Le grogneux face à l’inexplicable – Iris Rivaldi – 2018

Quatrième de couverture

Le commissaire Paul Berger, surnommé « le grogneux » par tous ses collègues à cause de son fichu caractère, n’est pas au bout de ses peines. Ce policier un rien atypique est confronté tous les jours à un monde impitoyable à la lisière du sordide. Heureusement que ses amis dévoués et sa merveilleuse épouse à la nature espiègle et amoureuse lui permettent de souffler de temps  à autre. Seulement voilà, même s’il a une longue expérience de fin limier derrière lui, notre commissaire n’a encore rien vu  et va soudain subir d’étranges phénomènes, loin d’être le fruit de son imagination. En effet, il est brutalement projeté dans une dimension inconnue, par chance, dans la tourmente et croyant perdre l’esprit, quelqu’un plein de ressources croisera sa route. Une question se posera néanmoins: comment ce super flic incarnant loi et autorité se comportera t-il  face à l’inexplicable, lui d’habitude censé avoir réponse à tout?

Chronique

Après la perte de son remplaçant, le grogneux rempile en attendant l’arrivée du nouveau commissaire. Pour le moment, il doit faire face à un incendie criminel. Qui en est l’auteur? Pourquoi? Oubliant sa courte retraite, le grogneux se lance corps et âme dans cette nouvelle enquête. Avec la complicité de son épouse.

Le grogneux face à l’inexplicable est un roman policier plein de rebondissements. C’est une enquête où deux histoires se côtoient et intriguent. Malgré sa longue expérience, le commissaire devra faire face à une situation pas si facile à gérer. Ces deux enquêtes sont-elles liées?  quel est le message à retenir? Y a t-il un message?

Au fil des pages, la lecture se fait avec aisance. Nos policiers bien que fins limiers auront du pain sur la planche et beaucoup de mal à avancer dans leur enquête. Peu à peu, le grogneux nous démontre son esprit  vif et toujours en ébullition. Ce qui lui permet de rebondir facilement au gré des découvertes.

Le grogneux se jette dans ces enquêtes avec force. Avec discernement. Avec beaucoup d’enthousiasme. Peut-être est-ce la dernière avant de pouvoir profiter agréablement et pleinement de sa retraite. Une retraite où il déposera enfin les armes et ne sera plus le grogneux face à l’inexplicable.

Note 17/20

9782322147571  Books on Demand   276 p.   19€

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La mare au faon – Iris Rivaldi – 2018

Quatrième de Couverture

Un autre rendez-vous avec le commissaire principal Paul Berger, chargé de mener une nouvelle enquête avec ses habituels compagnons d’aventure  du commissariat d’une petite ville de province qui pourrait être la vôtre.

Ce flic assez atypique, désormais connu de tous comme le Grogneux, savoure une retraite  bien méritée au soleil d’Italie, au bord du lac Majeur. Sa tendre épouse barbote dans un décor de carte postale quand son portable sonne: « Allô Paul, il faut que tu rentres de toute urgence, on a besoin de toi ». Appelé par le devoir, le voilà de nouveau fidèle au poste de police pour aider son jeune collègue et commissaire Fabien.

Face à une énigme pour le moins inextricable, notre fin limier à la longue expérience va faire tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas se laisser doubler par un sadique manipulateur. Une course contre la montre s’engage alors pour arrêter ce bourreau à l’esprit tordu.

Chronique

Promener son chien est une chose courante. Il flaire tout et fait des découvertes. Découvertes qui, parfois, mènent à des enquêtes policières. Comme c’est le cas pour le Grogneux. Une enquête bien mystérieuse. Même si elle met un coup de frein à son voyage de noces. Le Grogneux nous emporte dans une nouvelle enquête. Une enquête intrigante à souhait. Quel est ce mystère? Pourquoi un sadique jouerait-il avec les nerfs de la police? Des questions qui semblent sans réponse. Pour l’instant. Une course contre la montre s’engage. Le Grogneux parviendra t-il à mettre la main sur ce quidam?

Les chapitres sont courts et la lecture toujours plaisante. C’est avec une saine curiosité que nous tournons les pages. Que nous nous laissons emporter par cette énigme. Le suspens jusqu’à la fin.  Le Grogneux est toujours aussi amoureux. Ce qui ne l’empêche pas d’être ronchon.

