Manhattan Ghost -Philippe Ward & Michael Laguerre – 2014

Quatrième de couverture

Elle attendit que son cœur reprenne un rythme normal avant de se décider à gagner le bar. Elle allait être en retard maintenant.
– Bonjour Lisa
La jeune femme se retourna brusquement surprise d’être ainsi abordée dans ce quartier.
– Peter, mais que fais-tu ici ?
Elle s’arrêta soudain., consciente de l’incongruité de sa question. Peter était décédé trois ans plus tôt d’un cancer généralisé dû au surmenage, à l’alcool et surtout à l’abus de cigarettes. Et il se trouvait face à elle, vêtu du costume bleu que Lisa lui avait toujours connu. Ses épaules étaient plus voûtées. Son visage plus pâle que dans ses souvenirs. Il lui souriait.
– Tu es resplendissante comme toujours.
Lisa Kilpatrick, une pure new-yorkaise, travaille dans la police, mais sa véritable passion demeure la musique. Un soir par semaine, après son service, elle joue du piano et chante dans un club new-yorkais. Un jour, elle assiste au Manhattanedge. Un soir par an, le soleil couchant se retrouve juste au milieu de la 14th rue, dans un alignement parfait vers l’ouest. Et là, elle va basculer dans un autre monde. Celui des fantômes de Manhattan.

Chronique

Lisa a une vie somme toute normale. Elle est policière et adore la musique. Elle se sent presque à l’aise dans son quotidien tout en ne supportant ni la mort, ni les cadavres. Un comble pour un policier de la Criminelle. Elle arrive à trouver un équilibre entre les deux jusqu’au jour où…  elle passe dans la quatrième dimension. Elle est engagée par les Manhattan Ghosts.

Avec un brin d’humour et beaucoup de curiosité, nous suivons l’enquête de Lisa. Une enquête où évoluent  de nombreux fantômes très connus. Une enquête toute en subtilité dans le New York de l’autre monde. Une enquête faite de réflexion et de déduction. Pas de coups de feu, ni de course poursuite. Mais un grand esprit d’analyse dans un monde où tout est différent.

Manhattan Ghost  est un roman policier atypique avec des photos qui accompagnent le récit et ajoutent une atmosphère adéquate au déroulé de l’enquête. Avec Lisa, nous découvrons avec une incrédulité curieuse les différents habitants de cette quatrième dimension avec leur force et leur faiblesse. Nous tentons, toujours avec elle, de conclure cette enquête fantastique en compagnie des Manhattan Ghosts.

Note 16/20

9781612272986   Black Coat Press   Collection Rivière Blanche   10€

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Le meurtre d’Alice – Yasumi Kobayashi – 2016

Quatrième de couverture

Alice est suspectée de meurtre au Pays des Merveilles. Les crimes se multiplient  et se répercutent dans le monde réel, au sein d’une université japonaise. Petit à petit Alice se sent menacée tout comme Ari Kurisugawa, une des étudiantes du campus. Deux mondes mystérieusement liés dans lesquels se cache un meurtrier expert en faux semblants. Alice et Ari parviendront-elles à le démasquer et à sortir indemnes de cette histoire qui frise la folie?

Chronique

Un meurtre au Pays des Merveilles. Un meurtre dans un laboratoire universitaire. Quel rapport? Un rêve? Une réalité? Une prémonition?  Deux monde parallèles? Et si les deux mondes n’en faisaient qu’un? Dans un récit épique haletant, nous accompagnons Ari Kurisugawa  dans son enquête. Elle cherche à comprendre. Pourquoi ce meurtre? Y a t-il un rapport avec le monde fantastique?

Dans le meurtre d’Alice, Yasumi Kobayashi nous entraine dans le Pays des Merveilles. Dans le monde réel aussi. Les personnages sont attachants et pourraient exister aussi dans le monde réel tant ils sont proches les uns des autres. Quel est le lien entre eux? Quel est le lien avec le meurtre dans le monde réel? De discussions bizarres en dialogues de sourds, l’enquête suit son cours sans que nous nous départissions de notre sourire. L’humour reste le fil rouge de cette histoire de meurtre qui n’en finit pas de nous questionner.

