L’assassin de papa – Malika Ferdjoukh – 2010

Quatrième de couverture

Valentin et son père vivent dans une péniche abandonnée, sous le pont de Grenelle, à Paris et doivent chaque jour ruser pour survivre et ne pas être séparés. Un soir, ils surprennent le tueur en série qui s’attaque aux jeunes femmes du quartier. La peur hante alors leurs jours et leurs nuits. Car le tueur en série les a vus aussi…

Chronique

Avoir une vie marginale est un fait pour Valentin et son père. L’école de la vie plait à ce garçon qui, très tôt, a appris à ne pas aimer l’école. Mais, connait-il vraiment  la vie scolaire? Pourquoi ne veut-il pas y aller? Son père le laissera t-il y aller un jour? Sa vie de bohème ne lui pèse pas jusqu’au jour où il fit une rencontre.

L’assassin de papa est un roman policier pour lecteurs à partir de dix(10) ans, mais qui peut être lu par des adultes aussi. L’histoire est belle. La lecture est agréable. Au fur et à mesure des pages, nous découvrons l’histoire de ces deux personnages hauts en couleurs, un peu perdus dans la vie. Deux personnes pétries de beaux souvenirs lointains. Deux personnes brisées par une perte commune. Par des accidents de la vie. Valentin et son père connaissent le visage du serial killer qui sévit dans leur quartier parisien. Comment faire pour qu’il soit arrêté? Plutôt, comment le dénoncer sans se présenter au commissariat?

C’est avec beaucoup de plaisir que nous dévorons l’assassin de papa, un roman plein d’humour. D’amour. De force. D’humanité. Ce roman est un concentré de suspens. Cette atmosphère qui s’infiltre dans chaque fibre du corps insufflant fortement l’instinct de survie. Une envie de mieux être entouré. C’est ce qui arrive à Valentin qui craint pour sa vie et celle de son père. Surtout qu’en dehors de la péniche sévit l’assassin de papa.

Note 17/20

9782748509373    Editions Syros 102 p.    6,95€

Publicités

En noir et or – Claudine Aubrun – 2011

Chronique

Tout le monde a déjà ramassé de la ferraille dans son jardin. En général, tout finit à la décharge. Rarement au grenier. C’est pourtant ce qui arrive à Adèle et à son père. Avec beaucoup de surprise, elle apprend qu’ils ont de la valeur. Est-ce vrai? Que faut-il en faire? Le vendre? Le garder? Adèle doit-elle en parler à son père? Doit-elle, comme le suggère son ami Mika, se taire et le cacher? Il faut dire qu’Adèle et son père ont une vie somme toute routinière jusqu’au jour où un collègue  de ce dernier se fait assassiner. Qui est l’assassin? Le père d’Agnès? Cette dernière doit-elle faire sa propre enquête pour y voir plus clair?

En noir et or, un roman policier pour lecteur de dix ans et plus,  se lit d’une traite tant l’histoire est prenante. Le suspens nous tient jusqu’au dernier mot. L’intrigue est bien ficelée et nous tournons les pages avec une grande curiosité. Avec un extrême plaisir. Les mots s’enchainent, se nouent et se posent avec légèreté et force sur une page de la vie des personnages. Claudine Aubrun, avec cette superbe histoire, a su créer une atmosphère qui rend la lecture agréable. En noir et or est un roman jeunesse que ne renierait pas un adulte. Un beau moment d’évasion.

Note 18/20

9782748511710   Editions Syros    132 p.    5,99€

Danse macabre – Les enquêtes de Hugo Delatour – L.A. Bailey – 2017

Quatrième de couverture

La mort rôde dans la petite ville de Shrewsbury, en Angleterre. Une riche héritière, Jennifer Barnes, est retrouvée assassinée. Pas vraiment la carte de postale de vacances idéale! Néanmoins, Hugo Delatour, ancien flic reconverti en détective privé, décide de reprendre l’enquête. Une autopsie bâclée, une mystérieuse application « Hunter », il n’est pas au bout de ses surprises. Qui se cache derrière le pseudonyme de « Danse macabre »? Hugo devra tout faire pour mettre un terme à sa folie meurtrière.

