Une deuxième chance – Valérianne – 2017

Quatrième de couverture

Depuis le monde de l’après vie, des êtres veillent sur nous comme des anges. Phil est l’un d’entre eux. Il a la mission de redonner l’envie de vivre à Lila, enfouie dans un profond coma suite à un grave accident. Sa souffrance est telle qu’elle s’abandonne déjà au presque néant.

Phil tente de la sortir de ses doutes, de cette absence à elle-même qui la maintient entre deux mondes mais les héritages du passé vont ressurgir perturbant le travail de Phil. Faut-il faire mourir le passé pour espérer disposer d’une deuxième chance?

Mon avis

Que se passe -t-il quand un être navigue dans les limbes sans trop savoir ce qu’il veut? Sans savoir où il se trouve? Doit-il partir ou rester? Telles sont les questions que nous pouvons légitimement nous poser. Qu’en est-il de la vie avant la mort, dans un état végétatif? Comment faire? Qui peut aider ces êtres perdus? Phil, un de ces aides vivant dans les limbes se lance dans l’aventure en prenant soin de Lila. Que se passera-t-il? Arrivera -t-il au bout de sa mission? A quel prix?

Une deuxième chance nous raconte les péripéties de ces deux personnages unis par la « presque mort ». Ce roman propose  juste une réponse. Une histoire extrêmement sensible. D’une grande beauté. Des instants forts. Durs. Mais des instants de tendresse. D’humanité. D’humilité. La lecture se fait addictive au fur et à mesure des pages. Les mots sont forts et emportent le lecteur dans cette douce lutte. Pour la vie. Pour l’espoir.

Mais qu’en est-il de cette vie retrouvée? Qu’en est-il des projets pour rendre cette vie meilleure? Plus intense? Un intense renouveau. Un renouveau tenté d’espoir et de force. La force d’entamer une nouvelle vie.  Une deuxième chance nous démontre que la vie est un trésor. Parfois, il suffit d’un coup de pouce. D’une décision pour faire des changements. Pour évoluer. Pour faire le bon choix. Le choix qui permettrait d’aller de l’avant.

Phil est là, discrètement et aide en toute humilité Lila à refaire sa vie. A en changer le cours. A aller de l’avant après une parenthèse de vie pas choisie. L’aide, l’encouragement d’un être, d’un ange qui débarrasse des idées négatives. D’un être qui redonne confiance en soi. Un ange discrètement présent. Fort et encourageant. Qui a confiance. Qui insufle à Lila la force de se tourner vers l’avenir avec conviction. Pour qu’elle se donne une deuxième chance.

Ma note 18/20

9791026208648 Ed. Librinova 261 p.

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Zapping à vif – Renaud Blunat – 2018

Quatrième de couverture

Et tant pis pour l’éternité

Tant pis pour tous nos amours et nos idoles,

Je n’aurai rien à regretter,

Mon fils rira du rock’n’roll

Michel Berger (mars 1974)

Mon avis

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en lisant zapping à vif. C’est une découverte étonnante. A un moment de la vie, tout le monde fait son introspection. Qu’en ressort-il? Quel est le poids de notre vie dans nos actions? A travers l’actualité, le monde, la vie se déroule avec son cortège d’absurdité.

Renaud Blunat nous emmène dans sa conscience à la recherche de ce qui a fait de lui l’homme qu’il est. Il nous révèle ses souvenirs bons ou mauvais. Qui étaient ses parents? Quelle était sa vie? Comment a-t-il vécu? Autant de questions qui nous font tourner les pages avec plaisir tout en découvrant l’actualité de l’époque ainsi que certains faits de l’histoire de France.

Les choix que  nous faisons tous les jours sont-ils adaptés à la situation? En ce qui concerne Renaud Blunat, ses parents ont-ils fait le bon choix quant à son éducation? Peu à peu, zapping à vif nous oblige à réfléchir et à examiner nos actes ainsi que ceux de nos géniteurs. Au fil des pages, la vie, les choix de l’auteur défilent en parallèle à l’actualité mondiale et à l’absurdité du monde dans lequel nous vivons.

