Kyan Rogh – T. 1 – L’artéfact insoupçonné -Charles Chehirlian – 2018

Quatrième de couverture

Dans la nuée des mondes, sur le monde d’Hashkaria, terre de mystères et de légendes, d’honneur et d’infamie, de fééries et d’atrocités où l’acier, la magie et le savoir cohabitent, où des royaumes s’entredéchirent depuis la nuit des temps, où d’autres prospèrent , où des hommes au destin glorieux en croisent d’autres au sombre passé et aux desseins funestes, le monde où le dieu Kyan Rogh, créateur de toutes choses, est vénéré. Ce qui aurait dû être oublié à jamais ressurgit par la seule volonté de l’inextinguible soif de pouvoir qu’est celle de l’homme, menaçant le fragile équilibre de tout ce qui est. Le Roi Elhmor l’usurpateur, Kerek Galdine, mage noir d’Idhelheim, sont de ceux qui convoitent le Manuscrit des Anciens, alors que Khaynes le Roi Sanglant se prépare à l’invasion et à la destruction de toute chose. Au milieu des complots, des guerres et des histoires qui façonnent ce monde, une poignée d’êtres, à la convergence improbable, à la force et aux intentions imprédictibles, se lancent dans une quête dont l’issue pourrait à jamais changer la face du monde…..

Chronique

Un royaume où les secrets sont loi. Un royaume où le roi est un usurpateur. Où Eminaelle, grande guerrière est prête à tout pour protéger sa noble amie. Quel rapport? me direz-vous. Un secret qui peut coûter des vies. Des vies qui se perdront par cupidité. C’est ainsi que cela se passe dans les royaumes fantastiques. Des vies pour un objet bien secret. Que représente t-il? Pourquoi tant de détermination à l’acquérir?

Nous assistons à des batailles rudes. Parfois des batailles-éclair menées par des hommes, des personnages fantastiques. Dans un monde quasi féérique où les royaumes convoitent le même objet. Des trahisons. Des alliances plus ou moins respectées. Des mésalliances. Le rythme est soutenu. Des rebondissements qui mettent en lumière l’âme de l’homme. Pas forcément le côté sympathique. Nous apprenons l’origine des onze royaumes. Une histoire magique. Magnifique. Digne des grandes salles de cinéma. Les descriptions sont détaillées et belles. La lecture est addictive tant les évènements sont nombreux et titillent notre curiosité. La magie des mots. La magie des lieux nous emportent dans ce monde fantastique et nous adorons.

Kyan Rogh – L’artéfact insoupçonné nous présente des mondes incroyables. Des mondes où la paix est chèrement acquise.  Des mondes où la paix et la guerre se vivent avec la même passion. Avec la même frénésie. C’est un roman fort. Beau. Un roman qui permet de chercher avec des personnages incroyables, entiers, forts, l’artefact insoupçonné.

Note 18/20

9791022784412   Autoédition    594 p.     26,30€

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Zone Rouge – Planète centrale 2 – Yaël-July Nahon – 2019

Quatrième de couverture

Aya Stilstone vient de la Planète Centrale colonisée par les humains depuis des temps immémoriaux. Elle est la jeune capitaine d’un gigantesque vaisseau-déchets, le 55B. Elle vogue seule de planète en planète pour accomplir sa tâche routinière. L’abordage du 55B par un navire-corsaire va bouleverser la monotonie de sa vie. Les révélations du commandant Shamgar sur la réalité de sa planète, régie par un système autoritaire fait d’intrigues, de guerres larvées, de coups d’état feront s’effondrer les certitudes de l’indisciplinée Aya. En découvrant un nouvel univers où le pouvoir n’est pas là où on le pense, un univers où l’obéissance aveugle n’est pas une fatalité, un univers où les guerres sont légion tout comme l’émerveillement et l’amitié qui lui était jusqu’alors inconnue, Aya devra s’affranchir du système d’enfermement imposé par la Planète Centrale pour concrétiser  son désir de liberté. Des aventures l’emmèneront dans des mondes inconnus, à la rencontre de peuples fantastiques et attachants aux coutumes étranges sur fond de guerres intergalactiques.