Nous suivons l’évolution de l’enquête par le biais des personnages et leurs discours édifiants. Le meurtre d’Alice est un roman policier fantastique. La lecture est très agréable et les personnages sont hauts en couleur. Nous naviguons entre deux mondes sans perdre le fil de l’histoire. Au contraire.

Note 18/20

9784990874612   Les éditions d’Est en Ouest    259 p.    18€

Oublie le sourire d’Angkor – Pierre Mazet – 2019

Quatrième de couverture

En 1923, Michel de la Tournière, jeune métis franco-khmer, s’embarque pour le Cambodge pour y occuper un poste paisible de fonctionnaire colonial. Las, il y arrive au moment où André Malraux est surpris en flagrant délit de pillage d’antiquités. La mystérieuse disparition du couple qui accompagnait les Malraux le replonge dans son histoire personnelle. En effet, quinze ans auparavant, sa sœur aînée a trouvé la mort à Angkor dans des circonstances mystérieuses. Installé au cœur de la cité d’Angkor, où la forêt enterre les temples et où mythes et légendes s’entremêlent, il va inlassablement poursuivre sa quête de vérité, ce qui ne l’empêche pas de participer activement à la renaissance de cette cité, symbole de la gloire de ses ancêtres. Avec l’aide du Commissaire Crettier et du grand architecte Henri Marchal, il va tenter d’élucider les disparitions mystérieuses survenues depuis l’arrivée des Européens et lever le mystère qui l’obsède. Il y parviendra, alors que le Cambodge est de plus en plus plongé dans une guerre dont il aurait dû être un simple spectateur, mais qui le conduira au plus noir de son histoire: la dictature des Khmers Rouges.

Chronique

Quand on vit un évènement, on ne connait pas toujours sa portée historique. Parfois, l’envie de prendre la plume est présente. Elle se réalise si l’encouragement est là. Alors, il faut raconter. C’est ce que fait Michel. Il témoigne. Il parle de la mystérieuse Angkor. Que s’y passe t-il? Pourquoi tant de morts énigmatiques? Quel rapport avec la mort de sa sœur?

Avec des chapitres courts et une lecture fluide, nous découvrons le pays des Khmers. Un pays encore sous influence coloniale où bien des mystères planent. Nous découvrons des personnalités françaises sous un jour pas vraiment flatteur. Nous évoluons dans la sphère des pilleurs de sites. Un monde qui n’est pas ce qu’il parait. Un monde où les disparitions  sont inexplicables.

Oublie le sourire d’Angkor est l’histoire d’un grand mystère. Celui d’une découverte. Celui d’un temple maudit. Celui d’un peuple attaché à son histoire. C’est aussi une recherche languissante pour savoir. Pour décoder un site historique. Pour connaître ceux qui ont gravité autour de ce site. Doit-on dire « Voir Angkor et mourir« ? Est-il possible de savoir enfin ce qui s’y passe? Michel nous fait partager un pan de l’histoire, des traditions cambodgiennes. Une histoire khmère que ne nous raconteront jamais les livres d’histoire. Une histoire dans l’histoire. Un huis clos dans le milieu colonial où la langue de bois est de rigueur. Un conseil qui devrait être donné à quiconque souhaite se lancer sur les traces d’aventuriers plus ou moins honnêtes : Oublie le sourire d’Angkor.

