The prison experiment – Eric Costa – 2018

Quatrième de couverture

Zone 51, désert du Nevada. Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles. Son nom: « L’Oeuvre », prison expérimentale secrète dotée d’une intelligence artificielle. Nul ne sait ce que recèle l’édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus livrés à eux-mêmes après sept ans d’abandon? Un commando  de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel. Leur mission: retrouver Dédale, son architecte, à n’importe quel prix. Elana, hackeuse surdouée, compte bien percer les mystères de l’Oeuvre. Elle ignore que son génie peut les sauver… ou les tuer. Jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre?

Chronique

Une escouade qui se déplace en silence dans les profondeurs de la nuit. Qui sont-ils? Où vont-ils?  Pour quoi faire?  Dès les premiers mots, nous sommes happés  par l’aventure. Dès ce moment, le rythme reste soutenu. Angoissant. Qui sont ces hommes et ces femmes qui ont accepté de pénétrer dans l’inconnu? Quelles sont les raisons qui les ont poussés à accepter?

Dès le début, nous retenons notre souffle et vivons au rythme des évènements. Tout est mystère. Tout est déroutant. Personne ne sait ce qui attend ce détachement. Personne ne sait qui ils vont avoir en face d’eux. Hommes ou bêtes assoiffées de vengeance? Tout y est effroyable. Les attentes. Les batailles monstrueusement silencieuses. L’homme semble y avoir renié son humanité. Est-ce possible?

La lecture se fait addictive dès le début. Les pages se tournent avec avidité. Avec passion. Avec une curiosité qui pourrait sembler malsaine. Mais, ce n’est que de l’adrénaline. Le souffle est retenu par les intrigues. Par les luttes. Par les scènes apocalyptiques. Pourquoi continuer à progresser? Le jeu en vaut-il la chandelle? Reste-t-il une once d’humanité dans cette forteresse?

The prison experiment est une longue descente en enfer. Une descente que nous suivons avec un grand plaisir. Une curiosité sans nom. Chaque page, chaque chapitre est lu dans la même alégresse bizarre. Sans remords. Juste cette soif inextinguible de savoir. De comprendre.  De se perdre avec bonheur dans ces luttes. Dans ces terreurs. Dans ces cris. Dans ces vies plus ou moins fragiles. Juste cette soif de regarder l’âme de ces personnes. De l’interroger. Juste une question brûlante: « Qui sortira vivant de The prison experiment?

Note 18/20

9781790504299    Autoédition    662 p.

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Le 9ème jour – Cyrille Audebert – 2012

Quatrième de couverture

Les prairies Saint-Martin et l’usine désaffectée qui bordent le Cimetière du Nord abritent-elles réellement un fantôme? Le nouveau collègue des détectives Jacques Lucas et David Huxley est-il un sorcier vaudou? Les saintes ont-elles vraiment le pouvoir de rendre la parole aux muets et de guérir tous les maux?

Pour l’avènement du printemps, Margot Baudor se pose beaucoup de questions, mais principalement celle-ci: « La météo, curieusement estivale de ce mois de mars, ne serait-elle pas responsable de la vague de meurtres abominables qui s’étend sur la ville?… »

Mon avis

Oh mazette! Comme d’habitude Cyrille Audebert nous transporte dans le moi négatif de l’humain. Son moi le plus noir et le plus dérangeant. Et ce, dès les premières pages. Des crimes. Des personnages bizarres. Déroutants. Aussi, les questions fusent dès les premiers mots. Que se passe t-il? Qui sont toutes ces personnes « bizarres »? Qu’ont-ils subi? Est-ce la quatrième dimension?

La lecture est fluide avec une impression d’entrer dans un monde fantastique. Enigmatique. Dérangeant dans le bon sens du terme. L’humour reste incisif. Croustillant. Contagieux. Le suspens est maintenu jusqu’au bout. C’est avec plaisir que l’on retrouve Jacques Lucas et David Huxley ainsi que leurs petits travers familiers. Rassurants. Avec eux, nous partons à la recherche de ce ou de ces meurtriers mystérieux. Bizarres.

Les mots nous emportent, chapitre après chapitre, dans un monde hétéroclite. Un monde où rien ne semble être ce qu’il parait. Un monde où l’esprit cartésien est abandonné à, l’entrée. Un monde où il faut garder l’esprit ouvert. Très ouvert. Ce qui rend la lecture encore plus plaisante.