Chronique

Perdre un être cher est toujours quelque chose d’intolérable. Il faut pouvoir se panser et prendre soin de soi après cette disparition. C’est ce que décide notre détective Hugo Delatour. Y arrivera t-il? La vie fera t-elle fi de ses états d’âme? C’était sans compter sur ce pied de nez sournois dont la vie a ses secrets. En toute quiétude.

Dès qu’il a pris le dossier en main, notre détective français nous emporte dans son sillage à la recherche de l’assassin de Jennifer Barnes. Peut-être une manière d’oublier ses idées noires et sa peine? Tout se passe en douceur. Avec un certain flegme Britannique. Pas de courses-poursuites. Pas de coups de feu. Mais, du suspens. Des poussée d’adrénaline. Des réflexions profondes. Des énigmes. Des messages à double sens.

Danse Macabre est un thriller comme on les aime. Nous réfléchissons au rythme du détective. Pourquoi ce crime? Que cache t-il? Qui était la victime? Pourquoi elle? Peu à peu, le puzzle se met en place. Doucement, mais, sûrement. Nous découvrons en Hugo Delatour un homme fleur bleue. Fragile du fait de ses souffrances. Fort dans ses enquêtes. Très têtu.  Cependant, est-il prêt à ouvrir son cœur à la vie? A l’amour? Cette enquête sera t-elle aussi l’outil de sa guérison? Rien n’est moins sûr. Est-ce l’alpha d’une vie et l’oméga d’une douleur? Le début et la fin?

En lisant Danse Macabre, nous entrons dans une histoire. Dans des histoires. Celles d’hommes et de femmes. Celles de vies différentes. Celles de masques qui sont appelés à tomber. De masques qui disparaissent face à la vérité. De masques qui s’arrachent dans un silence feutré. Dans un cri muet des corps meurtris. Des masques peu ou prou sanglants qui tournent dans une ritournelle sans fin. Dans une danse macabre.

Note 18/20

9781549593338   Autoédition    124 p.

La tentatrice de minuit – Mylène Simone – 2018

Quatrième de couverture

Chaque week-end, Myriam Madeleine alias la tentatrice de minuit chasse un homme. Elle déchaine les foules, passionne les médias, bouleverse les sensibles. Tout le monde en parle et personne ne sait. Qui est-elle? Une avocate désenchantée. Une amoureuse transie. Une amie. Une tueuse en série…

Ma Chronique

Beaucoup de personnes ont un emploi qu’ils n’aiment pas même s’ils ont fait des études pour occuper cette fonction. Certains pensent que leur vie pourrait être meilleure qu’elle ne l’est actuellement. C’est exactement ce que pense Myriam, femme épuisée par sa vie professionnelle. Solitaire. N’aimant personne à part elle-même. Et encore, ce n’est pas si sûr.

Dans la tentatrice de minuit, nous déambulons dans la vie de Myriam. De son entourage. De ses voisins. Chacun donne son avis sur des fait dont il ignore tout. Ont-ils réellement su? Qu’ont-ils vu? Se sont-ils vraiment doutés de quelque chose? Qui est cette tentatrice dont tout le monde parle? Chaque chapitre raconte le lien, la rencontre avec cette femme. Chaque chapitre nous parle de la vie de ces personne qui ont gravité autour d’elle. L’histoire se raconte ainsi dans la continuité. Entre chaque chapitre, il y a l’avis du voisinage. Chacun y va de ses mot. De son humeur. De son ignorance. De ses fantasmes. Savent-ils de qui ils parlent et de quoi il retourne? Rien n’est sûr.

La tentatrice de minuit nous raconte une histoire. Celle d’une femme. Celle de différentes personnes. L’histoire d’une traque. Celle de la Tentatrice. Celle de la police. Celle d’une femme qui veut assouvir sa soif d’amour. Son besoin de faire reconnaitre sa beauté. Sa supériorité sur la gente masculine. Celle d’une femme qui veut combler un vide en elle. Un vide abyssal. Incommensurable. Une obsession.

Nous sommes emportés dans ce vaudeville sur fond de polar. Pas de courses poursuites. Mais, du suspens. Jusqu’au moment où l’on découvre l’auteur de ces crimes sordides. Puis nous assistons à l’intérêt morbide des autres. Ceux qui savaient sans savoir. Ceux qui pensent avoir tout compris. Sincèrement, combien d’entre eux avaient vraiment découvert l’identité de la tentatrice de minuit?

