Loukoums sanglants – Soline Astier – 2018

Quatrième de couverture

Gabriel Lipari, misanthrope féru de diplomatie et fin lettré, est nommé à Istanbul au flambant neuf institut contemporain des civilisations méditerranéennes. Il traverse une crise sévère de la cinquantaine lorsque des cadavres se mettent à pleuvoir sur l’Institut, ne lui laissant aucun répit. Aux manettes du Learning Center, Gabriel devra jongler entre des oeuvres d’art salement attaquées, la susceptibilité du gratin international et des meurtres de plus en plus sinistres…

Chroniques

Avoir un bon métier qui permet de voyager et/ou d’habiter dans les plus grandes capitales du monde, qui n’en a jamais rêvé? Pour Gabriel Lipari, c’est la routine. La normalité. Jusqu’à son arrivée à Istanbul, ville mythique. Pourra t-il s’adapter à sa nouvelle vie? En attendant, depuis son arrivée, tout ne se passe pas comme il le souhaite. Que lui réserve l’avenir dans cette ville? Que penser de ses déboires familiaux? Cependant, la prise de son nouveau poste se passe relativement bien jusqu’au premier cadavre.

Loukoums sanglants est un thriller mené tambour battant. A un rythme quasi tropical pour un homme pétri de certitudes et ennuyeux à souhait. Que se passe t-il? Qui en veut à ce nouvel institut et à son tout nouveau directeur? La lecture est aisée. Le suspens tient en haleine jusqu’au bouquet final. Nous suivons avec inquiétude le déroulement de l’enquête à travers l’Europe. Nous doutons des étranges couples tous plus bizarres les uns que les autres qui gravitent autour du Learning Center. Qui est l’assassin? Quel est son but? Pourquoi s’en prend t-il au personnel de l’institut?

Peu à peu nous découvrons des secrets. Des anciennes blessures. Des sentiments refoulés. A travers Istanbul, l’enquête avance doucement mais sûrement. Au gré du temps. Au gré des policiers. Au gré des hommes qui ont lié leur vie à celui du tout nouvel institut. La suspicion règne et tout le monde peut être coupable. Alors, attention, les murs peuvent parler. Les pièces de musées aussi.

Note 17//20

9782343154152   Editions l’Harmattan   304 p.   25,50€

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Le grogneux face à l’inexplicable – Iris Rivaldi – 2018

Quatrième de couverture

Le commissaire Paul Berger, surnommé « le grogneux » par tous ses collègues à cause de son fichu caractère, n’est pas au bout de ses peines. Ce policier un rien atypique est confronté tous les jours à un monde impitoyable à la lisière du sordide. Heureusement que ses amis dévoués et sa merveilleuse épouse à la nature espiègle et amoureuse lui permettent de souffler de temps  à autre. Seulement voilà, même s’il a une longue expérience de fin limier derrière lui, notre commissaire n’a encore rien vu  et va soudain subir d’étranges phénomènes, loin d’être le fruit de son imagination. En effet, il est brutalement projeté dans une dimension inconnue, par chance, dans la tourmente et croyant perdre l’esprit, quelqu’un plein de ressources croisera sa route. Une question se posera néanmoins: comment ce super flic incarnant loi et autorité se comportera t-il  face à l’inexplicable, lui d’habitude censé avoir réponse à tout?

Chronique

Après la perte de son remplaçant, le grogneux rempile en attendant l’arrivée du nouveau commissaire. Pour le moment, il doit faire face à un incendie criminel. Qui en est l’auteur? Pourquoi? Oubliant sa courte retraite, le grogneux se lance corps et âme dans cette nouvelle enquête. Avec la complicité de son épouse.

Le grogneux face à l’inexplicable est un roman policier plein de rebondissements. C’est une enquête où deux histoires se côtoient et intriguent. Malgré sa longue expérience, le commissaire devra faire face à une situation pas si facile à gérer. Ces deux enquêtes sont-elles liées?  quel est le message à retenir? Y a t-il un message?