Le 9ème jour est un roman policier qui nous exalte par sa fin surprenante. Un roman de tendresse malgré la dureté de certaines situations. Un roman plein d’humanité. Un roman où les personnages quels qu’ils soient nous paraissent familiers, attachants tant la description est précise. Un régal qui rend addictif et fait espérer une série sans fin  comme pour les écrivains de polar d’outre-manche. Un très beau roman.

18/20

9782954267043  Editions Sindbadboy   303 p.  18€

Les ailes de Saliha – Zoé Aubry – 2018

Quatrième de couverture

La vie de Saliha, ange gardien, est bouleversée par l’apparition d’une étrange et vile créature durant la nuit de Noël. La céleste adolescente perd ses ailes et se retrouve exilée dans le monde des Hommes, aux côtés de son protégé, qui ignore tout de son identité. Ensemble, ils vont traverser les tourments de l’adolescence et partir à la recherche du père de Saliha, mystérieusement disparu des années auparavant…

Mon Avis

L’histoire d’un ange. Un ange qui ignore son destin et le découvre dans la douleur. Un destin qui le liera à un humain. Un humain qu’il connait depuis toujours. Une histoire à deux voix, écrite à la première personne. Des récits qui se complètent, se juxtaposent, se lient pour nous entraîner dans la trame d’une histoire en écho. Une histoire en miroir. En phase avec des personnes au destin uni depuis leur naissance.  Cependant, comment faire pour aider son protégé quand on est un ange récemment arrivé sur terre et que vos pouvoirs deviennent insignifiants? Doit-on accepter d’aider comme d’habitude ou s’enfuir le plus loin possible? Comment aider son protégé quand on est en territoire inconnu? Comment expliquer qui on est quand soi-même on ne sait plus?

En lisant les ailes de Saliha, nous sommes transportés dans un monde que nous pensons connaître, mais que nous ignorons complètement. Un monde où mystères, miracles, quêtes se suivent et ne se ressemblent pas. Nous nous surprenons à nous prendre d’affection pour ces deux êtres perdus dans leur vie. Perdus dans leur destin, mais qui se retrouvent dans leur quête. La lecture se fait simplement. Les pages se tournent sur des chapitres courts. Prenants. Nous oublions le temps qui passe. Sans nous en apercevoir, nous arrivons à la dernière ligne. Avec stupeur. Avec bonheur. Tout se passe si vite. En douceur. Que réserve l’avenir à ces deux adolescents? Que vont-ils devenir?

Dans les ailes de Saliha, les aventures de cette dernière et de Sam nous emportent au-delà du monde. Au-dela de la vie. Au-delà du quotidien. A la recherche de l’avenir. A la recherche de la vie de deux êtres dont l’un, Saliha, a perdu ses ailes. Est-ce pour toujours? Une quête fantastique qui nous emportera sur les ailes de Saliha à la rencontre de la magie.

Ma note 18/20

9782754743761  Editions du Panthéon  268 p.  19,90€

1515 – 1519 – Le Chroniqueur de la Tour – 2018

Quatrième de couverture

1er janvier 1515, François Ier devient Roi de France. Il se doute qu’il va vivre des évènements extraordinaires mais il sous-estime largement ce qui l’attend. Il va découvrir que l’Histoire n’est qu’un théâtre où s’affrontent des forces obscures en coulisses. Tout ce qu’il croyait solide, tout ce qu’il pensait vrai sera bouleversé. Car le monde est en train de basculer. Pour une damnation ou pour une renaissance?

Mon avis

L’entrée en matière nous laisse bouche bée. En état de choc. A Cuba, des hommes subissent mortellement la religion. Ailleurs, le Comte d’Angoulême est couronné par un ange et devient François 1er. Leur point commun? La ferveur religieuse. Deux mondes. Deux peuples. Deux manifestations de la croyance. Nous suivons des instants, des vies parallèles, dont les actes sont établis au nom de la religion. Peut-on tout faire au nom de la religion? Peu importe, le monde est en train de changer. Ce que semble ignorer François 1er. Les sentiments humains prennent le dessus sur la religion: ambition, soif de pouvoir, obscurcissement des cœurs et des âmes. L’obscurantisme en un mot.

