Pomme – Yaël Delalandre – 2015

Chronique

Une histoire sans mots. Une histoire en images. Une histoire imaginative. Une histoire pour enfant. Pour stimuler son imagination. Pour le laisser se fabriquer son histoire. Pomme. Le fruit ou la petite fille. Les tribulations d’une pomme et de son pommier. La fidélité d’une petite fille à son arbre. Disons  même, les aventures et les mésaventures d’une petite fille et de son pommier préféré.

Pomme est un petit livret pour enfant de plus de trois ans. Les croquis sont couleurs pastel. Une couleur qui accroche le regard. les pages sont épaisses et peuvent être tournées, manipulées par un enfant. Les dessins sont stylisés de manière à ce qu’un enfant s’y retrouve sans peine car il aura l’impression de les avoir dessinés. De beaux moments de partage parents-enfants. Pomme stimule l’imaginations des tout petits qui raconteront leur histoire. Leur conte. Une histoire qui changera chaque jour peut-être. Selon leur humeur. Ils feront un bout de chemin avec pomme.

Note 18/20

9782322016372   Book on Demand   28 p.   8,88€

 

 

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Orlan & Byggvir une vérité inattendue – François Curchod – 2018

Quatrième de Couverture

Orlan accompagné par son ami Byggvir va bientôt quitter le petit village de Morneséjour où ils ne se sont jamais sentis à leur place, pour rejoindre la capitale Catalgam. Son objectif, remporter le tournoi des aspirants chevalier et entrer au service de l’empereur pour partir combattre les Orghoviens. Pourrait-il réaliser son rêve ou sera t-il rattrapé par les étranges évènements qui se déclenchent autour de lui, de son ami et de Baldur, le terrible ministre de la Guerre qui semble avoir une dent contre eux?

Chronique

Deux amis d’enfance unis par leurs rêves. Unis par leur famille atypique. Ils mènent une vie routinière jusqu’au jour où le ciel leur tombe sur la tête. Que se passe t-il? Qui pourra leur expliquer? Quel sera leur destin? Ils ont des projets plein la tête et savent que leur avenir est tout tracé. L’accompliront-ils?

Orlan &Byggvir une vérité inattendue est l’histoire d’une amitié. D’une loyauté. D’une longue complicité entre deux hommes. C’est aussi l’histoire d’un secret longuement gardé. Quel est-il? Qui en est le dépositaire? Ont-ils une destinée à accomplir? C’est le récit de nombreux secrets ignorés par les deux amis. Des secrets qu’ils sont loin d’imaginer. Les découvriront ils? Ces secrets pourront-ils les aider à accomplir leurs rêves? Qui sont toutes ces personnes qui gravitent autour d’eux?

Les chapitres sont titrés et nous permettent d’augurer la suite des aventures des deux héros. La lecture est addictive car nous sommes intrigués par tout ce qui se passe et curieux de la suite. Les mots se suivent et nous décrivent un monde fantastique fait de secrets auxquels nous ne pouvons accéder que par à-coups, aiguisant ainsi notre curiosité. Les personnages sont plus mystérieux les uns que les autres.

Orlan et Byggvir une vérité inattendue est le récit d’un destin que l’on a du mal à cerner, mais pressenti comme grandiose. Des pouvoirs sont dissimulés. Des vérités sont tues. Mais la promesse d’un bel avenir est présente en filigrane et reste le fil rouge de l’histoire. Un grand mystère qu’on prend plaisir à découvrir.

Note 17/20

9782889490646   5 Sens Editions    260 p.   17€

Partis sans laisser d’adresse – Susin Nielsen – 2019

Quatrième de couverture

Félix Knutsson, douze ans trois quarts, vit avec sa mère, Astrid, et sa gerbille Horatio. Tous trois vivent dans un Combi Volkswagen « emprunté ». Astrid assure que la situation va s’arranger dès qu’elle aura trouvé du travail, et fait promettre à Félix de garder le secret. L’adolescent tient sa langue et parvient à faire sa rentrée dans un nouveau collège, comme si de rien n’était. Mais à mesure  que l’hiver s’approche les temps se font de plus en plus durs. Félix en est sûr: la meilleure manière de s’en sortir est de participer à son émission favorite, qui, que, quoi, quand?. S’il gagne, il remportera vingt cinq mille dollars, et alors Astrid et lui n’auront plus aucun souci à se faire.

Chronique

Un jeune garçon un brin mature. Une mère qui est une sorte d’adolescente dans sa manière d’agir. Une mère aventurière qui prend la vie comme elle vient. Ce qui rend leur vie bien aventureuse. Hasardeuse.