Zapping à vif  est un  roman qui pousse à la réflexion. Qui nous force à une introspection dans un monde où tout va vite. Surtout l’actualité. Cette actualité qui peut s’effacer en un zapping. Un zapping à vif. Dans la vie. Dans les souvenirs. Dans les sentiments. Juste un zapping…

Ma note 16/20

9782375440452  Ed. Brumerge  158 p.  15€

Le spectateur – Virginie Vanos

Quatrième de couverture

 Axel, un jeune psychiatre un peu snob et fort solitaire, se retrouve confronté à Alexandra, une reporter aussi mystérieuse qu’ambiguë. Tour à tour agacé, désarçonné, intrigué par la jeune femme, il finira par en tomber violemment amoureux, jusqu’à l’obsession, jusqu’à la folie.

Mon avis

Axel, jeune médecin a une vie bien monotone et presque triste. Mais la vie peut jouer des tours bien fallacieux. Une rencontre. Une sommité. Et le monde se met à tourner à l’envers. Axel est pris dans la nasse de l’amour  et se laisse emporter. Cependant, qui est cette femme qui lui a ravi le cœur? L’aime t-elle? A quel point?

Les mots nous emportent  dans un monde où la réalité dépasse la fiction. Un monde où l’amour tient une place importante. Trop importante. Au-delà du temps. Au-delà de la vie. Le spectateur nous emmène bien malgré nous dans la vie de ce médecin sorti de sa routine. Pour une femme. Un être sublimé. Aimé. Adulé. Cet amour est-il sain? D’ailleurs l’amour est-il toujours raisonnable?

Avec le spectateur nous mettons les pieds dans le monde de l’extrême. Le monde où réalité et rêves se fondent pour former le trop. Le pas assez. Pour former un univers, un sentiment qui peut emporter l’âme dans un abîme.

Virginie Vanos nous démontre que l’amour à la folie n’est pas une utopie. Axel va aimer. Doucement. Fortement. Follement. Démesurément. Enormément. Il va se laisser emporter par cette belle vague, sans résistance. Tel un objet soumis à une marée incontrôlable. Axel va aimer comme il n’a jamais aimé. Est-ce prudent? Quel sacrifice est-il prêt à faire pour obtenir et garder cet amour? Restera t-il raisonnable? Et ses amis, comment réagiront-ils ? Ils seront peut-être des spectateurs de ce bouleversement de la vie de leur ami. Peut-être seront-ils dépassés par ce qui a changé profondément Axel. Ils seront juste de simples spectateurs.

Ma note 18/20

9782332924681  Ed. Edilivre  146 p.   14,50€

Joyeuses fêtes de Noël

Coucou à tous. Après une année, nous fêtons notre premier Noël ensemble. Je vous souhaite de belles fêtes. Qu’elles soient joyeuses et festives. Faites attention sur les routes. Prenez soin de vous. N’oubliez pas que le Capitaine de la soirée ne doit pas boire une goutte d’alcool. Pour votre sécurité. Pour de merveilleuses fêtes. JOYEUX NOËL!

Un pays celtique – T.1 – Le grand hiver Delenn Harper – 2018

Quatrième de couverture

Et si les Celtes n’avaient pas perdu contre les Romains? Toute notre histoire moderne en aurait été changée. Et aujourd’hui il y aurait certainement une autre Europe… C’est dans cette Europe que Lania, étudiante, va voyager pour se rendre à Britonnia. Une nation celtique qui vit en toute indépendance dans une Union Européenne actuelle…

Mon avis

Britania, un pays celtique hors de l’Europe. Lania va le découvrir ainsi que les règles qui régissent ce pays. C’est une plongée dépaysante au cœur du monde celtique et de ses traditions. Le dépaysement est total.  Passer du vingt et unième siècle au pays celte, fait de calme, de liens avec la nature. un rêve!

Il n’est pas toujours facile de se retrouver dans tous ces dogmes celtes qui régissent la vie sur Britania. De comprendre les liens avec les saisons, avec le calendrier.  Ce qui n’empêche pas de suivre l’histoire sans problème. Peu à peu, nous plongeons dans un monde de femmes. Ce qui change des pays qui entourent Britania. Ces femmes y sont souveraines et sont les héritières de Dame Nature. Lania passe d’un monde à l’autre avec de plus en plus de difficulté. A sa place, lequel aurions-nous choisi? Lequel aimera -t-elle? Saura t-elle s’adapter?

