Kyan Rogh – T. 1 – L’artéfact insoupçonné -Charles Chehirlian – 2018

Quatrième de couverture

Dans la nuée des mondes, sur le monde d’Hashkaria, terre de mystères et de légendes, d’honneur et d’infamie, de fééries et d’atrocités où l’acier, la magie et le savoir cohabitent, où des royaumes s’entredéchirent depuis la nuit des temps, où d’autres prospèrent , où des hommes au destin glorieux en croisent d’autres au sombre passé et aux desseins funestes, le monde où le dieu Kyan Rogh, créateur de toutes choses, est vénéré. Ce qui aurait dû être oublié à jamais ressurgit par la seule volonté de l’inextinguible soif de pouvoir qu’est celle de l’homme, menaçant le fragile équilibre de tout ce qui est. Le Roi Elhmor l’usurpateur, Kerek Galdine, mage noir d’Idhelheim, sont de ceux qui convoitent le Manuscrit des Anciens, alors que Khaynes le Roi Sanglant se prépare à l’invasion et à la destruction de toute chose. Au milieu des complots, des guerres et des histoires qui façonnent ce monde, une poignée d’êtres, à la convergence improbable, à la force et aux intentions imprédictibles, se lancent dans une quête dont l’issue pourrait à jamais changer la face du monde…..

Chronique

Un royaume où les secrets sont loi. Un royaume où le roi est un usurpateur. Où Eminaelle, grande guerrière est prête à tout pour protéger sa noble amie. Quel rapport? me direz-vous. Un secret qui peut coûter des vies. Des vies qui se perdront par cupidité. C’est ainsi que cela se passe dans les royaumes fantastiques. Des vies pour un objet bien secret. Que représente t-il? Pourquoi tant de détermination à l’acquérir?

Nous assistons à des batailles rudes. Parfois des batailles-éclair menées par des hommes, des personnages fantastiques. Dans un monde quasi féérique où les royaumes convoitent le même objet. Des trahisons. Des alliances plus ou moins respectées. Des mésalliances. Le rythme est soutenu. Des rebondissements qui mettent en lumière l’âme de l’homme. Pas forcément le côté sympathique. Nous apprenons l’origine des onze royaumes. Une histoire magique. Magnifique. Digne des grandes salles de cinéma. Les descriptions sont détaillées et belles. La lecture est addictive tant les évènements sont nombreux et titillent notre curiosité. La magie des mots. La magie des lieux nous emportent dans ce monde fantastique et nous adorons.

Kyan Rogh – L’artéfact insoupçonné nous présente des mondes incroyables. Des mondes où la paix est chèrement acquise.  Des mondes où la paix et la guerre se vivent avec la même passion. Avec la même frénésie. C’est un roman fort. Beau. Un roman qui permet de chercher avec des personnages incroyables, entiers, forts, l’artefact insoupçonné.

Note 18/20

9791022784412   Autoédition    594 p.     26,30€

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Dragon de sable – le journal du premier Marcheur – Marc Ismier – 2018

Quatrième de couverture

La paix et la justice de Gladsheim s’étendent progressivement sur les royaumes d’orient. Gylfi, Roi le plus puissant parmi les Puissants, en assure la stabilité par les Questes de ses Marcheurs. Les guerres sont oubliées depuis des siècles et les Arts se développent étendant toujours plus les Pouvoirs et la science des Maîtres. Mais Bryan, Premier Marcheur, est arraché à une Queste  dans les brûlants déserts du sud par Snorri, le sculpteur. Pendant son absence, Gylfi a disparu, menaçant les ordres établis et faisant ressurgir la perspective d’affrontements oubliés qui déchiraient les peuples.  Derrière le trône, la nuit tisse ses complots au-delà des frontières et menace l’existence des Royaumes. Entre alliances et trahisons, se révèlent de nouveaux pouvoirs au cours de la plus redoutable Queste du Premier Marcheur.

Chronique

Qu’est ce qu’un marcheur? Est-ce celui qui pratique la marche comme sport? Ce sont les questions que je me suis posées tout en sachant que la réponse serait bien plus compliquée, bien sûr. La réponse est une découverte surprenante et à la hauteur des attentes. Le royaume de Bryan est peut-être victime de complots, d’actes mal intentionnés. Le Marcheur doit le savoir. Que se passe t-il? Où est la famille royale? Qui est à l’origine de ce bouleversement? Il est urgent de trouver des réponses à ces questions. Bryan ne le sait que trop bien.

