Le grogneux rempile – Iris Rivaldi – 2018

Quatrième de couverture

Il n’aspirait qu’à la paix et à la tranquillité, de notre fin limier mais voilà que de nouveaux soucis se pointent pour le Commissaire principal Paul Berger dit le « Grogneux », et donc de nouveaux grognements en perspective!  Heureusement sa charmante épouse Emilie est là pour apaiser son esprit… Le voilà de nouveau confronté à un crime odieux dont il devra éclaircir le mystère et sa retraite tant attendue n’est plus à l’ordre du jour. Les lendemains ne s’annoncent pas de tout repos. Le petit commissariat de province de Sernon est en effet le théâtre de nombreuses péripéties.. Les dossiers s’empilent au grand dam de notre fin limier, autour duquel gravitent amis et collègues, qui se serrent les coudes quand le sort s’acharne. En reprenant du service, notre Grogneux n’a pas laissé ses bons sentiments dans les classeurs métalliques de son bureau: toujours aussi fleur bleue, sa douce Emilie lui communique sa joie de vivre et son amour qui l’aideront à supporter bien des tourments. Elle apportera aussi son aide pour réconforter les âmes en peine de passage. Ce récit est rythmé par une cascade d’évènements intenses. Comment notre grogneux va-t-il se sortir d’autant de chausse-trappes?

Chronique

C’est le départ pour la retraite et le Grogneux semble pressé de partir retrouver ses êtres chers. Et si le sort en décidait autrement? Et voilà que notre flic reprend du service. Est-ce une bonne idée? Que nous réserve le Grogneux? La vie est faite de priorités et notre commissaire sait faire la part des choses. Nous partons pour une nouvelle enquête. Une enquête qui touche particulièrement le Grogneux. Alors commence une chasse à l’homme. Une course contre la montre. La traque du ou des assassins. Avec un policier toujours aussi fleur bleue et sensible.

La lecture est agréable et se fait sans heurts. Les chapitres sont assez courts. La vie du commissaire et l’enquête sont liées  rendant ainsi l’histoire vivante. Plausible. Vraie. Nous avançons dans l’enquête d’une manière simple. Une enquête où quelques coups de feu ponctuent les avancées. Nous assistons à la renaissance d’un homme. Une renaissance à la vie. A l’amour. A son entourage.

Le Grogneux rempile et nous rempilons avec lui. Avec plaisir. Avec bonheur. Nous découvrons aussi les ficelles du métier de flic et nous nous posons de nombreuses questions intrigantes. Qui est à l’origine d’un tel crime crapuleux? D’un crime si odieux? Pourquoi cette cible et pas une autre? Trouvera t-on un jour le ou les assassins? Le Grogneux arrivera t-il à concilier vie privée et vie professionnelle sans heurts? Au fil des pages, nous avançons sur la pointe des pieds dans cette traque éprouvante. Pour toute une équipe. Une traque qui devient possible car le grogneux rempile.

Note 17/20

9782322148004    Books on Demand    200 p.    15€

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Le trône maudit – Jose Luis Corral & Antonio Piñero – 2014

Quatrième de couverture

An 4 avant Jésus-Christ. Le cruel tyran Hérode le Grand meurt et laisse le trône d’Israël vacant. Deux de ses fils se disputent  alors la succession de celui qui était considéré comme le roi de tous les juifs. Débute ainsi une période mouvementée où passion, violence et trahison se déchainent: chacun voulant obtenir la faveur de l’Empereur Auguste qui surveille avec une extrême vigilance cette partie particulièrement sensible de son Empire.

Dans ce contexte fragile apparaît un jeune prédicateur, Jésus de Nazareth, qui par ses sermons sur le Royaume de Dieu et sa capacité de persuasion commence à remettre en cause la tutelle romaine  et l’hégémonie des prêtres juifs de Jérusalem. Dès lors, nombreux sont ceux qui veulent se débarrasser de ce rebelle, qui va entrainer un bouleversement fondamental dans l’histoire du monde.