Au fil des pages, la lecture se fait avec aisance. Nos policiers bien que fins limiers auront du pain sur la planche et beaucoup de mal à avancer dans leur enquête. Peu à peu, le grogneux nous démontre son esprit  vif et toujours en ébullition. Ce qui lui permet de rebondir facilement au gré des découvertes.

Le grogneux se jette dans ces enquêtes avec force. Avec discernement. Avec beaucoup d’enthousiasme. Peut-être est-ce la dernière avant de pouvoir profiter agréablement et pleinement de sa retraite. Une retraite où il déposera enfin les armes et ne sera plus le grogneux face à l’inexplicable.

Note 17/20

9782322147571  Books on Demand   276 p.   19€

Le grogneux rempile – Iris Rivaldi – 2018

Quatrième de couverture

Il n’aspirait qu’à la paix et à la tranquillité, de notre fin limier mais voilà que de nouveaux soucis se pointent pour le Commissaire principal Paul Berger dit le « Grogneux », et donc de nouveaux grognements en perspective!  Heureusement sa charmante épouse Emilie est là pour apaiser son esprit… Le voilà de nouveau confronté à un crime odieux dont il devra éclaircir le mystère et sa retraite tant attendue n’est plus à l’ordre du jour. Les lendemains ne s’annoncent pas de tout repos. Le petit commissariat de province de Sernon est en effet le théâtre de nombreuses péripéties.. Les dossiers s’empilent au grand dam de notre fin limier, autour duquel gravitent amis et collègues, qui se serrent les coudes quand le sort s’acharne. En reprenant du service, notre Grogneux n’a pas laissé ses bons sentiments dans les classeurs métalliques de son bureau: toujours aussi fleur bleue, sa douce Emilie lui communique sa joie de vivre et son amour qui l’aideront à supporter bien des tourments. Elle apportera aussi son aide pour réconforter les âmes en peine de passage. Ce récit est rythmé par une cascade d’évènements intenses. Comment notre grogneux va-t-il se sortir d’autant de chausse-trappes?

Chronique

C’est le départ pour la retraite et le Grogneux semble pressé de partir retrouver ses êtres chers. Et si le sort en décidait autrement? Et voilà que notre flic reprend du service. Est-ce une bonne idée? Que nous réserve le Grogneux? La vie est faite de priorités et notre commissaire sait faire la part des choses. Nous partons pour une nouvelle enquête. Une enquête qui touche particulièrement le Grogneux. Alors commence une chasse à l’homme. Une course contre la montre. La traque du ou des assassins. Avec un policier toujours aussi fleur bleue et sensible.

La lecture est agréable et se fait sans heurts. Les chapitres sont assez courts. La vie du commissaire et l’enquête sont liées  rendant ainsi l’histoire vivante. Plausible. Vraie. Nous avançons dans l’enquête d’une manière simple. Une enquête où quelques coups de feu ponctuent les avancées. Nous assistons à la renaissance d’un homme. Une renaissance à la vie. A l’amour. A son entourage.

Le Grogneux rempile et nous rempilons avec lui. Avec plaisir. Avec bonheur. Nous découvrons aussi les ficelles du métier de flic et nous nous posons de nombreuses questions intrigantes. Qui est à l’origine d’un tel crime crapuleux? D’un crime si odieux? Pourquoi cette cible et pas une autre? Trouvera t-on un jour le ou les assassins? Le Grogneux arrivera t-il à concilier vie privée et vie professionnelle sans heurts? Au fil des pages, nous avançons sur la pointe des pieds dans cette traque éprouvante. Pour toute une équipe. Une traque qui devient possible car le grogneux rempile.

Note 17/20

9782322148004    Books on Demand    200 p.    15€

L’assassin de papa – Malika Ferdjoukh – 2010

Quatrième de couverture

Valentin et son père vivent dans une péniche abandonnée, sous le pont de Grenelle, à Paris et doivent chaque jour ruser pour survivre et ne pas être séparés. Un soir, ils surprennent le tueur en série qui s’attaque aux jeunes femmes du quartier. La peur hante alors leurs jours et leurs nuits. Car le tueur en série les a vus aussi…

Chronique

Avoir une vie marginale est un fait pour Valentin et son père. L’école de la vie plait à ce garçon qui, très tôt, a appris à ne pas aimer l’école. Mais, connait-il vraiment  la vie scolaire? Pourquoi ne veut-il pas y aller? Son père le laissera t-il y aller un jour? Sa vie de bohème ne lui pèse pas jusqu’au jour où il fit une rencontre.

