le détourner ou le ralentir. Il existe cependant des êtres pour qui le fleuve s’est transformé en un océan qu’ils nomment l’Uchronomicon. Ils l’explorent sans relâche tout en se combattant. L’un d’eux, Saclyd, grâce aux connaissances millénaires héritées de ses ancêtres, manipule les variables de l’équation originelle qui lui permettent de contrôler le destin de plusieurs mondes plus ou moins semblables à la Terre que nous connaissons. A l’abri de sa forteresse sous-marine, protégé par des créatures terrifiantes et perverses qu’il a lui-même créées grâce au génie génétique. Il lutte depuis peu contre une menace grandissante qu’il ne peut encore circonscrire. Mais si sa vie  a déjà été mise en danger à plusieurs reprises, c’est la toute première fois qu’il n’est plus le seul à sauver.

Mon avis

Imaginez-vous à bord d’un vaisseau spatial. Amnésique, avec de grandes connaissances. Ou dans un autre pays. A une autre époque. Des vies parallèles. Qui semblent se compléter. Des énigmes nouent ces vies. Que se passe t-il? Qui est à l’origine de ces faits qui traversent des destinées, des mondes?

Des histoires d’hommes qui se suivent, ne se ressemblent pas mais s’imbriquent les unes aux autres. Les chapitres sont courts, titrés et nous entrainent dans des mondes différents qui sont le début ou la fin du chapitre précédent ou du suivant. Un début. Une suite. Des histoires. Une histoire. Un point commun: Saclyd. Les monstres. Les horreurs. Les guerres. Saclyd trouvera t-il un adversaire à sa hauteur? Pourquoi une telle manipulation des êtres et de leur destin? Que cache t-il? A t-il une âme? Est-il capable de compassion?

Au fil des pages, des personnages défilent. Avec leur vie. Mais, est-ce bien la leur? Une impression, une question  taraude le lecteur. Et si ces personnages nous représentaient? Et si Saclyd était cette force supérieure qui semble gérer notre monde? Les chroniques de l’Uchronomicon – Le cycle de Saclyd est peut-être l’explication de ces vies terrestres. De ces pions que nous sommes.

Philippe Morineau par le biais des éditions complicité   nous offre un roman épique. Un roman qui interroge sur l’humanité et son mode de fonctionnement. Un très beau roman de suspens qui se laisse agréablement lire. Qui régale le lecteur. Miam!

Ma note 18/20

9782351200919  Ed. Complicités – Hors Collection   196 p.   16€

Quand s’éteindra la dernière chandelle – Frederick Durand – 2015

Quatrième de couverture

Célibataire désœuvré, Florent accepte de participer à une soirée qu’organise l’un de ses amis. Là, il prend part à une conversation qui porte sur le surnaturel. Interrogé, l’homme affiche son scepticisme. Son hôte le met alors publiquement à l’épreuve: puisque Florent est si incrédule, osera-t-il écrire une lettre aux forces des ténèbres  en leur demandant  d’être présentes à ses côtés jour et nuit? Florent accepte de relever le défi. L’idée de séduire l’une des convives n’est pas étrangère à cette décision…

De retour chez lui, Florent est prêt à oublier l’incident. Mais une série d’évènements troublants l’amènent peu à peu à s’interroger : en acceptant de rédiger cette missive, a-t-il déclenché un redoutable mécanisme capable d’exaucer ses souhaits au-delà de tout ce qu’il avait imaginé?

Mon avis

Une soirée. Un pari stupide. Une vie qui bascule. Surtout, des nuits qui se muent en cauchemar. Pourquoi avoir accepté ce pari? Comment faire Pour effacer cette décision irréfléchie? Plus simplement, fallait-il faire ce pari?

Au fil des pages, nous assistons à l’entrée dans la quatrième dimension de Florent, le parieur. Une véritable descente aux enfers. Et c’est peu de le dire. Peut-être est-ce un rêve? Un cauchemar éveillé? Les faits sont-ils réels? Ne sont-ils pas le fruit d’une conscience traumatisée par un pari idiot? Le monde change lentement autour de Florent. L’impensable? Un pari. Juste un pari. Bête et fait avec une immaturité totale. Juste pour rire. Et la vie tourne à l’envers. Prémices de la folie? Un rêve qui s’évanouira au réveil?