Chronique

Quand on a réussi à grimper l’échelle sociale et professionnelle, quand on est au zénith de sa réussite, en général, on prend le temps de tout savourer. On se retourne pour voir le chemin parcouru et éprouver de la fierté envers soi. Ce qui n’est pas le cas d’Aya. Pourquoi, après tant de sacrifices, de lutte acharnée, ne cherche t-elle pas à savourer sa réussite? Qu’est-ce qui la pousse à passer en zone rouge?

Avec Zone Rouge – Planète Centrale 2 et dans les pas de Aya, nous entrons dans un monde glauque où les règles, les lois n’existent plus. Un monde où chacun est une menace pour l’autre. Un monde sans foi ni lois. Cependant, ce monde ne jouit-il pas tout simplement de ses propres règles? Aya devra user de subtilité pour le découvrir. Nous retrouvons notre jeune femme plus décidée que jamais à aller au-delà des choix de ses supérieurs pour aller à l’aventure.

Avec une lecture addictive, nous accompagnons cette jeune femme à la recherche de la vérité. A la recherche de SA vérité. A la recherche d’elle-même. A la recherche de l’amour? Nous volons  en compagnie de vaisseaux pour atterrir, pour amerrir, pour se poser sur des planètes exotiques aux populations tout aussi exotiques et énigmatiques. Notre jeune guerrière en quête de devenir ressent-elle quelque subterfuge qui pourrait mettre en péril l’équilibre de cette planète où elle a toujours vécu? Cette planète où elle se sent à l’étroit? Est-elle seulement en alerte par rapport à tout ce qui lui arrive? Aya trouvera t-elle des réponses à ses questions? Toujours est-il que, comme d’habitude, elle ira au bout d’elle-même. Au bout de sa curiosité. Au bout de ses désirs. Pour bien des aventures encore…

Note 18/20

9781612278643   Editions Rivières Blanches    210 p.    18€

De roche & de sève -Alena Sizlo & Shovel – 2019

Quatrième de couverture

  • Notre roi est toujours absent, et ses nains sont à nos portes désormais!
  • Mais, que veulent-ils? Nos soldats nous rapportent que si nous ne nous dressions pas en travers de leur chemin, ils ne nous combattraient même pas!
  • Mais, leur chemin vers quoi? Cette ruée dévastatrice au creux de nos terres est sans précédent!
  • Nul ne le sait. Mais depuis l’accession du roi Wirkkin sur leur trône, notre espace vital se réduit chaque jour davantage. Nous devons y mettre un terme!
  • Et qui en prendrait l’initiative sinon le roi, d’après vous?
  • Vous, princesse. Vous n’avez plus le choix…

Chronique

La lignée royale est presque éteinte au pays des elfes. Un des souverains manque à l’appel. Où peut-il bien se trouver? Est-il mort? A t-il été enlevé? Tant de questions auxquelles il faut trouver des réponses rapidement. Dans ce monde fantastique, les elfes et les nains ne font pas bon ménage. Qu’a t-il pu se passer pour qu’ils aboutissent à une telle situation?

De roche et de sève, on ne nait pas elfe noire est une saga fantastique en quatre tomes. Les luttes pour l’accès au trône font rage en l’absence des héritiers de sang. Les luttes sont belles et meurtrières. A la hauteur des ambitions des chacun. Les planches sont en couleurs. Couleurs sombres. Couleurs foncées. Couleurs profondes. Couleurs qui représentent les états d’âme de chacun. Cependant, au vu de certaines scènes, cette bande dessinée est pour des adolescents et des adultes.

Nous assistons à des scènes fortes. L’ambition, la trahison, les batailles sont les nerfs de cette aventure à la recherche de l’héritier légitime du trône. Les monstres, les dragons sont à la hauteur de leur renommée: terriblement violents et dangereux. Retrouveront-ils le prince héritier? Règnera t-il un jour? Il y aura d’autres épreuves pour y arriver. D’autres secrets à découvrir ou à taire. Des batailles à accomplir. L’avenir le dira.

Note 18/20

9782919069620   Editions des bulles dans l’océan   48 p.

La princesse fantôme – Laure St Andrea – 2018

Quatrième de couverture

En 948, trois royaumes se disputent Seillos, gros bourg minier au commerce florissant. La guerre est aux portes de la ville et une négociation de la dernière chance est organisée. Exilée à Seillos pour des raisons mystérieuses, Wilia, 16 ans, doit apprendre à se débrouiller seule. Accusée de sorcellerie, elle doit fuir de nouveau. Devenue l’apprentie du médecin royal, pourra t-elle faire confiance à Pedr, le neveu de la reine? Un personnage mythique vient s’inviter au cœur de la lutte fratricide qui oppose deux conceptions du monde. Qui pourra rétablir la paix?