C’est avec beaucoup de curiosité que nous découvrons le mondes des marcheurs et celui des sculpteurs. Un monde mystérieux. Fantastique. Un monde de pouvoirs magiques. Un monde où la sincérité et l’honneur sont maîtres. Avec Bryan, nous découvrons les différents royaumes et leurs habitants parfois énigmatiques. Nous nous enfonçons, au fil de la lecture, dans ce pays de complots ourdis. Ce pays où les marcheurs ont des dons et s’en servent. Pour protéger le trône, la famille royale et le royaume.

Dragon de sable – journal du Premier Marcheur nous emmène dans un monde où le bien et le mal se côtoient pour un jour s’unir et déclencher la plus grande des poursuites et des enquêtes pour le royaume de Gladsheim habitué à la Paix. Que de trahisons! Que de quêtes! dans ce monde de mages où peu importent les pouvoirs, du moment que l’on a LE pouvoir. Que trouvera Bryan? Qui seront ses alliés, ses ennemis? Comment tout cela se terminera t-il? Bryan et ses amis nous réservent bien des surprises.

Note 18/20

9781980220886   Autoédition   417 p.    13,70€

De roche & de sève -Alena Sizlo & Shovel – 2019

Quatrième de couverture

  • Notre roi est toujours absent, et ses nains sont à nos portes désormais!
  • Mais, que veulent-ils? Nos soldats nous rapportent que si nous ne nous dressions pas en travers de leur chemin, ils ne nous combattraient même pas!
  • Mais, leur chemin vers quoi? Cette ruée dévastatrice au creux de nos terres est sans précédent!
  • Nul ne le sait. Mais depuis l’accession du roi Wirkkin sur leur trône, notre espace vital se réduit chaque jour davantage. Nous devons y mettre un terme!
  • Et qui en prendrait l’initiative sinon le roi, d’après vous?
  • Vous, princesse. Vous n’avez plus le choix…

Chronique

La lignée royale est presque éteinte au pays des elfes. Un des souverains manque à l’appel. Où peut-il bien se trouver? Est-il mort? A t-il été enlevé? Tant de questions auxquelles il faut trouver des réponses rapidement. Dans ce monde fantastique, les elfes et les nains ne font pas bon ménage. Qu’a t-il pu se passer pour qu’ils aboutissent à une telle situation?

De roche et de sève, on ne nait pas elfe noire est une saga fantastique en quatre tomes. Les luttes pour l’accès au trône font rage en l’absence des héritiers de sang. Les luttes sont belles et meurtrières. A la hauteur des ambitions des chacun. Les planches sont en couleurs. Couleurs sombres. Couleurs foncées. Couleurs profondes. Couleurs qui représentent les états d’âme de chacun. Cependant, au vu de certaines scènes, cette bande dessinée est pour des adolescents et des adultes.

Nous assistons à des scènes fortes. L’ambition, la trahison, les batailles sont les nerfs de cette aventure à la recherche de l’héritier légitime du trône. Les monstres, les dragons sont à la hauteur de leur renommée: terriblement violents et dangereux. Retrouveront-ils le prince héritier? Règnera t-il un jour? Il y aura d’autres épreuves pour y arriver. D’autres secrets à découvrir ou à taire. Des batailles à accomplir. L’avenir le dira.

Note 18/20

9782919069620   Editions des bulles dans l’océan   48 p.

Hazadef – le nouveau monde – Ana Kori -2019

Quatrième de couverture

Débarqués sur Jeilfen, un monde nouveau, Okriana, son frère et ses amis, découvrent un archipel cosmopolite animé par d’incessantes conquêtes territoriales. Les épreuves endurées précédemment par la jeune reine l’ont laissée perdue et effrayée à l’idée de perdre ceux qu’elle aime. Il faut la rencontre avec deux guerrières pour la rappeler à sa destinée. Les trois femmes, aussi différentes que complémentaires, s’engagent dans un combat sans merci, opposées à de puissants ennemis aux ramifications tentaculaires et dont la barbarie semble sans limites.

Loin d’une Hazadef envahie, le combat va s’intensifier, alimenté de trahisons, de souffrances et de peurs qui seront pansées par de profondes amitiés et des amours tourmentés. Prenez le chemin de Jeilfen, méfiez vous des démons, des limbes et des harpies.