 Ma note 16/20

9781790295937    Autoédition    261 p.    17,99€

Le grogneux – Iris Rivaldi -2017

Quatrième de couverture

Une femme marche dans une rue sombre quand elle heurte un objet  sur le sol. Elle est effrayée et cherche aussitôt de l’aide à la porte la plus poche.

C’est ainsi que débute ce polar avec l’entrée en scène d’un commissaire de police plus qu’atypique qui a été bercé par les grands nom de la maison Poulaga. Javert, L’inspecteur Bourrel, Colombo, sont d’ailleurs ses maîtres à penser . Il ne s’est pas non plus remis de l’émoi sensuel éprouvé à la lecture des aventures de Malko Linge, le héros des SAS qui ont enflammé son adolescence. Au fil du récit, ce flic de choc au flair réputé infaillible révèlera aussi une personnalité sensible, un brin romantique.

Mon Avis

Qui va s’affoler pour un objet solitaire aussi insignifiant. Aussi banal? Un objet qui sera, pourtant, à l’origine d’une enquête? Et pourtant, c’est ainsi que nous faisons connaissance du « Grogneux« . Un homme qui a une main de velours dans un gant de fer. Un homme curieux de tout et tatillon à souhait. Quel est cet objet qui a déclenché une telle frayeur chez cette jeune femme? De quelle folie humaine résulte t-elle? Est-elle à l’origine d’un crime? Seul un flic teigneux, têtu, tenace peut y répondre. Un flic au cœur tendre. Un peu trop peut-être? Un brin naïf?

Dans le Grogneux le premier d’une belle série, nous faisons connaissance du personnage principal. De son environnement. De ses méthodes d’enquête. De ses manies. De son désamour pour la paperasse. De ses projets d’avenir. Les chapitres sont courts et facilitent la lecture qui reste addictive.

Les chapitres sont courts et pleins de vie.  Les mots nous racontent avec légèreté la vie. La décision d’un homme qui aime trouver des solutions aux nombreuses énigmes qui jalonnent la vie autour de lui. Un homme qui aime analyser les actes de ses concitoyens. Un homme qui aime interroger les secrets que recèle l’être humain parfois pas aussi innocent qu’il le parait. Un homme qui adore se plonger dans le côté obscur de la vie. Juste pour trouver une réponse. LA réponse à toutes les fanfaronnades de ceux qui se pensent au-dessus des lois. Cet homme que tous ses collègues respectent au plus haut point. Un grogneux?

Ma note 17/20

9791097513016   NDB Editions   154 p. 15€

Le corbeau de Zurich -Gaspard-Hubert Lonsi-Koko – 2018

Quatrième de couverture

A la fin des années 1980, en pleine affaire Kopp et dans le contexte d’un probable trafic d’or entre la Turquie et la Suisse, le détective natif de Kinshasa débarqua dans la capitale du canton de Zurich. Ainsi devait-il assurer l’intérim de la direction de l’entreprise familiale AD Finanzen und Treuhand à la suite de l’hospitalisation de son frère qui, après avoir été empoisonné, luttait entre la vie et la mort dans l’un des services du Kantonsspital à Winterthur.

Mais le ressortissant zaïrois se rendrait compte, très vite, que les montagnes suisses cachaient des bunkers bourrés d’armes de guerre. Des voyous en costard et cravate, ainsi que des hommes d’affaires en col blanc, mais maffieux, agissaient en toute impunité. Les banques helvétiques n’étaient pas aussi respectueuses de la législation internationale que dans certains pays en voie d’industrialisation. Dans ce pays d’Europe centrale, le chocolat ne contiendrait pas que du lait. Quant aux lacs, ils seraient pleins de cadavres humains. Pis encore, ils serviraient de bases, d’immersion et d’émersion, pour des créatures venues d’autres univers. Vortex vers des mondes parallèles?

La neutralité de la Confédération helvétique arrangerait-elle quelques puissances, aussi bien terrestres qu’extraterrestres? Mystère absolu!

