Une étrange aventure – Giorgio de Piaggi – 2018

Quatrième de couverture

Dans une île de l’archipel des Caraïbes, un homme jongle entres ses fonctions de médecin et de politicien  dans une lutte acharnée pour la restauration d’un bonheur évanoui dans son pays natal. Ravagée par la violence surnaturelle  de la nature et par les décisions des dirigeants incapables, cette terre mérite son salut et notre héros est fermement résolu à faire rayonner de nouveau les espoirs et les joies disparus.

Mon Avis

Un pays dans un état catastrophique. Une soudaine prise de conscience. Un être perdu, écœuré par ce qu’il a vu. La vie mérite t-elle qu’on se batte pour qu’elle reprenne son cours?  Pourquoi ne pas tout lâcher? Est-ce le moment de se poser les bonnes questions relatives au pays? C’est alors que le débat parlementaire débute. Utopique. Vain. Manipulateur. Subi. Un débat placé sous le sceau de la langue de bois. Peut-on prendre en main le destin d’un pays d’une manière aussi quelconque?

Une étrange aventure est racontée à la première personne. Ce qui nous rapproche du personnage principal. De son histoire. De ses émotions. Au fil des chapitres et des pages, nous assistons au basculement de la destinée d’un pays. Un pays au bord de la rupture. Comment Ferdinand vivra t-il le bouleversement que subit sa terre? Nous plongeons avec lui dans les méandres de la politique d’un pays en pleine déliquescence.

Une étrange aventure nous entraîne dans la progression de la lutte et de la résistance d’un homme pour son peuple. Pour son pays. Pour lui. Et ce, bien malgré lui. Une lutte étrange pour garder son intégrité morale. Pour ne pas être souillé par ce milieu. Nous assistons à d’étranges révélations sur la fange secrète politicienne. La lecture est aisée. Les mots défilent et se posent lentement. Doucement. Presque avec crainte. Peu à peu, nous intégrons ce monde secret. Ce monde de coups bas. De terreur. De trahison. Peu à peu, nous intégrons une étrange aventure.

Ma note 16/20

9782754741286    Ed. Du Panthéon     252 p.    19,90€

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Légère amertume (une histoire de thé) -Elanni & Djaï – Koffi Roger Nguessan – 2018

Quatrième de couverture

Découvrez l’histoire du thé dans le monde, depuis sa découverte en Asie jusqu’à son expansion en Afrique, au travers de la vie d’Adjoua, femme indépendante née au milieu du XXème siècle en Côte d’Ivoire.

Mon Avis

Le thé. Une boisson consommée dans le monde entier. A toute heure. A toute occasion. Cependant, s’est-on vraiment penché sur son histoire? Comment cette boisson  est-elle arrivée en Côte d’Ivoire? Pourquoi ne pas plonger au cœur de la petite histoire dans la grande histoire? C’est avec de belles planches en couleurs que les auteurs nous emmènent en voyage à travers le monde. Ils nous font plonger dans l’origine de cette plante. De l’Occident à l’Orient en passant par l’Afrique, nous allons à la rencontre des auteurs de l’implantation mondiale du thé.

Les anecdotes se suivent pour le plus grand bonheur du lecteur. Adjoua écoute avec attention l’histoire que lui raconte sa mère. Elle est avide d’en savoir plus. Tout comme le lecteur d’ailleurs. Elle n’imagine pas les aventures qu’elle vivra pour assouvir sa curiosité. Quel sera son rôle dans la transmission de cette histoire? Au gré de la vie. Au gré des rencontres. Le thé se fait roi. Le thé se fait trésor. A travers le monde. Le thé devient objet de convoitise. Plus surprenant, il devient l’objet de tous les dangers.

Au fil des pages, nous plongeons dans les trois étapes de la vie. Les trois étapes du thé: force de la vie. Amertume de l’amour. Suavité de la mort. Ces étapes sont aussi les titres des chapitres de cette superbe bande dessinée. Légère amertume (une histoire de thé) nous fait rêver et regarder différemment le thé, la plante la plus consommée à travers le monde, parfois dans une grande indifférence. Quel que soit le goût. Même avec une légère amertume. Celle de l’amour. Forte. Douce. Amère. Mais que l’on prend un grand plaisir à vivre. Ainsi que l’on prend plaisir à boire son thé, malgré son léger goût d’amertume.