Félix subit la vie que lui fait mener Astrid, sa mère. Avec stoïcisme. Cependant, il n’est pas facile de vivre quand on se retrouve sans logement et que l’on vit dans un Combi. Que répondre quand on vous demande une adresse? Comment avoir un minimum d’hygiène quand on prend un bain à la sauvette? Comment expliquer sa situation à des amis, surtout quand on a douze ans trois quarts? Félix le geek se sent plus responsable que sa mère. Il n’accepte pas toujours les actions de cette dernière. Mais comment le lui dire? Comment lui expliquer sa colère, son ras le bol? La colère de subir son caractère à l’origine de tout leurs déboires. Et que dire de sa mauvaise foi et de son orgueil mal placés?

Partis sans laisser d’adresse est l’histoire d’une longue descente aux abymes d’un enfant et de sa mère. Deux personnes qui perdent peu à peu pied pour s’installer dans une voiture. C’est l’histoire d’une famille qui se cache du regard des autres. Du regard que la société pourrait leur porter. C’est l’histoire de milliers de gens qui nous entourent, qui vivent cette détresse et qui font tout pour se fondre dans la masse. C’est l’histoire d’une désespérance. C’est un cri terriblement muet que poussent des milliers de familles autour de nous. Partis sans laisser d’adresse est le récit d’un espoir envers la générosité humaine. C’est un roman, très pudique, qui nous fait réfléchir profondément. Qui nous pousse à regarder autour de nous pour voir ce qui se cache sous un vernis d’apparence. Cette misère tue par les mots. Criée par les attitudes et les comportements. C’est un roman qui nous fait comprendre pourquoi certains courriers sont retournés avec la mention « partis sans laisser d’adresse« .

Note 17/20

9782330120566   Editions Hélium   240 p.   14,90€

 

 

 

Editions Motus

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Lorsque les éditions Motus ont été créées, elles ont d’abord publié de la poésie pour adultes. Depuis quelques années, elles se consacrent principalement à la littérature jeunesse, mais continuent à accorder une place importante à la poésie.

Les éditions Motus publient peu d’ouvrages, mais elles espèrent que leurs créations continueront à être attendues et reconnues pour leur liberté d’invention, leur qualité et leur exigence. En dehors du domaine poétique, la production des éditions  » MØTUS  » est très libre. Elles revendiquent le terme d' » INCLASSABLES  » appliqué à leurs ouvrages. Comme chaque titre est particulier, il fait l’objet chaque fois d’une approche nouvelle, si possible unique.

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La piquante douceur de la joue de papa – Alice Brière-Haquet/Sylvie Serprix – 2019

Quatrième de couverture

Des mots et des images qui s’amusent à nous surprendre en se rapprochant!

Chronique

Il existe des livres atypiques. Ils sont faits pour le plaisir des yeux, de l’intellect. Pour le plaisir de la discussion. Pour le plaisir de l’échange. Ce qui est le cas de la piquante douceur de la joue de papa. Un livre fait d’oxymores (l’utilisation de deux mots aux sens contradictoires). Dès le titre, nous savons que nous allons nous délecter des mots.

Un beau livre. Un grand livre très coloré qui attire le regard, quel que soit l’âge. En fait, une suite d’oxymores hilarants. Pour tout discours, une phrase sur une double page qui fait sourire. Des dessins qui expliquent l’oxymore avec beaucoup d’humour. Qui réveillent des souvenirs. Qui démontrent l’anachronisme de la vie. Ce qui en fait la beauté. Ce qui en fait la complexité. La piquante douceur de la joue de papa, une phrase qu’un enfant peut dire en toute innocence et dans un éclat de rire. C’est une joue douce mais qui pique car il y a une barbe naissante.

La piquante douceur de la joue de papa est un concentré d’oxymores. Elles s’étalent sur chaque double page. Ce sont des devinettes, des fous rires en perspective en famille. A chaque page, sa couleur. Une belle et brillante couleur qui accroche le regard. Des compositions très recherchées et faciles à expliquer. Des compositions qui éveillent la curiosité des enfants, des adultes. Des compositions très drôles. C’est ce qui est mis en exergue. C’est un superbe album qui permet à toute le famille de participer à une agréable partie de jeu de mots.

