La mort des colombes – Carmine Strangi – 2018

Quatrième de couverture

Dans l’Afrique d’aujourd’hui, un village administré par les sœurs de l’Ordre de la Rose de San Angelo est attaqué par un groupe de mercenaires à la solde d’une organisation mafieuse qui, après avoir tué, pillé et violé les femmes, y met le feu pour détruire les traces de son passage.

Mon avis

Des informations. Tristes. D’une banalité absolue pour le monde entier. Mais, pas pour Ferdinand. Pour lui, les nouvelles sont troublantes. Mystérieuses. Son désir, son vœu: tout savoir, surtout la vérité. Que s’est-il réellement passé? Que cache ce soudain mutisme sur les évènements? Quelle est l’histoire des nonnes? Que font-elles au centre de cette histoire abracadabrante? Alors commence une enquête. Trépidante. Pleine de mystère. Que risque Ferdinand en découvrant la vérité? Où le mènera cette recherche? La curiosité, le questionnement du lecteur grandissent au fur et à mesure des pages, des chapitres. Chapitres titrés, ce qui facilite la lecture. Cette enquête de Ferdinand devient celle du lecteur qui va de découverte en découverte.

La mort des colombes est un roman fort sur une réalité qui est le quotidien  de certains peuples. Sur une indifférence totale mondiale concernant le sort de certains. La lecture se fait facilement. Les mots se posent avec une grande simplicité et nous laissent un petit sourire durant toute la lecture tant l’humour est fin. C’est ce que j’aime avec Evidence Editions, non seulement les couvertures sont superbes, mais, de plus, les écrits sont d’une grande beauté. On est toujours agréablement surpris. Ce qui est le cas avec la mort des colombes qui nous transporte dans une histoire, un suspens qui aurait pu se passer n’importe où à travers le monde. Vous vous laisserez emporter par cette énigme. Une fois le roman refermé, les pensées vous titilleront et les questions qui se poseront vous pousseront à imaginer une suite: Et si? Un beau roman à lire au coin du feu.

Ma note 17/20

9791034806829  Evidence Editions  185 p.   12€

 

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Le désert du lac Victoria – Ives Dumond – 2018

Quatrième de couverture

Une chose mystérieuse décide de vider le lac Victoria de ses eaux, puis de saccager l’Afrique et ensuite de se propager à travers le monde comme une inéluctable peste. Sur un continent réputé dépendant des aides internationales, quelle sera l’issue?

Mon avis

L’histoire d’un continent, l’Afrique. Intéressante pour ceux qui ne connaissent pas. Expliquent-ils ce qui se passe dans le monde? L’horreur qui s’invite au quotidien d’illustres inconnus? Que se passe t-il? Quels est le but? Des vies en parallèle. Des migrants. Un migrant. Un milieu d’une violence inouïe. Une chaleur intense qui irradie du continent africain, brûlant tout sur son passage. Pourquoi ce continent? Que peuvent faire les scientifiques?

Le désert du lac Victoria est assez intrigant. Des vies. Des histoires décousues. Des bouts de vie qui semblent s’entrechoquer. Une personne qui semble raconter une histoire. Son histoire. Réalité ou Impression? Trop de vies relatées?  Le lecteur navigue entre ces vies si éloignées l’une de l’autre. Le seul point commun reste le lac maudit. Pour des raisons qui peuvent paraître évidentes.

Dans le désert du lac Victoria, les personnages sont nombreux. Leur destin est scellé à celui du lac de la mort. Les chapitres regroupent plusieurs histoires. Ce qui peut perturber le lecteur. Cependant, l’histoire se tisse doucement, mais sûrement. Le suspens demeure autour de ce lac. Ives Dumond définit son roman comme atypique. C’est peu de le dire. C’est un roman déroutant, énigmatique, intrigant qui laisse le lecteur un peu pensif, en plein questionnement sur le fil de l’histoire. Une histoire qui se renouvelle à chaque chapitre.

Ma note 15/20             9781983028182

Le projet Traumaless – Philippe Mangion – 2018

Quatrième de Couverture

Quand l’Intelligence Artificielle se mêle de l’inconscient…. Brain Corp, une société spécialisée dans les neurosciences prétend effacer en quelques semaines les traumatismes refoulés qui handicapent notre quotidien.

