Dragon de sable – le journal du premier Marcheur – Marc Ismier – 2018

Quatrième de couverture

La paix et la justice de Gladsheim s’étendent progressivement sur les royaumes d’orient. Gylfi, Roi le plus puissant parmi les Puissants, en assure la stabilité par les Questes de ses Marcheurs. Les guerres sont oubliées depuis des siècles et les Arts se développent étendant toujours plus les Pouvoirs et la science des Maîtres. Mais Bryan, Premier Marcheur, est arraché à une Queste  dans les brûlants déserts du sud par Snorri, le sculpteur. Pendant son absence, Gylfi a disparu, menaçant les ordres établis et faisant ressurgir la perspective d’affrontements oubliés qui déchiraient les peuples.  Derrière le trône, la nuit tisse ses complots au-delà des frontières et menace l’existence des Royaumes. Entre alliances et trahisons, se révèlent de nouveaux pouvoirs au cours de la plus redoutable Queste du Premier Marcheur.

Chronique

Qu’est ce qu’un marcheur? Est-ce celui qui pratique la marche comme sport? Ce sont les questions que je me suis posées tout en sachant que la réponse serait bien plus compliquée, bien sûr. La réponse est une découverte surprenante et à la hauteur des attentes. Le royaume de Bryan est peut-être victime de complots, d’actes mal intentionnés. Le Marcheur doit le savoir. Que se passe t-il? Où est la famille royale? Qui est à l’origine de ce bouleversement? Il est urgent de trouver des réponses à ces questions. Bryan ne le sait que trop bien.

C’est avec beaucoup de curiosité que nous découvrons le mondes des marcheurs et celui des sculpteurs. Un monde mystérieux. Fantastique. Un monde de pouvoirs magiques. Un monde où la sincérité et l’honneur sont maîtres. Avec Bryan, nous découvrons les différents royaumes et leurs habitants parfois énigmatiques. Nous nous enfonçons, au fil de la lecture, dans ce pays de complots ourdis. Ce pays où les marcheurs ont des dons et s’en servent. Pour protéger le trône, la famille royale et le royaume.

Dragon de sable – journal du Premier Marcheur nous emmène dans un monde où le bien et le mal se côtoient pour un jour s’unir et déclencher la plus grande des poursuites et des enquêtes pour le royaume de Gladsheim habitué à la Paix. Que de trahisons! Que de quêtes! dans ce monde de mages où peu importent les pouvoirs, du moment que l’on a LE pouvoir. Que trouvera Bryan? Qui seront ses alliés, ses ennemis? Comment tout cela se terminera t-il? Bryan et ses amis nous réservent bien des surprises.

Note 18/20

9781980220886   Autoédition   417 p.    13,70€

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La princesse fantôme – Laure St Andrea – 2018

Quatrième de couverture

En 948, trois royaumes se disputent Seillos, gros bourg minier au commerce florissant. La guerre est aux portes de la ville et une négociation de la dernière chance est organisée. Exilée à Seillos pour des raisons mystérieuses, Wilia, 16 ans, doit apprendre à se débrouiller seule. Accusée de sorcellerie, elle doit fuir de nouveau. Devenue l’apprentie du médecin royal, pourra t-elle faire confiance à Pedr, le neveu de la reine? Un personnage mythique vient s’inviter au cœur de la lutte fratricide qui oppose deux conceptions du monde. Qui pourra rétablir la paix?

Ma chronique

Une jeune femme insouciante. Une jeune femme qui aime  la nature et les plantes. Un passé mystérieux. Quel sera son avenir? Qui est-elle? Le Xème siècle est-il une bonne époque pour quelqu’un qui reste si proche de la nature? Wilia l’apprendra, peut-être, à ses dépens. On ne peut pas toujours se confronter aux puissants, sans se brûler les ailes.

La princesse fantôme nous transpose dans une époque où la ferveur religieuse est dévastatrice. Une époque où la différence pouvait, parfois, être mortelle. Une époque où la nature était liée à la magie noire. Nous assistons au destin d’une jeune femme. Une jeune femme qui se sent destinée à soigner grâce aux offrandes de la nature.

Les chapitres ont des intitulés qui nous permettent de suivre l’histoire sans peine. Le vocabulaire est adapté à l’époque rendant, ainsi la lecture agréable, truculente. Laure St Andrea nous fait découvrir les us et coutumes du dixième siècle. Elle nous fait découvrir les croyances. Les usages de la haute société. Les prémices de la nouvelle religion monothéiste et les pratiques sulfureuses de ses serviteurs zélés.

