Chemin du bout du monde – Jean Benjamin Jouteur – 2018

Quatrième de couverture

Un manoir pétrifié sous la neige, un jeune homme qui vit la route, la fin tragique d’une jeune héritière… Dans ce chemin du bout du monde, deux histoires s’imbriquent. Il y a l’affaire d’Aubigny, une délicate enquête pour la Commandante Christine Cartier. Complots de famille, jalousies, magouilles politiques, héritage, milieu niçois… Comment dévoiler une vérité que nul ne semble vraiment connaitre. Et puis il y a Eric. Fissuré de partout, consumé de révoltes, dévalisant les honnêtes gens, il fréquente les zonards, les junkies, les dealers, les marginaux. Egarés dans les vapeurs incertaines de paradis artificiels, poursuivi sans relâche par une ombre du passé cruellement aimante, il perd facilement le contrôle. Son comportement est imprévisible. Un soir de manque, dans un bar paumé d’une ville du Forez, son avenir prend la fuite. C’est la descente aux Enfers. Englué dans les méandres  d’un présent trop angoissant, à bout de souffle, il tente maladroitement de recomposer un passé occulté. Pour tous, il devient la cible, celui qu’il faut abattre… Ou peut-être aider.

Mon avis

Un jeune homme sans but débarque dans un café. Rien de plus banal en hiver. Qui est-il? Est-ce pour se réchauffer? Qui est Katia, cette amie qui l’accompagne? Quel lien avec les meurtres? Que peut-il cacher ou pas? Doucement mais sûrement, avec un humour parfois grinçant, nous abordons une enquête spéciale, atypique avec des personnages attachants. Pourquoi  tant de crimes? Quelqu’un a t-il quelque chose à cacher? Pourquoi le fait-il de cette manière?

Chemin du bout du monde nous emporte sur le chemin du bout d’une vie. Dune époque. Celle d’un homme. D’un adolescent brisé par la vie. Par ses choix. Par ses fréquentations. Le début et la fin d’un destin. Le destin choisi ou non, mais qui pèse lourd dans l’avenir sombre de ce jeune homme pas si bien sous tout rapport. Le tout raconté avec un vocabulaire fleuri mais en accord avec l’histoire et les personnages.

Au fur et à mesure des pages et des chapitres courts, nous découvrons l’histoire et la personnalité d’Eric, ce grand adolescent si énigmatique. Alors, est-il victime ou coupable? Dans un paysage de montagne, neigeux et glacé, des hommes jouent au chat et à la souris avec la vie. Le destin. L’humain. L’avenir. Le suspens demeure durant une grande partie de la lecture. Puis le doute se met en place. Poursuit-on la bonne personne? Qui est le vrai meurtrier? Puis la surprise. L’inavouable.

Chemin du bout du monde est un roman policier qui nous tient en haleine. Nous découvrons avec plaisir une énigme déroutante. Les pages se tournent avec plaisir. Ce qui pousse le lecteur à en redemander tant pour l’histoire que pour la beauté des paysages.

Ma note 17/20

9781719811750  329 p.

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Sanglante descendance – Camille Cambier – 2017

Quatrième de couverture

Jack Astrier mène une vie tout à fait normale, étudiant en médecine, il va fêter ses vingt ans. Mais son père en décide autrement. Il est temps pour lui de connaître le plus lourd secret que partage sa famille: Jack est le descendant d’un célèbre tueur en série… et pour honorer ses ancêtres, il va devoir perpétuer son héritage. Tous les hommes de la famille Astrier renferment en eux un gêne d’assassin maintenu par une colère hypertrophiée. Au fil des siècles, ils ont appris à se protéger afin de ne jamais se faire prendre. Mais Jack, pourtant insoupçonnable, est encore le plus dangereux.

Mon avis

sanglznteUne belle fête d’anniversaire. Un secret. Un lourd secret. A peine croyable. Si peu crédible. Pourtant si réel. Si vrai. Presque assumé. Qui l’eut crû? Est-ce vraiment une découverte? peut-on parler de découverte? C’est ainsi qu’après une lecture tranquille, nous nous trouvons embarqués dans l’insoupçonnable. L’incroyable. Aussi sonné que Jack ait pu l’être sans toutefois, le même sentiment  de déjà vu. Et c’est le début de l’aventure.

Dans sanglante descendance, Camille Cambier a l’art de raconter. Et ce, malgré son jeune âge. Du suspens. Des questions. Des découvertes durant toute la lecture. Un sentiment nous enveloppe brusquement et nous pétrifie dans sanglznteune merveilleuse horreur: le dégoût. Pourtant, cela rend la lecture encore plus jouissive. Est-ce notre instinct primaire qui se révèle? j’avoue avoir sauté deux ou trois lignes juste pour souffler. Cependant, la lecture est toujours restée addictive.