Le pays celtique T.1 Le grand hiver est un roman tant soi peu déroutant. La lecture se fait facilement. Le vocabulaire change dans chaque monde et est, ainsi, adapté. C’est un grand saut dans un monde qui fait de la nature l’élément essentiel de la vie. Le temps y est lent, vivant, contrairement à l’Europe. Un monde qui a su garder son authenticité et en jouir. Au fur et à mesure de l’histoire, le lecteur est pris dans ce monde inconnu qui est une découverte. Ce monde inconnu qui prône la liberté d’exister. De ressentir. La Terre. La nature. Les astres. Le Monde en toute sincérité. En toute simplicité.

Ma note 16/20

9781720171355    Autoédité   138 p.

 

 

Enquête paranormale 2.0 – Sylvain Sylvestro – 2018

Quatrième de couverture

Trois amis qui ont les mêmes centres d’intérêt, se sont lancés dans la nouvelle tendance du web: mettre en ligne des videos d’enquêtes sur les phénomènes paranormaux. Depuis deux ans, ils écument toutes les bâtisses abandonnées de Provence avec leur matériel dernier cri. Ainsi, ils espèrent capturer des preuves de l’existence d’entités paranormales. Chacun des trois amis participe à ces enquêtes pour atteindre un objectif qui lui est propre. Un jour, ils reçoivent une proposition d’enquête différente des autres. Une proposition qui va peut-être leur amener les réponses qu’ils cherchent tant.

Mon avis

Courir après les fantômes n’est pas forcément la panacée. Sylvain et ses compagnons en savent quelque chose. Cependant, de nombreuses personnes sont curieuses du résultat. Des apparitions. Des bruits. Parfois réels. Parfois fictifs. Jusqu’au jour où…

 Avec Sylvain et ses compagnons, nous plongeons au sein de l’inconnu. Un inconnu bouleversant. Intense. Glaçant. Effrayant. Que se passe t-il? Cette maison est-elle vraiment hantée? Pourquoi le sort s’acharne t-il ainsi? Avec Stéphane, son ami, Sylvain va aller au-delà de ce qu’il voulait savoir. Une enquête menée à un rythme soutenu. Un rythme d’enfer. Les mots sont forts et percutants. L’action ne s’arrête jamais. La peur, l’angoisse s’installent et ne nous quittent plus. Que d’horribles moments pour Sylvain. Il voulait tout savoir sur le paranormal. Découvrir des mystères de l’au-delà. Que découvrira t-il? Sera t-il en mesure de supporter la vérité? Est-ce la vérité?

Enquête paranormale 2.0 nous emporte dans un monde où la peur est reine. Un monde où le suspens est le maître. Nous sommes entrainés dans une enquête qui nous glace le sang. Emportés hors du monde réel. Dans un  monde parallèle. Un monde où tout peut être une illusion. Illusion d’existence. Illusion horrible. Une horreur qui se dessine en filigrane.

Peu à peu, nous nous rendons compte que cette enquête sera pleine de retentissements. Pas vraiment sympathiques. L’amour du paranormal peut mener loin. Très loin. Trop loin. Nos héros s’en rendront compte. Mais, ne serait-il pas trop tard? Pour les mises en garde? pour les projets? pour les regrets? Sylvain obnubilé par sa passion donnera tout pour assouvir sa curiosité. Espérons que cette curiosité ne lui fasse pas payer un trop grand prix. Juste pour une enquête sur le paranormal.

Ma note 16/20

9781719866538  Autoédition  125 p.

La bombe – Maëlle Denis – 2018

Quatrième de couverture

Suite à un gage, Suzanne entreprend de faire la connaissance de Sayid, nouveau dans sa classe et déjà considéré comme un paria par ses camarades. Ce qui a commencé comme un désagréable défi à relever se mue rapidement en amitié, et l’envie d’en savoir plus sur ce garçon mystérieux et taciturne devient sincère et authentique. Mais le jeune homme tient à ses secrets et son passé demeure obscur… Qui est vraiment Sayid Zebary?