Note 18/20

9782360110889   Editions Motus    40 p.    13€

Le temps des râteaux – Hervé Mestron – 2018

Quatrième de couverture

Edouard, boutonneux, en mal de filles, est accroc  aux jeux vidéo. Obéissant au médecin qui lui prescrit de la marche à pied, Edouard va accepter un job de promeneur de chiens. C’est ainsi qu’il rencontre Princesse Butterfly, un Yorkshire du sixième arrondissement, avec qui il va tisser une relation particulière. En effet, le chien lit dans ses pensées comme lui-même lit dans les pensées du cien. Et peu à peu, l’animal va le coacher et lui expliquer comment s’y prendre en amour. D’abord réticent,  voire mal à l’aise à l’idée d’écouter les conseils d’un clebs, Edouard va finir par jouer le jeu et affiner sa technique d’approche auprès de Nicoline, une copine de classe dont il est secrètement amoureux. Mais, si les premiers résultats sont prometteurs, la suite l’est nettement moins.

Chronique

Comment vivent les adolescents? Que pensent les ados du monde entier, qu’ils soient boutonneux ou non? Edouard en est un. Il a une vie routinière. Il traine son ennui, son addiction aux jeux vidéos ainsi que ses guêtres à travers son quotidien. Jusqu’au jour où sa mère l’emmène  ou plutôt, le traine chez le médecin. Et sa vie bascule. Peut-être pour toujours.

Le temps des râteaux, avec beaucoup d’humour nous entraine dans « l’enfer’ de ce jeune homme. Dans l’aventure de sa vie. Une vie qu’il partage avec une mère en pleine crise d’adulte ou d’adolescence, au choix. Edouard jette une regard tendre, filial, presque paternel sur cette femme qui lui a donné la vie et qui semble vouloir la lui reprendre. Avec de nombreux sourires, rires, éclats de rires, l’aventure tragi-comique de cet adolescent boutonneux nous emporte dans un monde transcendental. Un monde où les choses lui échappent, lui jouent des tours pendables.  Comment expliquer que la chienne qu’il promène lui parle? Que fera sa mère s’il lui disait que Princesse Butterfly s’immisçait dans sa vie sentimentale et qu’ils discutaient beaucoup lors de leurs promenades?

Le temps des râteaux parle de renaissance plus ou moins attendue. Renaissance d’un adolescent qui prend enfin conscience de ce qui l’entoure. Qui prend conscience du chien qu’il promène et de leur symbiose. De leurs discussions. Un adolescent qui, enfin, prend conscience de l’Autre au point de presque faire l’impasse sur ses questions existentielles face à celui du Yorkshire qui le conseille si bien. Le début d’une grande histoire?

Note 17/20

9782848591773   Editions Zinedi   137 p.   14,90€

Le petit rat de Wallis et Futuna – Malino Nau & Savelina Vea – 2008

Chronique

Le petit rat de Wallis et Futuna est un petit livre pour enfants à partir de trois ans. L’histoire est bilingue français/wallisien. Le livre est souple et tient bien dans la main. Les dessins sont en blanc sur fond noir. Dès la première page, il y a une situation des îles Wallis et Futuna, dans l’océan Indien. De plus, il y a une petite présentation symbolique des animaux du livre et de leur représentation dans la mythologie  de ces deux îles. Ce qui pourrait être un petit moment de partage parents/enfants.

Nous suivons les aventure d’un petit rat  dont la pirogue est en train de couler. Il sera aidé de différents animaux et à chaque fois, ce sera une nouvelle aventure pour notre rat malchanceux. Une histoire pleine de petits rebondissements qui plaira aux tout petits de trois ans. Une histoire qui stimulera l’imaginations des petits lecteurs. Ce conte parle de la réalité de la vie. La fin doit être expliquée par les parents car un peu rude. Malgré cela, ce conte reste un beau moment de complicité et de fous rires pour les petits lecteurs.

Note 18/20

9782296054042   Editions L’Harmattan  Collection 4 vents    16 p.    8€

 

 

L’assassin de papa – Malika Ferdjoukh – 2010

Quatrième de couverture

Valentin et son père vivent dans une péniche abandonnée, sous le pont de Grenelle, à Paris et doivent chaque jour ruser pour survivre et ne pas être séparés. Un soir, ils surprennent le tueur en série qui s’attaque aux jeunes femmes du quartier. La peur hante alors leurs jours et leurs nuits. Car le tueur en série les a vus aussi…

Chronique

Avoir une vie marginale est un fait pour Valentin et son père. L’école de la vie plait à ce garçon qui, très tôt, a appris à ne pas aimer l’école. Mais, connait-il vraiment  la vie scolaire? Pourquoi ne veut-il pas y aller? Son père le laissera t-il y aller un jour? Sa vie de bohème ne lui pèse pas jusqu’au jour où il fit une rencontre.

