Enclavia – Nouveaux dieux – Johan Atlas – 2018

Quatrième de couverture

Enclavia vit son apocalypse. Ce monde est impitoyablement frappé par des rayons célestes. Les doit-on à de nouveaux dieux? Sont-ils liés à l’apparition du Guerrier, cet être surnaturel qui prend la vie des hommes comme on fauche du blé? Aujourd’hui, Merlin, descendant de l’illustre mage, semble le seul à pouvoir mettre un terme à ces catastrophes. Son histoire s’entrechoquera avec celle de Fileas, le voleur elfe, et celle de Promptus, le stratège commandant des armées d’Escarith.

Mais sur ces destins croisés, une ombre plane. Un mage noir dont l’identité, les machinations, voire même l’existence, sont incertaines. Est-il réel? Ou Lorussi l’a-t-elle opportunément imaginé, pour couvrir un meurtre politique? Vivez leur aventure, assistez aux luttes pour le pouvoir et découvrez

Mon avis

Deux êtres au bout du monde. D’un monde. Différents physiquement. Culturellement. Différents tout simplement. Deux amis unis par l’extinction de leur monde. Qu’adviendra t-il d’eux? Dans leur monde en plein déliquescence, quel rôle auront-ils à jouer? Seul Merlin a connaissance de la prophétie. n’est-il pas trop tard au vu des attaques de  plus en plus ciblées et violentes?

Enclavia – Nouveaux Dieux nous entraîne dès les premières pages, dans un monde apocalyptique. Un monde où l’enfer semble s’être approprié la planète. Il y a tout ce qu’il faut pour passer un beau moment de lecture. Des personnages hauts en couleur et au caractère bien trempé. Des batailles mémorables. Et… Guerrier. Qui est-il? Quel est son rôle dans ces attaques? Ce peuple habitué à la belle vie arrivera t-il à réagir à temps? Nous naviguons entre guerre et incantations. Entre l’impuissance et le désarroi d’un peuple qui perd ses dirigeants et ses repères. Fileas et son acolyte Gorowin semblent être les spectateurs et les acteurs de cette attaque qui les dépasse.

Ce qui est superbe dans Enclavia – Nouveaux Dieux , c’est que le monde des elfes côtoie celui des géants qui côtoie les mondes planétaires. Un monde unique où tout ce qui vit est la proie de prédateurs venus d’ailleurs. Un monde où les millénaires anciens et nouveaux s’entrelacent. Chaque seconde se vit intensément. Les batailles sont sans fin. La lecture se fait aisément malgré les mots assez savants comme « anthropocentriques », entre autres. Les chapitres sont titrés. Ce qui facilite la lecture et en permet la fluidité.

Dans toutes ces batailles, une superbe histoire d’amour se vit en toute discrétion. Profondément. En dehors du temps, survivra t-elle à ce chaos sans nom? Durera t-elle plus longtemps qu’une estocade? Enclavia Nouveaux Dieux est un roman qui fait rêver et laisse le lecteur imprégné de ce monde et de ses personnages particuliers. Un très beau roman.

Ma note 17/20

9781986756983   343 p.

Civilisation Tome 2 – L’arche- Sylvain Sylvestro – 2018

Quatrième de couverture

Bien des générations plus tard, sur une autre planète, le combat pour la survie de toute une espèce continue. ILS arrivent, les Gaïens pourront-ils leur résister? L’équipe de chasseurs la plus puissante de la planète va devoir affronter une nouvelle menace mais les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît…

Mon avis

Des décennies plus tard. De nouveaux combattants: des triplés, dont le but est la survie. Une survie faite de luttes. De chasses. Ce sont des maîtres du combat face aux mutants. Cependant, leur force commune les aidera t-elle face au grand prédateur? Arkheim veille. Tapi dans l’ombre. Ignoré de tous. Que souhaite t-il? Pourquoi s’en prendre à ce peuple? Dans quel but voulait-il annihiler autant de vies?

Pour ces triplés hors du commun, des questions surgissent. Seront-ils à la hauteur? En sortiront-ils indemnes? C’est ainsi que Civilisation – L’arche nous emporte dans une odyssée presque sans fin. Une odyssée où les batailles n’ont qu’une règle: survivre coûte que coûte et, surtout, gagner. Quel qu’en soit le prix.

Au gré des chapitres, nous accompagnons Nil, Nefer et Kork dans leur mission. Civilisation-l’arche se lit d’une traite. Chaque mot. Chaque paragraphe ne tend qu’à une chose, nous emporter sur les ailes de la survie d’un monde. Les triplés arriveront-ils à enrayer définitivement la menace qui plane sur leur territoire? Sylvain Sylvestro réussit, à nouveau, à nous transporter dans son monde. A nous faire vivre au rythmes des batailles, des émotions d’un peuple et de ses sauveurs. Et c’est avec beaucoup de bonheur et de curiosité qu’on se laisse emporter.