Au fur et à mesure de la lecture, nous faisons connaissance d’univers différents et pas forcément catholiques: elfes, morts-vivants, etc. Les intrigues sont nombreuses et l’histoire Mondiale semble être écrit par les desseins et les actes humains. Quelque soit l’endroit dans le Monde Catholique, les intrigues vont bon train. L’histoire de François 1er se mêle à celle des marionnettistes des complots, de la vie, de l’Histoire, du Monde.

1515-1519 est un roman intriguant qui nous fait revisiter l’Histoire en regardant par le bout d’une lorgnette bizarre et parfois incroyable. Et si le Monde était le résultat d’actions d’un groupe d’individus qui tiraient les ficelles dans l’ombre? C’est peut-être déjà le cas? Vous allez voir les évènements mondiaux de cette époque  d’une manière que n’avait délivré aucun document historique.

L’amour, la trahison, les batailles agrémentent la lecture et titille notre curiosité. il ne faisait pas forcément bon d’être dirigeant en 1515-1519. François 1er vous le confirmerait sans aucun doute. Le chroniqueur de la tour nous emporte dans son Histoire mondiale revisitée par les efes, les humains, les morts-vivants, les intrigants, les victimes, le clergé. Les chapitres sont denses et envoûtants, ce qui n’empêche que la lecture est addictive et nous laisse imaginer une suite toute aussi belle et prenante.

Ma note 17/20

9791026219576   Ed. Librinova   476 p.

Castan T.2 – la terre du dragon tonnerre -MorellonBros – 2015

Quatrième de Couverture

XVIIème siècle, Océan Indien, Baie du Bengale. Deux jeunes marins français, se retrouvent, malgré eux, enrôlé dans l’armée du roi du Macchawarl. Embrassant sa cause, ils forgeront aux côtés de leurs compagnons d’armes, la renommée d’un empire.

Mon avis

Sur Beug-Yül, la terre du dragon Tonnerre, une colonne est épuisée par sa marche. D’où vient-elle.? Où va t-elle? Que fait-elle dans ce lieu inhospitalier ? Un lieu où la glace et le froid sont roi? Ailleurs, un  royaume est en péril. Qui tire les ficelles? On entre en trombe dans l’histoire.

Les aventures se suivent  et sont très prenantes. Très rythmées. Les personnages sont superbement croqués. Les traits sont fins ou forts, révélant les caractères de chacun. Les couleurs sont d’une grande force et d’une grande profondeur, déterminant, ainsi, l’atmosphère apocalyptique qui règne dans cette bande dessinée. Ce qui n’enlève rien aux sentiments des personnages qui sont touchants. Profondément humains. Avec leur force et leur faiblesse. Différents mondes se côtoient: celui des dinosaures, celui des dynasties chinoises, celui des dynasties indiennes. Les monstres sont immenses et pétrifient l’imagination. Les batailles sont superbement épiques et variées. Et, bien sûr, l’amour s’invite en filigrane.

Castan 2 – la terre du dragon tonnerre est superbe. Par son histoire. Par ses personnages. Par ses coups de crayon d’une grande réalité. D’une grande beauté. C’est avec bonheur, curiosité et appréhension que les pages se tournent. Que les sentiments nous étreignent et nous emportent sans prévenir dans un rythme effréné. C’est une bande dessinée magnifique qui plaira aussi bien aux petits qu’aux grands. Un vrai régal.

Ma note 18/20

9782919069224  Éditions Des Bulles dans l’Océan   46 p.

SABADAÏ- Mignar Adamson – 2018

Quatrième de couverture

Sabadaï ou le démon qui rêvait du Paradis est l’histoire du démon Sabadaï qui, au crépuscule de sa vie, revient sur les faits qui l’ont marqués. Il émergea du cinquième cercle de She’ôl, celui de la colère qui était depuis toujours gouverné par Zaa’me, ange déchu suite à la Bellum Prima. Cette guerre aux origines du temps qui déchira Eden et se conclut par le bannissement d’Adam, Eve et de nombreux anges, à la suite de Hêylêl.

