The prison experiment – Eric Costa – 2018

Quatrième de couverture

Zone 51, désert du Nevada. Un dôme immense, à la peau cuivrée, se dresse tel un monstre sous les étoiles. Son nom: « L’Oeuvre », prison expérimentale secrète dotée d’une intelligence artificielle. Nul ne sait ce que recèle l’édifice depuis que la CIA en a perdu le contrôle. Que sont devenus les 5300 détenus livrés à eux-mêmes après sept ans d’abandon? Un commando  de douze hommes et une femme pénètre en secret dans ce labyrinthe mortel. Leur mission: retrouver Dédale, son architecte, à n’importe quel prix. Elana, hackeuse surdouée, compte bien percer les mystères de l’Oeuvre. Elle ignore que son génie peut les sauver… ou les tuer. Jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre?

Chronique

Une escouade qui se déplace en silence dans les profondeurs de la nuit. Qui sont-ils? Où vont-ils?  Pour quoi faire?  Dès les premiers mots, nous sommes happés  par l’aventure. Dès ce moment, le rythme reste soutenu. Angoissant. Qui sont ces hommes et ces femmes qui ont accepté de pénétrer dans l’inconnu? Quelles sont les raisons qui les ont poussés à accepter?

Dès le début, nous retenons notre souffle et vivons au rythme des évènements. Tout est mystère. Tout est déroutant. Personne ne sait ce qui attend ce détachement. Personne ne sait qui ils vont avoir en face d’eux. Hommes ou bêtes assoiffées de vengeance? Tout y est effroyable. Les attentes. Les batailles monstrueusement silencieuses. L’homme semble y avoir renié son humanité. Est-ce possible?

La lecture se fait addictive dès le début. Les pages se tournent avec avidité. Avec passion. Avec une curiosité qui pourrait sembler malsaine. Mais, ce n’est que de l’adrénaline. Le souffle est retenu par les intrigues. Par les luttes. Par les scènes apocalyptiques. Pourquoi continuer à progresser? Le jeu en vaut-il la chandelle? Reste-t-il une once d’humanité dans cette forteresse?

The prison experiment est une longue descente en enfer. Une descente que nous suivons avec un grand plaisir. Une curiosité sans nom. Chaque page, chaque chapitre est lu dans la même alégresse bizarre. Sans remords. Juste cette soif inextinguible de savoir. De comprendre.  De se perdre avec bonheur dans ces luttes. Dans ces terreurs. Dans ces cris. Dans ces vies plus ou moins fragiles. Juste cette soif de regarder l’âme de ces personnes. De l’interroger. Juste une question brûlante: « Qui sortira vivant de The prison experiment?

Note 18/20

9781790504299    Autoédition    662 p.

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La résiliente – Orianne Valdeau

Quatrième de couverture

L’histoire d’une femme des années quatre-vingt ou autant d’histoires que de chapitres dont chacun pourrait, l’un après l’autre, constituer la base d’un roman… Pourquoi une même vie accumule -t-elle autant d’épreuves? Résultent-elles d’un mauvais karma, d’une mauvaise étoile ou sont-elles de la responsabilité de l’héroïne et de ses choix? Choisit-on vraiment le cours de sa vie? Du « comment as-tu pu supporter cela »? au « Ta force nous effraie », le regard des autres sur une résistance peu particulière. est le point de départ de ce récit. La résilience, cette faculté de surmonter, par sa propre force, les obstacles est au cœur de ce roman, où trouver l’énergie en est le fil conducteur.

Pour fond: la difficulté d’être femme dans une époque et une France dites égalitaires. Pour sujet, les thèmes forts de notre société; l’échangisme, la famille mono parentale, la pédophilie, le handicap mental, l’inceste, le suicide, les addictions alcool et drogue, les institutions telles que le monde carcéral, l’administration juridique ou la psychiatrie, l’inégalité et la difficulté des femmes dans le monde du travail, l’accès au logement, la vie dans la rue, le décès d’un enfant, pour les principaux.

Il y a quelque chose à donner aux autres plus fragiles, plus touchés ou n’ayant pas simplement cette capacité à surmonter l’inacceptable. La résilience n’a pas de recette, ce récit non plus. Peut-être quelques pistes à cerner au détour des confrontations aux maux de notre société. aux réponses bonnes ou mauvaises apportées par une femme de tempérament, au choix qu’elle fait de ne jamais baisser les bras.

 

Mon avis

Que dire de ce roman? Un roman fait de miettes de vies? Et, quelles miettes!! Qu’il est beau. Tout simplement. Qu’il est humain. Qu’il est humble. La résiliente se lit d’une traite. Facilement car les chapitres sont courts. L’écriture est simple. Il est superbe. De vie. De force. De belles histoires en kaléidoscope. Des histoires faites de mots. De maux. Des mots qui disent, qui expliquent des maux. Comment continuer à aimer la vie quand cette dernière vous a éprouvé plus qu’il n’en faut? Quand, comme Job, vous allez au fondla-resiliente de la douleur, de l’horreur, pour en revenir encore plus fort, encore plus courageux? Je vais vous faire un aveu. Il est rare que je lise aussi rapidement un livre: j’ai mis trois heures. Ce qui veut tout dire.

L’histoire d’une lutte récurrente. une lutte de chaque instant pour garder sa vie en main. Faire face. Toujours. Ne pas plier. Les mots sont naturels. Naturellement beaux. Naturellement forts. Que de belles batailles! Que de belles victoires! Un livre bouleversant qui vous remue l’âme et vous donne l’envie de prendre Sophie dans vos bras. Pas par pitié. Non, ce serait insultant. Mais, par respect pour sa force.

Un livre de tendresse. Un livre de douceur. Malgré les maux. Un livre où l’enfer est de plus en plus glauque. Où l’Humain montre son côté obscur. La profonde noirceur de son âme. j’ai eu beaucoup de respect pour ce petit bout de femme qui va au plus profond de la vie pour pêcher un sourire, y prendre une volonté de fer. Pour survivre. Pour vivre. J’ai adoré La résiliente. J’ai aimé les mots. C’est une ode à toutes ces personnes anonymes qui se battent tous les jours pour exister. Juste exister. A lire. A conseiller. A garder à son chevet. Une belle leçon de vie.

Ma note 17/20

ISBN 9782367281049      216 Pages      Les plumes d’Ocris      Broché 20€