Ma chronique

Une jeune femme insouciante. Une jeune femme qui aime  la nature et les plantes. Un passé mystérieux. Quel sera son avenir? Qui est-elle? Le Xème siècle est-il une bonne époque pour quelqu’un qui reste si proche de la nature? Wilia l’apprendra, peut-être, à ses dépens. On ne peut pas toujours se confronter aux puissants, sans se brûler les ailes.

La princesse fantôme nous transpose dans une époque où la ferveur religieuse est dévastatrice. Une époque où la différence pouvait, parfois, être mortelle. Une époque où la nature était liée à la magie noire. Nous assistons au destin d’une jeune femme. Une jeune femme qui se sent destinée à soigner grâce aux offrandes de la nature.

Les chapitres ont des intitulés qui nous permettent de suivre l’histoire sans peine. Le vocabulaire est adapté à l’époque rendant, ainsi la lecture agréable, truculente. Laure St Andrea nous fait découvrir les us et coutumes du dixième siècle. Elle nous fait découvrir les croyances. Les usages de la haute société. Les prémices de la nouvelle religion monothéiste et les pratiques sulfureuses de ses serviteurs zélés.

La princesse fantôme nous emporte dans une aventure sans fin. Chaque page, chaque ligne nous tient en haleine et aiguise notre curiosité. Entre intrigues, batailles et trahison, l’histoire nous emporte toujours plus loin à la recherche du savoir, des ennemis  et surtout de la princesse fantôme. La trouvera-t-on? Un mystère qui, peut-être, s’éclaircira. Comment s’y prendre? Existe t-elle vraiment? Comment s’y prendre? Où est-elle? Une recherche pleine de douleur, de peines, d’énigmes qui nous entraînent dans de nombreuses aventures. Pour notre plus grand plaisir.

Ma note 17/20

9781717724618   Autoédité   355 p.

 

Si j’avais su – Allison Forichon – 2018

Quatrième de couverture

La vie d’Elena Nohcirof bascule le jour où elle reçoit une lettre de sa tante Jessica. Alors qu’elle accepte de prendre l’avion pour la rejoindre, il s’écrase au milieu du désert de Goldhope. Seule survivante, elle y rencontrera Jackson, Mickael Shane et Spencer avec qui elle va vivre une aventure irréelle, d’exception et des plus surprenantes.

Mon Avis

Prendre l’avion alors qu’on a peur et  après avoir perdu ses parents dans un accident d’avion est très traumatisant. Alors, quand ce dernier s’écrase lui aussi, il est normal d’être terrifié. Que devient la vie? L’avenir? Les rêves? Tel est le destin d’Elena. Seul bémol, elle n’est pas seule. Le désert où elle se réveille grouille de vie. Et quelle vie! Entre réalité et cauchemar, Elena doit apprendre à survivre. A croire en elle et à une issue. Y a t-il une issue réelle? Quel est le prix à payer pour cette survie?

Avec Elena, nous vivons son intrusion dans ce monde où tout est nouveau pour elle, malgré la présence de ses amis. Quel est ce monde? Pourquoi y a t-elle atterri? Comment en sortir? Quel est son destin? Les questions fusent au rythme des pages, des chapitres. Les dangers, les batailles se succèdent. Se précisent sans pour autant  nous faire augurer de l’avenir d’Elena.

Si j’avais su. Une phrase  qui peut sembler banale. Mais, une phrase lourde de secrets. De mots tus. De maux tus. De mots bus. Une phrase lourde de forces inconnues. De situations insolubles. Fortes. Mystérieuses. Ce roman nous emporte dans une lecture frénétique. Hystérique, dans tous les sens du terme. Une lecture qui, doucement mais sûrement, nous fait ressentir les affres de la vie. Du regret. Du moment où le destin frappe aveuglément. Comme une arme incontrôlable. Une lecture qui nous envoûte et nous rend addictifs.

Si j’avais su nous transporte dans un monde fantastique. Un monde où la lutte  se veut acharnée. Une lutte où le destin fait un pied de nez à la vie. Une lutte pour l’espoir. Terrible. Humaine. Une lutte qui fait réfléchir. Une lutte qui emporte notre imagination. Une lutte forte qui pourrait faire dire à Elena « si j’avais su« .

