Dragon de sable – le journal du premier Marcheur – Marc Ismier – 2018

Quatrième de couverture

La paix et la justice de Gladsheim s’étendent progressivement sur les royaumes d’orient. Gylfi, Roi le plus puissant parmi les Puissants, en assure la stabilité par les Questes de ses Marcheurs. Les guerres sont oubliées depuis des siècles et les Arts se développent étendant toujours plus les Pouvoirs et la science des Maîtres. Mais Bryan, Premier Marcheur, est arraché à une Queste  dans les brûlants déserts du sud par Snorri, le sculpteur. Pendant son absence, Gylfi a disparu, menaçant les ordres établis et faisant ressurgir la perspective d’affrontements oubliés qui déchiraient les peuples.  Derrière le trône, la nuit tisse ses complots au-delà des frontières et menace l’existence des Royaumes. Entre alliances et trahisons, se révèlent de nouveaux pouvoirs au cours de la plus redoutable Queste du Premier Marcheur.

Chronique

Qu’est ce qu’un marcheur? Est-ce celui qui pratique la marche comme sport? Ce sont les questions que je me suis posées tout en sachant que la réponse serait bien plus compliquée, bien sûr. La réponse est une découverte surprenante et à la hauteur des attentes. Le royaume de Bryan est peut-être victime de complots, d’actes mal intentionnés. Le Marcheur doit le savoir. Que se passe t-il? Où est la famille royale? Qui est à l’origine de ce bouleversement? Il est urgent de trouver des réponses à ces questions. Bryan ne le sait que trop bien.

C’est avec beaucoup de curiosité que nous découvrons le mondes des marcheurs et celui des sculpteurs. Un monde mystérieux. Fantastique. Un monde de pouvoirs magiques. Un monde où la sincérité et l’honneur sont maîtres. Avec Bryan, nous découvrons les différents royaumes et leurs habitants parfois énigmatiques. Nous nous enfonçons, au fil de la lecture, dans ce pays de complots ourdis. Ce pays où les marcheurs ont des dons et s’en servent. Pour protéger le trône, la famille royale et le royaume.

Dragon de sable – journal du Premier Marcheur nous emmène dans un monde où le bien et le mal se côtoient pour un jour s’unir et déclencher la plus grande des poursuites et des enquêtes pour le royaume de Gladsheim habitué à la Paix. Que de trahisons! Que de quêtes! dans ce monde de mages où peu importent les pouvoirs, du moment que l’on a LE pouvoir. Que trouvera Bryan? Qui seront ses alliés, ses ennemis? Comment tout cela se terminera t-il? Bryan et ses amis nous réservent bien des surprises.

Note 18/20

9781980220886   Autoédition   417 p.    13,70€

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Avant que les ombres s’enfuient – Frédéric Surgan – 2017

Quatrième de couverture

Stan médecin quadragénaire, aurait bien du mal à dire quand il a commencé à s’éloigner de sa vie et même à succomber, lui, un ORL, sous le déluge de bruits qui lui labourent le crâne. Cela remonte peut-être à loin. Au fond. Depuis, en tout cas, il flotte sans repère, son humour grinçant et féroce le sauvant du naufrage sans pour autant le rapprocher des autres. Il a encore quelques ancrages pourtant. A vingt ans, il a connu un grand amour, Anne, qu’il a perdu ensuite, sans vraie raison. Et il a une famille singulière. Quand il était enfant, son oncle Yvon  qu’il aimait tant, s’est noyé en mer. Et au décès de son grand-père, patriarche redouté, d’autres secrets ont commencé à se dénouer. Mais le mystère perdure. Stan en est sûr: c’est quelque part par là que la vie s’est enfuie. Il doit comprendre l’histoire des siens, découvrir ce qui leur est vraiment arrivé. Il se lance sur leurs traces, il replonge dans le temps à leur recherche. Et puis il veut retrouver Anne. Peut-être qu’en réparant le passé, il pourra réparer le présent…

Chronique

Toutes les familles ont leurs secrets. leur bizarrerie. Elles ont ce genre de « truc » qui fait tiquer sans que l’on sache pourquoi. Quand Stan  nous présente la sienne, nous sommes pris entre la compassion et le fou rire. Il faut avouer qu’elle est particulière. C’est une famille qui semble figée dans son histoire, indifférente au temps qui passe. Aussi, quand Stan ne se sent pas à l’aise dans sa vie, nous le comprenons sans peine.