Ma note 18/20

9782343156859  Editions l’Harmattan  60 p.   12,90€

 

Cyberattaque – Angeline Vagabulle & Renard – 2018

Quatrième de couverture

27 juin 2017: une cyberattaque frappe de plein fouet plusieurs multi nationales. Angeline, collaboratrice engagée dans une course effrénée aux résultats, se trouve alors plongée dans le chaos. Après le choc, comment faire pour relancer l’activité? Ce récit va vous emporter  dans les affres de la grande déconnection.

Mon avis

Un monde économique hyper connecté. Nous le savons tous. Nous le vivons au quotidien. Et, quand tout se déconnecte, comment ce monde s’en sort-il? Ce monde surbooké. Cyberattaque nous emmène en promenade dans ce monde statiquement chaotique. Silencieusement chaotique. Un monde en sidération complète.

Avec beaucoup d’humour Angeline Vagabulle nous décrit ce monde perdu entre « être et ne plus être ». Ce monde où les employés super actifs se retrouvent relégués au rôle de Legos oubliés. Comment se réapproprier son travail? Comment affronter ce traumatisme dans ce monde du chacun pour soi?

Cyberattaque est un roman tragicomique qui se joue dans le monde des affaires. Monde régi par la cybernétique. Tout y est froid. Calculé. Millimétré. Inhumain. Réglé comme une horloge Suisse. Comme du papier musique. Un monde où les marionnettes sont dirigées par un dieu aveugle, sadique et insensible: celui des affaires. Que deviennent ces marionnettes quand la musique s’arrête? Comment redécouvrir le vrai sens de la vie sacrifié sur l’autel du toujours plus vite, toujours plus actif?

L’humour est caustique et les dessins de Renard le rendent encore plus incisif. Au fil des pages, les situations rocambolesques se suivent et font penser à ces robots à qui l’on arrache les fils d’un coup, les vouant à une brusque et sempiternelle immobilité. Cyberattaque  nous fait réfléchir sur notre monde où la robotique régit une très grande partie de notre vie. De notre quotidien. Et si, un jour, le matériel électronique que nous possédons rendait l’âme? Comment réagirons-nous? Y survivrons-nous? Dans quel état? Cyberattaque apporte une première et truculente réponse. Peut-être est-ce l’occasion de reprendre sa vie en main? De faire face à des choix décisifs? Ce qui est sûr c’est que cyberattaque nous fait rire de cette situation. Cependant, et si un jour…?

Ma note 17/20

9782955545270   DG Editions Les Funambulles   220 p.   9€

La bombe – Maëlle Denis – 2018

Quatrième de couverture

Suite à un gage, Suzanne entreprend de faire la connaissance de Sayid, nouveau dans sa classe et déjà considéré comme un paria par ses camarades. Ce qui a commencé comme un désagréable défi à relever se mue rapidement en amitié, et l’envie d’en savoir plus sur ce garçon mystérieux et taciturne devient sincère et authentique. Mais le jeune homme tient à ses secrets et son passé demeure obscur… Qui est vraiment Sayid Zebary?

Mon avis

L’histoire d’une amitié. Un peu bancale. Mais une amitié quand même. Deux jeunes enfants. Presque adultes. Deux histoires de vie différentes. Deux destins. Une amitié aux prémices timides. Maladroits. Qui est le nouveau? D’où vient-il? Pourquoi est-il  là?  Deux êtres très différents. L’un quasi mutique. L’autre bavard. Deux êtres qui vont s’apprivoiser dans une longue danse virtuelle. Deux adolescents, face l’un à l’autre, tentant plus ou moins facilement  de se découvrir. De s’apprivoiser. De s’apprécier. Au plus grand dam de certains de leurs proches. De leurs amis.

Les mots sont doux, au début. Délicats. Avant de s’endurcir. Chacun vit avec un secret. Lourd. Qui ne peut être confié. Que se passerait-il si tout le monde savait? Sayid aurait-il toujours sa place au sein de la société? Une société loin des horreurs de la guerre. Une société qui, pourtant, subit le terrorisme. Lorsque les Editions du Panthéon m’ont envoyé ce roman, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Le titre m’avait interpelée.  J’ai découvert une pure merveille. Un roman qui ne laisse pas intact, qui ne laisse pas indifférent.

