Codex 632 – Le secret de Christophe Colomb – J.R. Dos Santos – 2015

Quatrième de couverture

La vie de Tomàs Noronha bascule lorsqu’on lui demande de déchiffrer les notes d’u professeur d’histoire retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel alors qu’il travaillait sur la découverte du Nouveau Monde. De Lisbonne à Rio, New York à Jérusalem, le jeune cryptologue se heurte à l’une des énigmes que les historiens n’ont toujours pas réussi à résoudre: l’identité de Christophe Colomb et la véritable histoire des Grandes Découvertes.

Pourquoi le nom de « Colomb » n’a-t-il jamais été trouvé dans les témoignages de l’époque? Pourquoi le navigateur a-t-il embarqué sur la Santa Maria quelques heures avant l’avis d’expulsion des juif du Portugal? Tomàs se rend vite compte qu’un mystère en appelle un autre. Pourquoi ce jeune Génois ne parlait-il ni italien, ni génois? Et l’Amérique était-elle vraiment inconnue avant 1492? Autant de questions auxquelles les spécialistes n’ont jamais vraiment pu répondre… jusqu’à aujourd’hui.

Chronique

Personnellement, les recherches en tant  que passionnée d’histoire m’ont appris une chose: L’histoire que nous apprenons n’a rien à voir avec la réalité de ce qui s’est passé. A la question « qui a découvert l’Amérique?« , la réponse est sans hésitation, en général: « Christophe Colomb ». C’est ce que nous apprennent les livre scolaires. Qu’en est-il réellement? Qui était cet homme? Qu’a t-il vraiment fait dans sa vie? Que signifie Codex 632? Et  si l’histoire était tout autre? Quel rapport avec un professeur d’histoire portugais?

Tomàs est un professeur d’histoire qui s’ennuie dans son quotidien. Une invitation à New York. Un départ précipité à Rio. Une énigme à résoudre. Ou plutôt, plusieurs. Au fil des pages, nous allons de découverte en découverte. Nous sommes de plus en plus intrigués par les résultats de recherche de Tomàs.  C’est une lecture passionnante et addictive où l’intelligence aigüe  de Tomàs nous fait regarder l’histoire avec un intérêt particulier. Peu à peu, le puzzle se met en place. Nous nous surprenons à réfléchir comme lui et à prendre un papier et un crayon afin de participer à l’analyse des mots.

Codex 632 le secret de Christophe Colomb  nous entraine dans un des mystères de l’histoire. Quel rapport entre le codex et Christophe Colomb? Nous suivons une enquête minutieuse, faite d’énigmes difficiles à résoudre, de messages obscurs. De messages d’une opacité profonde. Messages à ne pas mettre à la portée de tous. Une saine curiosité qui nous fera redécouvrir un fait historique. Une partie tue aux non initiés. Une partie nommée Codex 632 le secret de Christophe Colomb

Note 17/20

9782357201774   HC Editions   377 p.

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La Lozère d’antan – Jean-Marc Gilly – 2017

Quatrième de couverture

A travers près de 350 cartes postales anciennes, Jean-Marc Gilly nous conte un autre temps, celui où bûcherons et scieurs de long travaillent le bois sans relâche, où diligences et malle-poste sillonnent les routes lozériennes et où les colporteurs ambulants relient les villages. Au début du XXème siècle, la Lozère connait un essor touristique important grâce à l’arrivée du chemin de fer, tandis que perdurent l’élevage des vers à soie et le savoir-faire des dentellières.

Chronique

Les régions française sont très riches d’histoire et connues surtout de leurs ressortissants. Cependant, peu de personnes connaissent l’histoire de ces régions sur le bout des doigts. La Lozère d’antan nous montre une façon ludique de la découvrir.

Tout débute par un rapide cours d’histoire (une page). Puis, peu à peu, nous entrons dans le vif du sujet. Comment vivaient les gens à cette époque? Quels étaient les métiers les plus courants? Existent-ils encore actuellement? Était-ce vraiment le bon temps? Comment s’habillaient les gens dans l’Aubrac? Nous découvrons avec ravissement le travail du blé. Nous découvrons aussi les pâturages et leurs rituels dans les Cévennes. Le passé industriel dans le textile et l’acier.

Les photos en noir et blanc sont d’anciennes cartes postales qui illustrent bien le quotidien des lozériens. Savez-vous ce qu’est la sériciculture? Savez-vous qu’elle connut un grand essor en Lozère? La lecture se fait au gré de la curiosité. Curiosité qui est bien assouvie par des explications claires, concises, riches.