Mon Avis

Quand on est détective, peut-on avoir droit au repos? Surtout quand il s’agit de la famille?Roger Dercky va partir à la rescousse de son frère. L’aider dans son entreprise. Que va t-il se passer? Y arrivera t-il? Il lui faudra tout son flair pour y arriver. Est-ce plus facile quand il s’agit de la famille?

Evoluer dans un monde de coups bas. Nager parmi les requins affamés. Eviter les crocs trop longs de certains. C’est ainsi que Roger Dercky mène son enquête. Une enquête où le monde lisse suisse prends de grandes aspérités. Le corbeau de Zurich nous entraine dans les bas-fonds de la société suisse. Cependant, quel rapport  entre une société fiduciaire ayant pignon sur rue et le Milieu helvétique? Roger Dercky va tenter de faire la lumière sur cette question.

Gaspard Hubert Lonsi Koko donne des renseignements historiques sur tous les monuments. Ce qui pourrait n’intéresser qu’une partie du lectorat. Cependant, la lecture reste agréable. Plus les pages sont tournées et plus nous avançons dans le suspens. L’intrigue est bien ficelée et nous pousse à faire de nombreuses suppositions tandis que le suspens demeure jusqu’à la dernière ligne. L’enquête se déroule entre actions, sexe et meurtres, dans la froideur helvétique.

Le corbeau de Zurich nous fait entrer de plein pied dans un monde d’habitude secret. Un monde feutré malgré l’illégalité flagrante de certaines actions commerciales. Nous découvrons le monde des affaires. Plutôt le côté obscure de ce monde. Qui est ce fameux corbeau? Quel est son rôle dans cette histoire? Une enquête menée tambour battant, dans le luxe, le monde de l’argent facile. Une enquête qui prouve, une fois de plus, l’argent n’a pas d’odeur. Enfin, pour ceux qui désirent avoir un problème d’odorat.

Ma note 16/20

9791091580328  L’Atelier de l’Egrégore  346 p.

Le 9ème jour – Cyrille Audebert – 2012

Quatrième de couverture

Les prairies Saint-Martin et l’usine désaffectée qui bordent le Cimetière du Nord abritent-elles réellement un fantôme? Le nouveau collègue des détectives Jacques Lucas et David Huxley est-il un sorcier vaudou? Les saintes ont-elles vraiment le pouvoir de rendre la parole aux muets et de guérir tous les maux?

Pour l’avènement du printemps, Margot Baudor se pose beaucoup de questions, mais principalement celle-ci: « La météo, curieusement estivale de ce mois de mars, ne serait-elle pas responsable de la vague de meurtres abominables qui s’étend sur la ville?… »

Mon avis

Oh mazette! Comme d’habitude Cyrille Audebert nous transporte dans le moi négatif de l’humain. Son moi le plus noir et le plus dérangeant. Et ce, dès les premières pages. Des crimes. Des personnages bizarres. Déroutants. Aussi, les questions fusent dès les premiers mots. Que se passe t-il? Qui sont toutes ces personnes « bizarres »? Qu’ont-ils subi? Est-ce la quatrième dimension?

La lecture est fluide avec une impression d’entrer dans un monde fantastique. Enigmatique. Dérangeant dans le bon sens du terme. L’humour reste incisif. Croustillant. Contagieux. Le suspens est maintenu jusqu’au bout. C’est avec plaisir que l’on retrouve Jacques Lucas et David Huxley ainsi que leurs petits travers familiers. Rassurants. Avec eux, nous partons à la recherche de ce ou de ces meurtriers mystérieux. Bizarres.

Les mots nous emportent, chapitre après chapitre, dans un monde hétéroclite. Un monde où rien ne semble être ce qu’il parait. Un monde où l’esprit cartésien est abandonné à, l’entrée. Un monde où il faut garder l’esprit ouvert. Très ouvert. Ce qui rend la lecture encore plus plaisante.

Le 9ème jour est un roman policier qui nous exalte par sa fin surprenante. Un roman de tendresse malgré la dureté de certaines situations. Un roman plein d’humanité. Un roman où les personnages quels qu’ils soient nous paraissent familiers, attachants tant la description est précise. Un régal qui rend addictif et fait espérer une série sans fin  comme pour les écrivains de polar d’outre-manche. Un très beau roman.

