Le meurtre d’Alice – Yasumi Kobayashi – 2016

Quatrième de couverture

Alice est suspectée de meurtre au Pays des Merveilles. Les crimes se multiplient  et se répercutent dans le monde réel, au sein d’une université japonaise. Petit à petit Alice se sent menacée tout comme Ari Kurisugawa, une des étudiantes du campus. Deux mondes mystérieusement liés dans lesquels se cache un meurtrier expert en faux semblants. Alice et Ari parviendront-elles à le démasquer et à sortir indemnes de cette histoire qui frise la folie?

Chronique

Un meurtre au Pays des Merveilles. Un meurtre dans un laboratoire universitaire. Quel rapport? Un rêve? Une réalité? Une prémonition?  Deux monde parallèles? Et si les deux mondes n’en faisaient qu’un? Dans un récit épique haletant, nous accompagnons Ari Kurisugawa  dans son enquête. Elle cherche à comprendre. Pourquoi ce meurtre? Y a t-il un rapport avec le monde fantastique?

Dans le meurtre d’Alice, Yasumi Kobayashi nous entraine dans le Pays des Merveilles. Dans le monde réel aussi. Les personnages sont attachants et pourraient exister aussi dans le monde réel tant ils sont proches les uns des autres. Quel est le lien entre eux? Quel est le lien avec le meurtre dans le monde réel? De discussions bizarres en dialogues de sourds, l’enquête suit son cours sans que nous nous départissions de notre sourire. L’humour reste le fil rouge de cette histoire de meurtre qui n’en finit pas de nous questionner.

Nous suivons l’évolution de l’enquête par le biais des personnages et leurs discours édifiants. Le meurtre d’Alice est un roman policier fantastique. La lecture est très agréable et les personnages sont hauts en couleur. Nous naviguons entre deux mondes sans perdre le fil de l’histoire. Au contraire.

Note 18/20

9784990874612   Les éditions d’Est en Ouest    259 p.    18€

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Pitié pour la DRH! – Philippe Lecat – 2019

Quatrième de couverture

A quoi sert la fonction RH dans l’entreprise? Cette question est le fil conducteur de cette pièce. Certains des personnages ont une idée sur la question, d’autres non. Au fil de l’intrigue, le rôle attribué à la fonction RH va changer. La titulaire de la fonction n’est pas systématiquement celle qui l’entend le mieux. La scène commence par le constat d’un meurtre parla patronne de l’entreprise et le responsable de la paie. Pour comprendre ce qu’il s’est passé, ils vont visionner la vidéo surveillance des jours précédents. La patronne et son directeur commercial projettent de racheter une entreprise concurrente. Pour cela, ils débauchent un commercial de ce concurrent et, une fois l’opération réalisée, pensent se débarrasser de lui à moindre frais. Mais, bien sûr, cela ne se passe pas comme prévu. L’action se déroule dans une entreprise de pompes funèbres.

Chronique

Ah, la DRH, nous avons toujours quelque chose à dire à son sujet. En bien ou en mal. Et combien sommes-nous à connaitre réellement son rôle dans l’entreprise? Nous accompagnons Simone dans sa vie professionnelle. Dans une entreprise de pompes funèbres. Qui l’a tuée? Pourquoi?

Nous revenons sur la vie d’une entreprise par le biais de sa DRH. Nous entrons dans les secrets des tractations. Des OPA (Offres Publiques d’Achat). Des mensonges. Des coups bas. Avec un humour caustique, nous faisons la connaissances des personnages auxquels nous pouvons identifier des personnes que nous avons l’habitude de côtoyer. Nous découvrons les aleas de la vie professionnelle d’une DRH. De quoi peut-elle bien s’occuper?  De tout? De rien? De presque tout? De presque rien?

Pitié pour la DRH est une pièce de théâtre pleine d’humour. Les dialogues sont d’une cynisme succulent. Pour le plus grand plaisir du lecteur. Avec les employés, nous sommes curieux de savoir qui a bien pu tuer cette femme si peu aimée. Tant adulée. Cette femme dont tout le monde se servait. Et qui ne servait à rien. A part…. A quoi, au fait? Nous allons à la rencontre d’une femme pétries de bonnes intentions et qui veut faire plaisir à tout le monde. Une femme qui a l’air de savoir quel est son rôle dans une entreprise. Mais qui doute de son rôle dans ce service de pompes funèbres. Tout ce à quoi elle pouvait penser était pitié pour la DRH.