La Lozère d’antan nous apporte une belle lumière sur la société de l’époque et de son évolution. C’est une promenade bucolique à travers les pages et les photos. Une promenade intéressante qui nous fait aussi découvrir la richesse culturelle de cette région. C’est une belle ballade qui nous fait connaitre la Lozère d’antan.

Note 17/20

9782357202450   H.C. Editions    128 p.    18,50€

La Provence – 100% vintage – Anne Laure Rauch – 2019

Quatrième de couverture

Quelle gare provençale a servi de décor au premier film des frères Lumière? Comment est née la bouillabaisse? Qui habitait dans le palais des Papes en 1900? Qui a créé l’emblématique cigale en céramique? Combien de fois Jean Mermoz a-t-il échoué à son examen de pilote à Istres? Illustré de cartes postales de la Belle Epoque, ce petit livre « 100% vintage » fourmille d’anecdotes pour tous les amoureux de la Provence et de son histoire.

Chronique

Une belle surprise en recevant ce beau livre. Grand? Que nenni. Concentré. Petit. Qui tien dans la main. Un livre-objet. Un livre qui tient dans un sac à  main et qui peut être sorti facilement au cours d’une excursion, d’une promenade à travers la Provence. Les photos sont en noir et blanc. Ils nous font découvrir la Provence, la société provençale, ses traditions, ses fêtes, ses métiers d’antan.

Découvrez les terres de Provence. Découvrez leur histoire. Leurs histoires. Les petites anecdotes propres à chaque monument. A chaque tradition. Aux métiers aujourd’hui disparus. Vous vous posez des questions sur la Provence? Eh bien, vous trouverez les réponses dans ce petit bijou de livre. En quelle année ont été construites les Halles Centrales dans la Cité des Papes? Que savez-vous des porteuses, un rude métier de femmes? Saviez vous pourquoi la Canebière ne s’écrit plus qu’avec un seul « N »? Autant de questions qui trouveront réponse dans ce petit recueil d’anecdotes provençales.

La Provence 100% vintage se feuillette sans fin. Pas besoin de commencer par le début, ni de le lire dans l’ordre. D’ailleurs, la lecture est très amusante et attise la curiosité.  Une lecture enrichissante quelle que soit la région de France. Ce petit rectangle est idéal pour l’avoir bien en main lors d’escapades, de vacances en Provence. Il promet de beaux moments de découvertes.

Note17/20

9782357202184    HC Editions    250 p.   12€

 

Le trône maudit – Jose Luis Corral & Antonio Piñero – 2014

Quatrième de couverture

An 4 avant Jésus-Christ. Le cruel tyran Hérode le Grand meurt et laisse le trône d’Israël vacant. Deux de ses fils se disputent  alors la succession de celui qui était considéré comme le roi de tous les juifs. Débute ainsi une période mouvementée où passion, violence et trahison se déchainent: chacun voulant obtenir la faveur de l’Empereur Auguste qui surveille avec une extrême vigilance cette partie particulièrement sensible de son Empire.

Dans ce contexte fragile apparaît un jeune prédicateur, Jésus de Nazareth, qui par ses sermons sur le Royaume de Dieu et sa capacité de persuasion commence à remettre en cause la tutelle romaine  et l’hégémonie des prêtres juifs de Jérusalem. Dès lors, nombreux sont ceux qui veulent se débarrasser de ce rebelle, qui va entrainer un bouleversement fondamental dans l’histoire du monde.

Chronique

Comme le dit l’adage: « Le roi est mort, vive le roi« .  Et après, que se passe t-il? Qui lui succèdera?  Avait-il choisi son dauphin avant de mourir? Pour Hérode, comme pour tous les rois, la mort est aussi une question politique. Et Hérode n’en finit pas de mourir. Plutôt, il est mort dans un silence et un secret assourdissants. Fracassants. Sa succession est une énigme. Nous découvrons, ainsi, les coulisses d’un succession royale où tous les coups sont permis pour accéder au trône tant désiré (meurtres, trahison…). Encore faudrait-il pouvoir survivre à cette foire d’empoigne.