L’assassin de papa est un roman policier pour lecteurs à partir de dix(10) ans, mais qui peut être lu par des adultes aussi. L’histoire est belle. La lecture est agréable. Au fur et à mesure des pages, nous découvrons l’histoire de ces deux personnages hauts en couleurs, un peu perdus dans la vie. Deux personnes pétries de beaux souvenirs lointains. Deux personnes brisées par une perte commune. Par des accidents de la vie. Valentin et son père connaissent le visage du serial killer qui sévit dans leur quartier parisien. Comment faire pour qu’il soit arrêté? Plutôt, comment le dénoncer sans se présenter au commissariat?

C’est avec beaucoup de plaisir que nous dévorons l’assassin de papa, un roman plein d’humour. D’amour. De force. D’humanité. Ce roman est un concentré de suspens. Cette atmosphère qui s’infiltre dans chaque fibre du corps insufflant fortement l’instinct de survie. Une envie de mieux être entouré. C’est ce qui arrive à Valentin qui craint pour sa vie et celle de son père. Surtout qu’en dehors de la péniche sévit l’assassin de papa.

Note 17/20

9782748509373    Editions Syros 102 p.    6,95€

En noir et or – Claudine Aubrun – 2011

Chronique

Tout le monde a déjà ramassé de la ferraille dans son jardin. En général, tout finit à la décharge. Rarement au grenier. C’est pourtant ce qui arrive à Adèle et à son père. Avec beaucoup de surprise, elle apprend qu’ils ont de la valeur. Est-ce vrai? Que faut-il en faire? Le vendre? Le garder? Adèle doit-elle en parler à son père? Doit-elle, comme le suggère son ami Mika, se taire et le cacher? Il faut dire qu’Adèle et son père ont une vie somme toute routinière jusqu’au jour où un collègue  de ce dernier se fait assassiner. Qui est l’assassin? Le père d’Agnès? Cette dernière doit-elle faire sa propre enquête pour y voir plus clair?

En noir et or, un roman policier pour lecteur de dix ans et plus,  se lit d’une traite tant l’histoire est prenante. Le suspens nous tient jusqu’au dernier mot. L’intrigue est bien ficelée et nous tournons les pages avec une grande curiosité. Avec un extrême plaisir. Les mots s’enchainent, se nouent et se posent avec légèreté et force sur une page de la vie des personnages. Claudine Aubrun, avec cette superbe histoire, a su créer une atmosphère qui rend la lecture agréable. En noir et or est un roman jeunesse que ne renierait pas un adulte. Un beau moment d’évasion.

Note 18/20

9782748511710   Editions Syros    132 p.    5,99€

L’île qui tombait dans la mer – Sabine Milella – 2013

Quatrième de couverture

Kirya, petite fille du Pacifique sud, découvre que son île n’est plus le paradis qu’elle croyait… Heureusement, une rencontre inattendue va soulager sa peine et l’aider à surmonter un grand changement.

Mon avis

Vivre sur une île au milieu de l’océan est un rêve pour une enfant comme Kitya. Mais, quand son île subit le sort de toutes les îles du monde, à savoir, le changement climatique. La vie de Kirya devient un cauchemar. Jusque là insouciante, elle se pose des questions. Que se passe t-il dans son île? Pourquoi tant de bouleversements? Est-ce définitif? Que vont-ils devenir elle, sa familles et les autres familles?

L’île qui tombait dans la mer aborde avec finesse le difficile sujet du changement climatique. C’est une belle façon d’aborder le sujet avec un enfant, de recueillir ses paroles, ses idées. Un moment de complicité Parent-enfant, nourri et enrichi par l’imagination de ce dernier. Les illustrations sont superbes ainsi que les couleurs franches et éclatantes.  Ces couleurs s’assombrissent au fil des pages, mais restent superbes. Les traits des personnages sont très doux. Bien que ce livre soit recommandé pour les plus de huit ans, il peut être lu par les parents pour des enfants plus jeunes ou ouvrir une discussion autour des superbes dessins. un moment de partage familial. Des milliers de questions en perspective.

l’île qui tombait dans la mer permet de satisfaire la curiosité des enfants et de comprendre la société dans laquelle ils vivent. Peut-être auraient-ils des solutions? Il est vrai qu’ils ont une imagination débordante qui peut parfois surprendre. Un autre thème peut aussi être abordé, par exemple à l’école: L’exil. Partir. Tout quitter. Comment réagiraient-ils? Que voudraient-ils emporter? Pourquoi? Une belle manière d’aborder l’actualité..

Ma note 19/20

9782343020655  Ed. L’Harmattan  45 p.   10€