Contes et récits imaginaires de Bretagne Intérieure – Pierre A. Lemaître – 2019

Quatrième de couverture

Cet ouvrage reproduit des contes et histoires familiales divertissantes qu’on racontait ,il y a un siècle, en Bretagne, dans la régions des sources de la Rance. Il répond aux curiosités des enfants désireux de connaitre comment l’on vivait, désireux de donner du sens à leur vie, ou attirés par la psychologie des personnages évoqués.

C’est aussi un document historique et ethnologique qui décrit la culture de la paysannerie pauvre de la Bretagne intérieure, au début du siècle dernier. Il analyse, ce faisant, le rôle éducatif  des grands-parents dans l’éducation des enfants, en illustrant la façon dont ils diffusaient les convictions d’une communauté, sans inculquer une morale absolue, qui rejetterait et exclurait les autres. Cet ouvrage constitue, ainsi, une réflexion philosophique sur le fait que les « valeurs » adoptées par les hommes varient selon leurs conditions de vie et, donc, avec le temps.

Chronique

Avoir une bonne fée comme marraine. Beaucoup de personnes en rêvent. Encore faut-il pouvoir respecter les conditions qu’elle impose. Epouser un prince fait partie de ces rêves. C’est ainsi que nous entrons dans le monde des contes et récits imaginaires de Bretagne Intérieure. Pierre Lemaître nous emmène dans la Bretagne profonde. Cette Bretagne d’autrefois où les fées étaient reines des forêts, des bois. Une Bretagne dont les coutumes étaient différentes des autres contrées qui l’entouraient.

Les contes se succèdent et ne se ressemblent pas. Mais, ils éveillent le même intérêt. Le même plaisir de la lecture. L’art de raconter. Avant chaque conte, l’auteur nous explique les traditions, les anecdotes sur le monde Breton. Ces derniers sont expliqués par le récit qui suit. La lecture reste agréable. Les contes plairont aux lecteurs de tous âges et de tous horizons. Nous entrons dans un monde qui fut. Dans une Bretagne en avance sur son époque. Dans une Bretagne où l’ouverture d’esprit, la curiosité, l’esprit de liberté, le respect de l’autre, l’entraide, l’hospitalité organisent la société.

Contes et récits imaginaires de Bretagne Intérieure nous emporte dans un monde pas si imaginaire que cela. Un monde où les humains respectent la nature et les êtres qui l’habitent. Un monde où la réalité se mêle au mystérieux pour donner naissance à la Terre de Bretagne. A l’esprit breton. Aux légendes de ce terroir et de ses habitants si fiers de leurs origines. C’est un livre qui nous explique les expressions si typiques à ce bout de terre. Une superbe lecture qui nous laisse entrevoir un monde magique. Un monde qui nous fait entrer de bon cœur dans les contes et récits imaginaires de la Bretagne Intérieure.

Note 18/20

9782343150659    Editions L’Harmattan     305 p.    26€

 

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L’oeuf de Tanglemhor – chroniques des secondes heures de Tanglemhor T. 1 Azaël Jhelil – 2018

Quatrième de couverture

L’Alliance n’est plus. Le Premier Vindicateur a imposé sa tyrannie à la rayonnante civilisation du Bassin ctasharre. Les rois ont été exécutés, la liberté de culte abolie. Le pouvoir du semi-lacertys est absolu. Il ne lui reste plus qu’à soumettre le duché de la Marche, dernier flambeau d’une résistance à l’agonie. Tout espoir est vain. Il ne reste rien. Il parait, cependant qu’un audacieux s’est introduit dans la Citadelle noire et en a dérobé l’un des biens les plus sacrés du Très Saint Libérateur. Toutes les forces de l’Empire ont pour ordre de le ramener … vivant.

Mon avis

Il est vrai que quand j’ai reçu l’oeuf de Tanglemhor , que j’ai vu le pavé que c’était, ma première impression a été « Ô mazette! Mamma mia! ». Dès que je l’ai ouvert et que j’ai commencé à lire, j’ai pensé « Ô mazette! Mamma mia ». Le ton n’était plus le même. J’étais conquise. Dès les premier mots.

Tout commence par un message. Une vision. Bon ou mauvais signe? une histoire comme je les aime. Des personnages improbables. Des noms imprononçables ou poétiques (Serpent de Lune). Des scènes dignes des meilleurs films d’horreur . Et tout cela, dès le début. Ce qui augure de la suite. Puis, la magie opère. Dans tous les sens du terme. Tout se précipite. L’ennemi est là. Il faut le combattre. Combattre ses pouvoirs occultes. Comment faire? Comment se protéger? Plutôt, comment protéger le peuple? Le protéger de la magie noire? Que faire quand l’ennemi est féru de sciences occultes et est prêt à tout pour réussir ses desseins? La bataille semble perdue face à un adversaire sans foi ni loi.

L’oeuf de Tanglemhor nous entraîne dans un rythme effréné. Sans temps mort. Dans un monde de guerre. Pour une reconquête.  Celle du droit de vivre. D’exister d’un peuple qui n’a plus d’espoir. Ce dernier réussira t-il à s’unir pour acquérir cette liberté tant souhaitée? Inutile de vous dire que la lecture est envoûtante et se fait d’une traite. Elle laisse peu de place à l’ennui, voire pas du tout. Les rebondissements sont nombreux et nous emportent dans le cœur de l’histoire. Avec bonheur. Avec curiosité. Chaque nouveau chapitre titille encore plus notre curiosité et nous emporte dans un monde où la fée côtoie l’ogre. Où ce dernier se bat contre un Maître de la magie. Le tout agrémenté de batailles mémorables.

L’oeuf de Tanglemhor est une odyssée digne de celle d’Ulysse et de ses monstres fantastiques. La multiplicité des personnages n’apporte aucune difficulté à la lecture. Au contraire. Vous allez peut-être, comme moi, succomber au charme de la belle Oriana. Qui sait? Azaël Jhelil a créé un monde imaginaire unique qu’il me tarde de retrouver dans le prochain tome. Un merveilleux et très beau roman.

Ma note 19/20