L’assassin de papa est un roman policier pour lecteurs à partir de dix(10) ans, mais qui peut être lu par des adultes aussi. L’histoire est belle. La lecture est agréable. Au fur et à mesure des pages, nous découvrons l’histoire de ces deux personnages hauts en couleurs, un peu perdus dans la vie. Deux personnes pétries de beaux souvenirs lointains. Deux personnes brisées par une perte commune. Par des accidents de la vie. Valentin et son père connaissent le visage du serial killer qui sévit dans leur quartier parisien. Comment faire pour qu’il soit arrêté? Plutôt, comment le dénoncer sans se présenter au commissariat?

C’est avec beaucoup de plaisir que nous dévorons l’assassin de papa, un roman plein d’humour. D’amour. De force. D’humanité. Ce roman est un concentré de suspens. Cette atmosphère qui s’infiltre dans chaque fibre du corps insufflant fortement l’instinct de survie. Une envie de mieux être entouré. C’est ce qui arrive à Valentin qui craint pour sa vie et celle de son père. Surtout qu’en dehors de la péniche sévit l’assassin de papa.

Note 17/20

9782748509373    Editions Syros 102 p.    6,95€

En noir et or – Claudine Aubrun – 2011

Chronique

Tout le monde a déjà ramassé de la ferraille dans son jardin. En général, tout finit à la décharge. Rarement au grenier. C’est pourtant ce qui arrive à Adèle et à son père. Avec beaucoup de surprise, elle apprend qu’ils ont de la valeur. Est-ce vrai? Que faut-il en faire? Le vendre? Le garder? Adèle doit-elle en parler à son père? Doit-elle, comme le suggère son ami Mika, se taire et le cacher? Il faut dire qu’Adèle et son père ont une vie somme toute routinière jusqu’au jour où un collègue  de ce dernier se fait assassiner. Qui est l’assassin? Le père d’Agnès? Cette dernière doit-elle faire sa propre enquête pour y voir plus clair?

En noir et or, un roman policier pour lecteur de dix ans et plus,  se lit d’une traite tant l’histoire est prenante. Le suspens nous tient jusqu’au dernier mot. L’intrigue est bien ficelée et nous tournons les pages avec une grande curiosité. Avec un extrême plaisir. Les mots s’enchainent, se nouent et se posent avec légèreté et force sur une page de la vie des personnages. Claudine Aubrun, avec cette superbe histoire, a su créer une atmosphère qui rend la lecture agréable. En noir et or est un roman jeunesse que ne renierait pas un adulte. Un beau moment d’évasion.

Note 18/20

9782748511710   Editions Syros    132 p.    5,99€

Danse macabre – Les enquêtes de Hugo Delatour – L.A. Bailey – 2017

Quatrième de couverture

La mort rôde dans la petite ville de Shrewsbury, en Angleterre. Une riche héritière, Jennifer Barnes, est retrouvée assassinée. Pas vraiment la carte de postale de vacances idéale! Néanmoins, Hugo Delatour, ancien flic reconverti en détective privé, décide de reprendre l’enquête. Une autopsie bâclée, une mystérieuse application « Hunter », il n’est pas au bout de ses surprises. Qui se cache derrière le pseudonyme de « Danse macabre »? Hugo devra tout faire pour mettre un terme à sa folie meurtrière.

Chronique

Perdre un être cher est toujours quelque chose d’intolérable. Il faut pouvoir se panser et prendre soin de soi après cette disparition. C’est ce que décide notre détective Hugo Delatour. Y arrivera t-il? La vie fera t-elle fi de ses états d’âme? C’était sans compter sur ce pied de nez sournois dont la vie a ses secrets. En toute quiétude.