Comme toutes les créatures immatérielles, il lui fallut trouver un réceptacle pour son essence. Cette tâche bien que triviale lui permettra de se forger une terrible légende de Violeur de Réceptacle puis de Tueur d’Anges. Sa renommée sera telle  que Zaa’me, lui-même, le fera convoquer pour lui confier une mission d’importance vitale pour She’ôl: ralentir l’effort de guerre d’Eden. C’est donc sous les traits parfaits d’un Marche-Ombre et armé de ses terribles compagnes Fléau des Âmes et Ravages, qu’il accomplira sa destinée.

Mon avis

Le ton est donné dès les premiers mots. Le monde s’écroule. L’enfer hérite d’un démon: Sabadaï. Son arrivée est digne de son rang. Fort de son destin, nous l’accompagnons dans un périple qui devrait forger sa vie. Sabadaï est écrit comme un poème, un chant scandant une destinée hors norme. Un poème sans fin. Horrible. Effrayant. Mais si tentant. Si addictif. Les mots se posent d’abord délicatement. Puis, ils explosent dans un artifice de sens que l’on  ne cherche pas à retenir: Curiosité, peur, dégoût, et  autres. Mignar Adamson a une écriture sublime qui rend la lecture agréable et nous transporte sans peine dans son monde.

Sabadaï nous aspire dans sa vie qui n’a rien de féérique. Dans son abominable vie qui peut nous crisper  et nous faire grincer des dents.  Un monde où nous plongeons avec une sorte de douce culpabilité. Ce qui ne nous empêche pas d’en redemander, de tourner la page avec frénésie pour connaître la suite. A aucun moment ne nous vient l’envie de fermer le livre malgré la dureté de certaines scènes. Au contraire.

Sabadaï est un démon et nul ne peut le nier. Cependant, nous nous surprenons à éprouver de la sympathie pour cet hère sans âme et bouffi de colère. Oui, je dis bien sympathie car il a une vie de démon somme toute normale et comme tout un chacun, aspire à s’élever socialement. Qui ne rêve pas de grimper l’échelle sociale? Comment expliquer que l’on a de la sympathie pour un démon? Pourtant, c’est le cas, tant les mots sont beaux, vrais, humains. Profondément. Sincèrement. Telle est la plume de Mignar Adamson pour nous raconter son démon Sabadaï. Lisez-le et vous comprendrez. Un superbe roman.

Ma note 18/20

 

 

Civilisation Tome 2 – L’arche- Sylvain Sylvestro – 2018

Quatrième de couverture

Bien des générations plus tard, sur une autre planète, le combat pour la survie de toute une espèce continue. ILS arrivent, les Gaïens pourront-ils leur résister? L’équipe de chasseurs la plus puissante de la planète va devoir affronter une nouvelle menace mais les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît…

Mon avis

Des décennies plus tard. De nouveaux combattants: des triplés, dont le but est la survie. Une survie faite de luttes. De chasses. Ce sont des maîtres du combat face aux mutants. Cependant, leur force commune les aidera t-elle face au grand prédateur? Arkheim veille. Tapi dans l’ombre. Ignoré de tous. Que souhaite t-il? Pourquoi s’en prendre à ce peuple? Dans quel but voulait-il annihiler autant de vies?

Pour ces triplés hors du commun, des questions surgissent. Seront-ils à la hauteur? En sortiront-ils indemnes? C’est ainsi que Civilisation – L’arche nous emporte dans une odyssée presque sans fin. Une odyssée où les batailles n’ont qu’une règle: survivre coûte que coûte et, surtout, gagner. Quel qu’en soit le prix.

Au gré des chapitres, nous accompagnons Nil, Nefer et Kork dans leur mission. Civilisation-l’arche se lit d’une traite. Chaque mot. Chaque paragraphe ne tend qu’à une chose, nous emporter sur les ailes de la survie d’un monde. Les triplés arriveront-ils à enrayer définitivement la menace qui plane sur leur territoire? Sylvain Sylvestro réussit, à nouveau, à nous transporter dans son monde. A nous faire vivre au rythmes des batailles, des émotions d’un peuple et de ses sauveurs. Et c’est avec beaucoup de bonheur et de curiosité qu’on se laisse emporter.

Ma note 17/20

Hermorrhage 2 – Ralliement – Manoël Montreuil – 2017

Quatrième de couverture

Les vagues magiques et technologiques se succèdent sans cesse, privant tantôt la population de toute technologie, tantôt les mages de leurs pouvoirs. Hermorrhage a appris à concilier ses côtés loup, tigre et humain. Jusqu’ici, il a su garder son indépendance malgré toutes les meutes intéressées par ses étranges particularités. cependant, les temps changent… Il sera confronté à des choix et des rencontres qui changeront peut-être la face de Paris.

