Kyan Rogh – T. 1 – L’artéfact insoupçonné -Charles Chehirlian – 2018

Quatrième de couverture

Dans la nuée des mondes, sur le monde d’Hashkaria, terre de mystères et de légendes, d’honneur et d’infamie, de fééries et d’atrocités où l’acier, la magie et le savoir cohabitent, où des royaumes s’entredéchirent depuis la nuit des temps, où d’autres prospèrent , où des hommes au destin glorieux en croisent d’autres au sombre passé et aux desseins funestes, le monde où le dieu Kyan Rogh, créateur de toutes choses, est vénéré. Ce qui aurait dû être oublié à jamais ressurgit par la seule volonté de l’inextinguible soif de pouvoir qu’est celle de l’homme, menaçant le fragile équilibre de tout ce qui est. Le Roi Elhmor l’usurpateur, Kerek Galdine, mage noir d’Idhelheim, sont de ceux qui convoitent le Manuscrit des Anciens, alors que Khaynes le Roi Sanglant se prépare à l’invasion et à la destruction de toute chose. Au milieu des complots, des guerres et des histoires qui façonnent ce monde, une poignée d’êtres, à la convergence improbable, à la force et aux intentions imprédictibles, se lancent dans une quête dont l’issue pourrait à jamais changer la face du monde…..

Chronique

Un royaume où les secrets sont loi. Un royaume où le roi est un usurpateur. Où Eminaelle, grande guerrière est prête à tout pour protéger sa noble amie. Quel rapport? me direz-vous. Un secret qui peut coûter des vies. Des vies qui se perdront par cupidité. C’est ainsi que cela se passe dans les royaumes fantastiques. Des vies pour un objet bien secret. Que représente t-il? Pourquoi tant de détermination à l’acquérir?

Nous assistons à des batailles rudes. Parfois des batailles-éclair menées par des hommes, des personnages fantastiques. Dans un monde quasi féérique où les royaumes convoitent le même objet. Des trahisons. Des alliances plus ou moins respectées. Des mésalliances. Le rythme est soutenu. Des rebondissements qui mettent en lumière l’âme de l’homme. Pas forcément le côté sympathique. Nous apprenons l’origine des onze royaumes. Une histoire magique. Magnifique. Digne des grandes salles de cinéma. Les descriptions sont détaillées et belles. La lecture est addictive tant les évènements sont nombreux et titillent notre curiosité. La magie des mots. La magie des lieux nous emportent dans ce monde fantastique et nous adorons.

Kyan Rogh – L’artéfact insoupçonné nous présente des mondes incroyables. Des mondes où la paix est chèrement acquise.  Des mondes où la paix et la guerre se vivent avec la même passion. Avec la même frénésie. C’est un roman fort. Beau. Un roman qui permet de chercher avec des personnages incroyables, entiers, forts, l’artefact insoupçonné.

Note 18/20

9791022784412   Autoédition    594 p.     26,30€

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De roche & de sève -Alena Sizlo & Shovel – 2019

Quatrième de couverture

  • Notre roi est toujours absent, et ses nains sont à nos portes désormais!
  • Mais, que veulent-ils? Nos soldats nous rapportent que si nous ne nous dressions pas en travers de leur chemin, ils ne nous combattraient même pas!
  • Mais, leur chemin vers quoi? Cette ruée dévastatrice au creux de nos terres est sans précédent!
  • Nul ne le sait. Mais depuis l’accession du roi Wirkkin sur leur trône, notre espace vital se réduit chaque jour davantage. Nous devons y mettre un terme!
  • Et qui en prendrait l’initiative sinon le roi, d’après vous?
  • Vous, princesse. Vous n’avez plus le choix…

Chronique

La lignée royale est presque éteinte au pays des elfes. Un des souverains manque à l’appel. Où peut-il bien se trouver? Est-il mort? A t-il été enlevé? Tant de questions auxquelles il faut trouver des réponses rapidement. Dans ce monde fantastique, les elfes et les nains ne font pas bon ménage. Qu’a t-il pu se passer pour qu’ils aboutissent à une telle situation?

