Publié dans thriller, policier, Jeunesse

Pris au piège – James Ponti – 2019

Quatrième de couverture

Quand ils ne sont pas au collège, Florian et Margaret, douze ans, font équipe auprès de Marcus Rivers, leur mentor au FBI, pour résoudre des affaires délicates grâce à leur technique éprouvée d’observation et de déduction: le GRATIN. Et quand Marcus est accusé d’espionnage, le sang des deux inséparables limiers ne fait qu’un tour: ils doivent tout faire pour innocenter celui qui, au fil de leur collaboration, est devenu leur ami. Les voilà donc embarqués dans une nouvelle enquête qui les entraîne dans les couloirs de la Bibliothèque du Congrès. Ils n’ont en effet qu’une seule idée en tête: « gratiner » à tout va, pour percer les secrets du passé de Marcus. Se pourrait-il qu’un ancien espion russe se cache parmi les connaissances de leur ami? Et qui pourra les aider? Le temps est peut-être venu d’une découverte capitale pour nos enquêteurs de génie!

Chronique

Deux enfants de douze ans, apprentis détectives et agents du FBI. Non, vous ne rêvez pas. Un bon point pour eux pour être de parfaits espions. Qui se méfierait de deux enfants? C’est connu, un enfant ne peut pas être un espion ou un détective! En attendant, ils ont une mission qui leur tient à cœur: blanchir leur chef. Comment faire? A cet âge, a-t-on les capacités de s’extraire du panier de crabes qu’est le monde de l’espionnage?

Pris au piège fait partie d’une trilogie et les livres se lisent séparément les uns des autres. Entre courses poursuites, ruses, pièges tendus et espions de toutes sortes, nous suivons nos deux limiers dans leur enquête secrète. Comment faire pour découvrir les espions? Comment enquêter sans se faire remarquer? Un sacré casse-tête pour Margaret et Florian. Deux enfants dont la curiosité est un grand atout. Comment démontrer que leur chef est innocent? Comment démontrer que les accusations sont fausses?

Nos deux héros se lancent dans une enquête tambour battant avec la fougue qui caractérise leur jeune âge. Ainsi que l’innocence qui les caractérise et facilite leurs recherches. Nous les accompagnons dans cette enquête. Une enquête où tout le monde parait suspect. Peut-on être au collège et au FBI en même temps? C’est avec curiosité, avec une lecture addictive que nous suivons les péripéties de nos deux agents secrets.

Note 17/20

9782330124434   Editions Hélium   400 p.   14,50€

 

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Publié dans Jeunesse, Polar, thriller

La maison dorée – Nicole Chappe – 2017

Quatrième de couverture

D’où vient ce mystérieux message collé sur le parapluie de Flo, à son retour de collège? Intriguée, elle se confie à son amie Elsa. Toutes les deux décident d’en parler à Max, un passionné des codes secrets. Lui seul peut les aider! En un éclair, l’énigme est résolue cependant une question demeure: s’agit-il d’un simple jeu ou d’une histoire sérieuse? Les jours suivants, Max se fait silencieux… Le bout de papier n’a pas dit son dernier mot: Il conduit Flo et ses amis à la Maison des Bulles où une inconnue leur raconte une étrange histoire: un chercheur vient de faire une découverte géniale mais des voleurs sans scrupules l’ont dépouillé de sa dernière trouvaille. Voilà les nouveaux amis prêts à braver tous les dangers pour aider l’inventeur à retrouver ce qui lui appartient. Mais l’affaire n’est pas simple n’est pas simple et ils vont de surprise en surprise… Parviendront-ils à atteindre leur but?

Chronique

Un jour de pluie. Un message codé qui semble tomber du ciel. Enigme? Jeu de geek? Bout de message? C’est le début de l’aventure pour Flo et ses amis, Max et Elsa. D’où vient ce message? Doit-il être pris au sérieux? Une recherche qui pourrait s’avérer dangereuse. Pourquoi ne pas garder le secret? Et s’il y avait des espions? Malgré leur peur, les amis s’interrogent sur l’origine de ce mot et sont décidés à tout découvrir.