Ma note 17/20

9781729323465    Autoédité    226 P.

 

L’année perdue – Mémoires d’un veilleur -Louise Morens – 2018

Quatrième de couverture

L’Ordre des Veilleurs a failli à sa mission de sauvegarde et de protection des peuples en abandonnant la Terre à un seul homme, déchu de sa fonction de Veilleur itinérant parce que trop intègre. L’Ordre de Valaquenta, créé par des réfugiés de Milénia et aujourd’hui aidé des Nations Unies, pallie ce manque. Le Veilleur devra rallier tous les peuples, les réfugiés et les Humains, pour permettre la réalisation de ce qui ressemble à une prophétie. Les grandes lames de la justice, reliques de Milénia, devront être réveillées. Leurs porteurs devront accepter l’impossible. L’amitié et le sens du devoir devront être plus forts que tout pour éviter la destruction de toute forme de vie.

Mon Avis

Des gens qui veillent sur le bien-être et la sécurité des Hommes. Plus particulièrement des personnes en danger. On en connait tous me direz-vous. Ben non, pas les veilleurs. Pas de groupes secrets.  Une entrée en fanfare dans le monde des veilleurs. Dans leurs pratiques. L’embarquement est immédiat. Tout se passe si vite, qu’on ne peut que suivre. Avec plaisir. Avec bonheur.

Mémoires d’un veilleur- l’année perdue nous emporte dans un monde inconnu. Celui des veilleurs où la surveillance et la protection est un sacerdoce. Un monde curieux mais intéressant. Entre téléportation, extraterrestres, mondes parallèles. Le suspens est prenant. Avec Solène et les membres de son équipe, nous allons à la découverte des peuples. Entre batailles impressionnantes et trahisons, nous la suivons dans sa mission de protection. Que va devenir Solène? Comment faire face aux membres de sa famille? Les personnes sont-elles vraiment ce qu’elles paraissent?

La lecture se fait d’une traite tant l’histoire est prenante, rythmée et envoûtante. Les mots sont forts. Précis. Précieux. Ils nous emportent dans une histoire que ne saurait renier le meilleur des écrivains. Le rythme est soutenu pour notre plus grand plaisir. Si bien que nous ne posons le livre qu’une fois que nous l’avons terminé. Impossible de faire autrement. Pas de répit pour le lecteur.

Mémoires d’un veilleur- l’année perdue nous emporte dans son monde. Dans ses mondes. Tous très exotiques. Très mystérieux. Le plaisir est à son comble et nous nous surprenons à en redemander. Une superbe découverte.

Ma note 19/20

9789523402522  Editions Atramanta  358 p.   15€

 

Castan T.2 – la terre du dragon tonnerre -MorellonBros – 2015

Quatrième de Couverture

XVIIème siècle, Océan Indien, Baie du Bengale. Deux jeunes marins français, se retrouvent, malgré eux, enrôlé dans l’armée du roi du Macchawarl. Embrassant sa cause, ils forgeront aux côtés de leurs compagnons d’armes, la renommée d’un empire.

Mon avis

Sur Beug-Yül, la terre du dragon Tonnerre, une colonne est épuisée par sa marche. D’où vient-elle.? Où va t-elle? Que fait-elle dans ce lieu inhospitalier ? Un lieu où la glace et le froid sont roi? Ailleurs, un  royaume est en péril. Qui tire les ficelles? On entre en trombe dans l’histoire.

Les aventures se suivent  et sont très prenantes. Très rythmées. Les personnages sont superbement croqués. Les traits sont fins ou forts, révélant les caractères de chacun. Les couleurs sont d’une grande force et d’une grande profondeur, déterminant, ainsi, l’atmosphère apocalyptique qui règne dans cette bande dessinée. Ce qui n’enlève rien aux sentiments des personnages qui sont touchants. Profondément humains. Avec leur force et leur faiblesse. Différents mondes se côtoient: celui des dinosaures, celui des dynasties chinoises, celui des dynasties indiennes. Les monstres sont immenses et pétrifient l’imagination. Les batailles sont superbement épiques et variées. Et, bien sûr, l’amour s’invite en filigrane.

