La tentatrice de minuit – Mylène Simone – 2018

Quatrième de couverture

Chaque week-end, Myriam Madeleine alias la tentatrice de minuit chasse un homme. Elle déchaine les foules, passionne les médias, bouleverse les sensibles. Tout le monde en parle et personne ne sait. Qui est-elle? Une avocate désenchantée. Une amoureuse transie. Une amie. Une tueuse en série…

Ma Chronique

Beaucoup de personnes ont un emploi qu’ils n’aiment pas même s’ils ont fait des études pour occuper cette fonction. Certains pensent que leur vie pourrait être meilleure qu’elle ne l’est actuellement. C’est exactement ce que pense Myriam, femme épuisée par sa vie professionnelle. Solitaire. N’aimant personne à part elle-même. Et encore, ce n’est pas si sûr.

Dans la tentatrice de minuit, nous déambulons dans la vie de Myriam. De son entourage. De ses voisins. Chacun donne son avis sur des fait dont il ignore tout. Ont-ils réellement su? Qu’ont-ils vu? Se sont-ils vraiment doutés de quelque chose? Qui est cette tentatrice dont tout le monde parle? Chaque chapitre raconte le lien, la rencontre avec cette femme. Chaque chapitre nous parle de la vie de ces personne qui ont gravité autour d’elle. L’histoire se raconte ainsi dans la continuité. Entre chaque chapitre, il y a l’avis du voisinage. Chacun y va de ses mot. De son humeur. De son ignorance. De ses fantasmes. Savent-ils de qui ils parlent et de quoi il retourne? Rien n’est sûr.

La tentatrice de minuit nous raconte une histoire. Celle d’une femme. Celle de différentes personnes. L’histoire d’une traque. Celle de la Tentatrice. Celle de la police. Celle d’une femme qui veut assouvir sa soif d’amour. Son besoin de faire reconnaitre sa beauté. Sa supériorité sur la gente masculine. Celle d’une femme qui veut combler un vide en elle. Un vide abyssal. Incommensurable. Une obsession.

Nous sommes emportés dans ce vaudeville sur fond de polar. Pas de courses poursuites. Mais, du suspens. Jusqu’au moment où l’on découvre l’auteur de ces crimes sordides. Puis nous assistons à l’intérêt morbide des autres. Ceux qui savaient sans savoir. Ceux qui pensent avoir tout compris. Sincèrement, combien d’entre eux avaient vraiment découvert l’identité de la tentatrice de minuit?

 Ma note 16/20

9781790295937    Autoédition    261 p.    17,99€

Publicités

Si j’avais su – Allison Forichon – 2018

Quatrième de couverture

La vie d’Elena Nohcirof bascule le jour où elle reçoit une lettre de sa tante Jessica. Alors qu’elle accepte de prendre l’avion pour la rejoindre, il s’écrase au milieu du désert de Goldhope. Seule survivante, elle y rencontrera Jackson, Mickael Shane et Spencer avec qui elle va vivre une aventure irréelle, d’exception et des plus surprenantes.

Mon Avis

Prendre l’avion alors qu’on a peur et  après avoir perdu ses parents dans un accident d’avion est très traumatisant. Alors, quand ce dernier s’écrase lui aussi, il est normal d’être terrifié. Que devient la vie? L’avenir? Les rêves? Tel est le destin d’Elena. Seul bémol, elle n’est pas seule. Le désert où elle se réveille grouille de vie. Et quelle vie! Entre réalité et cauchemar, Elena doit apprendre à survivre. A croire en elle et à une issue. Y a t-il une issue réelle? Quel est le prix à payer pour cette survie?

Avec Elena, nous vivons son intrusion dans ce monde où tout est nouveau pour elle, malgré la présence de ses amis. Quel est ce monde? Pourquoi y a t-elle atterri? Comment en sortir? Quel est son destin? Les questions fusent au rythme des pages, des chapitres. Les dangers, les batailles se succèdent. Se précisent sans pour autant  nous faire augurer de l’avenir d’Elena.

Si j’avais su. Une phrase  qui peut sembler banale. Mais, une phrase lourde de secrets. De mots tus. De maux tus. De mots bus. Une phrase lourde de forces inconnues. De situations insolubles. Fortes. Mystérieuses. Ce roman nous emporte dans une lecture frénétique. Hystérique, dans tous les sens du terme. Une lecture qui, doucement mais sûrement, nous fait ressentir les affres de la vie. Du regret. Du moment où le destin frappe aveuglément. Comme une arme incontrôlable. Une lecture qui nous envoûte et nous rend addictifs.

Si j’avais su nous transporte dans un monde fantastique. Un monde où la lutte  se veut acharnée. Une lutte où le destin fait un pied de nez à la vie. Une lutte pour l’espoir. Terrible. Humaine. Une lutte qui fait réfléchir. Une lutte qui emporte notre imagination. Une lutte forte qui pourrait faire dire à Elena « si j’avais su« .

Ma note 17/20

9781729323465    Autoédité    226 P.