Le trône maudit nous fait vivre un moment clé de l’histoire du peuple juif. A une époque où Jésus de Nazareth, par ses prêches, semait le trouble dans un  royaume tant convoité par tant de puissants. Qui succèdera, finalement à Hérode? Comment ce successeur accèdera t-il au trône tant convoité? Par le biais de cette succession, nous assistons aux prémices de ce qui deviendra la seconde religion monothéiste: le christianisme. Nous assistons aux  mutations socio-historiques  qui bouleverseront la politique de cette partie du monde. Nous faisons aussi la connaissance de différents personnages bibliques. Nous les découvrons sous un autre jour.

Nous ne nous ennuyons à aucun moment. Dès les premiers mots, nous voyageons dans le temps et nous sommes subjugués par la vie de ces hommes et de ces femmes. Certains faits décrits dans les grands livres religieux sont bien expliqués. Cependant, ne vous y trompez pas, il s’agit bien d’un roman. D’un superbe roman. Un gros pavé qui se lit avec une grande facilité tant le récit est prenant. Nous sommes pris dans la vie de nombreux héritiers plus ou moins légitimes. Une vie où intrigues, fourberie, violence, trahison sont maitres. Tout est acceptable pour s’accaparer le trône. Fut-il maudit.

Note 17/20

9782357204218   HC Editions   576 p.    22€

Le Nègre de Napoléon – Raymond Chabaud – 2015

Quatrième de couverture

Peut-on être martiniquais, noir, abolitionniste, officier de la Légion d’Honneur, général nommé par Napoléon sur le front et membre de l’Etat Major de Louis XVIII? L’histoire de Joseph Serrant débute dans l’époque troublée de la Révolution pour s’achever dans la morne conformisme de la Restauration.

Cordonnier à Saint-Pierre, Joseph Serrant s’active dans le Club des jeunes citoyens et se bat pour l’abolition avec Louis Delgrès: tous deux participent, dès 1792, à la première abolition qui ne durera guère. Puis c’est la guerre où il peut enfin exprimer sa bravoure: Napoléon le nomme Général après la victoire d’Ostrovno. Joseph Serrant est le seul métis élevé au grade de général par Napoléon, le seul Général métis d’Empire.

Chabin, aux Antilles, Joseph est Noir. En Europe, seul officier métis dans une armée qui n’en compte guère, il est vu comme Blanc. Aux Antilles, révolutionnaire, Joseph se prend d’une passion pour la Nation. En France, la Nation Jacobine lui fera oublier la singularité antillaise.

Chronique

Au crépuscule de sa vie, Joseph Serrant fait un retour sur sa vie. Sur son édifiante carrière. C’est un homme qui est né Métis et libre  dans son île. Un homme qui est reconnu en tant que Blanc en France. Un mensonge sur ses origines qu’il assumera toute sa vie. C’est l’histoire d’un cordonnier qui s’élève socialement et devient l’un des plus grands généraux de l’Empire Napoléonien.

Le Nègre de Napoléon nous transporte dans une vie. Celle de Joseph Serrant, né au pied de la Montagne Pelée. Les hasards de la vie vont jouer en sa faveur et faire de lui l’homme qu’il deviendra. Un homme de combat.  Il s’agit d’une histoire envoûtante, addictive qui pousse à tourner les pages avec un grand plaisir. Une petite histoire dans la grande. Une petite histoire avec la grande.  Celle qui se greffe à l’Histoire dans une trame tissée avec obstination jusqu’à s’unir pour aboutir à des faits historiques tels que l’abolissement de l’esclavage qui ne dura qu’un an, à l’époque.

Le Nègre de Napoléon est l’histoire d’une île: la Martinique. Une île où la société se décline en couleur de peau. Une île où les classes sociales se côtoient, mais sont profondément divisées. Sur cette île une famille aura un destin profondément bouleversée par sa participation à l’histoire de France.  Joseph Serrant est le témoin actif de ce changement. Un témoin qui nous entraîne dans les grandes batailles de l’Empire à travers l’Europe. Le regard que porte Joseph Serrant sur sa vie est sans fards. D’une limpidité sans faille. Il a aimé sa vie, malgré quelques regrets. Il a aimé représenter son pays. Il en a ressenti une grande fierté, même s’il a toujours tu sa couleur qui, autrement l’aurait desservi. Même s’il était le Nègre de Napoléon.