La maison dorée est une enquête très troublante. Presque secrète. Faite par de jeunes adolescents stimulés, intrigués par un bout de papier et un rébus. C’est un thriller prenant qui entraine ces jeunes gens ainsi que nous dans une enquête trépidante. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages et le suspens s’invite jusqu’à la dernière ligne. Il y a tout pour plaire: un savant bizarre, une invention incroyable, des voleurs anonymes et mystérieux.

La maison dorée nous fait retrouver notre âme d’enfant ou d’adolescent. Au choix. Pour notre plus grand plaisir. Nous nous surprenons à déchiffrer le message et à tourner les pages silencieusement pour ne pas être imprudents. Une lecture qui se fait tranquillement et nous ne posons le livre qu’une fois avoir terminé. Les personnages sont parfois atypiques, mais si plaisants. Tous ont en tête un mystère: celui de la maison dorée.

Note 17/20

9782889490226    5 sens Editions     128 p.    12,40€

Publié dans Jeunesse, récit, romans

Parfums d’enfances – Aude Lafait – 2012

Quatrième de couverture

Kim habite la région parisienne, où elle a été adoptée par une famille française à l’âge de cinq ans. A vingt-deux ans, elle retourne en Thaïlande à la recherche de ses racines.

Chronique

L’adoption est toujours un moment délicat dans la vie d’une personne. Dans la vie d’une famille. Kim est une enfant adoptée. Qu’est-ce qui a bien pu conduire à cette adoption? Pourquoi elle? Comment s’est passée son adaptation dans son nouveau pays? Parviendra t-elle à oublier ses racines, son pays d’origine? Tant de questions auxquelles il lui est si difficile de répondre. Et si elle faisait le chemin en sens inverse afin de trouver des réponses?

Parfums d’enfances nous embarque dans une histoire racontée par chaque membre de la famille de Kim. Chacun revit ce moment qui a bouleverse sa vie. C’est un roman de douleur. La douleur de ne rien savoir de son histoire personnelle. La douleur d’une mère adoptive qui fait face aux questionnements de sa fille. La douleur d’une mère acculée par la misère. Nous plongeons dans la peur d’une famille qui craint de perdre l’être aimé au cas où cette dernière retrouverait sa mère naturelle. La peur de cette famille d’être reniée, rejetée, ignorée. C’est l’histoire d’une famille qui s’interroge. Cette adoption devait-elle se faire? Kim les reniera t-elle si elle retrouvait sa mère naturelle?

Parfums d’enfances est un récit plein d’amour. De tendresse. C’est un récit avec des moments d’une force incroyable. C’est un roman qui interroge sur l’adoption. Sur les choix guidés par la misère. Sur la recherche des origines. C’est le récit de la séparation. Une séparation douloureusement merveilleuse afin de mieux se retrouver. Une séparation-retrouvailles aux parfums d’enfances.

Note  17/20

9782296570238    Editions l’Harmattan    140 p.    13€

Publié dans Jeunesse, romans

Moi, Salikéra… – Elizabeth Fromenteau-Pucheu – 2019

Quatrième de couverture

Salikéra habite avec sa maman dans le sud de la France, un petit village des Albères, sur le bord de la Méditerranée. Ses cheveux très bouclés, son teint mat, son sourire aux dents blanches ne peuvent néanmoins cacher une « différence » que certains enfants à l’école, lui renverront cruellement. Mais qui est-elle donc? Qui est son père? Sa maman diffère toujours le moment de l’aveu. Nous découvrons Salikéra en classe de 6ème. Et en 6ème, elle estime qu’elle est déjà assez grande pour soulever le mystère qui pèse sur sa naissance. Un concours de circonstances provoqué par l’enfant va obliger sa mère à révéler enfin qui est ce père douloureusement absent. A la fin de sa quête, l’optimiste Salikéra va enfin faire ce grand voyage dont elle a toujours rêvé et qui donnera sens à sa vie, à sa naissance, à sa deuxième culture qu’elle va découvrir…