Castan 2 – la terre du dragon tonnerre est superbe. Par son histoire. Par ses personnages. Par ses coups de crayon d’une grande réalité. D’une grande beauté. C’est avec bonheur, curiosité et appréhension que les pages se tournent. Que les sentiments nous étreignent et nous emportent sans prévenir dans un rythme effréné. C’est une bande dessinée magnifique qui plaira aussi bien aux petits qu’aux grands. Un vrai régal.

Ma note 18/20

9782919069224  Éditions Des Bulles dans l’Océan   46 p.

Enclavia – Nouveaux dieux – Johan Atlas – 2018

Quatrième de couverture

Enclavia vit son apocalypse. Ce monde est impitoyablement frappé par des rayons célestes. Les doit-on à de nouveaux dieux? Sont-ils liés à l’apparition du Guerrier, cet être surnaturel qui prend la vie des hommes comme on fauche du blé? Aujourd’hui, Merlin, descendant de l’illustre mage, semble le seul à pouvoir mettre un terme à ces catastrophes. Son histoire s’entrechoquera avec celle de Fileas, le voleur elfe, et celle de Promptus, le stratège commandant des armées d’Escarith.

Mais sur ces destins croisés, une ombre plane. Un mage noir dont l’identité, les machinations, voire même l’existence, sont incertaines. Est-il réel? Ou Lorussi l’a-t-elle opportunément imaginé, pour couvrir un meurtre politique? Vivez leur aventure, assistez aux luttes pour le pouvoir et découvrez

Mon avis

Deux êtres au bout du monde. D’un monde. Différents physiquement. Culturellement. Différents tout simplement. Deux amis unis par l’extinction de leur monde. Qu’adviendra t-il d’eux? Dans leur monde en plein déliquescence, quel rôle auront-ils à jouer? Seul Merlin a connaissance de la prophétie. n’est-il pas trop tard au vu des attaques de  plus en plus ciblées et violentes?

Enclavia – Nouveaux Dieux nous entraîne dès les premières pages, dans un monde apocalyptique. Un monde où l’enfer semble s’être approprié la planète. Il y a tout ce qu’il faut pour passer un beau moment de lecture. Des personnages hauts en couleur et au caractère bien trempé. Des batailles mémorables. Et… Guerrier. Qui est-il? Quel est son rôle dans ces attaques? Ce peuple habitué à la belle vie arrivera t-il à réagir à temps? Nous naviguons entre guerre et incantations. Entre l’impuissance et le désarroi d’un peuple qui perd ses dirigeants et ses repères. Fileas et son acolyte Gorowin semblent être les spectateurs et les acteurs de cette attaque qui les dépasse.

Ce qui est superbe dans Enclavia – Nouveaux Dieux , c’est que le monde des elfes côtoie celui des géants qui côtoie les mondes planétaires. Un monde unique où tout ce qui vit est la proie de prédateurs venus d’ailleurs. Un monde où les millénaires anciens et nouveaux s’entrelacent. Chaque seconde se vit intensément. Les batailles sont sans fin. La lecture se fait aisément malgré les mots assez savants comme « anthropocentriques », entre autres. Les chapitres sont titrés. Ce qui facilite la lecture et en permet la fluidité.

Dans toutes ces batailles, une superbe histoire d’amour se vit en toute discrétion. Profondément. En dehors du temps, survivra t-elle à ce chaos sans nom? Durera t-elle plus longtemps qu’une estocade? Enclavia Nouveaux Dieux est un roman qui fait rêver et laisse le lecteur imprégné de ce monde et de ses personnages particuliers. Un très beau roman.

Ma note 17/20

9781986756983   343 p.

Civilisation Tome 2 – L’arche- Sylvain Sylvestro – 2018

Quatrième de couverture

Bien des générations plus tard, sur une autre planète, le combat pour la survie de toute une espèce continue. ILS arrivent, les Gaïens pourront-ils leur résister? L’équipe de chasseurs la plus puissante de la planète va devoir affronter une nouvelle menace mais les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît…

Mon avis

Des décennies plus tard. De nouveaux combattants: des triplés, dont le but est la survie. Une survie faite de luttes. De chasses. Ce sont des maîtres du combat face aux mutants. Cependant, leur force commune les aidera t-elle face au grand prédateur? Arkheim veille. Tapi dans l’ombre. Ignoré de tous. Que souhaite t-il? Pourquoi s’en prendre à ce peuple? Dans quel but voulait-il annihiler autant de vies?