Dans un premier temps, enthousiaste, le Dr Kaufman devient un opposant au traitement, après avoir découvert des effets secondaires irréversibles sur la personnalité. Le roman est construit autour de trois cobayes du Projet Traumaless, au destin hors norme. Il décrit leur évolution psychologique autant que les relations qui se nouent entre eux.

Agnès est une artiste dont le traitement perturbe l’inspiration. Victor est un surdoué empêtré dans l’obsession de trouver la théorie qui régit notre psychisme. Mehdi est un délinquant aux rêves de Gatsby le magnifique.

Mon avis

Un recrutement. Des psychologues. Des psychiatres. Des savants. Un projet. Des secrets. Dès la première page, on est mis dans l’ambiance. Feutrée. Un chouïa glaciale. on commence à se questionner. Des projets? Pour le bien de qui? De quoi? De la science? De l’Humain? Tout commence en douceur. L’air de rien. Puis, on entre dans la vie des cobayes. Le monde change. Les mots aussi. Sans oublier les cobayes.  Que se passe t-il? Peut-on changer l’âme humaine? Pour quel bénéfice? Quelles en sont les conséquences? Un miroir aux alouettes? L’enjeu n’est-il pas plutôt commercial?

Nous suivons les tribulations des bénéficiaires du traitement et nous nous surprenons à chercher ce qui a changé. Ce petit truc qui fait penser que finalement la science a peut-être réponse à tout. A chercher ce qui a été amélioré dans la vie de chaque cobaye. Lentement, sans trop s’en rendre compte, nous sommes pris dans cette histoire intrigante. Une histoire intrigante qui pourrait aller bien loin. Peut-être trop loin.  En entraînant l’Humanité dans des choix cornéliens. Dangereux. Suicidaires.

Le projet Traumaless est superbement écrit. C’est un roman dérangeant. Qui questionne au plus profond de soi. Un roman qui nous pousse à arrêter notre narcissisme habituel pour réfléchir à demain. A notre Monde. A l’Humanité. Un livre qu’on referme, mais qui nous ouvre d’autres horizons. Qui nous laisse dans l’expectative. Un  très beau roman.

 

Ma note 16/20

ISBN 9781976867927  212 p.

 

 

Civilisation – Le réseau de Seth – Tome 1 Sylvain Sylvestro 2018

Quatrième de couverture

L’histoire se déroule dans un passé lointain, très lointain…. racontant le destin d’une civilisation prise au piège entre sa dépendance de la technologie et des tempêtes de plus en plus violentes et fréquentes. Mais, ces dernières cachent quelque chose d’autre, quelque chose de dangereux, tapie dans l’ombre…. Quel avenir peuvent encore espérer les habitants de Seth? Le dernier continent encore habitable va-t-il subir le même sort que les autres ?

Torik et son amie vont bien malgré eux être entraînés dans une aventure périlleuse pour tenter d’obtenir des réponses.

 

Mon avis 

J’avoue que le titre Civilisation – le Réseau de Seth m’a intriguée. Ce que j’ai découvert va au-delà de mes espérances. Le Réseau. Un grand mystère. Mystère qui gère la vie sur Seth. Tout est calculé. Dosé. Est-ce pour le bien des habitants? Eh oui, le Réseau s’occupe de tout. Mais, quand il n’en a plus la possibilité, que se passe t-il? Difficile d’agir, de prendre des initiatives pour des personnes qui ne savent plus réfléchir par eux-mêmes?

Un monde où tout est automatisé. Sans exception. Un monde où la routine est reine et où les questionnements brillent par leur absence. Elles sont quasi inutiles. Est-ce le monde de demain? En plus, dans ce monde, le climat fait des caprices. A une époque où le réchauffement climatique est un grand enjeu, Civilisation – le Réseau de Seth nous montre une probabilité future. Pas très rassurante.