La mare au faon est une course contre la montre qui se déroule en plusieurs étapes. Etapes qui s’imbriquent les unes aux autres, formant un parcours d’obstacles à lever au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête. Pour notre plus grand plaisir, le Grogneux se meut avec aisance dans cette course contre la mort afin de trouver l’ennemi public n°1. N’est-il pas trop tard?

Note 18/20

9782322147427   Editions Books on Demand   223 p.   18€

Le grogneux rempile – Iris Rivaldi – 2018

Quatrième de couverture

Il n’aspirait qu’à la paix et à la tranquillité, de notre fin limier mais voilà que de nouveaux soucis se pointent pour le Commissaire principal Paul Berger dit le « Grogneux », et donc de nouveaux grognements en perspective!  Heureusement sa charmante épouse Emilie est là pour apaiser son esprit… Le voilà de nouveau confronté à un crime odieux dont il devra éclaircir le mystère et sa retraite tant attendue n’est plus à l’ordre du jour. Les lendemains ne s’annoncent pas de tout repos. Le petit commissariat de province de Sernon est en effet le théâtre de nombreuses péripéties.. Les dossiers s’empilent au grand dam de notre fin limier, autour duquel gravitent amis et collègues, qui se serrent les coudes quand le sort s’acharne. En reprenant du service, notre Grogneux n’a pas laissé ses bons sentiments dans les classeurs métalliques de son bureau: toujours aussi fleur bleue, sa douce Emilie lui communique sa joie de vivre et son amour qui l’aideront à supporter bien des tourments. Elle apportera aussi son aide pour réconforter les âmes en peine de passage. Ce récit est rythmé par une cascade d’évènements intenses. Comment notre grogneux va-t-il se sortir d’autant de chausse-trappes?

Chronique

C’est le départ pour la retraite et le Grogneux semble pressé de partir retrouver ses êtres chers. Et si le sort en décidait autrement? Et voilà que notre flic reprend du service. Est-ce une bonne idée? Que nous réserve le Grogneux? La vie est faite de priorités et notre commissaire sait faire la part des choses. Nous partons pour une nouvelle enquête. Une enquête qui touche particulièrement le Grogneux. Alors commence une chasse à l’homme. Une course contre la montre. La traque du ou des assassins. Avec un policier toujours aussi fleur bleue et sensible.

La lecture est agréable et se fait sans heurts. Les chapitres sont assez courts. La vie du commissaire et l’enquête sont liées  rendant ainsi l’histoire vivante. Plausible. Vraie. Nous avançons dans l’enquête d’une manière simple. Une enquête où quelques coups de feu ponctuent les avancées. Nous assistons à la renaissance d’un homme. Une renaissance à la vie. A l’amour. A son entourage.

Le Grogneux rempile et nous rempilons avec lui. Avec plaisir. Avec bonheur. Nous découvrons aussi les ficelles du métier de flic et nous nous posons de nombreuses questions intrigantes. Qui est à l’origine d’un tel crime crapuleux? D’un crime si odieux? Pourquoi cette cible et pas une autre? Trouvera t-on un jour le ou les assassins? Le Grogneux arrivera t-il à concilier vie privée et vie professionnelle sans heurts? Au fil des pages, nous avançons sur la pointe des pieds dans cette traque éprouvante. Pour toute une équipe. Une traque qui devient possible car le grogneux rempile.

Note 17/20

9782322148004    Books on Demand    200 p.    15€

Danse macabre – Les enquêtes de Hugo Delatour – L.A. Bailey – 2017

Quatrième de couverture

La mort rôde dans la petite ville de Shrewsbury, en Angleterre. Une riche héritière, Jennifer Barnes, est retrouvée assassinée. Pas vraiment la carte de postale de vacances idéale! Néanmoins, Hugo Delatour, ancien flic reconverti en détective privé, décide de reprendre l’enquête. Une autopsie bâclée, une mystérieuse application « Hunter », il n’est pas au bout de ses surprises. Qui se cache derrière le pseudonyme de « Danse macabre »? Hugo devra tout faire pour mettre un terme à sa folie meurtrière.