Note 17/20

9782357202498   HC Editions   208p.   17€

La princesse fantôme – Laure St Andrea – 2018

Quatrième de couverture

En 948, trois royaumes se disputent Seillos, gros bourg minier au commerce florissant. La guerre est aux portes de la ville et une négociation de la dernière chance est organisée. Exilée à Seillos pour des raisons mystérieuses, Wilia, 16 ans, doit apprendre à se débrouiller seule. Accusée de sorcellerie, elle doit fuir de nouveau. Devenue l’apprentie du médecin royal, pourra t-elle faire confiance à Pedr, le neveu de la reine? Un personnage mythique vient s’inviter au cœur de la lutte fratricide qui oppose deux conceptions du monde. Qui pourra rétablir la paix?

Ma chronique

Une jeune femme insouciante. Une jeune femme qui aime  la nature et les plantes. Un passé mystérieux. Quel sera son avenir? Qui est-elle? Le Xème siècle est-il une bonne époque pour quelqu’un qui reste si proche de la nature? Wilia l’apprendra, peut-être, à ses dépens. On ne peut pas toujours se confronter aux puissants, sans se brûler les ailes.

La princesse fantôme nous transpose dans une époque où la ferveur religieuse est dévastatrice. Une époque où la différence pouvait, parfois, être mortelle. Une époque où la nature était liée à la magie noire. Nous assistons au destin d’une jeune femme. Une jeune femme qui se sent destinée à soigner grâce aux offrandes de la nature.

Les chapitres ont des intitulés qui nous permettent de suivre l’histoire sans peine. Le vocabulaire est adapté à l’époque rendant, ainsi la lecture agréable, truculente. Laure St Andrea nous fait découvrir les us et coutumes du dixième siècle. Elle nous fait découvrir les croyances. Les usages de la haute société. Les prémices de la nouvelle religion monothéiste et les pratiques sulfureuses de ses serviteurs zélés.

La princesse fantôme nous emporte dans une aventure sans fin. Chaque page, chaque ligne nous tient en haleine et aiguise notre curiosité. Entre intrigues, batailles et trahison, l’histoire nous emporte toujours plus loin à la recherche du savoir, des ennemis  et surtout de la princesse fantôme. La trouvera-t-on? Un mystère qui, peut-être, s’éclaircira. Comment s’y prendre? Existe t-elle vraiment? Comment s’y prendre? Où est-elle? Une recherche pleine de douleur, de peines, d’énigmes qui nous entraînent dans de nombreuses aventures. Pour notre plus grand plaisir.

Ma note 17/20

9781717724618   Autoédité   355 p.

 

Fillette Lalo – Gerry L’Etang et Dominique Batraville – 2018

Quatrième de couverture

Dans une autre circonstance, un autre pays, un président-à-vie entreprit une traversée de l’horreur. Il s’appuya dans cette aventure sur une milice dont les membres reçurent le titre officiel de « volontaires de la sécurité nationale ». La malice populaire préféra les nommer « tontons macoutes » pour les hommes, « fillettes Lalo » pour les femmes, s’inspirant là d’un croquemitaine et d’une ogresse, figures imaginaires du lieu. Une femme se hissa à la tête de ces paramilitaires, devint LA Fillette Lalo. Plus d’un demi-siècle après le début de son oeuvre, sa légende, d’extravagance et d’effroi, est ici restituée

Mon Avis

Un peuple qui se révolte. Comme partout dans le monde. Sur une île Antillaise, les légendent courent les rues. Les chants moqueurs et satyriques aussi. Surtout ceux qui concernent Fillette Lalo qui a disparu de mille et une manières différentes. Qui est-elle? Mythe ou réalité? Que se passe t-il? Qu’est-ce qui a mené à cette révolte populaire? Quel est le lien avec fillette Lalo? Fillette Lalo nous fait découvrir des personnages hauts en couleurs. Des personnages aux noms d’une grande douceur. D’une douceur aussi grande que la férocité de la personne qui le porte. Leur vie. Leur sort nous sont racontés dans le détail. Nous suivons un peuple qui est arrivé au bout de la peur. Au bout de la douleur. Au bout de la terreur. Au bout de la violence. Une violence aveugle. Gratuite. Partiale.

Au fil des pages, nous faisons face à la grandiloquence d’un tyran. D’un autocrate nommé « Président à vie ». D’un « vampire du peuple ». Nous découvrons un pouvoir autoritaire qui se complait dans ses exactions. Comment vivent ces hommes et ces femmes qui détiennent le pouvoir? Ont-ils des limites à leur débauche? Ont-ils des imites à leurs violences? Peu à peu se dessine l’innommable. Les luttes souterraines. Les trahisons. Le ton est caustique. L’humour aussi.