Mon avis

L’histoire d’une amitié. Un peu bancale. Mais une amitié quand même. Deux jeunes enfants. Presque adultes. Deux histoires de vie différentes. Deux destins. Une amitié aux prémices timides. Maladroits. Qui est le nouveau? D’où vient-il? Pourquoi est-il  là?  Deux êtres très différents. L’un quasi mutique. L’autre bavard. Deux êtres qui vont s’apprivoiser dans une longue danse virtuelle. Deux adolescents, face l’un à l’autre, tentant plus ou moins facilement  de se découvrir. De s’apprivoiser. De s’apprécier. Au plus grand dam de certains de leurs proches. De leurs amis.

Les mots sont doux, au début. Délicats. Avant de s’endurcir. Chacun vit avec un secret. Lourd. Qui ne peut être confié. Que se passerait-il si tout le monde savait? Sayid aurait-il toujours sa place au sein de la société? Une société loin des horreurs de la guerre. Une société qui, pourtant, subit le terrorisme. Lorsque les Editions du Panthéon m’ont envoyé ce roman, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Le titre m’avait interpelée.  J’ai découvert une pure merveille. Un roman qui ne laisse pas intact, qui ne laisse pas indifférent.

La bombe nous entraîne dans le monde de la violence. Violence que la société subit avec rage. Avec douleurs. Avec colère. Avec larmes. Une violence qui détruit l’être, l’âme. Une violence qui fait de certaines personnes des morts-vivants. Des morts-vivants entrainés. Téléguidés. Pour le pire et encore le pire. L’histoire est pleine de suspens. Au fur et à mesure de la lecture, le voile se lève sur un monde que l’on peine à imaginer, même si la réalité n’est un secret pour personne. Pour le plus grand malheur du Monde Entier. Un monde où l’innocence se liquéfie  et les sentiments s’évanouissent sous les brimades, les coups, la torture physique et mentale. Qui est vraiment Sayid? Quel est son rôle dans ce monde anesthésié où la mort, omniprésente, est ordonnée/donnée par contrat interposé? Quelle serait la réaction des gens qui l’entourent et qui l’aiment?

La bombe est un roman écrit à deux voix. Deux visions différentes de l’histoire. Visions si proches et si éloignées. Deux réactions. Deux consciences qui soupèsent les mots, l’environnement. Les actes. Deux consciences troublées par une violence si différente mais qui brise l’âme de la même manière. La conscience qui anesthésie l’Humain et le pousse à faire comme si le mal n’existait pas. Maëlle Denis a su décrire des évènements qui brisent sporadiquement notre société. L’éclaboussant de sang pour déclencher la haine. Cette haine si forte que certains réussissent à insinuer dans les cœurs, les âmes, dans les humains fragiles. Y arriveront-ils un jour? Espérons que non….

Ma note 20/20

9782754741446   Editions du Panthéon   235 p.   18,90€

Trois jours sans portable – Renzo Ardiccioni – 2018

Quatrième de couverture

Début du nouveau millénaire, en Italie, pendant les vacances d’été. Les téléphones portables et internet ont envahi le quotidien, au point que l’existence ne se vit plus que par écrans interposés. Dans cette frénésie, Davide vient d’avoir 50 ans, il travaille dans le marketing et a pris l’habitude d’utiliser trois lignes de téléphone. Pour se sevrer de son addiction, il suit les conseils de son médecin et tente alors de s’en passer. Au moins pendant trois jours… Trois jours sans portable, ça n’est pas la fin du monde! Davide va donc essayer. Pendant cette période, il retrouve un vieux répertoire téléphonique et ressent alors une certaine nostalgie  qui le pousse à appeler Lisa (depuis une bonne vieille cabine téléphonique). Il a connu cette femme trente ans plus tôt et a vécu avec elle une aventure passionnée. Lisa lui promet de le rejoindre en Italie. Mais, sur le quai de la gare, une surprise attend Davide…

Mon avis

A une époque où tout est connecté, humains ou non, qui oserait se déconnecter? Accepter de sortir de ce monde virtuel? Cela risque de s’avérer difficile pour de nombreuses personnes. C’est le début de l’aventure pour Davide, quinquagénaire hyper connecté. Un homme de son époque. Survivra t-il à ce choix?  Comment sera sa nouvelle vie? Supportera t-il cette déconnection? Pas facile, surtout quand, autour de soi, tout le monde s’installe dans le vingt et unième siècle.