Chronique

Perdre un être cher est toujours quelque chose d’intolérable. Il faut pouvoir se panser et prendre soin de soi après cette disparition. C’est ce que décide notre détective Hugo Delatour. Y arrivera t-il? La vie fera t-elle fi de ses états d’âme? C’était sans compter sur ce pied de nez sournois dont la vie a ses secrets. En toute quiétude.

Dès qu’il a pris le dossier en main, notre détective français nous emporte dans son sillage à la recherche de l’assassin de Jennifer Barnes. Peut-être une manière d’oublier ses idées noires et sa peine? Tout se passe en douceur. Avec un certain flegme Britannique. Pas de courses-poursuites. Pas de coups de feu. Mais, du suspens. Des poussée d’adrénaline. Des réflexions profondes. Des énigmes. Des messages à double sens.

Danse Macabre est un thriller comme on les aime. Nous réfléchissons au rythme du détective. Pourquoi ce crime? Que cache t-il? Qui était la victime? Pourquoi elle? Peu à peu, le puzzle se met en place. Doucement, mais, sûrement. Nous découvrons en Hugo Delatour un homme fleur bleue. Fragile du fait de ses souffrances. Fort dans ses enquêtes. Très têtu.  Cependant, est-il prêt à ouvrir son cœur à la vie? A l’amour? Cette enquête sera t-elle aussi l’outil de sa guérison? Rien n’est moins sûr. Est-ce l’alpha d’une vie et l’oméga d’une douleur? Le début et la fin?

En lisant Danse Macabre, nous entrons dans une histoire. Dans des histoires. Celles d’hommes et de femmes. Celles de vies différentes. Celles de masques qui sont appelés à tomber. De masques qui disparaissent face à la vérité. De masques qui s’arrachent dans un silence feutré. Dans un cri muet des corps meurtris. Des masques peu ou prou sanglants qui tournent dans une ritournelle sans fin. Dans une danse macabre.

Note 18/20

9781549593338   Autoédition    124 p.

L’évasion – Benoit Toccacieli – 2018

Quatrième de couverture

Dès qu’Alice ouvre un livre, les personnages qu’il contient prennent vie dans la réalité. Pour son dixième anniversaire, ses parents lui offrent son premier roman policier. Au même moment, un mystérieux tueur en série commence à sévir. Quand Alice découvre ça, c’est la panique! Elle décide alors de partir à sa recherche pour le neutraliser. Pourra t-elle compter sur Pompom, son chat qui rêve de conquérir le monde? Comment réagiront ses parents, deux adultes enfermés dans leur quotidien?

Ma Chronique

Alice est une petite fille de neuf ans. Enigmatique. Aimant lire. Elle ressemble à toutes les filles de son âge. Avec juste un aura de mystère. Pourquoi connait-elle tant de personnes? Pourquoi tant de livres dans toute la maison? Quel rapport avec tous ces personnages?

L’évasion nous entraine dans un monde qui pourrait sembler magique si l’intrigue ne tournait pas autour d’un serial killer. Une histoire racontée par trois personnes: Alice et ses parents. Ce qui nous permet de suivre l’histoire et son évolution. Offrir un livre à un lecteur compulsif est une excellente idée. Mais offrir un roman policier à une enfant est-ce bien raisonnable? Quand on ignore son don, n’est-ce pas dangereux?

L’écriture est simple, aisée, sans fioritures rendant ainsi la lecture agréable. Chaque chapitre concerne le point de vue d’un des trois personnages principaux. Cependant, il n’y a pas de rupture dans le récit. Au contraire. Le rythme léger nous emporte dans le monde de cette petite fille pétillante et secrète. Qui est cet assassin? Est-il seul? Comment l’arrêter? Alice et son ami Pompom le chat ne sont-ils pas un peu trop téméraires? Comment réagissent les adultes autour d’eux? Tant de questions que l’on se pose au cours de la lecture. Le suspens s’intensifie au fil des pages et c’est avec un soupçon d’angoisse que nous suivons les péripéties  de cette enfant intelligente et un chouïa casse-cou.

L’évasion est un roman de tendresse. Oui, malgré l’histoire. C’est un roman qui nous fait voir la vie sous ses meilleurs atours. C’est un roman qui fait sourire et espérer, surtout qui nous fait apprécier nos rêves d’évasion, dans tous les sens du terme.