Ma note 17/20

La rentrée littéraire des blogueurs

La plume d'Isandre

Qui dit rentrée, dit aussi rentrée littéraire…Alors, est-ce que vous allez lire le Nothomb de la rentrée cette année ou pas 😉 ?

Pour ma part, j’avais envie de vous proposer une rentrée littéraire un peu différente, un peu moins convenue, et de demander aux blogueurs ce que eux comptaient lire pour la rentrée, recommandaient de lire et quels étaient leurs projets pour leur blog à cette occasion.

Voilà donc la rentrée décalée des blogueurs, de styles variés, qui ont accepté de me répondre. Je les en remercie.  que je remercie.

La rentrée de Rainbows etc

En ce mois de septembre, je me suis attaquée à un livre que j’avais depuis longtemps sur ma « to read list » : This Perfect Day d’Ira Levin. Il s’agit d’une dystopie dans la même veine que Brave New World ou que le moins connu mais tout aussi puissant Nous autres.

La suite…

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Les cris muets à la face du monde – 6 Septembre 2018 – Rédigé par Virginie Vanos – Entretien avec Amélie Diack

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

 C’est avec une joie infinie que j’entame cette rentrée littéraire. Car j’ai décidé d’aller à la rencontre de femmes, artistes, créatrices, complexes, fascinantes. Ma première interview est une entrevue avec Amélie Diack, auteure et chroniqueuse que j’estime particulièrement. Née au Sénégal, d’une mère martiniquaise et d’un père sénégalais, elle vit actuellement en France.

ciel bleu feuille nuagesVV : « Bonjour Amélie, vous êtes auteure, chroniqueuse et, à mes yeux, une grande humaniste. Commençons alors par vos livres. Comment résumerez-vous votre travail et votre approche personnelle ? »

Amélie Diack : « Bonjour Virginie. Humaniste est un bien grand mot. J’ai du respect pour tout ce qui vit. Tout simplement. En ce qui concerne mon écriture, il n’est pas facile d’en parler. Écrire, pour moi, représente une façon de vivre.
L’écriture c’est ma vie, mes maux, mes mots, mes tripes.
Mes cris muets à la face du monde. L’écriture est une seconde nature. Je…

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Littérature et exotisme

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Encore!! un autre blog littéraire, me direz-vous. Eh oui, comme je vous comprends. Il est vrai que le choix est large. Mais, car il y a toujours un mais, il y a très peu de blogs sur les écrivains Africains, Antillais et leurs romans. Personnellement, j’en connais quelques-uns. Ces auteurs, de tous horizons, méritent d’être lus, partagés et connus. Ils ont pris la relève des Anciens. Comme la tradition l’exige, la passation du flambeau est faite. Les jeunes ont appris des Aînés et se sont adaptés à leur époque. Des diamants bruts, des bijoux tracés sous les plumes lourdes du patrimoine.  Ils sont là les jeunes, à travers l’Afrique, les Antilles, hurlant leur nouveau savoir, leur bonheur à laisser la plume glisser sur le papier vierge. Cette plume qui dit les mots, les maux d’une société, d’une époque qu’ils portent dans leur chair. Ils hurlent. Dans un silence. Fracassant. Terriblement…

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Le voyage de Kirikoustra – Livre premier -Kirikoustra – 2016

Quatrième de couverture

Kirikoustra, lui qui se voulait devenir, se verra peut-être lu par vous cet autre qui dans vos mains détenez un fragment de son histoire, de notre Histoire.

« A travers les âges, je vous mènerai malgré vous à ce présent que vous avez voulu ignorer. Oh oui, vous qui l’avez chassé, l’Homme Dernier se rappellera aujourd’hui à vous. Alors, un peu de courage, le voyage saura se faire court, et loin de moi l’idée de vous sortir de votre quotidien, seulement le mettrai-je à la lumière de la pensée, de notre pensée! »

Ainsi aura parlé Kirikoustra, lui qui par vous aura toujours voulu être compris….

 

Mon avis

Kirikoustra. Kirikoustra…. Zarathoustra. Dès que j’ai lu la première ligne, j’ai su que j’étais dans mon élément. Ce roman semble déjanté. Illogique. Ecrit sans repères aucun. Que nenni! Il est tout ce qu’il y a de plus logique. Qui n’a jamais, un jour où la vie fait des caprices, pris l’initiative de se refermer sur lui. De s’interroger. De faire un voyage intérieur. Pour se panser. S’aimer. Se protéger. Combien de personnes à notre époque méga connectée, se retrouvent seules. Faces à elles-mêmes et à leur vie.  Des questions. Des réflexions. La vie. La mort. L’absurdité de la vie. L’inéluctabilité de la mort. Questionnements vains. Mais nécessaires.  La liberté de pensée. D’être. De devenir. La liberté, tout simplement. Pas si simple. Pas si évident. Kirikoustra s’analyse. Nous analyse. Partage avec nous ses réflexions. Ses évidences. Ses contradictions qui sont aussi les nôtres.