La bombe nous entraîne dans le monde de la violence. Violence que la société subit avec rage. Avec douleurs. Avec colère. Avec larmes. Une violence qui détruit l’être, l’âme. Une violence qui fait de certaines personnes des morts-vivants. Des morts-vivants entrainés. Téléguidés. Pour le pire et encore le pire. L’histoire est pleine de suspens. Au fur et à mesure de la lecture, le voile se lève sur un monde que l’on peine à imaginer, même si la réalité n’est un secret pour personne. Pour le plus grand malheur du Monde Entier. Un monde où l’innocence se liquéfie  et les sentiments s’évanouissent sous les brimades, les coups, la torture physique et mentale. Qui est vraiment Sayid? Quel est son rôle dans ce monde anesthésié où la mort, omniprésente, est ordonnée/donnée par contrat interposé? Quelle serait la réaction des gens qui l’entourent et qui l’aiment?

La bombe est un roman écrit à deux voix. Deux visions différentes de l’histoire. Visions si proches et si éloignées. Deux réactions. Deux consciences qui soupèsent les mots, l’environnement. Les actes. Deux consciences troublées par une violence si différente mais qui brise l’âme de la même manière. La conscience qui anesthésie l’Humain et le pousse à faire comme si le mal n’existait pas. Maëlle Denis a su décrire des évènements qui brisent sporadiquement notre société. L’éclaboussant de sang pour déclencher la haine. Cette haine si forte que certains réussissent à insinuer dans les cœurs, les âmes, dans les humains fragiles. Y arriveront-ils un jour? Espérons que non….

Ma note 20/20

9782754741446   Editions du Panthéon   235 p.   18,90€

Le dernier roman – Antony Altman & Catherine Lang – 2018

Quatrième de couverture

« Le principe est on ne peut plus simple: douze auteurs contraints dans l’espace ont quatre vingt-seize heures pour écrire le prochain best seller. Qui sera le vainqueur? Les présélections font rage, des milliers de candidats venant d’horizons différents postulent pour être élus par le jury de Christophe Nigel, le représentant français de la multinationale. Ces douze auteurs vont vivre une expérience unique. Ils vont devenir créateurs d’une histoire, mais cette histoire, vous pourrez y participer car c’est vous lecteurs qui, à tous moments, pourrez la promouvoir. Comment? Nous y reviendrons plus longuement dans la soirée, mais sachez d’ores et déjà que la technologie d’Antiope n’a pas fini de vous surprendre. »

Mon avis

dernier romanParticiper à un concours d’écriture qui permettrait de mettre en lumière ses romans et son style. Quel est l’écrivain qui n’en a jamais rêvé? Un sujet très actuel, à une période où l’autoédition sur les plateformes revêt une importance grandissante dans le monde de la publication littéraire. Une période où les concours à la demande des maisons d’éditions sont de plus en plus nombreux. Ce concours fera t-il la part belle à l’auteur, au roman, à la publicité? Qui du concours ou de la publicité prendra le pas sur l’écriture?

Le dernier roman nous démontre un avenir peut-être plus proche qu’il n’y paraît. Peut-être le présent? Ce marathon de l’écriture ne mettrait-il pas fin au plaisir de la plume? Qu’en est-il de la part d’humanité de l’auteur? Ce concours signe t-il l’ère du robot-écrivain? Pour quel public? Nous assistons à une téléréalité comme il en existe tant.  Le récit des deux auteurs et celui des finalistes se mêlent, se confondent puis se séparent pour un dénouement qui n’engage que le lecteur. Un jeu littéraire du chat et de la souris . En direct et dans les coulisses. Une lutte âpre se dessine au sens propre comme au figuré. Le dernier roman est-il vraiment une fiction? N’est-ce pas l’histoire des deux auteurs et de leur roman?