Ma note 17/20

9791022768597   Autoédition    189 p.    14€

Le grogneux – Iris Rivaldi -2017

Quatrième de couverture

Une femme marche dans une rue sombre quand elle heurte un objet  sur le sol. Elle est effrayée et cherche aussitôt de l’aide à la porte la plus poche.

C’est ainsi que débute ce polar avec l’entrée en scène d’un commissaire de police plus qu’atypique qui a été bercé par les grands nom de la maison Poulaga. Javert, L’inspecteur Bourrel, Colombo, sont d’ailleurs ses maîtres à penser . Il ne s’est pas non plus remis de l’émoi sensuel éprouvé à la lecture des aventures de Malko Linge, le héros des SAS qui ont enflammé son adolescence. Au fil du récit, ce flic de choc au flair réputé infaillible révèlera aussi une personnalité sensible, un brin romantique.

Mon Avis

Qui va s’affoler pour un objet solitaire aussi insignifiant. Aussi banal? Un objet qui sera, pourtant, à l’origine d’une enquête? Et pourtant, c’est ainsi que nous faisons connaissance du « Grogneux« . Un homme qui a une main de velours dans un gant de fer. Un homme curieux de tout et tatillon à souhait. Quel est cet objet qui a déclenché une telle frayeur chez cette jeune femme? De quelle folie humaine résulte t-elle? Est-elle à l’origine d’un crime? Seul un flic teigneux, têtu, tenace peut y répondre. Un flic au cœur tendre. Un peu trop peut-être? Un brin naïf?

Dans le Grogneux le premier d’une belle série, nous faisons connaissance du personnage principal. De son environnement. De ses méthodes d’enquête. De ses manies. De son désamour pour la paperasse. De ses projets d’avenir. Les chapitres sont courts et facilitent la lecture qui reste addictive.

Les chapitres sont courts et pleins de vie.  Les mots nous racontent avec légèreté la vie. La décision d’un homme qui aime trouver des solutions aux nombreuses énigmes qui jalonnent la vie autour de lui. Un homme qui aime analyser les actes de ses concitoyens. Un homme qui aime interroger les secrets que recèle l’être humain parfois pas aussi innocent qu’il le parait. Un homme qui adore se plonger dans le côté obscur de la vie. Juste pour trouver une réponse. LA réponse à toutes les fanfaronnades de ceux qui se pensent au-dessus des lois. Cet homme que tous ses collègues respectent au plus haut point. Un grogneux?

Ma note 17/20

9791097513016   NDB Editions   154 p. 15€

Le 9ème jour – Cyrille Audebert – 2012

Quatrième de couverture

Les prairies Saint-Martin et l’usine désaffectée qui bordent le Cimetière du Nord abritent-elles réellement un fantôme? Le nouveau collègue des détectives Jacques Lucas et David Huxley est-il un sorcier vaudou? Les saintes ont-elles vraiment le pouvoir de rendre la parole aux muets et de guérir tous les maux?

Pour l’avènement du printemps, Margot Baudor se pose beaucoup de questions, mais principalement celle-ci: « La météo, curieusement estivale de ce mois de mars, ne serait-elle pas responsable de la vague de meurtres abominables qui s’étend sur la ville?… »

Mon avis

Oh mazette! Comme d’habitude Cyrille Audebert nous transporte dans le moi négatif de l’humain. Son moi le plus noir et le plus dérangeant. Et ce, dès les premières pages. Des crimes. Des personnages bizarres. Déroutants. Aussi, les questions fusent dès les premiers mots. Que se passe t-il? Qui sont toutes ces personnes « bizarres »? Qu’ont-ils subi? Est-ce la quatrième dimension?

La lecture est fluide avec une impression d’entrer dans un monde fantastique. Enigmatique. Dérangeant dans le bon sens du terme. L’humour reste incisif. Croustillant. Contagieux. Le suspens est maintenu jusqu’au bout. C’est avec plaisir que l’on retrouve Jacques Lucas et David Huxley ainsi que leurs petits travers familiers. Rassurants. Avec eux, nous partons à la recherche de ce ou de ces meurtriers mystérieux. Bizarres.