Torik et Crista, confrontés à l’inédit, nous entrainent dans leur aventure. Il font face à la mort, à l’horreur. Que se passe t-il? Pourquoi ces tempêtes? Quelle en est l’origine? Y a t-il un piège? Que vont découvrir nos héros? Vont-ils réussir à trouver une solution ?Comment vont-ils s’y prendre? Vont-ils réussir à sauver Seth?

Civilisation – le Réseau de Seth est une belle lecture qui nous pousse à nous interroger, sur notre époque où c’est la course à l’Intelligence Artificielle. J’ai passé un agréable moment de lecture. J’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Torik et de Cristina.

 

Ma note 16/20

ISBN9781977044181  168 p.

Artahe le Dieu ours – Philippe Ward – 2018

Quatrième de couverture

Après dix années passées à Paris, Arnaud revient vivre à Raynat, village pyrénéen moribond. Il retrouve avec émotion Berthe Galy, une vieille femme malade qui a aidé sa grand-mère à l’élever après la mort de ses parents et Cathy, une amie d’enfance qu’un accident a rendue aveugle. Son retour coincide avec l’apparition d’un mystérieux ours qui ne se contente bientôt plus de massacrer des moutons et s’attaque aux hommes.

 

Mon avis

L’histoire d’un retour aux sources comme il en existe tant.  Un retour qui peut être à l’origine de beaucoup de phénomènes. En quelques jours, un choix qui bouleverse la vie d’un homme. Sa perception du monde. Du destin. Le début d’une nouvelle vie. Comme dans tous les villages reculés de France et de Navarre, cette vie est enfouie sous une tonne de secrets.  De non dits. De dires qui n’ont aucun sens. Apparemment. Et si comme le disait le proverbe:  » il n’y a pas de fumée sans feu  » ?

Une légende. Une histoire dans une atmosphère de secrets.  Est-ce le début d’une tragédie? Arnaud, héros bien malgré lui, a t-il eu raison de retourner sur les lieux de son enfance? Fera t-il la part des choses entre les légendes et la réalité? Quel est le secret qui plane sur ce village? Une sorte de chasse au trésor pas si virtuel que ça?

Chaque paragraphe amène son lot de question. D’indices. L’histoire se déroule doucement au rythme d’un village qui n’a peut-être plus d’avenir. Autour d’Artahe, des histoires naissent, s’inventent ou disparaissent dans le terroir de légendes séculaires.

Artahe le dieu ours est un voyage initiatique pour Arnaud. Un voyage à travers l’histoire, les légendes de son village. Un voyage qui l’aidera, sans aucun doute, à se retrouver. A se réconcilier avec le passé de sa terre natale. Son destin est-il lié à Artahe?  Au fait, qui est Artahe? Des questions qui trouveront peut-être réponse. Voici un roman très agréable à lire. C’est une très belle histoire sur fond de terroir. Un très beau moment de lecture.

 

Ma note 17/20

ISBN 9782350686141  Ed. Cairn 283 p.  Broché 17€

 

Manhattan Marilyn – Philippe Laguerre – 2016

Quatrième de couverture

Ancienne marine en Irak, Kristin Arroyo  découvre dans les affaires de son grand-père décédé – un célèbre portraitiste – des clichés inédits de Marilyn Monroe. Aidée par un photographe, elle décide de monter une exposition.

Malheureusement, rien ne se passe comme prévu: une mystérieuse organisation s’en prend à eux. Pourchassée, traquée, la jeune femme va rapidement comprendre que son destin est lié à celui de Marilyn Monroe et s’efforcer de reconstituer les derniers jours de l’égérie hollywoodienne afin de percer le mystère qui entoure sa disparition.

 

Mon avis

Qui, dans le monde, ignore cette histoire d’amour d’un président américain et d’une super star hyper sexy? Très peu de personnes, je pense. Le mystère autour de leur mort reste fascinant. Manhattan Marilyn nous offre une version admirable. Et pourquoi ne pas y croire? Juste pour le plaisir… Comment ces mystérieux évènements peuvent-ils impacter notre société actuelle? Quel est le lien? Surtout, quel rapport avec l’héroïne Kristin Arroyo? Qui sont ses ennemis? Pourquoi ces attaques insidieuses?