Dès qu’il a pris le dossier en main, notre détective français nous emporte dans son sillage à la recherche de l’assassin de Jennifer Barnes. Peut-être une manière d’oublier ses idées noires et sa peine? Tout se passe en douceur. Avec un certain flegme Britannique. Pas de courses-poursuites. Pas de coups de feu. Mais, du suspens. Des poussée d’adrénaline. Des réflexions profondes. Des énigmes. Des messages à double sens.

Danse Macabre est un thriller comme on les aime. Nous réfléchissons au rythme du détective. Pourquoi ce crime? Que cache t-il? Qui était la victime? Pourquoi elle? Peu à peu, le puzzle se met en place. Doucement, mais, sûrement. Nous découvrons en Hugo Delatour un homme fleur bleue. Fragile du fait de ses souffrances. Fort dans ses enquêtes. Très têtu.  Cependant, est-il prêt à ouvrir son cœur à la vie? A l’amour? Cette enquête sera t-elle aussi l’outil de sa guérison? Rien n’est moins sûr. Est-ce l’alpha d’une vie et l’oméga d’une douleur? Le début et la fin?

En lisant Danse Macabre, nous entrons dans une histoire. Dans des histoires. Celles d’hommes et de femmes. Celles de vies différentes. Celles de masques qui sont appelés à tomber. De masques qui disparaissent face à la vérité. De masques qui s’arrachent dans un silence feutré. Dans un cri muet des corps meurtris. Des masques peu ou prou sanglants qui tournent dans une ritournelle sans fin. Dans une danse macabre.

Note 18/20

9781549593338   Autoédition    124 p.

Le grogneux – Iris Rivaldi -2017

Quatrième de couverture

Une femme marche dans une rue sombre quand elle heurte un objet  sur le sol. Elle est effrayée et cherche aussitôt de l’aide à la porte la plus poche.

C’est ainsi que débute ce polar avec l’entrée en scène d’un commissaire de police plus qu’atypique qui a été bercé par les grands nom de la maison Poulaga. Javert, L’inspecteur Bourrel, Colombo, sont d’ailleurs ses maîtres à penser . Il ne s’est pas non plus remis de l’émoi sensuel éprouvé à la lecture des aventures de Malko Linge, le héros des SAS qui ont enflammé son adolescence. Au fil du récit, ce flic de choc au flair réputé infaillible révèlera aussi une personnalité sensible, un brin romantique.

Mon Avis

Qui va s’affoler pour un objet solitaire aussi insignifiant. Aussi banal? Un objet qui sera, pourtant, à l’origine d’une enquête? Et pourtant, c’est ainsi que nous faisons connaissance du « Grogneux« . Un homme qui a une main de velours dans un gant de fer. Un homme curieux de tout et tatillon à souhait. Quel est cet objet qui a déclenché une telle frayeur chez cette jeune femme? De quelle folie humaine résulte t-elle? Est-elle à l’origine d’un crime? Seul un flic teigneux, têtu, tenace peut y répondre. Un flic au cœur tendre. Un peu trop peut-être? Un brin naïf?

Dans le Grogneux le premier d’une belle série, nous faisons connaissance du personnage principal. De son environnement. De ses méthodes d’enquête. De ses manies. De son désamour pour la paperasse. De ses projets d’avenir. Les chapitres sont courts et facilitent la lecture qui reste addictive.

Les chapitres sont courts et pleins de vie.  Les mots nous racontent avec légèreté la vie. La décision d’un homme qui aime trouver des solutions aux nombreuses énigmes qui jalonnent la vie autour de lui. Un homme qui aime analyser les actes de ses concitoyens. Un homme qui aime interroger les secrets que recèle l’être humain parfois pas aussi innocent qu’il le parait. Un homme qui adore se plonger dans le côté obscur de la vie. Juste pour trouver une réponse. LA réponse à toutes les fanfaronnades de ceux qui se pensent au-dessus des lois. Cet homme que tous ses collègues respectent au plus haut point. Un grogneux?