La princesse fantôme nous emporte dans une aventure sans fin. Chaque page, chaque ligne nous tient en haleine et aiguise notre curiosité. Entre intrigues, batailles et trahison, l’histoire nous emporte toujours plus loin à la recherche du savoir, des ennemis  et surtout de la princesse fantôme. La trouvera-t-on? Un mystère qui, peut-être, s’éclaircira. Comment s’y prendre? Existe t-elle vraiment? Comment s’y prendre? Où est-elle? Une recherche pleine de douleur, de peines, d’énigmes qui nous entraînent dans de nombreuses aventures. Pour notre plus grand plaisir.

Ma note 17/20

9781717724618   Autoédité   355 p.

 

Les chroniques de l’Uchronomicon – Le cycle de Saclyd – Premières intrusions – Philippe Morineau – 2017

Quatrième de couverture

L’histoire nous apparait comme un fleuve s’écoulant inlassablement sans que nous puissions le détourner ou le ralentir. Il existe cependant des êtres pour qui le fleuve s’est transformé en un océan qu’ils nomment l’Uchronomicon. Ils l’explorent sans relâche tout en se combattant. L’un d’eux, Saclyd, grâce aux connaissances millénaires héritées de ses ancêtres, manipule les variables de l’équation originelle qui lui permettent de contrôler le destin de plusieurs mondes plus ou moins semblables à la Terre que nous connaissons. A l’abri de sa forteresse sous-marine, protégé par des créatures terrifiantes et perverses qu’il a lui-même créées grâce au génie génétique. Il lutte depuis peu contre une menace grandissante qu’il ne peut encore circonscrire. Mais si sa vie  a déjà été mise en danger à plusieurs reprises, c’est la toute première fois qu’il n’est plus le seul à sauver.

Mon avis

Imaginez-vous à bord d’un vaisseau spatial. Amnésique, avec de grandes connaissances. Ou dans un autre pays. A une autre époque. Des vies parallèles. Qui semblent se compléter. Des énigmes nouent ces vies. Que se passe t-il? Qui est à l’origine de ces faits qui traversent des destinées, des mondes?

Des histoires d’hommes qui se suivent, ne se ressemblent pas mais s’imbriquent les unes aux autres. Les chapitres sont courts, titrés et nous entrainent dans des mondes différents qui sont le début ou la fin du chapitre précédent ou du suivant. Un début. Une suite. Des histoires. Une histoire. Un point commun: Saclyd. Les monstres. Les horreurs. Les guerres. Saclyd trouvera t-il un adversaire à sa hauteur? Pourquoi une telle manipulation des êtres et de leur destin? Que cache t-il? A t-il une âme? Est-il capable de compassion?

Au fil des pages, des personnages défilent. Avec leur vie. Mais, est-ce bien la leur? Une impression, une question  taraude le lecteur. Et si ces personnages nous représentaient? Et si Saclyd était cette force supérieure qui semble gérer notre monde? Les chroniques de l’Uchronomicon – Le cycle de Saclyd est peut-être l’explication de ces vies terrestres. De ces pions que nous sommes.

Philippe Morineau par le biais des éditions complicité   nous offre un roman épique. Un roman qui interroge sur l’humanité et son mode de fonctionnement. Un très beau roman de suspens qui se laisse agréablement lire. Qui régale le lecteur. Miam!

Ma note 18/20

9782351200919  Ed. Complicités – Hors Collection   196 p.   16€

Enclavia – Nouveaux dieux – Johan Atlas – 2018

Quatrième de couverture

Enclavia vit son apocalypse. Ce monde est impitoyablement frappé par des rayons célestes. Les doit-on à de nouveaux dieux? Sont-ils liés à l’apparition du Guerrier, cet être surnaturel qui prend la vie des hommes comme on fauche du blé? Aujourd’hui, Merlin, descendant de l’illustre mage, semble le seul à pouvoir mettre un terme à ces catastrophes. Son histoire s’entrechoquera avec celle de Fileas, le voleur elfe, et celle de Promptus, le stratège commandant des armées d’Escarith.

Mais sur ces destins croisés, une ombre plane. Un mage noir dont l’identité, les machinations, voire même l’existence, sont incertaines. Est-il réel? Ou Lorussi l’a-t-elle opportunément imaginé, pour couvrir un meurtre politique? Vivez leur aventure, assistez aux luttes pour le pouvoir et découvrez

Mon avis

Deux êtres au bout du monde. D’un monde. Différents physiquement. Culturellement. Différents tout simplement. Deux amis unis par l’extinction de leur monde. Qu’adviendra t-il d’eux? Dans leur monde en plein déliquescence, quel rôle auront-ils à jouer? Seul Merlin a connaissance de la prophétie. n’est-il pas trop tard au vu des attaques de  plus en plus ciblées et violentes?