C’est là toute la beauté, toute la force de ce roman qui débute en douceur. Puis le rythme s’accélère. Une vie des plus normales. Une découverte des plus dangereuses. Et le Monde change de visage. L’inquiétude, la peur, l’adrénaline deviennent le quotidien de Kristin. Un quotidien explosif. En tant que Marine, Kristin pensait avoir tout vu. Tout vécu. Mais, la vie joue parfois des tours pendables.

En lisant Manhattan Marilyn, j’ai pensé à cette information parue il y a quelques années concernant des photos inédites de Marilyn Monroe. Est-ce la base de ce roman où on se laisse porter par l’histoire? Oui, oui, vous devenez Kristin. Vous vous trouvez traqués sans savoir à qui se fier.

Une très belle histoire qui nous fait penser que tous les scenarii sont possibles pour ce conte de fée du XXème siècle. Manhattan Marilyn est un livre qui se vit et se lit facilement au rythme de la traque. Un récit qui vous emporte dès les premiers mots avec un suspens prenant. L’écriture est rythmée et dense et se fait dans une envolée de mots claquants. C’est un excellent roman.  Agréable à lire.

Ma note 17/20

9791090648562   Ed. Critic    348 p.    Broché 19€  Kindle 12,99€

L’exilée – Virginie Vanos – 2016

4ème de couverture

Après la fin tragique de son meilleur ami, Marek , un jeune pédiatre timide et passionné, se lance à la recherche d’Alexandra, la femme qui fut l’ultime passion d’Axel.

Entre Genève et Bali, en passant par la Turquie et le Mexique, Marek tente de percer  les mystères de cette femme audacieuse et ambiguë, et de comprendre le lien étrange qui l’unissait à son ami. Au fil de voyages et des rencontres, Marek arrivera t-il à retrouver Alexandra?  Et celle-ci lèvera t-elle le voile sur la vraie nature de ses sentiments?

 

Mon avis

l'exiléeDire que j’ai voulu sortit de ma zone de sécurité! J’ai souhaité changer de registre. Eh bien, vous savez quoi? Je ne le regrette pas un instant. C’était un bon choix de ma part. L’exilée est un beau roman. Une belle histoire bien écrite. A la première personne. Ce qui facilite son identification au héros, Marek. On prend sa place tout naturellement.  Une recherche qui nous plonge dans les méandres d’un passé qui fut heureux mais mystérieux. Les chapitres sont courts et agréables à lire.

 Il s’agit de l’histoire d’une amitié. Une amitié entre hommes. Une grande amitié. Presque une fraternité. Une histoire simple d’une quête vitale. Amicale. Humaine. Je me suis retrouvée embarquée dans cette quête. A la recherche de la vérité.Vanos Vi. Une recherche faite de rebondissements, de douleurs cachées, d’âmes en peine. Le tout avec une forte impression d’attendre Godot. Une attente positive.

Marek, ce jeune médecin, essaie-t-il de faire le deuil d’une amitié? Va-t-il trop loin dans ses démarches? Que découvrira-t-il ? Cela valait-il la peine de remuer ciel et terre? Trouvera-t-il ce qu’il cherche? L’histoire ressemble à une fuite en avant. Au bout de soi. Au bout de la douleur. Au bout de la vérité. Le prix à payer  par Alexandra pour retrouver sa candeur. Son droit à la vérité. Son droit à être soi. Son droit à être vraie. En toute intimité.

vanos0 (2)Quand j’ai refermé ce livre, je suis restée rêveuse. Positivement rêveuse. C’est un très beau roman. Tout en douceur. Un roman subtile qui se déroule autour d’une énigme. Tout en finesse. Avec une sorte de tendresse envers les personnages principaux: Marek et Alexandra. Une histoire splendide. Un roman comme on les aime. Avec une fin qui surprend, mais qui génère une énorme tendresse. Une furieuse envie de materner les personnages. Quand j’ai refermé ce livre la seule chose que j’ai pu penser très fortement. Presque un cri. Un cri qui vient du cœur. Ce fut: « Bon sang! ». Vous avez compris, j’ai aimé. Tout simplement.

Ma note 17/20

ISBN 9782334060486 – Editions Edilivre – 128 p – 2016

Broché 13,50€