18/20

9782954267043  Editions Sindbadboy   303 p.  18€

Ma vie sera pire que la tienne – Williams Exbrayat – 2018

Quatrième de couverture

Quel est le point commun entre un  looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile: des trafiquants de drogues, des braqueurs grimés en présidents, des flics retors et une bête qui hante la campagne. Tuer ou se faire tuer, telle est désormais leur seule alternative.

Mon avis

Il y a des jours où il est préférable de rester au lit. Tout le monde a connu ce moment. Ce ne sont pas les apprentis voyous qui vont dire le contraire. Avec un vocabulaire truculent, Williams Exbrayat nous fait entrer dans un monde peu ordinaire: celui des voyous loosers. Ceux qui ont la poisse collée au corps. Peu importe le milieu. Peu importe la classe sociale. La poisse guide la vie de ces gangsters. Vous voulez du sang? Vous en aurez plus que vous ne le souhaitez. Vous voulez des cadavres? Il suffit de demander.

Les différentes scènes se passent avec horreur, gouaille, humour. Nous suivons les aventures de ces apprentis méchants. De ces victimes à qui la vie joue des tours assez retors. Les scènes se succèdent, se recoupent, se rejoignent pour finir en apothéose. N’est pas gangster qui veut. Peu importe l’intelligence. Peu importe la baraka. Les hommes se substituent aux animaux qui, eux, se substituent aux hommes. Ils ont plus de sentiments, plus d’âme que ces derniers. Ces humains qui vont jusqu’au bout de leur noirceur d’âme pour gagner si peu. Pour gagner le pire.

Ma vie sera pire que la tienne fait remonter la faiblesse, la fourberie de l’homme. Jusqu’où peut aller ce dernier pour garder un pactole? Qu’est ce que sa conscience lui permet de faire ou d’oublier?  Les mots sont crus. La logique est illogique. Le suspens est présent jusqu’au dernier mot. La lecture est agréable et les surprises sont nombreuses. L’intrigue est superbement ficelée et, jusqu’au bout, les personnages resteront sur le fil du rasoir. Définitivement, il est vrai que JE a raison de dire Ma vie sera pire quela tienne. Et c’est peu de le dire.

Ma note 18/20

9781719901536   Autoédition   232 p.

Le déshonneur des Montergnac – Isabelle Buffet – 2018

Quatrième de couverture

En décembre 2008, sur une île au large de Brest, Edouard Montergnac, un riche et vieil homme d’affaires réunit sa famille et quelques amis dans le manoir familial. Charlotte Valentin, une amie de Suzie, la fille aînée d’Edouard, fait partie des invités. Elle découvre une famille désunie, uniquement guidée par la cupidité. Les héritiers du vieil homme craignent en effet qu’Edouard ne supprime l’important soutien financier qu’il leur octroie généreusement depuis de nombreuses années. La présence parmi eux de Geneviève, la première épouse d’Edouard que tous croyaient morte depuis très longtemps, surprend et inquiète les invités. Geneviève avait disparu après leur divorce, le couple qu’elle formait avec Edouard n’ayant pas surmonté la mort effroyable de leur fils unique. Pourquoi cette femme réapparaît-elle aujourd’hui, et pourquoi revient-elle sur cette île après les drames qu’elle y a vécus? Au cours du dîner, Edouard va révéler, avec un plaisir sadique, la raison pour laquelle il a décidé de tous les réunir, provoquant alors la colère et le désarroi de sa famille. Tandis que souffle une violente tempête, qui empêche quiconque de rejoindre ou de quitter l’île, un des occupants du manoir est retrouvé mort au petit matin, assassiné. C’est dans un huis clos oppressant que Charlotte, ancien officier de gendarmerie, va mener sa propre enquête en attendant l’arrivée de la police. Pour comprendre les raisons qui ont conduit à ce crime, elle devra plonger au cœur du sombre passé des Montergnac, faisant ressurgir d’effroyables secrets familiaux.