Les mots nous emportent, chapitre après chapitre, dans un monde hétéroclite. Un monde où rien ne semble être ce qu’il parait. Un monde où l’esprit cartésien est abandonné à, l’entrée. Un monde où il faut garder l’esprit ouvert. Très ouvert. Ce qui rend la lecture encore plus plaisante.

Le 9ème jour est un roman policier qui nous exalte par sa fin surprenante. Un roman de tendresse malgré la dureté de certaines situations. Un roman plein d’humanité. Un roman où les personnages quels qu’ils soient nous paraissent familiers, attachants tant la description est précise. Un régal qui rend addictif et fait espérer une série sans fin  comme pour les écrivains de polar d’outre-manche. Un très beau roman.

18/20

9782954267043  Editions Sindbadboy   303 p.  18€

Enquête paranormale 2.0 – Sylvain Sylvestro – 2018

Quatrième de couverture

Trois amis qui ont les mêmes centres d’intérêt, se sont lancés dans la nouvelle tendance du web: mettre en ligne des videos d’enquêtes sur les phénomènes paranormaux. Depuis deux ans, ils écument toutes les bâtisses abandonnées de Provence avec leur matériel dernier cri. Ainsi, ils espèrent capturer des preuves de l’existence d’entités paranormales. Chacun des trois amis participe à ces enquêtes pour atteindre un objectif qui lui est propre. Un jour, ils reçoivent une proposition d’enquête différente des autres. Une proposition qui va peut-être leur amener les réponses qu’ils cherchent tant.

Mon avis

Courir après les fantômes n’est pas forcément la panacée. Sylvain et ses compagnons en savent quelque chose. Cependant, de nombreuses personnes sont curieuses du résultat. Des apparitions. Des bruits. Parfois réels. Parfois fictifs. Jusqu’au jour où…

 Avec Sylvain et ses compagnons, nous plongeons au sein de l’inconnu. Un inconnu bouleversant. Intense. Glaçant. Effrayant. Que se passe t-il? Cette maison est-elle vraiment hantée? Pourquoi le sort s’acharne t-il ainsi? Avec Stéphane, son ami, Sylvain va aller au-delà de ce qu’il voulait savoir. Une enquête menée à un rythme soutenu. Un rythme d’enfer. Les mots sont forts et percutants. L’action ne s’arrête jamais. La peur, l’angoisse s’installent et ne nous quittent plus. Que d’horribles moments pour Sylvain. Il voulait tout savoir sur le paranormal. Découvrir des mystères de l’au-delà. Que découvrira t-il? Sera t-il en mesure de supporter la vérité? Est-ce la vérité?

Enquête paranormale 2.0 nous emporte dans un monde où la peur est reine. Un monde où le suspens est le maître. Nous sommes entrainés dans une enquête qui nous glace le sang. Emportés hors du monde réel. Dans un  monde parallèle. Un monde où tout peut être une illusion. Illusion d’existence. Illusion horrible. Une horreur qui se dessine en filigrane.

Peu à peu, nous nous rendons compte que cette enquête sera pleine de retentissements. Pas vraiment sympathiques. L’amour du paranormal peut mener loin. Très loin. Trop loin. Nos héros s’en rendront compte. Mais, ne serait-il pas trop tard? Pour les mises en garde? pour les projets? pour les regrets? Sylvain obnubilé par sa passion donnera tout pour assouvir sa curiosité. Espérons que cette curiosité ne lui fasse pas payer un trop grand prix. Juste pour une enquête sur le paranormal.

Ma note 16/20

9781719866538  Autoédition  125 p.

Le père Noël est un assassin – Clara Reynaert – 2018

Quatrième de couverture

Et si le Père Noël n’était pas vraiment celui que l’on croit? Thomas a 8 ans et se pose bien des questions à son sujet. Alors, c’est décidé: il va mener son enquête. Mais il est bien loin de se douter des surprises qui l’attendent.

Mon avis

Il arrive toujours un moment où un enfant  doute de l’existence du Père Noël, ou tente de le surprendre déposant les cadeaux au pied du sapin. Peu importe comment. Ils y réfléchissent beaucoup.  Le père Noël est un assassin répond aux questions de ces enfants. Il leur permettra d’avoir des possibilités de réponses. C’est un livre qui permettra aux parents d’élaborer une réponse ou d’engager une conversation avec leur progéniture surtout si ces derniers ont des avis différents sur la question: l’un y croit et l’autre non. En effet, c’est un livre qui se lit en tandem: Parents-enfants. Ce qui créera un échange enrichissant  entre eux. Une discussion complice.