Quel plaisir! Quel régal! On a l’impression d’assister à une joute oratoire entre Kirikoustra et Zarathoustra. En plus moderne? Pas si sûr. Cette vanité en soi. Ce combat de Titans qui n’en est pas un.  Pourquoi faire une joute verbale alors qu’il suffit juste de se laisser vivre. D’accepter. De supporter.  De se porter. C’est un voyage à l’intérieur de l’Humain. De sa suffisance. De ses faiblesses. De ses forces. De ses peurs. Kirikoustra est la terre. La planète. Notre avenir. Notre existence. Avec brio…. L’Homme est égoïsme. Nombrilisme. Vain. Des soucis du quotidien vécus comme des agressions contre soi. Ô égoïsme quand tu nous tiens!!

Des questions troublantes que  nous nous sommes tous posées sur notre société hyper développée, hyper tout. Ce roman n’est-il pas le fruit de l’égoïsme? Du moi de Kirikoustra? Pourquoi communiquer avec les autres si on veut se laisser vivre et ne pas subir la vie? N’est-ce pas une lutte stérile comme toutes celles qui existent de par le Monde? Combien de vérités, de contre-vérités poussent Kirikoustra à prendre la plume? Ah l’Humain! Kirikoustra se veut déshumanisé. Pourtant il est si humain par ses réflexions. Ses doutes qu’il confie à son alter ego Plume.

Ce livre interroge. Fait sourire à certains moments. Pousse à une réflexion qui se fait en parallèle à Kirikoustra. Une ballade épique à travers le monde de l’Humain et de sa conscience. Une très belle ballade. Un très beau voyage que je conseille à tous les curieux.

 

Ma note 17/20

9782956029113  73 p.  Broché 4,99€  Kindle 0,99

 

Un jour, un moment

C’est arrivé. Un jour. A un moment. Un moment furtif. Immobile dans le temps. Un temps furtivement lent. Furtivement long. Le genre de moment qui vous marque. Qui vous fait oublier l’instant. L’instant présent. L’instant important. Plus important que le souffle de la vie. Ce moment là….

clouds-21156__340C’est arrivé. Personne ne l’a su. Personne n’a voulu le savoir. C’est arrivé. Dans une indifférence générale. Un moment invisible. Lumineusement invisible. Bruyamment insonore. Un jour qui semble être comme un autre. Mais si unique. Si insaisissable. La nouvelle est tombée…

Une nouvelle incroyablement violente. D’une violence crasse. D’une violence sans nom.sunset-205717__340 Le genre de violence qui balaye tout sur son passage. Qui vous laisse à genoux. Sans voix. Sans souffle. Une tempête. Un raz de marée. Tout à été balayé. Emporté. Noyé. Brisé. Même l’horloge du temps. L’horloge de la vie.

Il s’en est allé. Il a tiré sa révérence. Il s’est enfui. Il a fui. Sur la pointe des pieds. Doucement. Sournoisement. Il s’en est allé. Laissant la place au silence. Au terrible silence. Silence de désespoir. Silence de culpabilité. Silence… Il n’est plus. Il ne sera peut-être plus. Pas la peine de le chercher. Il est resté introuvable. Il a louvoyé entre les moments de la vie. Il s’est éclipsé. Il s’en est allé, oubliant cette marionnette branlante de la vie. Il s’en est allé. Sans un regret. Sans un regard en arrière. Le bonheur….

Moi, la dyslexique…

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Un jour, parmi tant d’autres, j’ai rêvé d’écrire. J’étais bien jeune. juste rêvé. D’un livre. D’une histoire. Peu importe l’histoire. Juste une écriture. J’avais six ans et la vie devant moi. Je ne me souviens plus de cette histoire. Peut-être sur la danse. Le chant. Les contes. Ils étaient mes désirs les plus fous. Je l’ai écrite, cette histoire. Avec ma dyslexie. Mon cerveau qui butait sur les lettres, les mots. Mes lettres absentes ou totalement déformées. Mes mots hachés. Incompréhensibles. Mais je l’ai écrite mon histoire. Elle ne ressemblait à rien. Elle était tout pour moi. J’avais six ans. J’ai toujours continué. Persévéré. Rêvé mon rêve…J’ai écrit mon premier livre. J’y suis arrivée. Moi, la dyslexique!

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