Chronique

Qui n’a jamais rêvé de conquérir de nouvelles terres? Okriana veut le faire. Y parviendra t-elle avec ses amis? Le monde fantastique qui l’entoure le laissera t-elle s’établir en toute tranquillité? Ce n’est pas si sûr.

Hazadef – le nouveau monde nous entraine dans une aventure en compagnie d’êtres mystérieux (goules, vampires, êtres qui se transforment en animaux, etc.). nous traversons des terres aux lois aussi insolites les unes que les autres. Okriana et ses amis nous engagent dans des batailles d’une grande beauté. D’une belle horreur. Des batailles où le sang , les êtres, la terre se mêlent à la magie pour vaincre les âmes infernales. Pour vaincre les êtres sans âme et sans aucune aménité.

Les paysages, les mondes sont superbes. Superbement dangereux. Superbement démoniaques. C’est avec plaisir que nous poursuivons notre lecture jusqu’à la dernière ligne. Une lecture qui se fait d’une traite tant nous sommes emportés par l’histoire. Tant l’écriture est aisée et claire. Rien ne sera épargné à nos héros (trahisons, mensonges…). Nous faisons aussi de belles découvertes sur la nouvelle vie de nos héros. De surprenantes découvertes…

Avec Hazadef – Le nouveau monde, les conquêtes revêtent de nouvelles normes. De nouvelles contingences. De nouveaux visages toujours plus fantastiques. Comment finiront-elles? Okriana retrouvera t-elle son royaume? Ce qui est sûr c’est que nous l’accompagnons jusqu’au bout tant le suspens est grand.

Note 18/20

9791022793247   Autoédition    353 p.

 

 

Les Royaumes Démoniaques – T.1 – La roche des âges – Christopher Evrard – 2018

Quatrième de couverture

« Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste » Ciwen

Les royaumes démoniaques vous proposent de suivre l’histoire d’un univers où l’horreur et la violence côtoient la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour, tandis que les légendes et mythe résonnent dans l’inconscient collectif comme des promesses d’un jour meilleur, telle la mystique roche des âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément.

Dans une existence où le macabre est un lot quotidien… Quel est le sens de la vie? Quelle signification donner à des concepts comme l’amour et la haine, ou la guerre et la paix? Comment les définir, et les dépasser? Tant d’éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps. Les réponses apparaissent toujours dans le noir, telles des lucioles fuyantes…

Ma Chronique

Un homme, une arme à la main, ivre de colère. Un homme qui jure vengeance. A qui? Pourquoi? Un homme pas si anonyme que çà et dangereux. Cela n’augure rien de bon. Ciwen recherche la roche des âges. Il est prêt à tout pour l’avoir. Sans aucune pitié. Bienvenus dans un monde où la fée Carabosse et l’Ogre ne sont qu’une seule et même personne. Bienvenus dans les royaumes démoniaques. Vous y entrerez de plein pied, ivres de curiosité. Saturés de beaux paysages et de violences inouïes. Bienvenus dans un monde où le paradis et l’enfer ne font qu’un.

Ciwen nous intrigue dès le début. Nous le découvrons ainsi que cette aura orageuse qu’il porte en lui. Qui est cet homme, ce mage? Quelle est son histoire? Pourquoi un tel manque d’empathie envers les autres? Pourquoi tant de violence en lui? Une violence qui semble le dépasser parfois? Dès le début, Owen nous intrigue et cela se poursuivra durant toute la lecture au gré des rencontres.

Une lecture qui débute calmement, puis peu à peu, nous sommes emportés dans un monde pire que l’enfer de Dante. Les paysages sont superbes. Bizarres. Les personnages sont nombreux et fantastiques. Les pires côtoient les plus beaux: ondines, mages, fées… Des êtres qui titillent notre imagination. Les sublimes batailles sont sanglantes. Sulfureuses. Dures. Les images en noir et blanc alourdissent et dépeignent si bien cette atmosphère de violence et d’enfer. Une violence  qui nous installe dans les royaumes démoniaques.

Les royaumes démoniaques nous entrainent dans une quête. Aboutira t-elle? Pourquoi révèle-t-elle les plus bas instincts des hommes? Pourquoi ne se fait-elle pas sereinement? Owen est le noyau suprême de ce lieu où il passe d’une réalité à l’autre. Sa quête nous mènera à la rencontre de mondes où la force, l’aura, la magie permettent de survivre. Des mondes où les personnages luttent contre leurs propres démons. Des mondes où les âmes sont torturées. Des âmes qui ont du mal à se fondre dans les corps qu’ils occupent. Des âmes  qui sont le reflet de la vanité des personnages qu’ils habitent. Personnages qui vivent dans les royaumes démoniaques et qui se perdent dans une quête: celle de la roche des âges.