Chronique

Comme le dit l’adage: « Le roi est mort, vive le roi« .  Et après, que se passe t-il? Qui lui succèdera?  Avait-il choisi son dauphin avant de mourir? Pour Hérode, comme pour tous les rois, la mort est aussi une question politique. Et Hérode n’en finit pas de mourir. Plutôt, il est mort dans un silence et un secret assourdissants. Fracassants. Sa succession est une énigme. Nous découvrons, ainsi, les coulisses d’un succession royale où tous les coups sont permis pour accéder au trône tant désiré (meurtres, trahison…). Encore faudrait-il pouvoir survivre à cette foire d’empoigne.

Le trône maudit nous fait vivre un moment clé de l’histoire du peuple juif. A une époque où Jésus de Nazareth, par ses prêches, semait le trouble dans un  royaume tant convoité par tant de puissants. Qui succèdera, finalement à Hérode? Comment ce successeur accèdera t-il au trône tant convoité? Par le biais de cette succession, nous assistons aux prémices de ce qui deviendra la seconde religion monothéiste: le christianisme. Nous assistons aux  mutations socio-historiques  qui bouleverseront la politique de cette partie du monde. Nous faisons aussi la connaissance de différents personnages bibliques. Nous les découvrons sous un autre jour.

Nous ne nous ennuyons à aucun moment. Dès les premiers mots, nous voyageons dans le temps et nous sommes subjugués par la vie de ces hommes et de ces femmes. Certains faits décrits dans les grands livres religieux sont bien expliqués. Cependant, ne vous y trompez pas, il s’agit bien d’un roman. D’un superbe roman. Un gros pavé qui se lit avec une grande facilité tant le récit est prenant. Nous sommes pris dans la vie de nombreux héritiers plus ou moins légitimes. Une vie où intrigues, fourberie, violence, trahison sont maitres. Tout est acceptable pour s’accaparer le trône. Fut-il maudit.

Note 17/20

9782357204218   HC Editions   576 p.    22€

Les Royaumes Démoniaques – T.1 – La roche des âges – Christopher Evrard – 2018

Quatrième de couverture

« Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste » Ciwen

Les royaumes démoniaques vous proposent de suivre l’histoire d’un univers où l’horreur et la violence côtoient la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour, tandis que les légendes et mythe résonnent dans l’inconscient collectif comme des promesses d’un jour meilleur, telle la mystique roche des âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément.

Dans une existence où le macabre est un lot quotidien… Quel est le sens de la vie? Quelle signification donner à des concepts comme l’amour et la haine, ou la guerre et la paix? Comment les définir, et les dépasser? Tant d’éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps. Les réponses apparaissent toujours dans le noir, telles des lucioles fuyantes…

Ma Chronique

Un homme, une arme à la main, ivre de colère. Un homme qui jure vengeance. A qui? Pourquoi? Un homme pas si anonyme que çà et dangereux. Cela n’augure rien de bon. Ciwen recherche la roche des âges. Il est prêt à tout pour l’avoir. Sans aucune pitié. Bienvenus dans un monde où la fée Carabosse et l’Ogre ne sont qu’une seule et même personne. Bienvenus dans les royaumes démoniaques. Vous y entrerez de plein pied, ivres de curiosité. Saturés de beaux paysages et de violences inouïes. Bienvenus dans un monde où le paradis et l’enfer ne font qu’un.

Ciwen nous intrigue dès le début. Nous le découvrons ainsi que cette aura orageuse qu’il porte en lui. Qui est cet homme, ce mage? Quelle est son histoire? Pourquoi un tel manque d’empathie envers les autres? Pourquoi tant de violence en lui? Une violence qui semble le dépasser parfois? Dès le début, Owen nous intrigue et cela se poursuivra durant toute la lecture au gré des rencontres.