Avec un langage coloré, Stan nous présente sa vie vaseuse, hypothétique. Une vie où le rêve vire rapidement au cauchemar. Une vie où tout est incertain, même les êtres. Une vie où ses angoisses deviennent réelles et l’accompagnent à chaque pas. Peu à peu, il perd pied. Lentement. Inéluctablement. Des sursauts, l’instinct de survie se manifestent de temps en temps. Discrètement. Doucement. Sans pour autant s’imposer. Stan a t-il vraiment envie de s’en sortir? Si oui, comment y arrivera t-il? Ira t-il au bout de ses recherches?

Avant que les ombres s’enfuient nous invitent à accompagner un homme désespérément à la recherche de lui-même. A la recherche du désir de vivre. A la recherche d’une bouée à laquelle il pourra s’accrocher avec désespoir. Avec force. Un homme qui se sent aller à la dérive et qui souhaite s’ancrer quelque part dans sa vie. Dans la vie. Avant que les ombres s’enfuient.

Note 17/20

9782940583782   Editions des 5 sens   253 p.   18€

Le temps des râteaux – Hervé Mestron – 2018

Quatrième de couverture

Edouard, boutonneux, en mal de filles, est accroc  aux jeux vidéo. Obéissant au médecin qui lui prescrit de la marche à pied, Edouard va accepter un job de promeneur de chiens. C’est ainsi qu’il rencontre Princesse Butterfly, un Yorkshire du sixième arrondissement, avec qui il va tisser une relation particulière. En effet, le chien lit dans ses pensées comme lui-même lit dans les pensées du cien. Et peu à peu, l’animal va le coacher et lui expliquer comment s’y prendre en amour. D’abord réticent,  voire mal à l’aise à l’idée d’écouter les conseils d’un clebs, Edouard va finir par jouer le jeu et affiner sa technique d’approche auprès de Nicoline, une copine de classe dont il est secrètement amoureux. Mais, si les premiers résultats sont prometteurs, la suite l’est nettement moins.

Chronique

Comment vivent les adolescents? Que pensent les ados du monde entier, qu’ils soient boutonneux ou non? Edouard en est un. Il a une vie routinière. Il traine son ennui, son addiction aux jeux vidéos ainsi que ses guêtres à travers son quotidien. Jusqu’au jour où sa mère l’emmène  ou plutôt, le traine chez le médecin. Et sa vie bascule. Peut-être pour toujours.

Le temps des râteaux, avec beaucoup d’humour nous entraine dans « l’enfer’ de ce jeune homme. Dans l’aventure de sa vie. Une vie qu’il partage avec une mère en pleine crise d’adulte ou d’adolescence, au choix. Edouard jette une regard tendre, filial, presque paternel sur cette femme qui lui a donné la vie et qui semble vouloir la lui reprendre. Avec de nombreux sourires, rires, éclats de rires, l’aventure tragi-comique de cet adolescent boutonneux nous emporte dans un monde transcendental. Un monde où les choses lui échappent, lui jouent des tours pendables.  Comment expliquer que la chienne qu’il promène lui parle? Que fera sa mère s’il lui disait que Princesse Butterfly s’immisçait dans sa vie sentimentale et qu’ils discutaient beaucoup lors de leurs promenades?

Le temps des râteaux parle de renaissance plus ou moins attendue. Renaissance d’un adolescent qui prend enfin conscience de ce qui l’entoure. Qui prend conscience du chien qu’il promène et de leur symbiose. De leurs discussions. Un adolescent qui, enfin, prend conscience de l’Autre au point de presque faire l’impasse sur ses questions existentielles face à celui du Yorkshire qui le conseille si bien. Le début d’une grande histoire?

Note 17/20

9782848591773   Editions Zinedi   137 p.   14,90€

Les roses et les oranges – Le diable s’invite à dîner – Francine Godin-Savary -2018

Quatrième de couverture

Quelques années faites de calme et de bonheur simple, sont passées depuis le quarante cinquième anniversaire de Paul et l’acceptation de son compagnon par tous ses enfants. Le châtelain de Warcliffe aurait aimé que cela continue, mais c’est sans compter sur le destin qui a, de nouveau, décidé de jouer avec sa famille et lui-même. C’est tout d’abord l’une des jumelles Eva qui se fait agresser dans Londres. Kevin, son fils adoptif qui fuit avec sa maîtresse, abandonnant le foyer conjugal. Jonah qui a de mauvaises fréquentations. Le summum est atteint lorsque tous apprennent la maladie incurable de la femme de Stephan. Seuls Barbara, Raphaël et Larry mènent une vie tranquille mais pour ce dernier, est-ce vraiment le cas?