Note 18/20

9782960223521   Autoédition   391 p.

Castan T.2 – la terre du dragon tonnerre -MorellonBros – 2015

Quatrième de Couverture

XVIIème siècle, Océan Indien, Baie du Bengale. Deux jeunes marins français, se retrouvent, malgré eux, enrôlé dans l’armée du roi du Macchawarl. Embrassant sa cause, ils forgeront aux côtés de leurs compagnons d’armes, la renommée d’un empire.

Mon avis

Sur Beug-Yül, la terre du dragon Tonnerre, une colonne est épuisée par sa marche. D’où vient-elle.? Où va t-elle? Que fait-elle dans ce lieu inhospitalier ? Un lieu où la glace et le froid sont roi? Ailleurs, un  royaume est en péril. Qui tire les ficelles? On entre en trombe dans l’histoire.

Les aventures se suivent  et sont très prenantes. Très rythmées. Les personnages sont superbement croqués. Les traits sont fins ou forts, révélant les caractères de chacun. Les couleurs sont d’une grande force et d’une grande profondeur, déterminant, ainsi, l’atmosphère apocalyptique qui règne dans cette bande dessinée. Ce qui n’enlève rien aux sentiments des personnages qui sont touchants. Profondément humains. Avec leur force et leur faiblesse. Différents mondes se côtoient: celui des dinosaures, celui des dynasties chinoises, celui des dynasties indiennes. Les monstres sont immenses et pétrifient l’imagination. Les batailles sont superbement épiques et variées. Et, bien sûr, l’amour s’invite en filigrane.

Castan 2 – la terre du dragon tonnerre est superbe. Par son histoire. Par ses personnages. Par ses coups de crayon d’une grande réalité. D’une grande beauté. C’est avec bonheur, curiosité et appréhension que les pages se tournent. Que les sentiments nous étreignent et nous emportent sans prévenir dans un rythme effréné. C’est une bande dessinée magnifique qui plaira aussi bien aux petits qu’aux grands. Un vrai régal.

Ma note 18/20

9782919069224  Éditions Des Bulles dans l’Océan   46 p.

Odelia Floyd et la légende des huit pierres – Ludivine Casemode – 2018

Quatrième de couverture

Odelia Floyd est une jeune fille qui découvre son pouvoir: voyager dans des dimensions parallèles. Suite à son premier saut dans le temps, Odelia se voit associée au Cercle des Huit pierres, un groupuscule créé par son grand-père, également voyageur du temps et de l’espace. Elle s’aperçoit ainsi que son destin est lié à une légende ancestrale et qu’elle va devoir s’emparer de ses nouvelles capacités pour conquérir le cœur de tous.

Mon avis

Que se passe t-il quand, à seize ans, on se réveille avec une nouvelle vie, une nouvelle histoire, de nouveaux pouvoirs? C’est la découverte que fait Odelia, une jeune fille comme les autres et promise à un destin hors norme le jour de son anniversaire. Très prise par son apprentissage, elle va de découverte en découverte. A peine intronisée et déjà une mission à accomplir.

Les chapitres courts précédés parfois d’arbres généalogiques, le récit à la première personne facilite la lecture et nous permet de nous identifier à la jeune Ophélia. Nous vivons la lecture à travers ses émotions, ses pérégrinations. Nous vivons ses aventures trépidantes et souffrons avec elle face à l’inconnu, face aux attaques. Nous l’accompagnons dans sa quête de connaissances. Les poèmes qui parsèment Odelia et la légende des huit pierres sont beaux. Profonds. Nostalgiques. Douloureux. Un vrai plaisir même pour ceux qui ne sont pas adeptes de la poésie. Ce qui n’enlève rien à la beauté de l’histoire. A sa fragilité. Au contraire.