De roche et de sève, on ne nait pas elfe noire est une saga fantastique en quatre tomes. Les luttes pour l’accès au trône font rage en l’absence des héritiers de sang. Les luttes sont belles et meurtrières. A la hauteur des ambitions des chacun. Les planches sont en couleurs. Couleurs sombres. Couleurs foncées. Couleurs profondes. Couleurs qui représentent les états d’âme de chacun. Cependant, au vu de certaines scènes, cette bande dessinée est pour des adolescents et des adultes.

Nous assistons à des scènes fortes. L’ambition, la trahison, les batailles sont les nerfs de cette aventure à la recherche de l’héritier légitime du trône. Les monstres, les dragons sont à la hauteur de leur renommée: terriblement violents et dangereux. Retrouveront-ils le prince héritier? Règnera t-il un jour? Il y aura d’autres épreuves pour y arriver. D’autres secrets à découvrir ou à taire. Des batailles à accomplir. L’avenir le dira.

Note 18/20

9782919069620   Editions des bulles dans l’océan   48 p.

Les Royaumes Démoniaques – T.1 – La roche des âges – Christopher Evrard – 2018

Quatrième de couverture

« Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste » Ciwen

Les royaumes démoniaques vous proposent de suivre l’histoire d’un univers où l’horreur et la violence côtoient la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour, tandis que les légendes et mythe résonnent dans l’inconscient collectif comme des promesses d’un jour meilleur, telle la mystique roche des âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément.

Dans une existence où le macabre est un lot quotidien… Quel est le sens de la vie? Quelle signification donner à des concepts comme l’amour et la haine, ou la guerre et la paix? Comment les définir, et les dépasser? Tant d’éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps. Les réponses apparaissent toujours dans le noir, telles des lucioles fuyantes…

Ma Chronique

Un homme, une arme à la main, ivre de colère. Un homme qui jure vengeance. A qui? Pourquoi? Un homme pas si anonyme que çà et dangereux. Cela n’augure rien de bon. Ciwen recherche la roche des âges. Il est prêt à tout pour l’avoir. Sans aucune pitié. Bienvenus dans un monde où la fée Carabosse et l’Ogre ne sont qu’une seule et même personne. Bienvenus dans les royaumes démoniaques. Vous y entrerez de plein pied, ivres de curiosité. Saturés de beaux paysages et de violences inouïes. Bienvenus dans un monde où le paradis et l’enfer ne font qu’un.

Ciwen nous intrigue dès le début. Nous le découvrons ainsi que cette aura orageuse qu’il porte en lui. Qui est cet homme, ce mage? Quelle est son histoire? Pourquoi un tel manque d’empathie envers les autres? Pourquoi tant de violence en lui? Une violence qui semble le dépasser parfois? Dès le début, Owen nous intrigue et cela se poursuivra durant toute la lecture au gré des rencontres.

Une lecture qui débute calmement, puis peu à peu, nous sommes emportés dans un monde pire que l’enfer de Dante. Les paysages sont superbes. Bizarres. Les personnages sont nombreux et fantastiques. Les pires côtoient les plus beaux: ondines, mages, fées… Des êtres qui titillent notre imagination. Les sublimes batailles sont sanglantes. Sulfureuses. Dures. Les images en noir et blanc alourdissent et dépeignent si bien cette atmosphère de violence et d’enfer. Une violence  qui nous installe dans les royaumes démoniaques.

Les royaumes démoniaques nous entrainent dans une quête. Aboutira t-elle? Pourquoi révèle-t-elle les plus bas instincts des hommes? Pourquoi ne se fait-elle pas sereinement? Owen est le noyau suprême de ce lieu où il passe d’une réalité à l’autre. Sa quête nous mènera à la rencontre de mondes où la force, l’aura, la magie permettent de survivre. Des mondes où les personnages luttent contre leurs propres démons. Des mondes où les âmes sont torturées. Des âmes qui ont du mal à se fondre dans les corps qu’ils occupent. Des âmes  qui sont le reflet de la vanité des personnages qu’ils habitent. Personnages qui vivent dans les royaumes démoniaques et qui se perdent dans une quête: celle de la roche des âges.

