Loin des fauves – Philippe Saimbert – 2018

Quatrième de couverture

Une passion amoureuse, une motte castrale hantée et un lourd secret de famille servent de toile de fond à cette histoire. Suite à un accident de moto, Jean est soigné par Lorina, une guérisseuse qui habite en compagnie de son père dans un petit village du Béarn. Une belle relation  va naître entre ces deux êtres aux vies tourmentées. Tous deux sont passionnés. Elle de nature et lui, de création musicale. Lorina s’investit dans sa vocation  et la protection de l’environnement. Mais Jean se rend bien vite compte que la propriété et ses occupants cachent de nombreux mystères… De son côté, Lorina va devoir se battre contre un élevage industriel. Un combat qui scellera son destin et celui de Jean.

Mon Avis

Que faire quand les souvenirs vous tenaillent? Que faire quand tout un pan de votre passé ressurgit des années plus tard? Fuir ou faire face? Se taire ou raconter? Un récit à la première personne qui nous rend témoins de cette histoire. Le hasard de la vie. Une rencontre et la vie bascule. A jamais. Une histoire toute en délicatesse. Toute en beauté. Toute en pudeur. Des personnages forts. Aussi bien dans la tendresse que la méchanceté. Des personnages d’une grande timidité. D’une grande tendresse. D’une grande candeur. Des personnages d’une haine débordante. D’une misérable haine capable de bouleverser les vies environnantes.

Loin des fauves  est l’histoire d’êtres humains. D’un humain. Un homme qui révèle des sentiments. Des vies. Un homme qui se révèle aux autres. A lui-même. Un homme qui retrouve une raison de vivre. Un homme qui retrouve sa vie. Qui retrouve une sensation de vivre. Un homme qui se retrouve. Tout simplement.

Les pages et les chapitres défilent doucement. Fortement. Rapidement. Ils recèlent une force tendre. Douce. Chaque mot est une référence à la vie. Une référence aux gens de la campagne. Aux gens de la nature. Avec des secrets. Comme tout le monde. Nous nous laissons emporter par le récit. Nous ressentons les mêmes émotions que les personnages. Un voyage dans le temps. Un voyage dans l’espace. Un voyage au bout de soi. Un voyage épique. Romantique. Rustique. Juste une grande escapade dans un monde terriblement humain. Un monde qui sent si bon la vie.

18/20

9791091097314  Autoédition  231 p.  9,99€

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L’année perdue – Mémoires d’un veilleur -Louise Morens – 2018

Quatrième de couverture

L’Ordre des Veilleurs a failli à sa mission de sauvegarde et de protection des peuples en abandonnant la Terre à un seul homme, déchu de sa fonction de Veilleur itinérant parce que trop intègre. L’Ordre de Valaquenta, créé par des réfugiés de Milénia et aujourd’hui aidé des Nations Unies, pallie ce manque. Le Veilleur devra rallier tous les peuples, les réfugiés et les Humains, pour permettre la réalisation de ce qui ressemble à une prophétie. Les grandes lames de la justice, reliques de Milénia, devront être réveillées. Leurs porteurs devront accepter l’impossible. L’amitié et le sens du devoir devront être plus forts que tout pour éviter la destruction de toute forme de vie.

Mon Avis

Des gens qui veillent sur le bien-être et la sécurité des Hommes. Plus particulièrement des personnes en danger. On en connait tous me direz-vous. Ben non, pas les veilleurs. Pas de groupes secrets.  Une entrée en fanfare dans le monde des veilleurs. Dans leurs pratiques. L’embarquement est immédiat. Tout se passe si vite, qu’on ne peut que suivre. Avec plaisir. Avec bonheur.

Mémoires d’un veilleur- l’année perdue nous emporte dans un monde inconnu. Celui des veilleurs où la surveillance et la protection est un sacerdoce. Un monde curieux mais intéressant. Entre téléportation, extraterrestres, mondes parallèles. Le suspens est prenant. Avec Solène et les membres de son équipe, nous allons à la découverte des peuples. Entre batailles impressionnantes et trahisons, nous la suivons dans sa mission de protection. Que va devenir Solène? Comment faire face aux membres de sa famille? Les personnes sont-elles vraiment ce qu’elles paraissent?

La lecture se fait d’une traite tant l’histoire est prenante, rythmée et envoûtante. Les mots sont forts. Précis. Précieux. Ils nous emportent dans une histoire que ne saurait renier le meilleur des écrivains. Le rythme est soutenu pour notre plus grand plaisir. Si bien que nous ne posons le livre qu’une fois que nous l’avons terminé. Impossible de faire autrement. Pas de répit pour le lecteur.

Mémoires d’un veilleur- l’année perdue nous emporte dans son monde. Dans ses mondes. Tous très exotiques. Très mystérieux. Le plaisir est à son comble et nous nous surprenons à en redemander. Une superbe découverte.

Ma note 19/20

9789523402522  Editions Atramanta  358 p.   15€

 

Les derniers de la rue Ponty – Serigne M. Guèye – 2009

Quatrième de couverture

Un jeune homme étrange qui se dit déjà mort et prétend être un ange, Gabriel, atterrit au Sénégal. Silhouette haute, allongée par son grand manteau aux poches si remplies de billets qu’on les croirait sans fond, Gabriel sillonne Dakar en quête de rédemption peut-être, d’une forme de salut certainement…

Roman

De nuit, dans les rues de Dakar, une ombre se déplace. Humain? Fantôme? Elle Pose son ombre, sa protection sur une fratrie à la rue. Bon ou mauvais présage? Un roman qui nous emmène dans les profondeurs de la société sénégalaise. Différentes rencontres. Différents portraits. Différentes histoires. Tristes. Touchantes. C’est un roman écrit à la première personne. Récit d’un homme qui va au bout de sa foi. De sa douleur. Un homme-ange qui ne peur résister aux sirènes de Cupidon. Homme dans sa vie. Ange dans ses actions. Quelle est la réalité de cet homme? Quel est son destin.

Gabriel nous emmène dans son monde. Ses rencontres hétéroclites poussent l’humain à aller au bout de ses choix, de ses idées, en agissant mieux. Puis, un jour, la vérité se fait jour. Qui est-il vraiment? Pourquoi agit-il ainsi? Qu’est ce que Gabriel va devenir? Comment va -t-il agir? Les derniers de la rue Ponty est un superbe roman sur la recherche de soi et des autres. Très humain.