Odelia Floyd et la légende des huit pierres est une quête qui mène l’héroïne au bout d’elle-même afin qu’elle renaisse à sa nouvelle identité. Afin qu’elle donne une âme à sa mission. Une renaissance à la vie, nouvelle et énigmatique. Une possible naissance à l’amour? Odelia Floyd et la légende des huit pierres se lit d’une traite tant nous sommes pris dans l’aventure. Les mots bercent simplement notre curiosité et nous avançons au même pas que les héros. Avec les mêmes questionnements. La même curiosité. Un roman prenant. Un très beau moment de lecture.  Merci aux Editions du Panthéon.

Ma note 17/20

9782754739849   Ed. du Panthéon  272 p.  Broché 19,90€

 

Les chroniques de l’Uchronomicon – Le cycle de Saclyd – Premières intrusions – Philippe Morineau – 2017

Quatrième de couverture

L’histoire nous apparait comme un fleuve s’écoulant inlassablement sans que nous puissions le détourner ou le ralentir. Il existe cependant des êtres pour qui le fleuve s’est transformé en un océan qu’ils nomment l’Uchronomicon. Ils l’explorent sans relâche tout en se combattant. L’un d’eux, Saclyd, grâce aux connaissances millénaires héritées de ses ancêtres, manipule les variables de l’équation originelle qui lui permettent de contrôler le destin de plusieurs mondes plus ou moins semblables à la Terre que nous connaissons. A l’abri de sa forteresse sous-marine, protégé par des créatures terrifiantes et perverses qu’il a lui-même créées grâce au génie génétique. Il lutte depuis peu contre une menace grandissante qu’il ne peut encore circonscrire. Mais si sa vie  a déjà été mise en danger à plusieurs reprises, c’est la toute première fois qu’il n’est plus le seul à sauver.

Mon avis

Imaginez-vous à bord d’un vaisseau spatial. Amnésique, avec de grandes connaissances. Ou dans un autre pays. A une autre époque. Des vies parallèles. Qui semblent se compléter. Des énigmes nouent ces vies. Que se passe t-il? Qui est à l’origine de ces faits qui traversent des destinées, des mondes?

Des histoires d’hommes qui se suivent, ne se ressemblent pas mais s’imbriquent les unes aux autres. Les chapitres sont courts, titrés et nous entrainent dans des mondes différents qui sont le début ou la fin du chapitre précédent ou du suivant. Un début. Une suite. Des histoires. Une histoire. Un point commun: Saclyd. Les monstres. Les horreurs. Les guerres. Saclyd trouvera t-il un adversaire à sa hauteur? Pourquoi une telle manipulation des êtres et de leur destin? Que cache t-il? A t-il une âme? Est-il capable de compassion?

Au fil des pages, des personnages défilent. Avec leur vie. Mais, est-ce bien la leur? Une impression, une question  taraude le lecteur. Et si ces personnages nous représentaient? Et si Saclyd était cette force supérieure qui semble gérer notre monde? Les chroniques de l’Uchronomicon – Le cycle de Saclyd est peut-être l’explication de ces vies terrestres. De ces pions que nous sommes.

Philippe Morineau par le biais des éditions complicité   nous offre un roman épique. Un roman qui interroge sur l’humanité et son mode de fonctionnement. Un très beau roman de suspens qui se laisse agréablement lire. Qui régale le lecteur. Miam!

Ma note 18/20

9782351200919  Ed. Complicités – Hors Collection   196 p.   16€

Quand s’éteindra la dernière chandelle – Frederick Durand – 2015

Quatrième de couverture

Célibataire désœuvré, Florent accepte de participer à une soirée qu’organise l’un de ses amis. Là, il prend part à une conversation qui porte sur le surnaturel. Interrogé, l’homme affiche son scepticisme. Son hôte le met alors publiquement à l’épreuve: puisque Florent est si incrédule, osera-t-il écrire une lettre aux forces des ténèbres  en leur demandant  d’être présentes à ses côtés jour et nuit? Florent accepte de relever le défi. L’idée de séduire l’une des convives n’est pas étrangère à cette décision…

De retour chez lui, Florent est prêt à oublier l’incident. Mais une série d’évènements troublants l’amènent peu à peu à s’interroger : en acceptant de rédiger cette missive, a-t-il déclenché un redoutable mécanisme capable d’exaucer ses souhaits au-delà de tout ce qu’il avait imaginé?

Mon avis

Une soirée. Un pari stupide. Une vie qui bascule. Surtout, des nuits qui se muent en cauchemar. Pourquoi avoir accepté ce pari? Comment faire Pour effacer cette décision irréfléchie? Plus simplement, fallait-il faire ce pari?