Une lecture qui débute calmement, puis peu à peu, nous sommes emportés dans un monde pire que l’enfer de Dante. Les paysages sont superbes. Bizarres. Les personnages sont nombreux et fantastiques. Les pires côtoient les plus beaux: ondines, mages, fées… Des êtres qui titillent notre imagination. Les sublimes batailles sont sanglantes. Sulfureuses. Dures. Les images en noir et blanc alourdissent et dépeignent si bien cette atmosphère de violence et d’enfer. Une violence  qui nous installe dans les royaumes démoniaques.

Les royaumes démoniaques nous entrainent dans une quête. Aboutira t-elle? Pourquoi révèle-t-elle les plus bas instincts des hommes? Pourquoi ne se fait-elle pas sereinement? Owen est le noyau suprême de ce lieu où il passe d’une réalité à l’autre. Sa quête nous mènera à la rencontre de mondes où la force, l’aura, la magie permettent de survivre. Des mondes où les personnages luttent contre leurs propres démons. Des mondes où les âmes sont torturées. Des âmes qui ont du mal à se fondre dans les corps qu’ils occupent. Des âmes  qui sont le reflet de la vanité des personnages qu’ils habitent. Personnages qui vivent dans les royaumes démoniaques et qui se perdent dans une quête: celle de la roche des âges.

Note 18/20

9782960223521   Autoédition   391 p.

Manège – Rémy Mallard – 2019

Quatrième de couverture

Egoïsme, indifférence, pouvoir, paranoïa, malchance, espoir… Couple qui se découvre, ne s’écoute pas, s’amuse, se questionne sur l’engagement… Voici à travers quatorze nouvelles, quelques fragments de la vie, peuplés de rêves qui ne se terminent pas toujours bien, en tout cas pour certains. Des histoires différentes qui se suivent, s’entrecroisent, tournent, comme dans la vie… comme sur un manège.

Chronique

Des histoires de tous les jours. Mais, si insolites. Si surprenantes. Des petites histoires. Des anecdotes. Des perles qui sont enfilées avec justesse, avec précision sur un beau collier. Telles sont les nouvelles de Rémy Mallard. Un kaléidoscope de vies. Un kaléidoscope de faits. Un kaléidoscope de récits dantesques.

Dans manège, nous entrons dans un monde sidérant. Parfois. Hilarant. Souvent. Enigmatique. Aussi. Une famille déjantée. Un adolescent crédule. Une femme âgée délirante. Autant de bribes de vies relatées avec humour. Avec suspens. Avec horreur. Avec perspicacité. Pas de fioritures. Des mots justes. Posés comme une offrande au lecteur. Une ritournelle de mots qui se mêlent, se tissent, pour former des passages, pour certains, dignes de Stephen King.

A travers manège, nous sommes enveloppés dans une atmosphère très dense. Une atmosphère surprenante. Une atmosphère qui nous fait grincer des dents devant des situations pleines de cynisme, d’humour. Des situations piquantes. Très fines. Nous posons, ainsi, un regard « pervers » sur les nouvelles car nous sommes pris dans une lecture très addictive. Le suspens est à chaque page. Que se passe t-il? Comment cela va finir?

La lecture se fait d’une traite (je l’ai lu en une journée) tant ces histoires sont belles. Elles ne se ressemblent pas, mais, ont un point commun: l’absurdité de l’être humain. L’absurdité des choix de la vie. La déshumanisation de la société. Le suspens dure jusqu’à la dernière ligne. Pour notre plus grand bonheur. Parfois, pour notre plus grande horreur. Pour notre plus belle peur. Les personnages se retrouvent tournant en vain, étourdis par cette ronde d’évènements sans fin. Pris dans les filets d’évènements qui les dépassent. Ils tournent. Terriblement. Pris dans le manège de la fatuité humaine.

Note 18/20

9782343163512    Ed. L’harmattan    258 p.    22€

Le Nègre de Napoléon – Raymond Chabaud – 2015

Quatrième de couverture

Peut-on être martiniquais, noir, abolitionniste, officier de la Légion d’Honneur, général nommé par Napoléon sur le front et membre de l’Etat Major de Louis XVIII? L’histoire de Joseph Serrant débute dans l’époque troublée de la Révolution pour s’achever dans la morne conformisme de la Restauration.