Note 17/20

9782343171968   Ed. L’Harmattan   68 p.    10,50€

Le déshonneur des Montergnac – Isabelle Buffet – 2018

Quatrième de couverture

En décembre 2008, sur une île au large de Brest, Edouard Montergnac, un riche et vieil homme d’affaires réunit sa famille et quelques amis dans le manoir familial. Charlotte Valentin, une amie de Suzie, la fille aînée d’Edouard, fait partie des invités. Elle découvre une famille désunie, uniquement guidée par la cupidité. Les héritiers du vieil homme craignent en effet qu’Edouard ne supprime l’important soutien financier qu’il leur octroie généreusement depuis de nombreuses années. La présence parmi eux de Geneviève, la première épouse d’Edouard que tous croyaient morte depuis très longtemps, surprend et inquiète les invités. Geneviève avait disparu après leur divorce, le couple qu’elle formait avec Edouard n’ayant pas surmonté la mort effroyable de leur fils unique. Pourquoi cette femme réapparaît-elle aujourd’hui, et pourquoi revient-elle sur cette île après les drames qu’elle y a vécus? Au cours du dîner, Edouard va révéler, avec un plaisir sadique, la raison pour laquelle il a décidé de tous les réunir, provoquant alors la colère et le désarroi de sa famille. Tandis que souffle une violente tempête, qui empêche quiconque de rejoindre ou de quitter l’île, un des occupants du manoir est retrouvé mort au petit matin, assassiné. C’est dans un huis clos oppressant que Charlotte, ancien officier de gendarmerie, va mener sa propre enquête en attendant l’arrivée de la police. Pour comprendre les raisons qui ont conduit à ce crime, elle devra plonger au cœur du sombre passé des Montergnac, faisant ressurgir d’effroyables secrets familiaux.

Mon Avis

En général, quand une famille se réunit, il y a de la joie, des discussions, des souvenirs communs, des rires, des petites disputes qui se résorbent rapidement. Pas chez les habitants du Manoir qui son sous le joug d’Edouard, le patriarche. Tous présents sous un ciel de tempête. Répondant à l’ordre du chef de la famille Montergnac. Un seul lien entre eux: Edouard, ce vieux patriarche. Pourquoi sont-ils tous là? Que leur veut ce vieillard? Puis vient l’annonce. Le meurtre. Qui en est l’auteur? Pourquoi?

Le déshonneur des Montergnac nous englobe dans un  huis clos. Un huis clos fait de secrets. De méchanceté. De haine refoulée. De souvenirs pas très glorieux. Qui est vraiment cet assassin? Quelle est son histoire? Qu’est ce qui a bien pu le pousser à bout? Le faire passer à l’acte? Le suspens s’installe. La vie détaillée de chacun en fait un probable assassin et contribue à semer le doute. La lecture se fait sans difficulté avec une impression de lire un roman d’Agatha Christie.

Le déshonneur des Montergnac nous emmène dans un monde feutré. Froid. Calculateur. Un monde où tout se fait discrètement. Même les crimes. Un monde où le sens de l’honneur est si discret qu’il est presque inexistant. Un monde où l’argent côtoie la misère affective. Les pages se tournent avec curiosité et la froideur du Manoir et de ses habitants finit par nous atteindre tant la description est bien faite. Si bien que nous ne ressentons aucune compassion pour eux.

Au fil des pages se dessine une saga familiale. Pas que pour le meilleur. Chacun avec des idées bien précises sur sa vie routinière. Chacun avec ses secrets. Chacun couvant sa haine envers les autres, avec la peur que ses secrets soient découverts. Et quels secrets!!!. Cependant, lequel est à l’origine du déshonneur des Montergnac et a poussé au crime? Une histoire prenante qui ne nous lâche qu’avec le mot « fin ».

Ma note 17/20

9781980962922  Autoédition  299 p.