Ma note 17/20

9791097513016   NDB Editions   154 p. 15€

Le corbeau de Zurich -Gaspard-Hubert Lonsi-Koko – 2018

Quatrième de couverture

A la fin des années 1980, en pleine affaire Kopp et dans le contexte d’un probable trafic d’or entre la Turquie et la Suisse, le détective natif de Kinshasa débarqua dans la capitale du canton de Zurich. Ainsi devait-il assurer l’intérim de la direction de l’entreprise familiale AD Finanzen und Treuhand à la suite de l’hospitalisation de son frère qui, après avoir été empoisonné, luttait entre la vie et la mort dans l’un des services du Kantonsspital à Winterthur.

Mais le ressortissant zaïrois se rendrait compte, très vite, que les montagnes suisses cachaient des bunkers bourrés d’armes de guerre. Des voyous en costard et cravate, ainsi que des hommes d’affaires en col blanc, mais maffieux, agissaient en toute impunité. Les banques helvétiques n’étaient pas aussi respectueuses de la législation internationale que dans certains pays en voie d’industrialisation. Dans ce pays d’Europe centrale, le chocolat ne contiendrait pas que du lait. Quant aux lacs, ils seraient pleins de cadavres humains. Pis encore, ils serviraient de bases, d’immersion et d’émersion, pour des créatures venues d’autres univers. Vortex vers des mondes parallèles?

La neutralité de la Confédération helvétique arrangerait-elle quelques puissances, aussi bien terrestres qu’extraterrestres? Mystère absolu!

Mon Avis

Quand on est détective, peut-on avoir droit au repos? Surtout quand il s’agit de la famille?Roger Dercky va partir à la rescousse de son frère. L’aider dans son entreprise. Que va t-il se passer? Y arrivera t-il? Il lui faudra tout son flair pour y arriver. Est-ce plus facile quand il s’agit de la famille?

Evoluer dans un monde de coups bas. Nager parmi les requins affamés. Eviter les crocs trop longs de certains. C’est ainsi que Roger Dercky mène son enquête. Une enquête où le monde lisse suisse prends de grandes aspérités. Le corbeau de Zurich nous entraine dans les bas-fonds de la société suisse. Cependant, quel rapport  entre une société fiduciaire ayant pignon sur rue et le Milieu helvétique? Roger Dercky va tenter de faire la lumière sur cette question.

Gaspard Hubert Lonsi Koko donne des renseignements historiques sur tous les monuments. Ce qui pourrait n’intéresser qu’une partie du lectorat. Cependant, la lecture reste agréable. Plus les pages sont tournées et plus nous avançons dans le suspens. L’intrigue est bien ficelée et nous pousse à faire de nombreuses suppositions tandis que le suspens demeure jusqu’à la dernière ligne. L’enquête se déroule entre actions, sexe et meurtres, dans la froideur helvétique.

Le corbeau de Zurich nous fait entrer de plein pied dans un monde d’habitude secret. Un monde feutré malgré l’illégalité flagrante de certaines actions commerciales. Nous découvrons le monde des affaires. Plutôt le côté obscure de ce monde. Qui est ce fameux corbeau? Quel est son rôle dans cette histoire? Une enquête menée tambour battant, dans le luxe, le monde de l’argent facile. Une enquête qui prouve, une fois de plus, l’argent n’a pas d’odeur. Enfin, pour ceux qui désirent avoir un problème d’odorat.

Ma note 16/20

9791091580328  L’Atelier de l’Egrégore  346 p.

Le 9ème jour – Cyrille Audebert – 2012

Quatrième de couverture

Les prairies Saint-Martin et l’usine désaffectée qui bordent le Cimetière du Nord abritent-elles réellement un fantôme? Le nouveau collègue des détectives Jacques Lucas et David Huxley est-il un sorcier vaudou? Les saintes ont-elles vraiment le pouvoir de rendre la parole aux muets et de guérir tous les maux?