Chronique

La nouvelle génération semble connaître un peu de répit. Une routine faite de petits tracas. En somme, une vie normale. Le destin a-t-il enfin décidé de les laisser tranquilles? Pour combien de temps? Cependant, ce dernier a plus d’un tour dans son sac et sait le rappeler aux gens, sans aucun état d’âme.

Une lecture aisée nous fait découvrir la dernière génération qui a survécu à toutes les turpitudes. Une génération qui a survécu aux coups du sort. Au fil de la lecture, nous découvrons une vie faite de secrets tus. Des secrets qui rongent l’humain au plus profond de lui. N’est-il pas plus simple de tout dire pour enfin mettre fin à la malédiction de cette famille si atypique? Pour cette dernière, la descente aux enfers sera de nouveau au rendez-vous. Est-ce vraiment une malédiction? N’est-il pas temps de rompre cette ronde de secrets qui détruit tout? N’est-ce pas le moment pour repartir d’un bon pied et d’offrir à la génération à venir un avenir serein?

Dans les roses et les oranges – le diable s’invite à dîner, aucune tare ne sera épargnée à la famille. La poly sexualité sera partout présente. Le diable s’incruste au sein de cette famille et saborde tout autour des membres. Il s’y incruste contre vents et marées. Il ne leur épargnera rien.  Quand finira t-il par les laisser tranquilles?  Quand lèvera t-il cette poisse qui colle à la peau des jeunes qui tiennent à s’affranchir de tout pour n’en faire qu’à leur tête? Un héritage familial qui jusqu’à présent ne leur a pas réussi. Un jour peut-être…

Note 18/20

9781034807390    Evidence Editions    428 p.   18,99€

Aya – Marie-Virginie Dru – 2019

Quatrième de couverture

« En Casamance on ne meurt pas pour de vrai. On reste toujours présent dans les arbres, les pierres, les rivières… La mort, c’est l’autre côté de la vie. A Karabane, les morts sont autour de nous, ils nous voient, pas nous. C’est tout« .

C’est le poème que son père lui avait appris. Aya, douze ans, le connaît par cœur. Elle sait que les arbres sont vivants grâce aux morts qui les habitent. Elle sait aussi que quelque chose en elle risque de mourir si elle reste aux côtés de son oncle. Alors, un jour, Aya décide de quitter son petit village adossé à ce vaste océan qui donne à ses larmes un goût de sel. Le voyage qu’elle entreprend va forger son destin et faire d’elle une femme libre d’aimer et de vivre.

Chronique

Ce roman me touche particulièrement et profondément car j’ai perdu des amis dans le naufrage du Joola. Une grande tragédie. Dans un petit village, au cœur de la forêt casamançaise, vivait une petite fille de douze ans: Aya. Ainsi aurait pu débuter cette chronique sur cette petite fille. Mais sa vie n’a rien d’un conte de fée, mais a tout à envier au cauchemar.

Aya nous emmène dans son monde. Un monde où elle a grandi trop vite. Un monde qui renferme des secrets douloureux. Un monde où sa mère, suite au naufrage du Joola, a laissé son esprit au fond de la mer en compagnie de son mari. La vie a fait d’Aya une adulte dans le corps d’une enfant. Un corps qui attise des convoitises. Aya rêve du retour de son frère parti vers l’Eldorado comme tant d’autres avant lui.  Où est-il? A t-il atteint son but? Pourquoi un si long silence? Pourquoi ne vient-il pas la protéger de ce parent lubrique et incestueux?

Les chapitre nous entrainent dans la vie de cette jeune fille. Enfant douce et victime.Que font les gens autour? Sa mère, bien qu’elle ait perdu son esprit, se doute t-elle de ce qui se passe? Son rêve de retrouver son frère sera t-il exaucé? Aya femme-enfant.  Aya mère courage. Un petit bout de femme qui lutte pour retrouver une mère saine d’esprit. Une femme qui lutte afin de pouvoir expliquer ce qui lui est arrivé. Comment le faire? Peut-elle échapper à ce destin mortifère?

