Quand s’éteindra la dernière chandelle – Frederick Durand – 2015

Quatrième de couverture

Célibataire désœuvré, Florent accepte de participer à une soirée qu’organise l’un de ses amis. Là, il prend part à une conversation qui porte sur le surnaturel. Interrogé, l’homme affiche son scepticisme. Son hôte le met alors publiquement à l’épreuve: puisque Florent est si incrédule, osera-t-il écrire une lettre aux forces des ténèbres  en leur demandant  d’être présentes à ses côtés jour et nuit? Florent accepte de relever le défi. L’idée de séduire l’une des convives n’est pas étrangère à cette décision…

De retour chez lui, Florent est prêt à oublier l’incident. Mais une série d’évènements troublants l’amènent peu à peu à s’interroger : en acceptant de rédiger cette missive, a-t-il déclenché un redoutable mécanisme capable d’exaucer ses souhaits au-delà de tout ce qu’il avait imaginé?

Mon avis

Une soirée. Un pari stupide. Une vie qui bascule. Surtout, des nuits qui se muent en cauchemar. Pourquoi avoir accepté ce pari? Comment faire Pour effacer cette décision irréfléchie? Plus simplement, fallait-il faire ce pari?

Au fil des pages, nous assistons à l’entrée dans la quatrième dimension de Florent, le parieur. Une véritable descente aux enfers. Et c’est peu de le dire. Peut-être est-ce un rêve? Un cauchemar éveillé? Les faits sont-ils réels? Ne sont-ils pas le fruit d’une conscience traumatisée par un pari idiot? Le monde change lentement autour de Florent. L’impensable? Un pari. Juste un pari. Bête et fait avec une immaturité totale. Juste pour rire. Et la vie tourne à l’envers. Prémices de la folie? Un rêve qui s’évanouira au réveil?

Quand s’éteindra la dernière chandelle nous emporte dans un monde fantastique où la réalité et le rêve se mêlent pour nous faire vivre un extase imaginaire. Une écriture superbement tragique. Une écriture superbe d’horreur. De fine angoisse. Les nouvelles qui terminent Quand s’éteindra la dernière chandelle sont aussi angoissantes les unes que les autres. Damnées nouvelles!! Le temps s’arrête puis s’accélère au fil des pages. Tel notre pouls tout au long des chapitres. Un très beau roman.

Ma note 17/20

9781612274164   Black Coat Press Coll. Rivière Blanche 190 p.   17€

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