Chronique

Salikéra est une petite fille de onze ans. Elle découvre sa couleur métissée parce qu’on le lui a dit à l’école. Elle ne comprend pas trop pourquoi. Mais, ce n’est pas sa seule question. Qui est son père? Où est-il? Pourquoi sa maman n’en parle-t-elle jamais? Autre mystère: que cache ce courrier mystérieux qui vient de Nouvelle-Calédonie? Il émane peut-être de son père? Que de mystères…

C’est avec un grand plaisir que nous abordons la vie de Salikéra qui nous raconte son quotidien. Sa vie de préadolescente. Ses petits bonheurs. Ses amis. Sa vie avec sa maman solo. Seule ombre au tableau: Quelle est son histoire? Comment répondre, à chaque rentrée des classes, à la question des professeurs: Parlez de vos parents.

Moi, Salikéra… est tout en tendresse. C’est un doux cri, une douce révolte pour la découverte des origines. La recherche de la figure paternelle. La recherche du parent manquant.. Comment combler le vide laissé? Comment dire au parent présent que l’on se sent incomplet? Comment le lui dire sans le blesser? Sans éveiller en lui des sentiments de tristesse, de culpabilité? C’est bien difficile quand on a onze ans. Inutile de dire que la lecture est agréable et addictive et se fait d’une traite, tant la petite Salikéra nous emporte dans son monde. Elle sait qu’un jour, elle pourra dire Moi, Salikéra… Un jour je ferai un grand voyage.

Note 17/20

9782343166582    Editions l’Harmattan   Collection Portes Océanes  88 p.   12€

Publié dans Jeunesse, Polar, thriller

Le secret de la princesse Maya

Quatrième de couverture

Au Nord-Ouest du Yucatán au Mexique, perchée sur la falaise, dominant les flots, la cité maya de Tulum frappe et séduit par son site romantique, intrigue et surprend par le rôle essentiel qu’y tiendrait un mythique « trésor »: de ce trésor dépendraient la puissance, la gloire et le prospérité de la cité. Il y a mille ans, Ashanaya, une jeune et courageuse princesse maya entreprend de restaurer la grandeur déchue de la cité de Tulum, mais en gardant le secret de ce trésor devenu légendaire. Mille ans plus tard, en contrepoint avec ce projet de l’intrépide princesse, la quête du mystère se poursuit, mais à l’initiative d’une petite équipe de minables aventuriers. Cette tentative peut-elle réussir? Le rêve l’emporter sur la réalité?

Chronique

En 2013, un chercheur meurt sous la torture au Mexique. Une enquête débute puis s’éteint. La vie continue sauf pour Claire, une admiratrice du chercheur. Que s’est-il passé? Pourquoi assassiner un professeur du CNRS? Avait-il trouvé quelque chose de compromettant? Quelque chose qui attise les convoitises? Si c’était la cas, pourquoi n’en avait-il parlé à personne? Pourquoi Claire tient-elle tant à éclaircir ce mystère? Quel rapport avec Ashanaya la princesse qui vivait il y a des centaines d’années? Que de mystères!
Le secret de la princesse maya est un thriller qui débute dans le royaume maya et qui nous tient en haleine durant l’enquête contemporaine. Nous découvrons les coulisses des intrigues de palais telles qu’elles existent dans toutes les royautés. Un récit entre trahison, meurtres et vengeance. C’est un roman qui ravira les adolescents, les adultes et qui leur fera découvrir des faits historiques ainsi que les traditions mayas.

Le secret de la princesse maya se lit aisément et d’une traite. Les mots sont lourds comme le destin de ces hommes tués pour un trône. Lourds tel le destin de cette princesse rescapée et en danger. Les chapitres sont titrés et introduisent à chaque fois le lecteur dans un pan de l’histoire. Dans un lieu. Est-il possible que Claire ait réussi à découvrir le lien entre les deux mondes? Elle aurait alors percé le secret de la princesse maya.

Note 17/20

9782343166278   L’Harmattan   Coll. Archipels   140 p.     14€

 

Publié dans Jeunesse

Sisyphe – Elisabeth Ludes Fraulob & Mona Leu-Leu – 2018

Chronique

Eh oui, il y a des jours où chacun décide de taper sur la table et de dire « ça suffit« , « j’existe« .  Quand on a l’habitude de voir ou de faire quelque chose, on pense que cela est normal. Eh bien, Sisyphe a décidé de se faire entendre. Il a décidé de se faire respecter. Il a décidé d’aller au bout de sa colère. Il veut que ses amis se rendent compte qu’il est vraiment indispensable. Alors, il fait la grève.