Mon avis

N’ayant pas lu le premier tome, je m’attendais à être un peu perdue. Pas du tout. Je n’ai eu aucun mal à entrer dans cette aventure. Une aventure qui nous emporte dans un monde fantastique pour sauver Paris. Une aventure avec ses batailles, ses trahisons, ses amours. On entre de plein pied dans une histoire où un polymorphe nommé Hermorrhage tente de vivre en solitaire. Y arrivera t-il dans un monde qui le sollicite? Cette situation pourra t-elle perdurer?

Hermorrhage 2 – Ralliement est une roman fantastique qui nous entraine dans un  monde mystérieux. Imaginez des combats, des vies qui doivent tenir compte des vagues technologiques ou magiques qui vont  et viennent à leur gré. Des vagues qui semblent représenter des saisons. Un voyage merveilleux avec un étrange humain qui a différentes personnalités qu’il arrive à maîtriser au grand dam des autres polymorphes.

Hermorrhage 2 – Ralliement est un roman qui nous fait vivre au rythme des pages, des chapitres les aventures d’un être étrange dans les rues de Paris. Un être qui lutte contre ses pouvoirs. Contre son ego sombre. Va t-il réussir? Pourquoi ne pas les accepter et les contrôler? Avec le temps et au vu des combats qui risquent de ruiner son environnement, Hermorrhage arrivera t-il à s’intégrer et à s’adapter à une meute? De s’allier à ses compagnons, de les protéger et de recevoir leur protection?

Hermorrhage 2 – Ralliement est écrit à la première personne. Les chapitres sont courts. Les pages sont parcourues avec une étrange impression de vie quasi normale d’un humain. Avec beaucoup d’humour de la part d’Hermorrhage. Une vie en demie teinte dans les rues, les quartiers de Paris.  Voici un roman qui se lit facilement, au rythme du héros et de ses aventures. Un très beau roman.

Ma note 16/20

9782956058960  Editions Tigre  245 p.   13,90€

 

 

L’essence des Ténèbres – Tom Clearlake -2018

Quatrième de couverture

La petite ville de St Marys est frappée par des disparitions d’enfants inexpliquées. Cinq au total, en l’espace de quatre mois. Bien qu’aucun indice formel n’ait été relevé par les forces de police, tout porte à croire qu’il s’agit d’enlèvements. Le FBI est chargé du dossier. L’agent spécial Eliott Cooper est envoyé sur place pour enquêter.

Peu à peu, il va être confronté à des faits qui ne relèveront plus de ses compétences d’agent, mais de sa capacité à lutter contre un mal obscur qui semble s’être emparé des forêts alentour de la ville… et ça n’est que le début de son enquête.

 

Mon avis

Dès le début, on se retrouve dans un monde inquiétant, en compagnie de l’agent Cooper dans les balbutiements d’une enquête. Une enquête qui démarre comme toutes les autres. Rien de spécial. Jusqu’à ce que… Et le monde bascula. L’horreur. L’innommable se révèle  et l’enquête prend un nouveau tournant. Et la terreur fut!

L’essence des ténèbres est un roman prenant. Qui ne laisse aucun moment de répit, même si l’enquête commence en douceur. Puis, fil des pages, le rythme se fait trépidant. Pas le temps de reprendre son souffle. Les pages défilent et ne se ressemblent pas. Pour notre plus grand bonheur. Les questions se posent de plus en plus et notre cerveau entre en ébullition.  Ce cauchemar se terminera t-il? Va t-il se répandre à travers la planète? Qui ou qu’est-ce qui est derrière tout çà? On suit le déroulement de l’histoire à travers les mots. Le monde.

L’essence des Ténèbres se lit facilement. Les chapitres sont courts et nous emportent de plus en plus loin dans la noirceur des hommes, du monde, du désir de pouvoir. Au-delà de l’imaginable. Dans l’amour. Amour puissant qui peut lier à jamais deux âmes. Un amour au-delà de l’inexplicable. Dans ce voyage au tréfonds de l’inconnu, la fin devient une apothéose. La réunion de tout ce qui nous a tenu en haleine.