Ce que j’aime avec les Editions Ex Aequo, c’est que leurs livres estampillés jeunesse peuvent être lus par tout le monde. Ce sont des livres qui développent et stimulent l’imagination des enfants. Le vocabulaire est à la portée de tous et il n’y a pas d’infantilisation du lecteur. Les couvertures sont belles et accrochent facilement le regard.

 Dans le Père Noël est un assassin, tout enfant peut s’identifier à Thomas, cet enfant curieux et tenace, et partir à son tour à la chasse au Père noël. Les chapitres sont courts et les lecture aisée. Il y a du suspens. De l’humour.  Des moments de doute. La fin invite chaque lecteur à se faire une idée qui lui est propre. Ce roman peut être un beau moment de partage familial pour la fratrie. Que du bonheur!!!

Ma note 18/20

9782378734954 Ed. Ex Aequo Coll. Saute Mouton 28 p.  5€

Chemin du bout du monde – Jean Benjamin Jouteur – 2018

Quatrième de couverture

Un manoir pétrifié sous la neige, un jeune homme qui vit la route, la fin tragique d’une jeune héritière… Dans ce chemin du bout du monde, deux histoires s’imbriquent. Il y a l’affaire d’Aubigny, une délicate enquête pour la Commandante Christine Cartier. Complots de famille, jalousies, magouilles politiques, héritage, milieu niçois… Comment dévoiler une vérité que nul ne semble vraiment connaitre. Et puis il y a Eric. Fissuré de partout, consumé de révoltes, dévalisant les honnêtes gens, il fréquente les zonards, les junkies, les dealers, les marginaux. Egarés dans les vapeurs incertaines de paradis artificiels, poursuivi sans relâche par une ombre du passé cruellement aimante, il perd facilement le contrôle. Son comportement est imprévisible. Un soir de manque, dans un bar paumé d’une ville du Forez, son avenir prend la fuite. C’est la descente aux Enfers. Englué dans les méandres  d’un présent trop angoissant, à bout de souffle, il tente maladroitement de recomposer un passé occulté. Pour tous, il devient la cible, celui qu’il faut abattre… Ou peut-être aider.

Mon avis

Un jeune homme sans but débarque dans un café. Rien de plus banal en hiver. Qui est-il? Est-ce pour se réchauffer? Qui est Katia, cette amie qui l’accompagne? Quel lien avec les meurtres? Que peut-il cacher ou pas? Doucement mais sûrement, avec un humour parfois grinçant, nous abordons une enquête spéciale, atypique avec des personnages attachants. Pourquoi  tant de crimes? Quelqu’un a t-il quelque chose à cacher? Pourquoi le fait-il de cette manière?

Chemin du bout du monde nous emporte sur le chemin du bout d’une vie. Dune époque. Celle d’un homme. D’un adolescent brisé par la vie. Par ses choix. Par ses fréquentations. Le début et la fin d’un destin. Le destin choisi ou non, mais qui pèse lourd dans l’avenir sombre de ce jeune homme pas si bien sous tout rapport. Le tout raconté avec un vocabulaire fleuri mais en accord avec l’histoire et les personnages.

Au fur et à mesure des pages et des chapitres courts, nous découvrons l’histoire et la personnalité d’Eric, ce grand adolescent si énigmatique. Alors, est-il victime ou coupable? Dans un paysage de montagne, neigeux et glacé, des hommes jouent au chat et à la souris avec la vie. Le destin. L’humain. L’avenir. Le suspens demeure durant une grande partie de la lecture. Puis le doute se met en place. Poursuit-on la bonne personne? Qui est le vrai meurtrier? Puis la surprise. L’inavouable.

Chemin du bout du monde est un roman policier qui nous tient en haleine. Nous découvrons avec plaisir une énigme déroutante. Les pages se tournent avec plaisir. Ce qui pousse le lecteur à en redemander tant pour l’histoire que pour la beauté des paysages.

Ma note 17/20

9781719811750  329 p.