Sisyphe le bousier qui en avait assez de rouler sa boule est un petit livre dont la couverture cartonnée et les pages épaisses sont adaptées aux mains des enfants. C’est un livre qui aborde l’estime de soi, la grève. Ce dont les parents peuvent parler avec leurs enfants. Ils peuvent ainsi leur expliquer les différents mouvements sociaux actuels avec eux. Les dessins sont superbement esquissés à la gouache. Certaines pages peuvent être dépliées  et cachet de petits secrets que les enfants prendront plaisir à découvrir. Un superbe livre.

Note 18/20

9782367741406    Hikari Editions  26 p.     14€

Publié dans Jeunesse, poésie

L’enfant qui n’existait pas – Nicole Schneegans & Romuald Reutimann – 1995

Quatrième de couverture

Quand la Reine dit au Roi
L’enfant ne vient pas, veux-tu
Que je retourne chez moi ?
Le Roi se sentit tout nu.

Car le Roi aimait la Reine
Et la Reine aimait le Roi
Ils eurent une idée, la même
L’enfant qui n’existait pas…

Chronique

Un petit livre spiralé dont le récit est un poème. Scandé. Page après page. Dessiné. Superbement. L’histoire d’un royaume. L’histoire d’un couple royal. L’histoire d’un désir. Celui d’être parent. Celui de rendre un enfant heureux. L’histoire d’un enfant désiré. Un enfant parfait dont il n’y aurait pas de deuil à faire à la naissance pour accepter celui qui est et non celui qui aurait dû être.

L’enfant qui n’existait pas est un livre qui invite les parents et leut  petit trésor à se raconter une histoire. A travers un poème. A travers un croquis. A travers une recherche. Celle d’un enfant caché dans les dessins avec son enfant pour trouver ce bébé caché. Ce bébé ou ce qu’il s’imagine être un bébé.

L’enfant qui n’existait pas aide l’enfant à inventer son histoire. A trouver la cachette. Ce qui peut donner un merveilleux échange parents-enfant où l’imagination fait la part belle à la parole des petits. Ces petits bouts de chou qui ont une imagination débordante qui ne demande qu’à être stimulée. C’est ce que j’aime avec les Editions Motus: la stimulation, la curiosité sont partie intégrante du livre. Un livre où un enfant peut se raconter, raconter ses rêves, ses fantasmes, sa réalité en cherchant l’enfant qui n’existait pas.

Note 19/20

9782907354387   Edition Motus   44 p.    9,50€

Publié dans Jeunesse, thriller

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle – Rohan O’Grady – 2019

Quatrième de couverture

C’est les vacances et vous passez l’été sur une île paradisiaque. Vous êtes orphelin et l’héritier d’une très grande fortune. Votre oncle diabolique veut vous tuer pour mettre la main sur l’argent. Vous êtes malin et, grâce à une amie, vous trouvez la solution pour échapper à ses griffes meurtrières: essayer de le tuer en premier…

Chronique

Juste après la guerre, deux enfants que tout oppose, se retrouvent sur une île. Qu’est-ce qui a pu arriver pour qu’ils y soient envoyés? Pourquoi sont-ils si indisciplinés? Pourront-ils s’entendre sur cette île où ils sont les seuls enfants?

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est le récit de la vie d’une île à travers ses habitants dont les portraits sont parfois caricaturaux. Une vie paisible mise à mal par deux enfants espiègles. Comment leur apprendre le savoir-vivre? Comment leur apprendre à vivre sur cette île sans faire trop de bêtises et saper le moral des vieux iliens? Comment en parler avec cet oncle qui n’en finit pas de ne pas arriver?

