Sanglante descendance – Camille Cambier – 2017

Quatrième de couverture

Jack Astrier mène une vie tout à fait normale, étudiant en médecine, il va fêter ses vingt ans. Mais son père en décide autrement. Il est temps pour lui de connaître le plus lourd secret que partage sa famille: Jack est le descendant d’un célèbre tueur en série… et pour honorer ses ancêtres, il va devoir perpétuer son héritage. Tous les hommes de la famille Astrier renferment en eux un gêne d’assassin maintenu par une colère hypertrophiée. Au fil des siècles, ils ont appris à se protéger afin de ne jamais se faire prendre. Mais Jack, pourtant insoupçonnable, est encore le plus dangereux.

Mon avis

sanglznteUne belle fête d’anniversaire. Un secret. Un lourd secret. A peine croyable. Si peu crédible. Pourtant si réel. Si vrai. Presque assumé. Qui l’eut crû? Est-ce vraiment une découverte? peut-on parler de découverte? C’est ainsi qu’après une lecture tranquille, nous nous trouvons embarqués dans l’insoupçonnable. L’incroyable. Aussi sonné que Jack ait pu l’être sans toutefois, le même sentiment  de déjà vu. Et c’est le début de l’aventure.

Dans sanglante descendance, Camille Cambier a l’art de raconter. Et ce, malgré son jeune âge. Du suspens. Des questions. Des découvertes durant toute la lecture. Un sentiment nous enveloppe brusquement et nous pétrifie dans sanglznteune merveilleuse horreur: le dégoût. Pourtant, cela rend la lecture encore plus jouissive. Est-ce notre instinct primaire qui se révèle? j’avoue avoir sauté deux ou trois lignes juste pour souffler. Cependant, la lecture est toujours restée addictive.

Sanglante descendance se lit d’une traite. Les chapitres sont courts, les flash-back bien situés et nous permettent de bien nous imprégner de l’histoire. C’est un roman merveilleusement horrible. Horriblement beau. D’une beauté terrifiante. Une terreur addictive. Une addiction plaisante. C’est un roman qui réveille un vieil instinct au fond de nous. C’est un roman qui se déguste avec un plaisir glaçant. Les Editions du Panthéon  et Camille Cambier vont faire trembler Stephen King. Et oui, la relève est là.

Ma note 19/20

ISBN 9782754 736 305  Editions du Panthéon  189 P.  17,90€

 

 

 

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Aussitôt le printemps et autres nouvelles – Aurore Drey – 2018

Quatrième de couverture

Ces textes parlent de la vie. A la manière des scalpels, ils dissèquent les existences et laissent, sur leur passage , des chairs meurtries et des corps exsangues. Qu’il s’agisse de folie personnelle ou collective, de perte, de joie ou d’espoir, ces nouvelles mettent en scène des moments où tout bascule et dont personne ne sort indemne.

Mon avis

Les nouvelles sont belles. D’une cruelle beauté. D’une irréelle cruauté. Tout se fait en douceur. Plutôt, de manière doucereuse. Une histoire. Une personne. Une horreur. Pire que la précédente et moins que la suivante. Une entrée dans l’âme humaine, dans l’inhumanité de cette âme, qui se fait dans une tendre et belle horreur. Une sorte de vision sur écran blanc. Les mêmes questions surgissent à chaque fois. Que va t-il se passer cette fois? Quelle sera la découverte finale? Des questions qui se posent avec la même frénésie que celle d’un enfant qui va ouvrir ses cadeaux de Noël. Chaque histoire nous emporte plus loin dans la maison des horreurs. Mais, c’est si génial, qu’on se surprend à en redemander encore tel un enfant qui souhaite un autre conte avant de disparaître sous sa couette pour intégrer le monde des rêves.

Aussitôt le printemps et autres nouvelles nous emporte lentement sur l’aile de l’imagination d’Aurore Drey. Une imagination belle, fertile, pleine de suspens, d’amour. Oui, je dis bien d’amour pour ses personnages qui l’ont perdu. Ses personnages qui n’en ont jamais reçu, qui l’ont mal reçu et le rendent si maladroitement. Un recueil de nouvelles d’une douce beauté. D’une douce cruauté. Un recueil si vivant. Si réel.

Ma note 18/20

9781717988010