Aya est un hommage. Un hommage aux femmes qui subissent. Aux femmes qui souffrent et qui trouvent la force de se re-créer. Aux femmes qui trouvent toujours de nouveaux buts pour avancer. Un hommage à toutes ces femmes enfants qui subissent en silence. Des résilentes. Des maîtresse-femmes telle que Aya.

Note 18/20

9782226438430   Ed. Albin Michel   219p.

Codex 632 – Le secret de Christophe Colomb – J.R. Dos Santos – 2015

Quatrième de couverture

La vie de Tomàs Noronha bascule lorsqu’on lui demande de déchiffrer les notes d’u professeur d’histoire retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel alors qu’il travaillait sur la découverte du Nouveau Monde. De Lisbonne à Rio, New York à Jérusalem, le jeune cryptologue se heurte à l’une des énigmes que les historiens n’ont toujours pas réussi à résoudre: l’identité de Christophe Colomb et la véritable histoire des Grandes Découvertes.

Pourquoi le nom de « Colomb » n’a-t-il jamais été trouvé dans les témoignages de l’époque? Pourquoi le navigateur a-t-il embarqué sur la Santa Maria quelques heures avant l’avis d’expulsion des juif du Portugal? Tomàs se rend vite compte qu’un mystère en appelle un autre. Pourquoi ce jeune Génois ne parlait-il ni italien, ni génois? Et l’Amérique était-elle vraiment inconnue avant 1492? Autant de questions auxquelles les spécialistes n’ont jamais vraiment pu répondre… jusqu’à aujourd’hui.

Chronique

Personnellement, les recherches en tant  que passionnée d’histoire m’ont appris une chose: L’histoire que nous apprenons n’a rien à voir avec la réalité de ce qui s’est passé. A la question « qui a découvert l’Amérique?« , la réponse est sans hésitation, en général: « Christophe Colomb ». C’est ce que nous apprennent les livre scolaires. Qu’en est-il réellement? Qui était cet homme? Qu’a t-il vraiment fait dans sa vie? Que signifie Codex 632? Et  si l’histoire était tout autre? Quel rapport avec un professeur d’histoire portugais?

Tomàs est un professeur d’histoire qui s’ennuie dans son quotidien. Une invitation à New York. Un départ précipité à Rio. Une énigme à résoudre. Ou plutôt, plusieurs. Au fil des pages, nous allons de découverte en découverte. Nous sommes de plus en plus intrigués par les résultats de recherche de Tomàs.  C’est une lecture passionnante et addictive où l’intelligence aigüe  de Tomàs nous fait regarder l’histoire avec un intérêt particulier. Peu à peu, le puzzle se met en place. Nous nous surprenons à réfléchir comme lui et à prendre un papier et un crayon afin de participer à l’analyse des mots.

Codex 632 le secret de Christophe Colomb  nous entraine dans un des mystères de l’histoire. Quel rapport entre le codex et Christophe Colomb? Nous suivons une enquête minutieuse, faite d’énigmes difficiles à résoudre, de messages obscurs. De messages d’une opacité profonde. Messages à ne pas mettre à la portée de tous. Une saine curiosité qui nous fera redécouvrir un fait historique. Une partie tue aux non initiés. Une partie nommée Codex 632 le secret de Christophe Colomb

Note 17/20

9782357201774   HC Editions   377 p.

L’espérance Macadam – Gisèle Pineau – 2006

Quatrième de couverture

Tout ça, c’était savane… Et là, il y avait des cases où roulaient des existence en chien qu’on serrait sous la tôle et  la  planche. Des bougresses qui comptaient plus leur marmaille. Sitôt laissée l’école, elles devenaient femelles, savantes en vices. Robes relevées, assurées que bondas et tétés allaient les délivrer de la misère, elles riaient. Mais, au bout d’un petit moment, égarées, tournées-virées par le roulis de la vie, elles étaient brisées sans le savoir. Et la ronde des ventres-calebasses commençait. Quand elles cherchaient la paix, qu’elles voulaient plus voir le portrait d’un homme, y avait déjà quatre-cinq enfants dans leurs pieds. Ventres et cartables vides. Patience des misérables et mâchoires contractées au guichet des Allocations Familiales.

Chronique

Après un évènement grave, c’est toujours le moment de faire un retour sur sa vie. Après le passage d’un cyclone destructeur, Eliette se remémore son passé. Tous les moments forts, douloureux de son existence. Toute la vie de son quartier. Elle laisse vagabonder ses souvenirs et nous fait découvrir son monde. Ses voisins.