Un très beau roman. Une histoire vécue comme une course effrénée. Vous ne vous ennuierez pas. Vous accompagnerez les personnages. Vous serez les personnages. Longtemps après avoir lu le mot « fin », vous flotterez encore dans ce monde mystérieux.  L’essence des Ténèbres est un roman fait pour le cinéma. Un roman à emporter partout avec soi, dans son sac. En promenade. En vacances. Vous ne le regretterez pas.

 

Ma note 18/20

ISBN 9782956131618    Ed. Moonlight   462p.  Broché 17,92€  Kindle 2,99€

 

 

Les cercles de l’éternité – 2017 – Jean-Louis Ermine

4ème de couverture

Dans un  futur lointain, les hommes découvrent le secret de l’éternité, mais cette invention a un prix. La personne qui choisit de suivre cette voie entre dans un processus inéluctable de dégénérescence qui fait ressortir ses plus bas instincts. Le monde se divise alors, et se structure en « cercles », correspondant chacun à des stades de décadence plus ou moins avancés.

Face au déclin de l’humanité, le gouvernement cherche des solutions et finit par retrouver la trace d’un mystérieux scientifique dont les recherches sur l’immortalité auraient abouti. Laurie et Simon, deux marginaux que tout oppose, sont chargés de ramener le professeur et de redonner espoir aux habitants des cercles. Pour cela, ils devront s’aventurer au-delà des terres connues, là où la barbarie  a tous les droits.

Une chasse impitoyable est lancée  et les entrainera dans une véritable traversée des enfers. L’éternité leur réservera encore bien des secrets.

 

Mon avis

Comme d’habitude, quand je commence un roman, je suis en terrain inconnu. Avec les cercles de l’éternité, j’ai été servie. L’inquiétude est le premier mot qui me vient à l’esprit. Elle vous happe dès la première ligne. Vous découvrez un monde qui questionne. Un monde angoissant. Cependant, la curiosité prime. Vous suivez l’intrigue pas à pas. Le souffle court. Vous haïssez cet œil froid qui se délecte de la situation. Une situation ausunset-47247 ralenti qui se termine en apothéose. Bienvenus! Vous venez de faire connaissance avec un des cercles!

Puis, ce roman va crescendo. Le rythme est de plus en plus rapide. Vous n’avez d’autre choix que de suivre. Vous rencontrez Laurie et Simon, les deux héros, et vous ne pouvez que vous attacher à eux tant ils sont poignants, tant leur quête de survie dans ce monde de fous est prenant.

Jean-louis Ermine a une écriture facile à lire. Pour un matheux, je m’attendais à un roman plein de théorie, très carré, bourré de mots techniques. De la part d’un féru de maths, je pensais avoir droit à une histoire froide dans les mots, les situations.  Eh bien, non, non, non. Du tout. L’histoire est chaleureuse, pleine d’humanité, de chaleur humaine.  Les mots claquent, volent, s’adoucissent au rythme de l’histoire. Du purwarrior-1056727__340 bonheur! L’histoire tient la route. Oh que oui! La quête menée par les deux héros nous tient en haleine et nous les accompagnons volontiers dans leurs aventures. Cette histoire nous raconte jusqu’où l’homme peut aller dans sa quête de l’immortalité. Jusqu’au bout du sordide, de l’inhumain.

J’ai lu le livre d’une traite. A peine ouvert, impossible de le refermer. Il va vous prendre dans ses filets et vous allez adorer et en redemander, encore et encore. J’ai beaucoup de tendresse pour ce roman qui nous entraine dans un monde absolument terrifiant, un futur que l’on ne souhaiterait pas connaître, mais qui reste intriguant, envoûtant.

De l’action. Une belle histoire. Des personnages attachants. Tout est décrit en finesse. Une écriture très pointue. Les mots sont là pour toucher au cœur. Un roman terriblement réaliste et humain. Et cette fin, cette fin, cette fin… Une pure merveille. Totalement inattendue et profondément humaine. J’ai kiffé. Complètement.

Un roman à lire, à chouchouter, à conseiller. Un très beau roman. Ne vous privez pas.

Ma note 19/20

ISBN 9791023606966

Editions Publishroom

Broché 15€  Kindle 2,99€