Note 18/20

9782960223521   Autoédition   391 p.

The prison experiment – Eric Costa – 2018

Quatrième de couverture

Zone 51, désert du Nevada. Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles. Son nom: « L’Oeuvre », prison expérimentale secrète dotée d’une intelligence artificielle. Nul ne sait ce que recèle l’édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus livrés à eux-mêmes après sept ans d’abandon? Un commando  de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel. Leur mission: retrouver Dédale, son architecte, à n’importe quel prix. Elana, hackeuse surdouée, compte bien percer les mystères de l’Oeuvre. Elle ignore que son génie peut les sauver… ou les tuer. Jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre?

Chronique

Une escouade qui se déplace en silence dans les profondeurs de la nuit. Qui sont-ils? Où vont-ils?  Pour quoi faire?  Dès les premiers mots, nous sommes happés  par l’aventure. Dès ce moment, le rythme reste soutenu. Angoissant. Qui sont ces hommes et ces femmes qui ont accepté de pénétrer dans l’inconnu? Quelles sont les raisons qui les ont poussés à accepter?

Dès le début, nous retenons notre souffle et vivons au rythme des évènements. Tout est mystère. Tout est déroutant. Personne ne sait ce qui attend ce détachement. Personne ne sait qui ils vont avoir en face d’eux. Hommes ou bêtes assoiffées de vengeance? Tout y est effroyable. Les attentes. Les batailles monstrueusement silencieuses. L’homme semble y avoir renié son humanité. Est-ce possible?

La lecture se fait addictive dès le début. Les pages se tournent avec avidité. Avec passion. Avec une curiosité qui pourrait sembler malsaine. Mais, ce n’est que de l’adrénaline. Le souffle est retenu par les intrigues. Par les luttes. Par les scènes apocalyptiques. Pourquoi continuer à progresser? Le jeu en vaut-il la chandelle? Reste-t-il une once d’humanité dans cette forteresse?

The prison experiment est une longue descente en enfer. Une descente que nous suivons avec un grand plaisir. Une curiosité sans nom. Chaque page, chaque chapitre est lu dans la même alégresse bizarre. Sans remords. Juste cette soif inextinguible de savoir. De comprendre.  De se perdre avec bonheur dans ces luttes. Dans ces terreurs. Dans ces cris. Dans ces vies plus ou moins fragiles. Juste cette soif de regarder l’âme de ces personnes. De l’interroger. Juste une question brûlante: « Qui sortira vivant de The prison experiment?

Note 18/20

9781790504299    Autoédition    662 p.

Castan T.2 – la terre du dragon tonnerre -MorellonBros – 2015

Quatrième de Couverture

XVIIème siècle, Océan Indien, Baie du Bengale. Deux jeunes marins français, se retrouvent, malgré eux, enrôlé dans l’armée du roi du Macchawarl. Embrassant sa cause, ils forgeront aux côtés de leurs compagnons d’armes, la renommée d’un empire.

Mon avis

Sur Beug-Yül, la terre du dragon Tonnerre, une colonne est épuisée par sa marche. D’où vient-elle.? Où va t-elle? Que fait-elle dans ce lieu inhospitalier ? Un lieu où la glace et le froid sont roi? Ailleurs, un  royaume est en péril. Qui tire les ficelles? On entre en trombe dans l’histoire.

Les aventures se suivent  et sont très prenantes. Très rythmées. Les personnages sont superbement croqués. Les traits sont fins ou forts, révélant les caractères de chacun. Les couleurs sont d’une grande force et d’une grande profondeur, déterminant, ainsi, l’atmosphère apocalyptique qui règne dans cette bande dessinée. Ce qui n’enlève rien aux sentiments des personnages qui sont touchants. Profondément humains. Avec leur force et leur faiblesse. Différents mondes se côtoient: celui des dinosaures, celui des dynasties chinoises, celui des dynasties indiennes. Les monstres sont immenses et pétrifient l’imagination. Les batailles sont superbement épiques et variées. Et, bien sûr, l’amour s’invite en filigrane.

Castan 2 – la terre du dragon tonnerre est superbe. Par son histoire. Par ses personnages. Par ses coups de crayon d’une grande réalité. D’une grande beauté. C’est avec bonheur, curiosité et appréhension que les pages se tournent. Que les sentiments nous étreignent et nous emportent sans prévenir dans un rythme effréné. C’est une bande dessinée magnifique qui plaira aussi bien aux petits qu’aux grands. Un vrai régal.

Ma note 18/20

9782919069224  Éditions Des Bulles dans l’Océan   46 p.