Du couscous dans le pudding – Yamina Mazzouz – 2016

Quatrième de couverture

Norah, jeune fille maghrébine au  caractère bien trempé, décide de quitter sa banlieue et sa famille pour partir en Angleterre. Elle trouve rapidement une  place de domestique dans un manoir très british dont le propriétaire est un aristocrate à l’élégance raffinée qui l’accueille avec sympathie Une série de meurtres va venir troubler la quiétude apparente des lieux, le tout dans une atmosphère familiale qui se délite à mesure que le passé  et le présent s’exacerbent. Norah va alors se trouver au cœur de l’intrigue et participer à sa résolution, tout en tombant amoureuse

Au-delà du roman policier au classicisme avenant, le livre développe aussi une facette psychologique avec la rencontre de deux milieux que tout oppose: la noblesse britannique  et la jeune fille de la banlieue parisienne.

Mon avis

Changer de vie est une aventure. Dans le pays de Shakespeare, c’est encore mieux qu’une aventure. C’est un voyage épique. C’est ce que découvre Norah, heureuse de mettre du peps dans sa vie. Tout se passe bien jusqu’à ce que … beaucoup de choses. Amour, santé…meurtres!!! Oups, je m’égare. Pas tant que çà. Amour, oui. Meurtres, oh que oui. Santé, on verra.

Quoi de mieux pour passer le mal du pays que de résoudre des meurtres? Avec un zeste d’intuition et beaucoup de réflexion, d’imagination, Norah nous emmène dans son monde avec sa superbe fraicheur. Et si cela lui permettait d’oublier sa banlieue parisienne? Quel sera son avenir en terre britannique? S’adaptera t-elle à sa nouvelle vie?

Du couscous dans le pudding est très bien écrit.  Le suspens est diffusé en douceur tout au long de la lecture. Il s’agrandit au fil des pages. Des chapitres. On vit au rythme de la campagne anglaise. Pour son premier roman, Yamina Mazzouz, nous fait vivre une enquête à la Agatha Christie à qui elle n’a rien à envier. En effet, Du couscous dans le pudding est digne  des grandes dames du polar britannique.  C’est un roman qui se laisse dévorer. Un superbe roman. Un roman plein d’humour très fin. Yamina Mazzouz est une écrivaine, une plume à suivre car elle a beaucoup d’avenir dans le monde littéraire. Retenez bien son nom.

Ma note 18/20

9791031002255  Ed. Les Presses Littéraires   263p.   12€

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Aztèques La croisée des Mondes – Eric Costa – 2018

Quatrième de couverture

Teotitlan 1517. Ameyal fille de chef téméraire, fière et impulsive, est enfin admise comme concubine. Le rêve qui se cache derrière son regard de jade: s’évader du harem d’Ahuizotl, le monstre aquatique. Mais, pour y parvenir, elle devra payer le prix.

D’un côté, la liberté et la vie. De l’autre, la mort ou la prison. Entre les deux, un parterre de fleurs sublimes et vénéneuses. Des rivales et ennemies qui ne lui laissent aucun répit. Un Maître qui la poursuit. Une alliée folle de désir. Une déesse qui l’a choisie pour servir d’obscurs desseins. Comment s’échapper de cette cage dorée?

Mon avis

Une cérémonie qui nomme les nouvelles concubines. Tel est le début de ce roman. Une cérémonie modeste qui permet à des femmes d’évoluer au sein du harem. Un harem qui ressemble à tous les autres à travers le monde. Où la vie, les amis, les inimitiés se font et se défont au rythme des intrigues. Ameyal y fait ses premières armes de concubine et n’a qu’un rêve : s’échapper.

Une belle histoire toute en finesse où les traditions Aztèques affleurent à chaque cérémonie. Où les traditions et les règles du harem montrent la rigidité de ce monde fermé qui fait fantasmer beaucoup de monde. Cette vie dans ce huis clos n’est pas de toute tranquillité. Et  Ameyal apprend vite. Aztèques La croisée des chemins nous emporte dans la suite des aventures de notre héroïne. Héroïne dont on ressent profondément les sentiments. Que l’on voit évoluer au fil des pages.

J’ai eu un coup de cœur pour Ameyal. Pour sa vie. Ses douleurs. Ses souvenirs, bons ou mauvais. Cette femme-enfant en avance sur son siècle. Dont les choix ne cadrent pas avec les traditions du harem. Cette jeune femme que son passé force à regarder vers l’avenir malgré les blessures du présent. Que lui réserve justement l’avenir? Arrivera t-elle à accomplir ses rêves?

Bien que ce soit la troisième saison, Aztèques – La croisée des mondes se lit aisément, séparément des deux premières saisons. Un roman qui se lit d’une traite tant il est prenant. Une très belle lecture.

 

Ma note 17/20

ISBN 9781980911168    330 p.