Trois jours sans portable est un roman à trois voix: Davide qui est en train de se sevrer de ces petites machines addictives, Maestro l’intellectuel plein d’humour et Giulia qui adore ces petites boîtes qui sont le  monde extérieur. Les échanges, les discours sont truculents. Les mots sont incisifs. Durs parfois avec un brin de mauvaise foi pour certains personnages. Ils sont bourrés d’humour. Un humour caustique et fin à la fois. Les situations sont de plus en plus rocambolesques. Au fil des mots, nous finissons par regarder notre téléphone portable d’une manière dubitative.

Trois jours sans portable est une sorte de huis clos entre trois principaux personnages que tout sépare: les rêves, la vie, les choix, les portables… Des personages qui se sondent mutuellement dans une sorte de frénésie à se révéler à l’autre. Un trio qui dépeint notre société sans fards. Avec  parfois une vive cruauté.

Ce croquis pittoresque du 21ème siècle pourrait donner des idées à certains tant les excuses des personnages sont logiques et farfelues à la fois. Où est la poésie? L’art d’écrire? De fabriquer de belles phrases? Où est passé le plaisir de converser avec l’autre? Le plaisir d’écouter, de regarder la vie autour de soi? Et s’il s’agissait de révéler au mieux l’humain, avec ses forces et ses faiblesses en le regardant dans une glace sans tain? Pour s’ouvrir à notre monde en déliquescence. Sans portable, mais avec une vie. Quelle qu’elle soit. Peut-être…

Ma note 16/20

978281271047  Editions Les Presses du Midi    123 p.  15€

Le sceau des Maîtres – 1 – Le manoir -Etherian Lore – 2018

Quatrième de couverture

Lorsque leur fête d’amis est interrompue par un drame, ils se dispersent tous dans les bois. Pourchassés par des bêtes, Isabelle est séparée de son copain  dans leur course. Maintenant, seule face à ce manoir étrange, elle devra tenter de retrouver ses amis et de rester en vie. Les découvertes qu’elle fera seront aussi inquiétantes… qu’intrigantes. Tout en cherchant le moyen de s’échapper de cet endroit labyrinthique, elle comprendra  pour quelle raison le manoir est caché au fond des bois. Ce qui existe en ces lieux n’aurait pas dû être découvert. Un document trouvé lui donnera des indices et l’un de ses amis la conduira à une ressource qui pourrait leur révéler les mystères du manoir.

Mon avis

Le titre m’a beaucoup intriguée. Le scénario imaginé était presque celui du livre. Bref, j’imaginais bien un manoir au fond de la forêt. Mais, pas la suite.  Et quelle suite! Un manoir qui retient les personnes! Ce sentiment affolant qu’est la peur, qui envahit tout être humain qui se rend compte d’un piège qui se referme sur lui. Dans un monde sans origine. Un monde inconnu et hostile. D’une hostilité froide. Inerte. Sans nom. Juste une impression qui s’exacerbe tout au long des pages. Une terreur pire que celle ressentie en pleine forêt ou dans un labyrinthe.

Le sceau des maître – 1 – Le manoir est un roman qui fait apprécier la liberté. De cette appréciation éprouvée  pour une chose perdue  et fortement regrettée. Tel est ce que ressent Isabelle. Le récit  est à la première personne. Ce qui permet au lecteur de s’identifier au personnage et de vivre l’aventure à son rythme.

Les découvertes se font, plus intrigantes les unes que les autres. Des questions se posent et pour nombre d’entre elles, restent sans réponse. Tout comme les solutions qui sont quasi inexistantes. Et, ce n’est pas faute pour Isabelle d’essayer de comprendre la situation afin de prendre une décision. Que se passe t-il? Quelle loi a été transgressée? Dans quel but garder les gens? Qui est à l’origine de cette blague douteuse? Comment s’évader? Des questions qui taraudent Isabelle et gardent intact son désir de s’échapper.