Pour l’avènement du printemps, Margot Baudor se pose beaucoup de questions, mais principalement celle-ci: « La météo, curieusement estivale de ce mois de mars, ne serait-elle pas responsable de la vague de meurtres abominables qui s’étend sur la ville?… »

Mon avis

Oh mazette! Comme d’habitude Cyrille Audebert nous transporte dans le moi négatif de l’humain. Son moi le plus noir et le plus dérangeant. Et ce, dès les premières pages. Des crimes. Des personnages bizarres. Déroutants. Aussi, les questions fusent dès les premiers mots. Que se passe t-il? Qui sont toutes ces personnes « bizarres »? Qu’ont-ils subi? Est-ce la quatrième dimension?

La lecture est fluide avec une impression d’entrer dans un monde fantastique. Enigmatique. Dérangeant dans le bon sens du terme. L’humour reste incisif. Croustillant. Contagieux. Le suspens est maintenu jusqu’au bout. C’est avec plaisir que l’on retrouve Jacques Lucas et David Huxley ainsi que leurs petits travers familiers. Rassurants. Avec eux, nous partons à la recherche de ce ou de ces meurtriers mystérieux. Bizarres.

Les mots nous emportent, chapitre après chapitre, dans un monde hétéroclite. Un monde où rien ne semble être ce qu’il parait. Un monde où l’esprit cartésien est abandonné à, l’entrée. Un monde où il faut garder l’esprit ouvert. Très ouvert. Ce qui rend la lecture encore plus plaisante.

Le 9ème jour est un roman policier qui nous exalte par sa fin surprenante. Un roman de tendresse malgré la dureté de certaines situations. Un roman plein d’humanité. Un roman où les personnages quels qu’ils soient nous paraissent familiers, attachants tant la description est précise. Un régal qui rend addictif et fait espérer une série sans fin  comme pour les écrivains de polar d’outre-manche. Un très beau roman.

18/20

9782954267043  Editions Sindbadboy   303 p.  18€

Ma vie sera pire que la tienne – Williams Exbrayat – 2018

Quatrième de couverture

Quel est le point commun entre un  looser amoureux, un bouledogue alcoolique nommé Disco Boy et une jolie hôtesse de casino? Une sévère propension à être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ces trois-là n’étaient pas faits pour se rencontrer, encore moins pour évoluer en milieu hostile: des trafiquants de drogues, des braqueurs grimés en présidents, des flics retors et une bête qui hante la campagne. Tuer ou se faire tuer, telle est désormais leur seule alternative.

Mon avis

Il y a des jours où il est préférable de rester au lit. Tout le monde a connu ce moment. Ce ne sont pas les apprentis voyous qui vont dire le contraire. Avec un vocabulaire truculent, Williams Exbrayat nous fait entrer dans un monde peu ordinaire: celui des voyous loosers. Ceux qui ont la poisse collée au corps. Peu importe le milieu. Peu importe la classe sociale. La poisse guide la vie de ces gangsters. Vous voulez du sang? Vous en aurez plus que vous ne le souhaitez. Vous voulez des cadavres? Il suffit de demander.

Les différentes scènes se passent avec horreur, gouaille, humour. Nous suivons les aventures de ces apprentis méchants. De ces victimes à qui la vie joue des tours assez retors. Les scènes se succèdent, se recoupent, se rejoignent pour finir en apothéose. N’est pas gangster qui veut. Peu importe l’intelligence. Peu importe la baraka. Les hommes se substituent aux animaux qui, eux, se substituent aux hommes. Ils ont plus de sentiments, plus d’âme que ces derniers. Ces humains qui vont jusqu’au bout de leur noirceur d’âme pour gagner si peu. Pour gagner le pire.

Ma vie sera pire que la tienne fait remonter la faiblesse, la fourberie de l’homme. Jusqu’où peut aller ce dernier pour garder un pactole? Qu’est ce que sa conscience lui permet de faire ou d’oublier?  Les mots sont crus. La logique est illogique. Le suspens est présent jusqu’au dernier mot. La lecture est agréable et les surprises sont nombreuses. L’intrigue est superbement ficelée et, jusqu’au bout, les personnages resteront sur le fil du rasoir. Définitivement, il est vrai que JE a raison de dire Ma vie sera pire quela tienne. Et c’est peu de le dire.

Ma note 18/20

9781719901536   Autoédition   232 p.