Cordonnier à Saint-Pierre, Joseph Serrant s’active dans le Club des jeunes citoyens et se bat pour l’abolition avec Louis Delgrès: tous deux participent, dès 1792, à la première abolition qui ne durera guère. Puis c’est la guerre où il peut enfin exprimer sa bravoure: Napoléon le nomme Général après la victoire d’Ostrovno. Joseph Serrant est le seul métis élevé au grade de général par Napoléon, le seul Général métis d’Empire.

Chabin, aux Antilles, Joseph est Noir. En Europe, seul officier métis dans une armée qui n’en compte guère, il est vu comme Blanc. Aux Antilles, révolutionnaire, Joseph se prend d’une passion pour la Nation. En France, la Nation Jacobine lui fera oublier la singularité antillaise.

Chronique

Au crépuscule de sa vie, Joseph Serrant fait un retour sur sa vie. Sur son édifiante carrière. C’est un homme qui est né Métis et libre  dans son île. Un homme qui est reconnu en tant que Blanc en France. Un mensonge sur ses origines qu’il assumera toute sa vie. C’est l’histoire d’un cordonnier qui s’élève socialement et devient l’un des plus grands généraux de l’Empire Napoléonien.

Le Nègre de Napoléon nous transporte dans une vie. Celle de Joseph Serrant, né au pied de la Montagne Pelée. Les hasards de la vie vont jouer en sa faveur et faire de lui l’homme qu’il deviendra. Un homme de combat.  Il s’agit d’une histoire envoûtante, addictive qui pousse à tourner les pages avec un grand plaisir. Une petite histoire dans la grande. Une petite histoire avec la grande.  Celle qui se greffe à l’Histoire dans une trame tissée avec obstination jusqu’à s’unir pour aboutir à des faits historiques tels que l’abolissement de l’esclavage qui ne dura qu’un an, à l’époque.

Le Nègre de Napoléon est l’histoire d’une île: la Martinique. Une île où la société se décline en couleur de peau. Une île où les classes sociales se côtoient, mais sont profondément divisées. Sur cette île une famille aura un destin profondément bouleversée par sa participation à l’histoire de France.  Joseph Serrant est le témoin actif de ce changement. Un témoin qui nous entraîne dans les grandes batailles de l’Empire à travers l’Europe. Le regard que porte Joseph Serrant sur sa vie est sans fards. D’une limpidité sans faille. Il a aimé sa vie, malgré quelques regrets. Il a aimé représenter son pays. Il en a ressenti une grande fierté, même s’il a toujours tu sa couleur qui, autrement l’aurait desservi. Même s’il était le Nègre de Napoléon.

Note 17/20

9782357202498   HC Editions   208p.   17€

Le dernier roman – Antony Altman & Catherine Lang – 2018

Quatrième de couverture

« Le principe est on ne peut plus simple: douze auteurs contraints dans l’espace ont quatre vingt-seize heures pour écrire le prochain best seller. Qui sera le vainqueur? Les présélections font rage, des milliers de candidats venant d’horizons différents postulent pour être élus par le jury de Christophe Nigel, le représentant français de la multinationale. Ces douze auteurs vont vivre une expérience unique. Ils vont devenir créateurs d’une histoire, mais cette histoire, vous pourrez y participer car c’est vous lecteurs qui, à tous moments, pourrez la promouvoir. Comment? Nous y reviendrons plus longuement dans la soirée, mais sachez d’ores et déjà que la technologie d’Antiope n’a pas fini de vous surprendre. »

Mon avis

dernier romanParticiper à un concours d’écriture qui permettrait de mettre en lumière ses romans et son style. Quel est l’écrivain qui n’en a jamais rêvé? Un sujet très actuel, à une période où l’autoédition sur les plateformes revêt une importance grandissante dans le monde de la publication littéraire. Une période où les concours à la demande des maisons d’éditions sont de plus en plus nombreux. Ce concours fera t-il la part belle à l’auteur, au roman, à la publicité? Qui du concours ou de la publicité prendra le pas sur l’écriture?