Pour ces triplés hors du commun, des questions surgissent. Seront-ils à la hauteur? En sortiront-ils indemnes? C’est ainsi que Civilisation – L’arche nous emporte dans une odyssée presque sans fin. Une odyssée où les batailles n’ont qu’une règle: survivre coûte que coûte et, surtout, gagner. Quel qu’en soit le prix.

Au gré des chapitres, nous accompagnons Nil, Nefer et Kork dans leur mission. Civilisation-l’arche se lit d’une traite. Chaque mot. Chaque paragraphe ne tend qu’à une chose, nous emporter sur les ailes de la survie d’un monde. Les triplés arriveront-ils à enrayer définitivement la menace qui plane sur leur territoire? Sylvain Sylvestro réussit, à nouveau, à nous transporter dans son monde. A nous faire vivre au rythmes des batailles, des émotions d’un peuple et de ses sauveurs. Et c’est avec beaucoup de bonheur et de curiosité qu’on se laisse emporter.

Ma note 17/20

La noirceur des étoiles – livre 1 – Les yeux noirs – Jessica Naide – 2018

Quatrième de couverture

L’univers est vaste, la Nature n’y a plus sa place, et la Deuxième Ethnie n’y voit que source de profit et de conquêtes. N’étant plus le bienvenu dans la plupart des galaxies, le capitaine Iwata Kazuya arpente l’univers en compagnie de son équipage à bord de son vaisseau le Sekai. Jusqu’au jour où son voyage lui fait croiser la route d’un vaisseau en perdition et qu’il sauve d’une mort certaine un jeune homme à la mémoire évanouie.

Le passé à ses trousses, et confronté à lui-même, Kazuya peut-il faire confiance à cet homme qui ignore d’où il vient et ce dont il est capable? Des souvenirs douloureux aux visions prophétiques, Kazuya tentera à ses côtés de répondre à la question qui le hante depuis toujours: dans un univers où la Nature n’est plus qu’une légende, pourquoi celle-ci continue-t-elle de l’appeler sans relâche?

Mon avis

C’est le titre qui m’a interpelée. Quel rapport entre des yeux et des étoiles noirs? La réponse apparait dès les premières pages. Un vaisseau dans ce monde d’étoiles. Un jeune homme aux yeux noirs seul dans un vaisseau abandonné. C’est juste le début de l’histoire. On entre de plein pied dans une scène ubuesque. Très drôle. Une scène où deux personnes se rencontrent. Se découvrent. Se mesurent du regard. Doutes. Confiance ou pas? Peu à peu Kazuya apprend à connaître son nouvel invité Sotcha. Qui est cet homme? D’où vient-il? Où a t-il appris tout ce qu’il sait?

Au fur et à mesure de la lecture, les personnages se livrent au lecteur. Les batailles se suivent et ne se ressemblent pas. On découvre un monde qui n’a rien à envier aux mille et une nuits. Un monde séparé en Ethnies. Un monde où l’amour est un apprentissage. Une manière de baisser sa garde face à l’autre. Un amour qui accepte d’offrir sa confiance. Son corps. Son cœur. Mais, est-ce raisonnable? Dans ce monde spécifique, cet amour est-il réel? Est-ce l’antichambre de la trahison?

La noirceur des étoiles – livre 1 – les yeux noirs est un roman envoûtant. Qui vous traverse. Qui vous renverse et vous entraine dans le sillage des personnages. Dans le sillage de leur force. De leur faiblesse. Un roman qui fait remonter des émotions très fortes. Vous rencontrez des personnages d’une force, d’une fragilité au-delà des mots. Des personnages pour qui la nature est un rêve. Peut-être une réalité. Une probable possibilité. Des personnages qui cherchent à la trouver.  A communiquer avec elle. A être la nature. Est-ce un rêve qui se réalisera? Kazuya la rencontrera t-elle enfin?

La noirceur des étoiles – livre 1 – les yeux noirs est un roman qui se lit d’une traite. Les pages, les chapitres défilent dans ce monde de chaos où l’homme retrouve son âme. Ses désirs. L’amour. Le tout dans une extrême douceur malgré la violence environnante. Un superbe roman.

Ma note 18/20

9782956385318  381 p. 18€ broché