Au fil des pages, nous assistons à l’entrée dans la quatrième dimension de Florent, le parieur. Une véritable descente aux enfers. Et c’est peu de le dire. Peut-être est-ce un rêve? Un cauchemar éveillé? Les faits sont-ils réels? Ne sont-ils pas le fruit d’une conscience traumatisée par un pari idiot? Le monde change lentement autour de Florent. L’impensable? Un pari. Juste un pari. Bête et fait avec une immaturité totale. Juste pour rire. Et la vie tourne à l’envers. Prémices de la folie? Un rêve qui s’évanouira au réveil?

Quand s’éteindra la dernière chandelle nous emporte dans un monde fantastique où la réalité et le rêve se mêlent pour nous faire vivre un extase imaginaire. Une écriture superbement tragique. Une écriture superbe d’horreur. De fine angoisse. Les nouvelles qui terminent Quand s’éteindra la dernière chandelle sont aussi angoissantes les unes que les autres. Damnées nouvelles!! Le temps s’arrête puis s’accélère au fil des pages. Tel notre pouls tout au long des chapitres. Un très beau roman.

Ma note 17/20

9781612274164   Black Coat Press Coll. Rivière Blanche 190 p.   17€

L’oeuf de Tanglemhor – chroniques des secondes heures de Tanglemhor T. 1 Azaël Jhelil – 2018

Quatrième de couverture

L’Alliance n’est plus. Le Premier Vindicateur a imposé sa tyrannie à la rayonnante civilisation du Bassin ctasharre. Les rois ont été exécutés, la liberté de culte abolie. Le pouvoir du semi-lacertys est absolu. Il ne lui reste plus qu’à soumettre le duché de la Marche, dernier flambeau d’une résistance à l’agonie. Tout espoir est vain. Il ne reste rien. Il parait, cependant qu’un audacieux s’est introduit dans la Citadelle noire et en a dérobé l’un des biens les plus sacrés du Très Saint Libérateur. Toutes les forces de l’Empire ont pour ordre de le ramener … vivant.

Mon avis

Il est vrai que quand j’ai reçu l’oeuf de Tanglemhor , que j’ai vu le pavé que c’était, ma première impression a été « Ô mazette! Mamma mia! ». Dès que je l’ai ouvert et que j’ai commencé à lire, j’ai pensé « Ô mazette! Mamma mia ». Le ton n’était plus le même. J’étais conquise. Dès les premier mots.

Tout commence par un message. Une vision. Bon ou mauvais signe? une histoire comme je les aime. Des personnages improbables. Des noms imprononçables ou poétiques (Serpent de Lune). Des scènes dignes des meilleurs films d’horreur . Et tout cela, dès le début. Ce qui augure de la suite. Puis, la magie opère. Dans tous les sens du terme. Tout se précipite. L’ennemi est là. Il faut le combattre. Combattre ses pouvoirs occultes. Comment faire? Comment se protéger? Plutôt, comment protéger le peuple? Le protéger de la magie noire? Que faire quand l’ennemi est féru de sciences occultes et est prêt à tout pour réussir ses desseins? La bataille semble perdue face à un adversaire sans foi ni loi.

L’oeuf de Tanglemhor nous entraîne dans un rythme effréné. Sans temps mort. Dans un monde de guerre. Pour une reconquête.  Celle du droit de vivre. D’exister d’un peuple qui n’a plus d’espoir. Ce dernier réussira t-il à s’unir pour acquérir cette liberté tant souhaitée? Inutile de vous dire que la lecture est envoûtante et se fait d’une traite. Elle laisse peu de place à l’ennui, voire pas du tout. Les rebondissements sont nombreux et nous emportent dans le cœur de l’histoire. Avec bonheur. Avec curiosité. Chaque nouveau chapitre titille encore plus notre curiosité et nous emporte dans un monde où la fée côtoie l’ogre. Où ce dernier se bat contre un Maître de la magie. Le tout agrémenté de batailles mémorables.

L’oeuf de Tanglemhor est une odyssée digne de celle d’Ulysse et de ses monstres fantastiques. La multiplicité des personnages n’apporte aucune difficulté à la lecture. Au contraire. Vous allez peut-être, comme moi, succomber au charme de la belle Oriana. Qui sait? Azaël Jhelil a créé un monde imaginaire unique qu’il me tarde de retrouver dans le prochain tome. Un merveilleux et très beau roman.

Ma note 19/20