Quand s’éteindra la dernière chandelle nous emporte dans un monde fantastique où la réalité et le rêve se mêlent pour nous faire vivre un extase imaginaire. Une écriture superbement tragique. Une écriture superbe d’horreur. De fine angoisse. Les nouvelles qui terminent Quand s’éteindra la dernière chandelle sont aussi angoissantes les unes que les autres. Damnées nouvelles!! Le temps s’arrête puis s’accélère au fil des pages. Tel notre pouls tout au long des chapitres. Un très beau roman.

Ma note 17/20

9781612274164   Black Coat Press Coll. Rivière Blanche 190 p.   17€

L’oeuf de Tanglemhor – chroniques des secondes heures de Tanglemhor T. 1 Azaël Jhelil – 2018

Quatrième de couverture

L’Alliance n’est plus. Le Premier Vindicateur a imposé sa tyrannie à la rayonnante civilisation du Bassin ctasharre. Les rois ont été exécutés, la liberté de culte abolie. Le pouvoir du semi-lacertys est absolu. Il ne lui reste plus qu’à soumettre le duché de la Marche, dernier flambeau d’une résistance à l’agonie. Tout espoir est vain. Il ne reste rien. Il parait, cependant qu’un audacieux s’est introduit dans la Citadelle noire et en a dérobé l’un des biens les plus sacrés du Très Saint Libérateur. Toutes les forces de l’Empire ont pour ordre de le ramener … vivant.

Mon avis

Il est vrai que quand j’ai reçu l’oeuf de Tanglemhor , que j’ai vu le pavé que c’était, ma première impression a été « Ô mazette! Mamma mia! ». Dès que je l’ai ouvert et que j’ai commencé à lire, j’ai pensé « Ô mazette! Mamma mia ». Le ton n’était plus le même. J’étais conquise. Dès les premier mots.

Tout commence par un message. Une vision. Bon ou mauvais signe? une histoire comme je les aime. Des personnages improbables. Des noms imprononçables ou poétiques (Serpent de Lune). Des scènes dignes des meilleurs films d’horreur . Et tout cela, dès le début. Ce qui augure de la suite. Puis, la magie opère. Dans tous les sens du terme. Tout se précipite. L’ennemi est là. Il faut le combattre. Combattre ses pouvoirs occultes. Comment faire? Comment se protéger? Plutôt, comment protéger le peuple? Le protéger de la magie noire? Que faire quand l’ennemi est féru de sciences occultes et est prêt à tout pour réussir ses desseins? La bataille semble perdue face à un adversaire sans foi ni loi.

L’oeuf de Tanglemhor nous entraîne dans un rythme effréné. Sans temps mort. Dans un monde de guerre. Pour une reconquête.  Celle du droit de vivre. D’exister d’un peuple qui n’a plus d’espoir. Ce dernier réussira t-il à s’unir pour acquérir cette liberté tant souhaitée? Inutile de vous dire que la lecture est envoûtante et se fait d’une traite. Elle laisse peu de place à l’ennui, voire pas du tout. Les rebondissements sont nombreux et nous emportent dans le cœur de l’histoire. Avec bonheur. Avec curiosité. Chaque nouveau chapitre titille encore plus notre curiosité et nous emporte dans un monde où la fée côtoie l’ogre. Où ce dernier se bat contre un Maître de la magie. Le tout agrémenté de batailles mémorables.

L’oeuf de Tanglemhor est une odyssée digne de celle d’Ulysse et de ses monstres fantastiques. La multiplicité des personnages n’apporte aucune difficulté à la lecture. Au contraire. Vous allez peut-être, comme moi, succomber au charme de la belle Oriana. Qui sait? Azaël Jhelil a créé un monde imaginaire unique qu’il me tarde de retrouver dans le prochain tome. Un merveilleux et très beau roman.

Ma note 19/20