Note 17/20

9782343166261   Editions L’Harmattan   187 p.    18,50€

 

 

Jouer le jeu – Philippe Paternolli – 2019

Quatrième de couverture

Un petit caïd met le feu à la bonne ville d’Albi le 31 décembre 2012 et se retrouve embauché pour ce « fait d’armes » par un réseau de produits dopants. Le vendredi suivant, les joueurs de la rencontre opposant le Toulouse FC à l’AC Ajaccio finissent le match à l’hôpital dans un état critique. En poste à Albi depuis peu, le commandant Vincent Erno se retrouve avec ces affaires sur les bras. Et personne dans cette histoire ne jour le jeu. Erno encore moins qu’un autre…

Chronique

Un quartier « chaud ». Un jeune désœuvré qui rêve de devenir un délinquant de grande envergure. Une « frappe » ainsi que le nomme si bien le langage populaire. Eh oui, chacun souhaite arriver au sommet de l’échelle sociale… à sa manière. Pour Kévin, la voie est toute tracée, plutôt que de s’ennuyer dans sa cité, fut-elle au soleil.  Est-ce si simple qu’il n’y paraît? Juste que le gang soit et le gang fut?

Jouer le jeu nous emmène dans un monde de tueurs. Tueurs pour le plaisir. Tueurs pour l’ego. Tueurs qui se meuvent dans le noir. Froidement. Sans état d’âme. Cette série de meurtres est-elle liée au même assassin? Quel est le rôle de l’Etat, du monde du foot dans cette histoire? Le Commissaire Erno, d’une intelligence très fine, nous emmène sur ses pas, à la découverte de certains secrets qu’il faudrait peut-être taire.

L’écriture est claire. Sans fioritures. La lecture se fait d’une traite tant le suspens est présent. Un suspens qui est entretenu par des rebondissements qui tiennent en haleine. Les personnages sont hauts en couleur et dotés d’une personnalité forte. C’est ainsi que nous les suivons dans ces enquêtes énigmatiques. Des enquêtes que poursuivent le commissaire Erno et ses collègues. Des enquêtes qui peuvent être bouclées rapidement à condition que tout le monde accepte de jouer le jeu.

Note 17/20

9782919066759   Editions du Caïman   175 p.    12€

La fille de juin – Laurent Maillard – 2018

Quatrième de couverture

Quelque part dans les Cevennes, un couple de retraités sauvagement assassinés sans mobile apparent… A quelque temps de là toujours traquée par les autorités, l’ex-tueuse Aurélie Van-Root se retrouve en cavale non loin des lieux du drame et se voit bientôt contrainte de fuir aux côtés de Julie Massol, une jeune artiste impliquée dans une sordide affaire de stupéfiants. Alors que dans un premier temps, Julie propose à Aurélie de la guider à travers la région en échange de sa protection, leur association vire rapidement au cauchemar. Malgré les avertissements du « huguenot », pour échapper aux trafiquants et aux forces de l’ordre les deux femmes se réfugient au Havre, un domaine hébergeant les membres d’une secte. Accueillies par un groupe de druides régnant sans partage sur ce microcosme médiéval totalement reclus du reste du monde, les fugitives découvrent que sous le vernis d’un communautarisme idyllique, leurs hôtes vivent dans la terreur permanente du « croquelat », un mystérieux tueur qui terroriserait la contrée. Face au comportement de Julie qui semble de moins en moins étrangère à ses déboires, le doute s’installe bientôt chez Aurélie. Et lorsque cette dernière découvre que dans une cave, les fidèles vénèrent également pour ses prétendues vertus, « une chose tombée du ciel », il y a vraiment de quoi devenir dingue…

Chronique

Un crime odieux. Une course poursuite avec les gendarmes. Qui est cette femme qui tente de leur échapper? Quel est son crime? Qui est cette jeune femme qui décide d’aller en cavale avec elle? Etre en cavale n’est pas chose facile. Encore moins lorsqu’une inconnue est de la partie. Comment la confiance peut-elle s’instaurer? Qui sont ces deux femmes qui sèment la mort sur leur passage?
Dès le début, le ton est donné. Nous entrons de plein pied dans un monde où les armes prennent un grand plaisir à parler le langage de la mort. Nous accompagnons Aurélie et Julie dans leur fuite en avant à travers les Cevennes. Elles fuient la police. Chacune a ses raisons. Elles fuient leur douleur. Elles fuient leur passé en miettes. Elles fuient leur vie en décadence. Est-ce si simple? Comment se terminera cette cavale?
La fille de juin est un policier agréable à lire. Le suspens est toujours présent et l’adrénaline nous accompagne à chaque page. Chacune des pages tournées nous réserve une énigme de plus. Courses poursuites. Coups de feu. Cadavres. Quatrième dimension. Tout est là pour instaurer le suspens jusqu’à la dernière ligne. Une dimension où nous plongera avec bonheur la fille de juin.