Le dernier roman nous démontre un avenir peut-être plus proche qu’il n’y paraît. Peut-être le présent? Ce marathon de l’écriture ne mettrait-il pas fin au plaisir de la plume? Qu’en est-il de la part d’humanité de l’auteur? Ce concours signe t-il l’ère du robot-écrivain? Pour quel public? Nous assistons à une téléréalité comme il en existe tant.  Le récit des deux auteurs et celui des finalistes se mêlent, se confondent puis se séparent pour un dénouement qui n’engage que le lecteur. Un jeu littéraire du chat et de la souris . En direct et dans les coulisses. Une lutte âpre se dessine au sens propre comme au figuré. Le dernier roman est-il vraiment une fiction? N’est-ce pas l’histoire des deux auteurs et de leur roman?

Au fil des pages, l’humour est très présent  en plus des moments forts. Des coups bas pas forcément virtuels. Le lecteur se laisse emporter par le show littéraire qui met en lumière les différents acteurs en coulisse. A qui bénéficie réellement ce concours? Quelle est la place de l’écrivain et de ses rêves? A t-il vraiment un rôle à jouer ou est-il la marionnette de quelque chose qu’il ne maîtrise pas? Répond-il aux sirènes de la richesse et de la notoriété? Le dernier roman, écrit à quatre mains, est peut-être la réponse à tous ces concours lancés sur le net. Ces concours qui font rêver la plume et brisent certaines ambitions dans l’oeuf. Ecrivains, n’y brûlez pas votre plume!

 

Ma note 17/20  

9782363158925  autoédition 159 p.  12,80€

Les victimes du vent d’est – Manuel Lopes – 1996

Quatrième de couverture

Au Cap-Vert, les premières pluies annoncent l’espoir de nouvelles récoltes de maïs sauf si le redoutable vent venu des côtes africaines se met à souffler en brûlant tout sur son passage comme une tornade de feu. Sur l’île de San Antaõ, il y a ceux qui plantent dès les premières gouttes, ceux qui attendent des signes plus certains de pluies bénéfiques et même ceux qui en sont réduits à consommer les semences. Mais, tous risquent d’être les nouvelles victimes du vent d’est qui mène un combat inégal et meurtrier.

Mon avis

Des paysans, braves, vaillants, face au destin. Face aux aléas de la vie. Du temps. Ainsi va la vie sur une île du Cap-Vert. Le destin de différentes familles, plus ou moins bien loties face au redoutable vent d’est qui ne consume pas que les plantes, mais aussi les humains, leur vie, leur destin. Manuel Lopes nous campe une belle galerie de portraits. De destins. D’hommes et de femmes. En attente de la fin de ce malheur qui les frappe. Qu’auriez-vous fait à leur place? Quel aurait été votre comportement face à l’innommable? Face à ce malheur qui les frappe, l’humain se révèle. Pas forcément sous ses meilleurs jours.

Les victimes du vent d’est est un roman très fort. Très dur. Très humain. Si humain!! Des hommes et des femmes qui ont l’habitude du malheur. Des hommes et des femmes qui sont arrivés au bout de l’espérance. Qui ne trouvent plus beaucoup de solutions de survie. Dès lors, les caractères se révèlent. Certains subissent. D’autres deviennent tyranniques. Quelques-uns restent sereins.

Dans les victimes du vent d’est, la destinée de ces hommes et de ces femmes représente le destin du Cap-Vert et de ses habitants. Un pays qui reste debout face à la pauvreté et qui continue à aller de l’avant. En effet, sur cette île de Sao Antaõ, même arrivés au bout du désespoir suprême, les iliens continuent à espérer. Un meilleur destin. De nouvelles pluies. Une nouvelle vie. Malgré l’absence des autres: les victimes du vent d’est…