Au fil des pages, l’humour est très présent  en plus des moments forts. Des coups bas pas forcément virtuels. Le lecteur se laisse emporter par le show littéraire qui met en lumière les différents acteurs en coulisse. A qui bénéficie réellement ce concours? Quelle est la place de l’écrivain et de ses rêves? A t-il vraiment un rôle à jouer ou est-il la marionnette de quelque chose qu’il ne maîtrise pas? Répond-il aux sirènes de la richesse et de la notoriété? Le dernier roman, écrit à quatre mains, est peut-être la réponse à tous ces concours lancés sur le net. Ces concours qui font rêver la plume et brisent certaines ambitions dans l’oeuf. Ecrivains, n’y brûlez pas votre plume!

 

Ma note 17/20  

9782363158925  autoédition 159 p.  12,80€

Ultimate Terra nova T. 1 – Aboubakri Sao – 2018

Quatrième de couverture

En 2025, le monde entre dans une nouvelle ère. La troisième guerre mondiale a fait des ravages considérables, provoquant le chaos sur la planète. Pour rétablir l’ordre, des clans apparaissent dans divers endroits du monde. La plupart de leurs membres possèdent un Néo Cerveau leur conférant des aptitudes spectaculaires. Membre du clan Terra Nova, Kadaj, Electromancien, voit sa vie basculer le jour où il rencontre Ragnarök, une milice extrêmement dangereuse. Cette organisation recherche activement Atlas, le chef des Terra Nova. De plus, le gouvernement qui considère les clans comme illégaux, veut à tout prix mettre la main sur un Cyborg que possèderaient les Terra Nova. Quelles sont les origines du Néo Cerveau? Pourquoi un cyborg attise t-il la convoitise du gouvernement? Et d’où provient cette pierre qui permet à son détenteur de bénéficier de pouvoirs extraordinaires? La nuit succède au jour, les réponses succèdent aux questions… ces évènements vont bouleverser à tout jamais la vie de Kadaj.

Mon avis

Un jeune homme à prendre en charge. Pourquoi? Qui est-il? Quel pouvoir peut-il avoir pour être admis dans la cité? L’environnement est spécifique et nous plonge dans un monde où le danger est quotidien. C’est en douceur que nous entrons dans ce clan, la Terra Nova. Ce monde où la nouvelle technologie règne en maître. Avec Kadaj, nous faisons connaissance de cet environnement où ne vivent que ceux qui le méritent. Un jour. Une attaque. Violente. Qui semble gratuite. Et la vie devient une aventure.

Avec Ultimate Terra Nova T.1 nous entrons dans le Japon du futur. Avec des personnages raffinés, énigmatiques. Vivre dans l’anonymat n’est pas chose facile. Maintenir quotidiennement cet anonymat est encore plus difficile. C’est une lutte de chaque seconde. Un moment d’inattention et le monde s’écroule. Kadaj en sait quelque chose. La vie devient précieuse surtout quand il faut se battre pour la conserver.

Au début du roman, une rapide instruction sur l’échelle sociale japonaise nous aide à situer les personnages et leur rang social. Ce qui aide beaucoup le lecteur quant aux titres. La lecture est agréable car les chapitres titrés sont courts et l’écriture est aérée. Le style ressemble à celui d’un manga, dans les batailles et dans la description des personnages. Des batailles qui ressemblent à des danses aériennes, sur une musique chronométrée.

Cependant, La trahison n’est-elle pas l’arme qui pourrait mettre à mal le clan? Ce clan gardera t-il longtemps sa puissance? Pourquoi tant de convoitise? Le Néo Cerveau restera t-il dans la cité? De plus, tout est agréable à imaginer. Quelle que soit la scène. Scène de bataille ou de discussion. Aboubakri Sao nous transporte avec ravissement dans son monde de haute technologie avec sa superbe plume. Le suspens nous tiraille jusqu’à la dernière ligne. Vivement la suite.