L’espérance macadam nous fait entrer dans l’univers des compagnons d’infortune, de misère d’Eliette. Avec des mots fleuris, cueillis dans le créole, Cette dame nous raconte la déveine qui colle au corps des habitants de la ravine. Une vie colorée de misère, de crimes, de bons sentiments terrassés par la souffrance, la peur, la douleur. Une vie de déveine. Une vie scélérate et sans pitié.

Les mots sont terriblement beaux. D’une beauté enveloppée dans cette langue des gens antan lontan (autrefois). Un langage coloré et riche à souhait d’éclats de rire, de bribes de souffrance. Riche d’une vie scélérate. Les pages se tournent avec plaisir. Nous suivons Eliette dans ses souvenirs hachés, débridés qui nous font revivre le passé de chaque habitant. Des malheurs qui les frappent au petit bonheur la chance. Des moments où la douceur est éphémère. Où le bonheur est un rêve éternellement poursuivi.

L’espérance macadam nous emmène à la rencontre d’un peuple plein d’espoir bien que la misère soit quotidienne. Un peuple qui sait se réjouir de petits bonheurs arrachés à la dureté de la vie. Un peuple qui sait sourire et rire de ses coups du sort et y puiser la force pour continuer à espérer. Pour continuer à faire face au malheur. Pour rester bien droit dans ses bottes face à cette vie sans espoir. Une vie dont le futur se projette fatalement dans l’espérance macadam.

Note 18/20

9782911207549   HC Editions   200 p.   18,50€

Jours de pluie – Pascal Graff – 2019

Quatrième de couverture

Une semaine aux Antilles, François tient son journal de voyage. Explorateur contemplatif, il collectionne les sensations. Il découvre avec délice les eaux tropicales. Un autre jour, il gravit des collines et pénètre la forêt. En chemin, il rencontre trois hommes étonnants, trois destins brisés qui déroulent leur vie devant lui. Derrière l’image de carte postale, apparaît alors une réalité complexe et tourmentée, dans laquelle François est aspiré. Quand la pluie s’abat avec violence sur cette île de tragédie, les trois hommes décident de rejouer leur destin. Ils entraînent avec eux François, dans une histoire qui n’est pas la sienne: le meurtre a son témoin.

Chronique

François, jeune français est en vacances sur une île des Antilles. Le dépaysement est assuré. Les rencontres aussi sont dépaysantes, surtout quand la population est accueillante et sympathique. Des vacances où il va découvrir l’autre visage de l’île. Celui que les touristes ignorent. Celui qui donne une identité particulière à ce lieu.

Au fil des pages, nous faisons la connaissance d’un touriste en goguette. Nous le suivons dans des aventures qu’il vit à chaque rencontre. Des rencontres avec des personnages hauts en couleurs et énigmatiques. Des aventures où les découvertes sont mystérieuses. Mais, est-ce le bon moment pour visiter Saint Peter? Une période de l’année où la pluie s’invite très souvent? Une pluie comme seule peut en recevoir une île tropicale. Une pluie qui rythme les évènements. Une pluie complice des évènements, de la vie. Une pluie qui gère les sentiments et les ressentiments. Acceptée de tout le monde. Parfois bénéfique. Parfois dérangeante. Toujours acceptée car elle cache les secrets les plus sordides.

Jour de pluie, au travers de ses chapitres, de ses pages, de ses mots, nous invite à une visite. Etrange, il faut l’avouer. Une visite qui révèle des énigmes. Une visite qui révèle les secrets les plus sombres que recèle l’âme des iliens. La lecture est aisée et se fait d’une traite. En filigrane se dessine une histoire. Une histoire comme il en arrive partout. Une histoire qui reste secrète, cachée aux yeux des touristes. Une histoire qui tue parfois les jours de pluie.

Note 15/20

9782343165882   Ed L’Harmattan   135 p.   15€

 

Les pirates – Elias Mani Assadi – 2018

Quatrième de couverture

A une époque où il faisait bon être pirate, un capitaine fort, brave et téméraire, possédait un équipage de neuf hommes. Tous étaient différents, solides, authentiques. Et parmi eux se trouvait l’ami d’enfance et bras droit du commandant: Marco, un homme rusé et agile qui consolidait l’escouade. Ensemble, ils bravaient vents et marées. Jusqu’au jour où ils décidèrent d’aider un vieil homme dont la famille était prisonnière d’un tyran. Qui était ce despote? Que voulait-il à ces innocents?