Note 17/20

9782379120015   Editions Et le bruit de ses talons   165 p.   15€

 

Loukoums sanglants – Soline Astier – 2018

Quatrième de couverture

Gabriel Lipari, misanthrope féru de diplomatie et fin lettré, est nommé à Istanbul au flambant neuf institut contemporain des civilisations méditerranéennes. Il traverse une crise sévère de la cinquantaine lorsque des cadavres se mettent à pleuvoir sur l’Institut, ne lui laissant aucun répit. Aux manettes du Learning Center, Gabriel devra jongler entre des oeuvres d’art salement attaquées, la susceptibilité du gratin international et des meurtres de plus en plus sinistres…

Chroniques

Avoir un bon métier qui permet de voyager et/ou d’habiter dans les plus grandes capitales du monde, qui n’en a jamais rêvé? Pour Gabriel Lipari, c’est la routine. La normalité. Jusqu’à son arrivée à Istanbul, ville mythique. Pourra t-il s’adapter à sa nouvelle vie? En attendant, depuis son arrivée, tout ne se passe pas comme il le souhaite. Que lui réserve l’avenir dans cette ville? Que penser de ses déboires familiaux? Cependant, la prise de son nouveau poste se passe relativement bien jusqu’au premier cadavre.

Loukoums sanglants est un thriller mené tambour battant. A un rythme quasi tropical pour un homme pétri de certitudes et ennuyeux à souhait. Que se passe t-il? Qui en veut à ce nouvel institut et à son tout nouveau directeur? La lecture est aisée. Le suspens tient en haleine jusqu’au bouquet final. Nous suivons avec inquiétude le déroulement de l’enquête à travers l’Europe. Nous doutons des étranges couples tous plus bizarres les uns que les autres qui gravitent autour du Learning Center. Qui est l’assassin? Quel est son but? Pourquoi s’en prend t-il au personnel de l’institut?

Peu à peu nous découvrons des secrets. Des anciennes blessures. Des sentiments refoulés. A travers Istanbul, l’enquête avance doucement mais sûrement. Au gré du temps. Au gré des policiers. Au gré des hommes qui ont lié leur vie à celui du tout nouvel institut. La suspicion règne et tout le monde peut être coupable. Alors, attention, les murs peuvent parler. Les pièces de musées aussi.

Note 17//20

9782343154152   Editions l’Harmattan   304 p.   25,50€

Le grogneux face à l’inexplicable – Iris Rivaldi – 2018

Quatrième de couverture

Le commissaire Paul Berger, surnommé « le grogneux » par tous ses collègues à cause de son fichu caractère, n’est pas au bout de ses peines. Ce policier un rien atypique est confronté tous les jours à un monde impitoyable à la lisière du sordide. Heureusement que ses amis dévoués et sa merveilleuse épouse à la nature espiègle et amoureuse lui permettent de souffler de temps  à autre. Seulement voilà, même s’il a une longue expérience de fin limier derrière lui, notre commissaire n’a encore rien vu  et va soudain subir d’étranges phénomènes, loin d’être le fruit de son imagination. En effet, il est brutalement projeté dans une dimension inconnue, par chance, dans la tourmente et croyant perdre l’esprit, quelqu’un plein de ressources croisera sa route. Une question se posera néanmoins: comment ce super flic incarnant loi et autorité se comportera t-il  face à l’inexplicable, lui d’habitude censé avoir réponse à tout?

