Jours de pluie – Pascal Graff – 2019

Quatrième de couverture

Une semaine aux Antilles, François tient son journal de voyage. Explorateur contemplatif, il collectionne les sensations. Il découvre avec délice les eaux tropicales. Un autre jour, il gravit des collines et pénètre la forêt. En chemin, il rencontre trois hommes étonnants, trois destins brisés qui déroulent leur vie devant lui. Derrière l’image de carte postale, apparaît alors une réalité complexe et tourmentée, dans laquelle François est aspiré. Quand la pluie s’abat avec violence sur cette île de tragédie, les trois hommes décident de rejouer leur destin. Ils entraînent avec eux François, dans une histoire qui n’est pas la sienne: le meurtre a son témoin.

Chronique

François, jeune français est en vacances sur une île des Antilles. Le dépaysement est assuré. Les rencontres aussi sont dépaysantes, surtout quand la population est accueillante et sympathique. Des vacances où il va découvrir l’autre visage de l’île. Celui que les touristes ignorent. Celui qui donne une identité particulière à ce lieu.

Au fil des pages, nous faisons la connaissance d’un touriste en goguette. Nous le suivons dans des aventures qu’il vit à chaque rencontre. Des rencontres avec des personnages hauts en couleurs et énigmatiques. Des aventures où les découvertes sont mystérieuses. Mais, est-ce le bon moment pour visiter Saint Peter? Une période de l’année où la pluie s’invite très souvent? Une pluie comme seule peut en recevoir une île tropicale. Une pluie qui rythme les évènements. Une pluie complice des évènements, de la vie. Une pluie qui gère les sentiments et les ressentiments. Acceptée de tout le monde. Parfois bénéfique. Parfois dérangeante. Toujours acceptée car elle cache les secrets les plus sordides.

Jour de pluie, au travers de ses chapitres, de ses pages, de ses mots, nous invite à une visite. Etrange, il faut l’avouer. Une visite qui révèle des énigmes. Une visite qui révèle les secrets les plus sombres que recèle l’âme des iliens. La lecture est aisée et se fait d’une traite. En filigrane se dessine une histoire. Une histoire comme il en arrive partout. Une histoire qui reste secrète, cachée aux yeux des touristes. Une histoire qui tue parfois les jours de pluie.

Note 15/20

9782343165882   Ed L’Harmattan   135 p.   15€

 

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The avenue in the rain et autres nouvelles – Arnauld Pontier – 2018

Quatrième de couverture

L’image est celle de la femme éternelle. Une image qui se fiche des controverses sur la réalité ou le fantasme de cette « féminité » idéale: de la place de chaque sexe sur le vaisseau de la vie. Cette femme, c’est celle qui naît de la vision de l’homme; il ne cherche pas en elle son semblable, son égale: en elle, il voit l’espérance, l’amour qui l’attend, un jour, quelque part, en dépit du temps  qui passe et les aléas de la vie. Ou bien l’amour qu’il a perdu, manqué. Femme, sœur, marraine, mère… elle est là jusque dans la défaite: jusqu’à la fin.

Fixée en une seule et belle image, cette femme éternelle est l’allégorie de la vie. Force et douceur. Attirance. Respect. Mystère. Elle est notre désir. En quatre textes, sur une photo emblématique, c’est cette figure de proue, cette égérie qui est illustrée, fantasmée, remerciée.

Mon avis

La pluie. Sous toutes les latitudes. Dans toutes les situations. A chaque page, les mots se posent au gré de la vie. Au gré des émotions. La solitude enrobe le tout. Jusqu’au bout. De la vie. De la fin du rêve. De la fin du cauchemar. Au bout de l’amour sous toutes ses formes. Au bout de tout. Chaque nouvelle nous présente une situation spécifique. Cette nouvelle qui semble être le commencement. La fin. Le re-commencement. Des nouvelles où la douleur est extrême. Où le poids de la vie semble insoutenable. Où la solitude est prenante. Forte. Etouffante.

The avenue in the rain est un recueil qui se lit d’une traite. Le lecteur se sent envahi par cette pluie purificatrice. Cette pluie maudite  où même le monde semble être au bout de tout. Au bout de lui-même. Les mots sont poétiques. Doux. Forts. Extrêmes. Limites. Pleins de vie. Pleins de mort. Les mots sont la pluie et la pluie est un mot. Un mal. Un souvenirs. Une gomme qui efface la vie souffreteuse. Qui pousse l’homme à revoir son âme. Son cœur. Pour devenir humble face à la douleur. Face au manque.

The avenue in the rain vous prendra au cœur. A l’âme. Et vous emportera dans la vie trouble. Douloureuse des personnages. Un recueil qui vous emportera dans leurs faiblesses. Leurs rêves avortés. Leur humanité. Vous vous trouverez face à vous-même et à vos troubles. Mais, la pluie est là. Elle nettoie, balaie, emporte les mauvais jours. Les souvenirs en suspens. Les désirs non accomplis. Laissez-vous aller. La pluie vous accompagnera. Un superbe recueil. Très beau. Très fort.  Merci à Evidence Editions

Ma note 19/20

9791031808458  Evidence Edition – Collection Anthologia    58 p. Broché 9€