Chronique

Un groupe d’hommes venant d’horizons différents. Des hommes ayant des histoires de vie diverses. Des hommes appartenant en partie à un monde fantastique. Des hommes sur un même bateau pour une destinée commune. En général, qui dit pirates, dit trésor. Quel est celui de cet équipage? Ont-ils vraiment trouvé un trésor? Une belle aventure en perspective pour ces compagnons pirates.

Les Pirates nous relate l’histoire d’une recherche. L’histoire d’une bataille. L’histoire d’une course poursuite. Avec des êtres fantastiques. C’est un récit d’un style assez particulier avec une impression de récit biblique. Une impression de lire La Genèse dans l’Ancien Testament (des répétitions de « ils firent ainsi »). Une impression de  lire une épopée biblique. Les mots sont très touchants. Des mots qui relatent une camaraderie contre vents et marées. Des mots qui racontent une confiance sans borne entre êtres qui se respectent, se tolèrent et qui restent soudés face aux tempêtes. Face aux batailles. Face à l’ennemi.

Nous découvrons des hommes d’une extrême générosité. Des hommes prêts à prendre les armes pour aider les exploités. Prêts à se battre contre l’injustice. Mais cette vie d’aventures durera t-elle toujours? Cette grande confiance en leur sort ne leur jouera t-elle pas des tours pendables? La lecture reste intrigante au vu du style de l’auteur. Un peu déroutante aussi. Nous accompagnons des pirates au cœur tendre. Des pirates épris de justice. Que leur réserve l’avenir? Ces batailles porteront – elles leur fruit? Contrairement aux pirates que nous connaissons d’habitude, ces derniers sont les Robin des Bois des mers et des océans. Des hommes de grand cœur dénommés « les pirates« .

Note 15/20

9782754739528   Edition du Panthéon   101 p.   16,90€

 

Hazadef – le nouveau monde – Ana Kori -2019

Quatrième de couverture

Débarqués sur Jeilfen, un monde nouveau, Okriana, son frère et ses amis, découvrent un archipel cosmopolite animé par d’incessantes conquêtes territoriales. Les épreuves endurées précédemment par la jeune reine l’ont laissée perdue et effrayée à l’idée de perdre ceux qu’elle aime. Il faut la rencontre avec deux guerrières pour la rappeler à sa destinée. Les trois femmes, aussi différentes que complémentaires, s’engagent dans un combat sans merci, opposées à de puissants ennemis aux ramifications tentaculaires et dont la barbarie semble sans limites.

Loin d’une Hazadef envahie, le combat va s’intensifier, alimenté de trahisons, de souffrances et de peurs qui seront pansées par de profondes amitiés et des amours tourmentés. Prenez le chemin de Jeilfen, méfiez vous des démons, des limbes et des harpies.

Chronique

Qui n’a jamais rêvé de conquérir de nouvelles terres? Okriana veut le faire. Y parviendra t-elle avec ses amis? Le monde fantastique qui l’entoure le laissera t-elle s’établir en toute tranquillité? Ce n’est pas si sûr.

Hazadef – le nouveau monde nous entraine dans une aventure en compagnie d’êtres mystérieux (goules, vampires, êtres qui se transforment en animaux, etc.). nous traversons des terres aux lois aussi insolites les unes que les autres. Okriana et ses amis nous engagent dans des batailles d’une grande beauté. D’une belle horreur. Des batailles où le sang , les êtres, la terre se mêlent à la magie pour vaincre les âmes infernales. Pour vaincre les êtres sans âme et sans aucune aménité.

Les paysages, les mondes sont superbes. Superbement dangereux. Superbement démoniaques. C’est avec plaisir que nous poursuivons notre lecture jusqu’à la dernière ligne. Une lecture qui se fait d’une traite tant nous sommes emportés par l’histoire. Tant l’écriture est aisée et claire. Rien ne sera épargné à nos héros (trahisons, mensonges…). Nous faisons aussi de belles découvertes sur la nouvelle vie de nos héros. De surprenantes découvertes…

Avec Hazadef – Le nouveau monde, les conquêtes revêtent de nouvelles normes. De nouvelles contingences. De nouveaux visages toujours plus fantastiques. Comment finiront-elles? Okriana retrouvera t-elle son royaume? Ce qui est sûr c’est que nous l’accompagnons jusqu’au bout tant le suspens est grand.

Note 18/20

9791022793247   Autoédition    353 p.