Chronique

Après la perte de son remplaçant, le grogneux rempile en attendant l’arrivée du nouveau commissaire. Pour le moment, il doit faire face à un incendie criminel. Qui en est l’auteur? Pourquoi? Oubliant sa courte retraite, le grogneux se lance corps et âme dans cette nouvelle enquête. Avec la complicité de son épouse.

Le grogneux face à l’inexplicable est un roman policier plein de rebondissements. C’est une enquête où deux histoires se côtoient et intriguent. Malgré sa longue expérience, le commissaire devra faire face à une situation pas si facile à gérer. Ces deux enquêtes sont-elles liées?  quel est le message à retenir? Y a t-il un message?

Au fil des pages, la lecture se fait avec aisance. Nos policiers bien que fins limiers auront du pain sur la planche et beaucoup de mal à avancer dans leur enquête. Peu à peu, le grogneux nous démontre son esprit  vif et toujours en ébullition. Ce qui lui permet de rebondir facilement au gré des découvertes.

Le grogneux se jette dans ces enquêtes avec force. Avec discernement. Avec beaucoup d’enthousiasme. Peut-être est-ce la dernière avant de pouvoir profiter agréablement et pleinement de sa retraite. Une retraite où il déposera enfin les armes et ne sera plus le grogneux face à l’inexplicable.

Note 17/20

9782322147571  Books on Demand   276 p.   19€

Le grogneux rempile – Iris Rivaldi – 2018

Quatrième de couverture

Il n’aspirait qu’à la paix et à la tranquillité, de notre fin limier mais voilà que de nouveaux soucis se pointent pour le Commissaire principal Paul Berger dit le « Grogneux », et donc de nouveaux grognements en perspective!  Heureusement sa charmante épouse Emilie est là pour apaiser son esprit… Le voilà de nouveau confronté à un crime odieux dont il devra éclaircir le mystère et sa retraite tant attendue n’est plus à l’ordre du jour. Les lendemains ne s’annoncent pas de tout repos. Le petit commissariat de province de Sernon est en effet le théâtre de nombreuses péripéties.. Les dossiers s’empilent au grand dam de notre fin limier, autour duquel gravitent amis et collègues, qui se serrent les coudes quand le sort s’acharne. En reprenant du service, notre Grogneux n’a pas laissé ses bons sentiments dans les classeurs métalliques de son bureau: toujours aussi fleur bleue, sa douce Emilie lui communique sa joie de vivre et son amour qui l’aideront à supporter bien des tourments. Elle apportera aussi son aide pour réconforter les âmes en peine de passage. Ce récit est rythmé par une cascade d’évènements intenses. Comment notre grogneux va-t-il se sortir d’autant de chausse-trappes?

Chronique

C’est le départ pour la retraite et le Grogneux semble pressé de partir retrouver ses êtres chers. Et si le sort en décidait autrement? Et voilà que notre flic reprend du service. Est-ce une bonne idée? Que nous réserve le Grogneux? La vie est faite de priorités et notre commissaire sait faire la part des choses. Nous partons pour une nouvelle enquête. Une enquête qui touche particulièrement le Grogneux. Alors commence une chasse à l’homme. Une course contre la montre. La traque du ou des assassins. Avec un policier toujours aussi fleur bleue et sensible.

La lecture est agréable et se fait sans heurts. Les chapitres sont assez courts. La vie du commissaire et l’enquête sont liées  rendant ainsi l’histoire vivante. Plausible. Vraie. Nous avançons dans l’enquête d’une manière simple. Une enquête où quelques coups de feu ponctuent les avancées. Nous assistons à la renaissance d’un homme. Une renaissance à la vie. A l’amour. A son entourage.