Ma note 17/20

9782368925812 Ed. L’Ivre-Book 325 p. 16€

Derniers mois en enfance – Philippe Mangion – 2018

Quatrième de couverture

Il est un  âge, au sortir de l’enfance, où les sentiments, les sensations, les pulsions nous envahissent, où l’on ne possède pas assez s’expérience pour les analyser et les garder à distance. il est un âge où l’on ressent les problèmes des adultes qui, eux, nous pensant innocents, ne nous épargnent rien. Il est un âge à partir duquel, plus tard, on peut dérouler le fil de son histoire. La mienne débute à neuf ans au bord d’une pelouse interdite…

Mon avis

Une enfance somme toute normale. Faite de jeux, de cachotteries, de découvertes. Une enfance qui s’arrête brusquement. Il y aura toujours un avant et un après. Cette enfance qui bascule met fin à l’innocence. La vie routinière a aussi changé. Que se passe t-il? Le monde est-il devenu fou? A quel moment le monde de l’enfance a t-il basculé? Pourquoi tant de difficultés dans le monde des adultes?

Derniers mois  en enfance nous fait entrer dans la vie d’un enfant qui a mûri trop vite. Et pas de la meilleure manière. Un enfant un peu balloté dans les histoires d’adultes et leurs mystères. Peu à peu, nous découvrons ces énigmes, ces drôles de vie. Tout en douceur. une immersion toute en innocence. Le monde des adultes au travers du regard d’un enfant qui ne le sera plus. La lecture est aisée et rendue agréable par des chapitres denses, mais d’une écriture légère. Les mots glissent et s’imprègnent en douceur dans notre subconscient., nous invitant à découvrir une histoire hors norme, pleine de surprises, de rebondissements.

Derniers mois en enfance est un roman riche en non-dits, en secrets. Ce qui en fait un roman agréable à lire. Surtout que cette lecture nous fait découvrir le regard d’un enfant. Un regard intransigeant, sans fards, sur la vie autour de lui. Un très beau roman.

Ma note 16/20

9781718049819  175 p.

 

Civilisation Tome 2 – L’arche- Sylvain Sylvestro – 2018

Quatrième de couverture

Bien des générations plus tard, sur une autre planète, le combat pour la survie de toute une espèce continue. ILS arrivent, les Gaïens pourront-ils leur résister? L’équipe de chasseurs la plus puissante de la planète va devoir affronter une nouvelle menace mais les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît…

Mon avis

Des décennies plus tard. De nouveaux combattants: des triplés, dont le but est la survie. Une survie faite de luttes. De chasses. Ce sont des maîtres du combat face aux mutants. Cependant, leur force commune les aidera t-elle face au grand prédateur? Arkheim veille. Tapi dans l’ombre. Ignoré de tous. Que souhaite t-il? Pourquoi s’en prendre à ce peuple? Dans quel but voulait-il annihiler autant de vies?

Pour ces triplés hors du commun, des questions surgissent. Seront-ils à la hauteur? En sortiront-ils indemnes? C’est ainsi que Civilisation – L’arche nous emporte dans une odyssée presque sans fin. Une odyssée où les batailles n’ont qu’une règle: survivre coûte que coûte et, surtout, gagner. Quel qu’en soit le prix.

Au gré des chapitres, nous accompagnons Nil, Nefer et Kork dans leur mission. Civilisation-l’arche se lit d’une traite. Chaque mot. Chaque paragraphe ne tend qu’à une chose, nous emporter sur les ailes de la survie d’un monde. Les triplés arriveront-ils à enrayer définitivement la menace qui plane sur leur territoire? Sylvain Sylvestro réussit, à nouveau, à nous transporter dans son monde. A nous faire vivre au rythmes des batailles, des émotions d’un peuple et de ses sauveurs. Et c’est avec beaucoup de bonheur et de curiosité qu’on se laisse emporter.

Ma note 17/20

Astella – Ceginus – Thierry Vaillant – 2018

Quatrième de couverture

Au cœur d’une cité urbaine futuriste surpeuplée, une adolescente de 16 ans, Astella, partage un petit appartement avec son père et sa sœur, au 14ème étage d’un immeuble. L’histoire aurait pu continuer son cours et devenir une romance. Trop simple…

A la périphérie de l’immense ville asiatique d’Okona, la vie est partagée entre deux puissances politiques et une culture qui prône le sacrifice individuel pour l’intérêt de la Nation. Dans ce monde en pleine évolution, notre héroïne va connaître l’horreur, les bombes, les morts. Cette curieuse épopée l’entraînera avec ses compagnons dans des combats épiques, où de téméraires soldats se battront à l’aide d’une technologie futuriste et d’une conscience modifiée. Au cours de son long périple, Astella devra apprendre à se reconstruire pour rencontrer l’amour.