Enclavia – Nouveaux Dieux nous entraîne dès les premières pages, dans un monde apocalyptique. Un monde où l’enfer semble s’être approprié la planète. Il y a tout ce qu’il faut pour passer un beau moment de lecture. Des personnages hauts en couleur et au caractère bien trempé. Des batailles mémorables. Et… Guerrier. Qui est-il? Quel est son rôle dans ces attaques? Ce peuple habitué à la belle vie arrivera t-il à réagir à temps? Nous naviguons entre guerre et incantations. Entre l’impuissance et le désarroi d’un peuple qui perd ses dirigeants et ses repères. Fileas et son acolyte Gorowin semblent être les spectateurs et les acteurs de cette attaque qui les dépasse.

Ce qui est superbe dans Enclavia – Nouveaux Dieux , c’est que le monde des elfes côtoie celui des géants qui côtoie les mondes planétaires. Un monde unique où tout ce qui vit est la proie de prédateurs venus d’ailleurs. Un monde où les millénaires anciens et nouveaux s’entrelacent. Chaque seconde se vit intensément. Les batailles sont sans fin. La lecture se fait aisément malgré les mots assez savants comme « anthropocentriques », entre autres. Les chapitres sont titrés. Ce qui facilite la lecture et en permet la fluidité.

Dans toutes ces batailles, une superbe histoire d’amour se vit en toute discrétion. Profondément. En dehors du temps, survivra t-elle à ce chaos sans nom? Durera t-elle plus longtemps qu’une estocade? Enclavia Nouveaux Dieux est un roman qui fait rêver et laisse le lecteur imprégné de ce monde et de ses personnages particuliers. Un très beau roman.

Ma note 17/20

9781986756983   343 p.

Planète centrale – Yaël-July Nahon – 2018

Quatrième de couverture

Aya Stilstone vient de la Planète Centrale colonisée par les humains depuis des temps immémoriaux. Elle est la jeune capitaine d’un gigantesque vaisseau-déchets, le 55B. Elle vogue seule de planète en planète pour accomplir sa tâche routinière.

L’abordage du 55B par un navire-corsaire va bouleverser la monotonie de sa vie. Les révélations du commandant Shamgar sur la réalité de sa planète, régie par un système autoritaire fait d’intrigues, de guerres larvées, de coups d’Etat feront s’effondrer les certitudes de l’indisciplinée Aya.

En découvrant un nouvel univers où le pouvoir n’est pas là où on le pense, un univers où l’obéissance aveugle n’est pas une fatalité, un univers où les guerres sont légion tout comme l’émerveillement et l’amitié qui lui était jusqu’alors inconnue. Aya devra s’affranchir du système d’enfermement imposé par la Planète Centrale pour concrétiser son désir de liberté. Des aventures l’emmèneront dans des mondes inconnus, à la rencontre de peuples fantastiques et attachants aux coutumes étranges sur fond de guerre intergalactiques.

 

Mon avis

Au tout début de ma lecture, mon cerveau  s’est fixé sur Aya. Je lui enviais littéralement le fait d’évoluer seule dans son monde. Sa galaxie. En toute liberté. Qu’est-ce que la liberté? Pour l’héroïne, ce sera beaucoup de choses. Une aventure. Quelle aventure!! DuCVT_Planete-Centrale_166 caractère. Beaucoup de caractère pour cette héroïne qui ne sait pas faire comme tout le monde.

La lecture se fait en douceur. La zénitude de Aya nous accompagne et nous contamine. En toute positivité. Les descriptions des personnages sont faites avec beaucoup de tendresse, de légèreté, d’humour. D’humanité. Ce qui les rend si attachants. Dans toute cette légèreté, il y a des moments forts. Très forts, voire rudes. Au cinéma, la musique se serait faite plus intense dans ces moments: TAN DAN.. TAN DAN… Ce qui n’enlève rien au plaisir de lire. De découvrir le charisme des personnages et la beauté de l’histoire. Au contraire.

Planète Centrale est un livre qui se lit avec beaucoup de bonheur. Le « waouh » estplanète cent. présent jusqu’au bout. L’histoire tient la route. Elle est belle. Très belle, malgré le Monde froid dans lequel elle se déroule. Aya reste un personnage attachant tant elle peut être rêveuse et rebelle.

J’avais le sourire aux lèvres en refermant ce petit bijou. Un sourire songeur. Planète Centrale est un beau livre. Dur. Tendre. Un livre que l’on n’oublie pas dès le mot « fin ». Quelle belle histoire! Forte! Douce! Chaleureuse! J’ai adoré chaque mot. Même celui de « fin » qui n’annonce qu’un début. Un peut-être. Un « et si… ». A lire avec un bon verre, un bon thé à la main ou un Margarita, peu importe le lieu ou l’instant.

Ma note 18/20

ISBN 9781612277578  Ed. Rivière Blanche  176 p   broché 17€