Mon Avis

En général, quand une famille se réunit, il y a de la joie, des discussions, des souvenirs communs, des rires, des petites disputes qui se résorbent rapidement. Pas chez les habitants du Manoir qui son sous le joug d’Edouard, le patriarche. Tous présents sous un ciel de tempête. Répondant à l’ordre du chef de la famille Montergnac. Un seul lien entre eux: Edouard, ce vieux patriarche. Pourquoi sont-ils tous là? Que leur veut ce vieillard? Puis vient l’annonce. Le meurtre. Qui en est l’auteur? Pourquoi?

Le déshonneur des Montergnac nous englobe dans un  huis clos. Un huis clos fait de secrets. De méchanceté. De haine refoulée. De souvenirs pas très glorieux. Qui est vraiment cet assassin? Quelle est son histoire? Qu’est ce qui a bien pu le pousser à bout? Le faire passer à l’acte? Le suspens s’installe. La vie détaillée de chacun en fait un probable assassin et contribue à semer le doute. La lecture se fait sans difficulté avec une impression de lire un roman d’Agatha Christie.

Le déshonneur des Montergnac nous emmène dans un monde feutré. Froid. Calculateur. Un monde où tout se fait discrètement. Même les crimes. Un monde où le sens de l’honneur est si discret qu’il est presque inexistant. Un monde où l’argent côtoie la misère affective. Les pages se tournent avec curiosité et la froideur du Manoir et de ses habitants finit par nous atteindre tant la description est bien faite. Si bien que nous ne ressentons aucune compassion pour eux.

Au fil des pages se dessine une saga familiale. Pas que pour le meilleur. Chacun avec des idées bien précises sur sa vie routinière. Chacun avec ses secrets. Chacun couvant sa haine envers les autres, avec la peur que ses secrets soient découverts. Et quels secrets!!!. Cependant, lequel est à l’origine du déshonneur des Montergnac et a poussé au crime? Une histoire prenante qui ne nous lâche qu’avec le mot « fin ».

Ma note 17/20

9781980962922  Autoédition  299 p.

 

Whistlers – Michael Fenris – 2018

Quatrième de couverture

Dans la jungle péruvienne, une équipe de scientifiques découvre une espèce animale inconnue, particulièrement agressive. Elle parvient à la ramener pour l’étudier dans un laboratoire secret  du centre de New York. Profitant d’une erreur de surveillance, les créatures s’échappent à leurs gardiens et s’évaporent dans la ville. Peu de temps après, les lieutenants Phil Parker et Horace Walett, du NYPD, sont appelés sur des crimes étranges: toutes les victimes ont les yeux arrachés et leur cerveau a disparu.

Mon avis

Une mission dans une jungle torride. Une découverte macabre. C’est le début d’une aventure pour des chercheurs ravis d’avoir trouvé le graal. Pourquoi ne pas regarder cette espèce de plus près? Pourquoi ne pas les étudier? Cette curiosité est-elle malsaine ou dangereuse? Puis, tout va très vite jusqu’à la dernière page. Les meurtres se suivent et se ressemblent. Même mode opératoire. Pourquoi? Que se passe t-il? Qui est cet assassin particulier? Est-il humain?

Whistlers nous embarque dans une histoire énigmatique. Un thriller. Un suspens de plus en plus intense. Comment se sont échappés ces êtres? Qui est responsable de ce qui se passe? Les chercheurs? C’est une plongée dans les choix extrêmes des hommes. Dans leur folie profonde. Dans leur folie au nom de la science. Une science qui s’octroie tous les droits au nom de la découverte. Découverte qui peut être fatale à l’humanité. Une humanité inconsciente du danger qui la guette. La lecture est agréable et addictive. Les pages se tournent  avec horreur et plaisir, sans compter la curiosité. Nous accompagnons les inspecteurs dans leur enquête avec angoisse.

Whistlers est un roman qui prend au cœur, avec un mystère complet. Qui sont ces créatures? D’où viennent-elles? Comment évolueront-elles? Le mystère demeure  et la fin est savoureusement surprenante. Intrigante. Après avoir fermé le livre, les premiers mots qui viennent à l’esprit sont « Bon sang« . Notre conscience reste imprégnée de cette histoire. Si forte. Si flippante. Si sifflante…

Ma note 18/20

9791034809936  Edition Evidence   Collection Imaginaire   433 p.  18,99€