Le désert du lac Victoria – Ives Dumond – 2018

Quatrième de couverture

Une chose mystérieuse décide de vider le lac Victoria de ses eaux, puis de saccager l’Afrique et ensuite de se propager à travers le monde comme une inéluctable peste. Sur un continent réputé dépendant des aides internationales, quelle sera l’issue?

Mon avis

L’histoire d’un continent, l’Afrique. Intéressante pour ceux qui ne connaissent pas. Expliquent-ils ce qui se passe dans le monde? L’horreur qui s’invite au quotidien d’illustres inconnus? Que se passe t-il? Quels est le but? Des vies en parallèle. Des migrants. Un migrant. Un milieu d’une violence inouïe. Une chaleur intense qui irradie du continent africain, brûlant tout sur son passage. Pourquoi ce continent? Que peuvent faire les scientifiques?

Le désert du lac Victoria est assez intrigant. Des vies. Des histoires décousues. Des bouts de vie qui semblent s’entrechoquer. Une personne qui semble raconter une histoire. Son histoire. Réalité ou Impression? Trop de vies relatées?  Le lecteur navigue entre ces vies si éloignées l’une de l’autre. Le seul point commun reste le lac maudit. Pour des raisons qui peuvent paraître évidentes.

Dans le désert du lac Victoria, les personnages sont nombreux. Leur destin est scellé à celui du lac de la mort. Les chapitres regroupent plusieurs histoires. Ce qui peut perturber le lecteur. Cependant, l’histoire se tisse doucement, mais sûrement. Le suspens demeure autour de ce lac. Ives Dumond définit son roman comme atypique. C’est peu de le dire. C’est un roman déroutant, énigmatique, intrigant qui laisse le lecteur un peu pensif, en plein questionnement sur le fil de l’histoire. Une histoire qui se renouvelle à chaque chapitre.

Ma note 15/20             9781983028182

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Les victimes du vent d’est – Manuel Lopes – 1996

Quatrième de couverture

Au Cap-Vert, les premières pluies annoncent l’espoir de nouvelles récoltes de maïs sauf si le redoutable vent venu des côtes africaines se met à souffler en brûlant tout sur son passage comme une tornade de feu. Sur l’île de San Antaõ, il y a ceux qui plantent dès les premières gouttes, ceux qui attendent des signes plus certains de pluies bénéfiques et même ceux qui en sont réduits à consommer les semences. Mais, tous risquent d’être les nouvelles victimes du vent d’est qui mène un combat inégal et meurtrier.

Mon avis

Des paysans, braves, vaillants, face au destin. Face aux aléas de la vie. Du temps. Ainsi va la vie sur une île du Cap-Vert. Le destin de différentes familles, plus ou moins bien loties face au redoutable vent d’est qui ne consume pas que les plantes, mais aussi les humains, leur vie, leur destin. Manuel Lopes nous campe une belle galerie de portraits. De destins. D’hommes et de femmes. En attente de la fin de ce malheur qui les frappe. Qu’auriez-vous fait à leur place? Quel aurait été votre comportement face à l’innommable? Face à ce malheur qui les frappe, l’humain se révèle. Pas forcément sous ses meilleurs jours.

Les victimes du vent d’est est un roman très fort. Très dur. Très humain. Si humain!! Des hommes et des femmes qui ont l’habitude du malheur. Des hommes et des femmes qui sont arrivés au bout de l’espérance. Qui ne trouvent plus beaucoup de solutions de survie. Dès lors, les caractères se révèlent. Certains subissent. D’autres deviennent tyranniques. Quelques-uns restent sereins.

Dans les victimes du vent d’est, la destinée de ces hommes et de ces femmes représente le destin du Cap-Vert et de ses habitants. Un pays qui reste debout face à la pauvreté et qui continue à aller de l’avant. En effet, sur cette île de Sao Antaõ, même arrivés au bout du désespoir suprême, les iliens continuent à espérer. Un meilleur destin. De nouvelles pluies. Une nouvelle vie. Malgré l’absence des autres: les victimes du vent d’est…

Dans l’ombre de l’Afrique – Djakaridja Ballo – 2017

Quatrième de couverture

Dans les méandres de l’Afrique, entre valeurs, spiritualités et traditions, deux jeunes gens tombent amoureux. Un amour interdit par une coutume intrigante : la parenté à plaisanterie, un lien instauré entre certaines tribus afin de privilégier une meilleure cohabitation.

Peut-on échapper à des rites anciens dans le monde actuel? L’amour est-il le moyen de s’en affranchir? Est-ce réellement une bénédiction pour préserver les peuples ou une malédiction pour les séparer? D’une plume aussi avisée que poétique, l’auteur nous entraine au cœur des coutumes de l’Afrique. Une belle façon d’attirer notre attention sur un continent aux mille et une facettes.

Djakaridja Ballo tend à casser subtilement les préjugés en dévoilant l’origine de cette parenté. Ainsi, il soulève l’ingéniosité des sages africains dans leur volonté de conserver une paix sociale depuis des siècles dans une Afrique qui n’a de cesse de se déchirer.

Mon avis

L’Afrique. Terre de traditions. Dans un monde moderne. Comme le dit le proverbe « si tu veux savoir où tu vas, regarde d’où tu viens« . C’est un peu le message de Dans l’ombre de l’Afrique. C’est ainsi que vit Sory, entre l’apprentissage de la tradition, le respect des interdits, des coutumes ancestrales et l’apprentissage du monde moderne. Comment agir quand la tradition empiète sur la vie moderne, sur la vie intime et la rend difficile?

Le destin de Sory qu’il veut lier à son continent passe par des études en Europe. Alors, l’amour naquit et le monde s’écroula. L’interdit s’invita. Que faire? Penda et Sory pourront-ils vivre cet amour interdit? Pourront-ils passer outre la tradition?  Les règles ancestrales? L’absence de bénédictions des ancêtres?

Dans l’ombre de l’Afrique nous fait rêver. Voyager. Découvrir un monde où les traditions demeurent et règlementent certains actes. Dès les premiers mots, le lecteur est pris dans un tourbillon d’émotions. De sentiments qui l’accompagnent à chaque page. A chaque chapitre, on vibre au son de ce bel amour. Au rythme des battements de cœur de nos Romeo et Juliette africains. Que leur réserve l’avenir? Entre prose et poésie, les pages défilent pour notre plus grand bonheur.

Quand j’ai recherché un roman à livre dans le catalogue varié des Editions du Panthéon, Dans l’ombre de l’Afrique m’a interpelée et je ne l’ai pas regretté.  Eh non, aucun regret. Lire un roman riche. De traditions. D’amour. De force sentimentale. Découvrir le dilemme des deux amants face au tabou transgressé. Comment réagira la famille africaine, si elle savait? Un dilemme dantesque lors du retour sur la terre des ancêtres.  Ces derniers accepteront – ils  de pardonner la transgression de ce tabou?

Le destin de Penda et de Sory embrasse celui de ce continent écartelé entre traditions et modernité. Entre respect des coutumes et réflexions modernes. Les dieux seront-ils enfin magnanimes? Une très belle et très émouvante histoire. Deux êtres face à leur destin. Deux êtres allant au bout de leur amour. En refermant ce livre, on se découvre profondément ému. Les larmes aux yeux. Supputant des rêves « et si« . Laissez-vous envoûter. Vous ne le regretterez pas. Un superbe roman.

Ma note 19/20

9782754739146  Edition du Panthéon   222 p.   18,90€

ACHAT