Mon avis

Bizarrement,  je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle  entre l’histoire de ce roman  avec ses situations de guerre, de destruction avec certains pays du Proche et du Moyen-Orient. Ai-je tort? Ai-je raison? Je ne sais pas. C’est juste une idée.

Le monde a changé. Il est divisé en deux puissances économiques. L’une en Occident et l’autre en Asie. Astella vit dans la partie asiatique. C’est ainsi que nous découvrons le nouveau partage géopolitique  du Monde d’Astella. La vie se déroule de manière routinière. Puis, un jour, le monde bascule autour d’elle. Sa vie ne sera plus jamais la même. La jeune étudiante laisse place à une jeune guerrière. Pleine de rancœur. De haine. Qu’auriez-vous fait à sa place? C’est ainsi que nous suivons cette jeune femme dans ses aventures. Ses pérégrinations. Sa révolte est-elle saine? Va t-elle durer?

Astella – Ceginus nous emporte dans un monde où la bataille pour l’espoir est vitale. Inévitable. Un monde où l’enfance, le rêve n’ont plus leur place.  Un monde où la rage de vivre, de vaincre, est le moteur de la vie. Cette bataille s’arrêtera -t-elle un jour?  Les deux mondes poseront – ils leurs armes? Et l’amour dans toute cette haine? Dans ce monde en déliquescence?  Un monde où la technologie avancée a eu raison de l’âme humaine? L’amour y a t-il sa place pour notre jeune héroïne?

Astella – Ceginus est un roman qui nous emporte facilement dans son monde. Avec bonheur. Avec plaisir. Un voyage qui fait passer le temps à la vitesse éclair. Chaque chapitre est précédé d’un petit laïus très instructif parfois plein d’humour dans ce récit de chaos. Un très beau roman.

Ma note 17/20

9781980734543   733 p.

 

Civilisation – Le réseau de Seth – Tome 1 Sylvain Sylvestro 2018

Quatrième de couverture

L’histoire se déroule dans un passé lointain, très lointain…. racontant le destin d’une civilisation prise au piège entre sa dépendance de la technologie et des tempêtes de plus en plus violentes et fréquentes. Mais, ces dernières cachent quelque chose d’autre, quelque chose de dangereux, tapie dans l’ombre…. Quel avenir peuvent encore espérer les habitants de Seth? Le dernier continent encore habitable va-t-il subir le même sort que les autres ?

Torik et son amie vont bien malgré eux être entraînés dans une aventure périlleuse pour tenter d’obtenir des réponses.

 

Mon avis 

J’avoue que le titre Civilisation – le Réseau de Seth m’a intriguée. Ce que j’ai découvert va au-delà de mes espérances. Le Réseau. Un grand mystère. Mystère qui gère la vie sur Seth. Tout est calculé. Dosé. Est-ce pour le bien des habitants? Eh oui, le Réseau s’occupe de tout. Mais, quand il n’en a plus la possibilité, que se passe t-il? Difficile d’agir, de prendre des initiatives pour des personnes qui ne savent plus réfléchir par eux-mêmes?

Un monde où tout est automatisé. Sans exception. Un monde où la routine est reine et où les questionnements brillent par leur absence. Elles sont quasi inutiles. Est-ce le monde de demain? En plus, dans ce monde, le climat fait des caprices. A une époque où le réchauffement climatique est un grand enjeu, Civilisation – le Réseau de Seth nous montre une probabilité future. Pas très rassurante.

Torik et Crista, confrontés à l’inédit, nous entrainent dans leur aventure. Il font face à la mort, à l’horreur. Que se passe t-il? Pourquoi ces tempêtes? Quelle en est l’origine? Y a t-il un piège? Que vont découvrir nos héros? Vont-ils réussir à trouver une solution ?Comment vont-ils s’y prendre? Vont-ils réussir à sauver Seth?

Civilisation – le Réseau de Seth est une belle lecture qui nous pousse à nous interroger, sur notre époque où c’est la course à l’Intelligence Artificielle. J’ai passé un agréable moment de lecture. J’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Torik et de Cristina.

 

Ma note 16/20

ISBN9781977044181  168 p.