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est un roman qui nous emporte dans l’imagination des enfants. C’est une découverte de leurs sentiments cachés sous de faux airs de durs, d’enfants qui n’arrêtent pas de faire des bêtises. Cela cache t-il quelque chose de plus profond. C’est une découverte de l’univers de ces deux enfants où la réalité et le rêve se prennent la main pour créer des projets abracadabrants. En toute innocence. En toute malice. Mais, des projets si réalistes et terriblement possibles.

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est un roman captivant  dont la lecture est fluide et amusante. Nous sourions à tant d’innocence. Tant de candeur. Tant d’esprit presque machiavélique qui, pourtant, raconte avec simplicité une vérité qui peut déranger. Tel cet homme qui pourrait pousser des enfants à commettre l’irréparable. Un geste qui leur permettra de dire Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle.

Note 18/20

9791090724679   Ed. Monsieur Toussaint Laventure    304 p.    17,50€

Publié dans Jeunesse

Pomme – Yaël Delalandre – 2015

Chronique

Une histoire sans mots. Une histoire en images. Une histoire imaginative. Une histoire pour enfant. Pour stimuler son imagination. Pour le laisser se fabriquer son histoire. Pomme. Le fruit ou la petite fille. Les tribulations d’une pomme et de son pommier. La fidélité d’une petite fille à son arbre. Disons  même, les aventures et les mésaventures d’une petite fille et de son pommier préféré.

Pomme est un petit livret pour enfant de plus de trois ans. Les croquis sont couleurs pastel. Une couleur qui accroche le regard. les pages sont épaisses et peuvent être tournées, manipulées par un enfant. Les dessins sont stylisés de manière à ce qu’un enfant s’y retrouve sans peine car il aura l’impression de les avoir dessinés. De beaux moments de partage parents-enfants. Pomme stimule l’imaginations des tout petits qui raconteront leur histoire. Leur conte. Une histoire qui changera chaque jour peut-être. Selon leur humeur. Ils feront un bout de chemin avec pomme.

Note 18/20

9782322016372   Book on Demand   28 p.   8,88€

 

 

Publié dans fiction

Les collines de Berkeley – Françoise Autin – 2010

Quatrième de couverture

Les collines de Berkeley qui donnent leur nom au livre, servent de cadre à une conversation entre l’auteur et une amie qui lui tient lieu de double, de miroir. Aux paysages californiens répondent les paysages européens de l’enfance, de la jeunesse et de la maturité, lieux de souvenirs et d’évocation.  De ces rebondissements dans l’espace et le temps jaillit, sinon la révélation du sens de la vie, du moins une source de bonheur intense.

Chronique

A la poursuite du bonheur. A la construction du bonheur. Tels sont les titres que j’aurai aussi pu donner à ce livre. Qu’est ce que le bonheur, d’ailleurs? Comment le représente t-on? Quels sont les moments de la vie où nous avons éprouvé ce sentiment? Des souvenirs désordonnés qui surgissent dans la pensée. Réels ou irréels? Peu importe. Ils sont là et ils sont beaux et doux. Un échange épistolaire entre deux femmes. Deux vies racontées. L’une  vit en France, l’autre en Amérique. Leur lien? Leur quête irréversible du bonheur. Un échange où rêves et réalité s’emmêlent pour former un tout. Pour faire remonter les souvenirs. Pour les magnifier. Peut-être?

Les collines de Berkeley est un petit livre qui tient facilement dans un sac, dont les feuilles beiges emmagasinent des trésors de mots. Des trésors d’histoires qui nous font voyager dans le temps. A travers le temps. A la rencontre de mystérieux châteaux. De mystérieuses demeures par delà l’Atlantique. A la rencontre des joies incommensurables de l’enfance. Souvenirs réels? Magnifiés? Peu importe, du moment qu’ils sont acceptés, relatés et un brin idolâtrés. Les souvenirs d’une petite fille devenue femme. Une femme qui « reconstitue » ses souvenirs disparus. Oubliés

Les collines de Beverley est un roman qui se lit comme un conte. Un conte inventé au fur et à mesure de la discussion. Un conte où nous reconnaissons des parcelles de nos vies. De nos souvenirs. Un conte qui se brode finement. Tel une dentelle. Tel les collines de Berkeley

Note 16/20

9782919270002   Editions les trois platanes    120 p.   12€