A travers les actes, l’histoire de fillette Lalo est le destin d’une île saturée d’horreur. Qui se dessine. Ainsi que la force et la résilience d’un peuple qui se dresse face à son dictateur et à ses sbires. Un peuple qui tire sa force de cette violence pour se construire, pour avancer dans la vie. Pour regarder, de loin, la chute de ces « grands », voire de l’orchestrer. Mine de rien. Fillette Lalo est un hommage à un peuple jamais nommé, mais connu du monde entier. Ce peuple qui possède dans les gènes, dans son histoire, une part de l’ADN de cette légende: Fillette Lalo.

Ma note 18/20

9782357204171     Hervé Chopin Editions    80 p.     12,50€

La Martinique à travers la carte postale ancienne – 2016

Quatrième de couverture

« Il faut épier le réel, ces existences surgies de tous les écarts, ces signes dans les regards qui s’accordent une espérance, cet outre-soi qui n’abdique pas, tout cela restitue l’identité de l’île, terre mouvante entre des passages orphiques, terre convoitée par les battements de cœur de l’histoire, terre de grands cris et de non-dits qui chacun ont leurs mystères, d’où soudain nous parvient le pays, jusqu’alors caché entre deux failles qui communiquent. »

Mon Avis

La Martinique. A travers le temps. Une île comme vous ne l’avez jamais imaginée. Des cartes postales en noir et blanc. Les cartes géographiques qui datent d’une époque où les traces étaient des chemins connus de tous. Au détour d’une page, les métiers de « Antan lontan« , comme dirait un certain Raphaël Confiant, défilent avec les costumes traditionnels. Avec les foulards qui expliquaient le statut matrimonial. Avec les places des villes où les marchandes se promenaient avec sur la tête leur marchandises, où se côtoyaient les élégantes qui se mesuraient du regard.

C’est toujours avec plaisir que l’on découvre des lieux avec une histoire, un passé. Les Editions HC déclinent ce beau livre en différentes régions françaises. Dans la Martinique à travers les cartes anciennes, les mots sont de prose et de vers. Ils riment avec beauté. Avec harmonie. Avec nostalgie. Ils nous parlent de l’Histoire (la grande et la petite). Des anecdotes propres à chaque morne. A chaque monument. Les cartes postales sont sources de tendresse. Elles sont un regard cru sur la société de l’époque.  Une société où la vie était dure, mais simple, mais belle. Une vie où la nature avait sa place. Une vie où rien n’était folklore

Au détour d’une page, Saint-Pierre, ville sacrifiée à un volcan vindicatif. Saint-Pierre, ville qui renaitra de ses cendres fumantes. Brûlantes. Et ces métiers qui, aujourd’hui, ne sont que des mots: marchand de balais. De paniers caraïbes. Des mots superbes qui font imaginer, rêver l’époque. Ces dames âgées, la pipe à la bouche. Ces danseurs de ladja, maîtres des bourgs, aujourd’hui tombés dans l’oubli.

Alors, imaginez ces mêmes cartes décrivant le passé du Périgord ou d’ailleurs, vous permettant ainsi de découvrir votre région. Un très beau voyage à travers le temps.

Ma note 19/20

9782357202634   Hervé Chopin Editions    160 p.   18,50€

 

Sun Tzu le Stratège et le Sorcier – Olivier Lusetti – 2018

Quatrième de couverture

En Chine ancienne, dans la périodes des Printemps et des Automnes, le jeune Sun fuit la pays de Qi annexé par les forces ru royaume de Ch’u. Orphelin, porteur horrifié d’une terrible culpabilité, c’est épuisé qu’il franchit la frontière de Wu, pour rejoindre son grand-père, -un militaire de métier impitoyable- qu’il n’a jamais connu  sauf à travers ses exploits  et ses colères incontrôlables, contés par son fils. Arrivé en vue du village, le jeune Sun s’interroge sur son avenir si incertain, lui qui n’a pas encore croisé la tunique grise du sorcier le Fang-Sian; lui qui ignore encore tout de son incroyable destinée; lui qui pense que la voix accusatrice qui résonne dans sa tête est du fait de son seul esprit. Il dépende de l’Homme de faire des plans, il dépend du Ciel de les accomplir. Le destin de Sun Tzu s’écrit dans une encre de sang.

Mon Avis

Quitter ses terres pour aller vers l’inconnu fait souvent très peur. Quand on est différent, cela peut être pire. L’avenir peut découler des rencontres faites en cours de route. Ainsi fut scellé le destin de Sun.