Lentement, le lecteur se trouve engagé dans une chasse à la liberté vitale. Il traverse des vagues d’espoir, de doute, d’euphorie et de déception. Dans le sceau des maîtres – 1 – Le Manoir, la vie, quelle qu’elle soit, est d’une grande présence. Juste une soif de vivre. Plus forte. Plus intense que celle du manoir et de ses habitants.

Ma note 17/20

978175209973   Ed. Solarianne      165 p.

Le siècle phénix – 1. L’odyssée des sœurs fantômes – Thomas Henninot – 2017

Quatrième de couverture

En 2172, l’humanité se relève péniblement des cendres da la Grande Terreur, une crise mondiale survenue plusieurs décennies auparavant. A l’origine de ce bouleversement planétaire, une terrible maladie apparue à la fin du siècle précédent, « la Faucheuse ». Ce virus a provoqué des centaines de millions de morts avant d’être endigué, créant ainsi les conditions d’un déséquilibre. La Faucheuse continue ses ravages en France, malgré les efforts de la famille Dernot qui a découvert le vaccin et bâti sa fortune grâce à son combat acharné contre le fléau.

Juliette Dernot, héritière de la multinationale familiale, est une jeune prodige promise à un brillant avenir. Ambassadrice des campagnes de vaccination et icone de la Fondation Asclépios, elle est épaulée par  Jessica, sa meilleure amie et par Alex, son compagnon. Mais un terrible accident de train vient bouleverser le destin prometteur de ces trois jeunes. Très vite, la violente explosion à l’origine du déraillement prouve qu’il s’agit d’un attentat dont Juliette est la cible. Qui sont les responsables? Parviendra t-elle à leur échapper?

Le capitaine Verrier est dépêché sur les lieux du sinistre. Après avoir recueilli le témoignage de Jessica, blessée lors de l’attaque, il sonne l’alarme et engage les recherches pour retrouver Juliette, qui est parvenue à s’enfuir avec Alex. La course contre la montre est engagée. L’esprit affûté de Juliette et la compétence du capitaine seront-ils des atouts suffisants pour défaire leur formidable ennemi?

Mon avis

A t-on le choix quand une mission est imposée sous la menace? A t-on le choix quand une promesse est faite dans un moment douloureux? Que peut-on dire de la peine ressentie par la perte d’un être cher? La louve ne nierait pas ces faits. Quel lien avec un accident de train?

Le siècle phénix – L’odyssée des sœurs fantômes est une histoire prenante. Terrifiante. Terriblement.  Humainement. Une histoire forte. Dure. Où les sentiments sont exploités au-delà du possible. Les chapitres titrés nous font visiter d’un oeil particulier le point de vue, la vie, le choix  de chacun des personnages. Peu à peu, nous sommes pris dans ce large filet  tissé aussi finement que l’aurait fait une araignée. Les différents personnages se complètent.

Très rythmée depuis le début, la course contre la montre va crescendo, nous laissant merveilleusement exsangues et curieux. Ainsi, nous découvrons l’ampleur du changement environnement mondial et, en particulier celui de la France. De quoi faire réfléchir actuellement sur l’avenir du monde tel que nous le connaissons de nos jours. Peu à peu, cette course contre la montre se transforme. Se matérialise. Devient vitale. Inexorable.

Nous nous découvrons accrochés aux lignes. Aux pages. Pour une course contre l’absurdité. Absurdité des hommes. Absurdité de leur soif de pouvoir, de domination. Absurdité de la vie. Quel est l’aboutissement de cette recherche vitale? Quel est le véritable rôle de chaque auteur?  Quelle serait sa finalité? A qui accorder sa confiance? Le siècle phénix – l’odyssée des sœurs fantômes nous prend aux tripes dès les premier mots et nous emporte dans un monde de pouvoirs. De force. La lecture est addictive et seul le mot fin nous délivre de cet envoûtement. Enfin, presque…

Ma note 18/20

9791026213765  Ed. Librinova 471 p.