Le Grogneux rempile et nous rempilons avec lui. Avec plaisir. Avec bonheur. Nous découvrons aussi les ficelles du métier de flic et nous nous posons de nombreuses questions intrigantes. Qui est à l’origine d’un tel crime crapuleux? D’un crime si odieux? Pourquoi cette cible et pas une autre? Trouvera t-on un jour le ou les assassins? Le Grogneux arrivera t-il à concilier vie privée et vie professionnelle sans heurts? Au fil des pages, nous avançons sur la pointe des pieds dans cette traque éprouvante. Pour toute une équipe. Une traque qui devient possible car le grogneux rempile.

Note 17/20

9782322148004    Books on Demand    200 p.    15€

L’assassin de papa – Malika Ferdjoukh – 2010

Quatrième de couverture

Valentin et son père vivent dans une péniche abandonnée, sous le pont de Grenelle, à Paris et doivent chaque jour ruser pour survivre et ne pas être séparés. Un soir, ils surprennent le tueur en série qui s’attaque aux jeunes femmes du quartier. La peur hante alors leurs jours et leurs nuits. Car le tueur en série les a vus aussi…

Chronique

Avoir une vie marginale est un fait pour Valentin et son père. L’école de la vie plait à ce garçon qui, très tôt, a appris à ne pas aimer l’école. Mais, connait-il vraiment  la vie scolaire? Pourquoi ne veut-il pas y aller? Son père le laissera t-il y aller un jour? Sa vie de bohème ne lui pèse pas jusqu’au jour où il fit une rencontre.

L’assassin de papa est un roman policier pour lecteurs à partir de dix(10) ans, mais qui peut être lu par des adultes aussi. L’histoire est belle. La lecture est agréable. Au fur et à mesure des pages, nous découvrons l’histoire de ces deux personnages hauts en couleurs, un peu perdus dans la vie. Deux personnes pétries de beaux souvenirs lointains. Deux personnes brisées par une perte commune. Par des accidents de la vie. Valentin et son père connaissent le visage du serial killer qui sévit dans leur quartier parisien. Comment faire pour qu’il soit arrêté? Plutôt, comment le dénoncer sans se présenter au commissariat?

C’est avec beaucoup de plaisir que nous dévorons l’assassin de papa, un roman plein d’humour. D’amour. De force. D’humanité. Ce roman est un concentré de suspens. Cette atmosphère qui s’infiltre dans chaque fibre du corps insufflant fortement l’instinct de survie. Une envie de mieux être entouré. C’est ce qui arrive à Valentin qui craint pour sa vie et celle de son père. Surtout qu’en dehors de la péniche sévit l’assassin de papa.

Note 17/20

9782748509373    Editions Syros 102 p.    6,95€

En noir et or – Claudine Aubrun – 2011

Chronique

Tout le monde a déjà ramassé de la ferraille dans son jardin. En général, tout finit à la décharge. Rarement au grenier. C’est pourtant ce qui arrive à Adèle et à son père. Avec beaucoup de surprise, elle apprend qu’ils ont de la valeur. Est-ce vrai? Que faut-il en faire? Le vendre? Le garder? Adèle doit-elle en parler à son père? Doit-elle, comme le suggère son ami Mika, se taire et le cacher? Il faut dire qu’Adèle et son père ont une vie somme toute routinière jusqu’au jour où un collègue  de ce dernier se fait assassiner. Qui est l’assassin? Le père d’Agnès? Cette dernière doit-elle faire sa propre enquête pour y voir plus clair?

En noir et or, un roman policier pour lecteur de dix ans et plus,  se lit d’une traite tant l’histoire est prenante. Le suspens nous tient jusqu’au dernier mot. L’intrigue est bien ficelée et nous tournons les pages avec une grande curiosité. Avec un extrême plaisir. Les mots s’enchainent, se nouent et se posent avec légèreté et force sur une page de la vie des personnages. Claudine Aubrun, avec cette superbe histoire, a su créer une atmosphère qui rend la lecture agréable. En noir et or est un roman jeunesse que ne renierait pas un adulte. Un beau moment d’évasion.

Note 18/20

9782748511710   Editions Syros    132 p.    5,99€