Sun Tzu le stratège et le sorcier nous emporte dans l’empire chinois avant la réunification. A travers la culture, les croyances, les prophéties de cette époque. Une époque où la tradition et les proverbes codifiaient les actes des hommes. Sun va, ainsi, faire l’apprentissage de la rude vie de ce temps là.

Le roman est divisé en actes qui ont, chacun, un certain nombre de chapitres, tel une pièce de théâtre. Les mots frappent durement. Amèrement. Fortement. Comme la vie. Comme la  mort. Comme l’apprentissage de la vie. De la mort. Comme la perte d’une famille.

Le voyage est fantastique. Dans tous les sens du terme. Le destin de Sun se dessine tout au long de la lecture. Un destin auquel il n’avait sans doute pas rêvé. Mais un destin qui semble gagné aux dés. Un destin qui fait de lui l’homme qu’il devait être.

Le voyage se fait entre histoire, mystères, magie. Dans un monde enchanteresse. Un monde où les êtres fantastiques, les batailles sont nombreux. Un monde où l’amour, la haine, la vie se côtoient et se mêlent pour devenir une destinée hors norme.

Sun Tzu le stratège et le sorcier nous envoie dès le premier mot dans le monde d’un homme unique dont les actions retentiront sur l’histoire, l’avenir de son peuple. A quoi peuvent bien servir un stratège et/ou un sorcier dans le devenir d’un empire? La lecture vous apportera une réponse qui éveillera peut-être vos dons de stratège. A moins que ce ne soit celui de sorcier. Peut être que cette réponse vous satisfera. Ce qui est sûr, c’est que vous ne sortirez pas indemne de cette lecture.

Ma note 18/20

9791092557756    Fantasy Editions    213 p.

1515 – 1519 – Le Chroniqueur de la Tour – 2018

Quatrième de couverture

1er janvier 1515, François Ier devient Roi de France. Il se doute qu’il va vivre des évènements extraordinaires mais il sous-estime largement ce qui l’attend. Il va découvrir que l’Histoire n’est qu’un théâtre où s’affrontent des forces obscures en coulisses. Tout ce qu’il croyait solide, tout ce qu’il pensait vrai sera bouleversé. Car le monde est en train de basculer. Pour une damnation ou pour une renaissance?

Mon avis

L’entrée en matière nous laisse bouche bée. En état de choc. A Cuba, des hommes subissent mortellement la religion. Ailleurs, le Comte d’Angoulême est couronné par un ange et devient François 1er. Leur point commun? La ferveur religieuse. Deux mondes. Deux peuples. Deux manifestations de la croyance. Nous suivons des instants, des vies parallèles, dont les actes sont établis au nom de la religion. Peut-on tout faire au nom de la religion? Peu importe, le monde est en train de changer. Ce que semble ignorer François 1er. Les sentiments humains prennent le dessus sur la religion: ambition, soif de pouvoir, obscurcissement des cœurs et des âmes. L’obscurantisme en un mot.

Au fur et à mesure de la lecture, nous faisons connaissance d’univers différents et pas forcément catholiques: elfes, morts-vivants, etc. Les intrigues sont nombreuses et l’histoire Mondiale semble être écrit par les desseins et les actes humains. Quelque soit l’endroit dans le Monde Catholique, les intrigues vont bon train. L’histoire de François 1er se mêle à celle des marionnettistes des complots, de la vie, de l’Histoire, du Monde.

1515-1519 est un roman intriguant qui nous fait revisiter l’Histoire en regardant par le bout d’une lorgnette bizarre et parfois incroyable. Et si le Monde était le résultat d’actions d’un groupe d’individus qui tiraient les ficelles dans l’ombre? C’est peut-être déjà le cas? Vous allez voir les évènements mondiaux de cette époque  d’une manière que n’avait délivré aucun document historique.

L’amour, la trahison, les batailles agrémentent la lecture et titille notre curiosité. il ne faisait pas forcément bon d’être dirigeant en 1515-1519. François 1er vous le confirmerait sans aucun doute. Le chroniqueur de la tour nous emporte dans son Histoire mondiale revisitée par les efes, les humains, les morts-vivants, les intrigants, les victimes, le clergé. Les chapitres sont denses et envoûtants, ce qui n’empêche que la lecture est addictive et nous laisse imaginer une suite toute aussi belle et prenante.

Ma note 17/20

9791026219576   Ed. Librinova   476 p.