Sanglante descendance se lit d’une traite. Les chapitres sont courts, les flash-back bien situés et nous permettent de bien nous imprégner de l’histoire. C’est un roman merveilleusement horrible. Horriblement beau. D’une beauté terrifiante. Une terreur addictive. Une addiction plaisante. C’est un roman qui réveille un vieil instinct au fond de nous. C’est un roman qui se déguste avec un plaisir glaçant. Les Editions du Panthéon  et Camille Cambier vont faire trembler Stephen King. Et oui, la relève est là.

Ma note 19/20

ISBN 9782754 736 305  Editions du Panthéon  189 P.  17,90€

 

 

 

Les chroniques de l’Uchronomicon – Le cycle de Saclyd – Premières intrusions – Philippe Morineau – 2017

Quatrième de couverture

L’histoire nous apparait comme un fleuve s’écoulant inlassablement sans que nous puissions le détourner ou le ralentir. Il existe cependant des êtres pour qui le fleuve s’est transformé en un océan qu’ils nomment l’Uchronomicon. Ils l’explorent sans relâche tout en se combattant. L’un d’eux, Saclyd, grâce aux connaissances millénaires héritées de ses ancêtres, manipule les variables de l’équation originelle qui lui permettent de contrôler le destin de plusieurs mondes plus ou moins semblables à la Terre que nous connaissons. A l’abri de sa forteresse sous-marine, protégé par des créatures terrifiantes et perverses qu’il a lui-même créées grâce au génie génétique. Il lutte depuis peu contre une menace grandissante qu’il ne peut encore circonscrire. Mais si sa vie  a déjà été mise en danger à plusieurs reprises, c’est la toute première fois qu’il n’est plus le seul à sauver.

Mon avis

Imaginez-vous à bord d’un vaisseau spatial. Amnésique, avec de grandes connaissances. Ou dans un autre pays. A une autre époque. Des vies parallèles. Qui semblent se compléter. Des énigmes nouent ces vies. Que se passe t-il? Qui est à l’origine de ces faits qui traversent des destinées, des mondes?

Des histoires d’hommes qui se suivent, ne se ressemblent pas mais s’imbriquent les unes aux autres. Les chapitres sont courts, titrés et nous entrainent dans des mondes différents qui sont le début ou la fin du chapitre précédent ou du suivant. Un début. Une suite. Des histoires. Une histoire. Un point commun: Saclyd. Les monstres. Les horreurs. Les guerres. Saclyd trouvera t-il un adversaire à sa hauteur? Pourquoi une telle manipulation des êtres et de leur destin? Que cache t-il? A t-il une âme? Est-il capable de compassion?

Au fil des pages, des personnages défilent. Avec leur vie. Mais, est-ce bien la leur? Une impression, une question  taraude le lecteur. Et si ces personnages nous représentaient? Et si Saclyd était cette force supérieure qui semble gérer notre monde? Les chroniques de l’Uchronomicon – Le cycle de Saclyd est peut-être l’explication de ces vies terrestres. De ces pions que nous sommes.

Philippe Morineau par le biais des éditions complicité   nous offre un roman épique. Un roman qui interroge sur l’humanité et son mode de fonctionnement. Un très beau roman de suspens qui se laisse agréablement lire. Qui régale le lecteur. Miam!

Ma note 18/20

9782351200919  Ed. Complicités – Hors Collection   196 p.   16€

Dangereuse comédie à Bamako – Gaspard-Hubert Lonsi Koko – 2018

Quatrième de couverture

La charmante Malienne vida d’une traite, la tristesse dans l’âme, le verre de whisky que l’on venait de lui tendre. Elle remercia ensuite l’employé de l’Evasion, l’un des dancings mythiques de la capital malienne, et sortit après avoir posé le contenant sur le comptoir. Une fois dehors, l’air chaud fouetta brutalement le visage de la Bamakoise qui eut l’impression d’avoir la tête lourde. Le malaise s’accentuait au fur et à mesure qu’elle marchait. A un moment donné, elle fut en proie au vertige. La nausée l’indisposa. Le whisky était-il empoisonné? Tout à coup, le vide s’installa dans son esprit et ses jambes la  lâchèrent. Elle s’écroula. Non loin de là, les derniers fêtards eurent l’impression qu’une très forte lumière s’extirpa de la masse corporelle qui était allongée à même le sol et se dirigea, en tourbillonnant, vers le haut pour disparaître dans le ciel noir et très étoilé. Ainsi Aïssata Camara rendit-elle l’âme. Elle ne danserait plus jamais au Calao, au Mandingo, ou au Yanga. Adieu l’artiste.

Pendant ce temps, dans la villa du quartier huppé de l’Hippodrome, François Piantoni et Aminata Dembélé furent très surpris de revoir l’Homme Noir, en pleine forme, et l’un de ses acolytes que l’on avait pourtant enfermés, bien ligotés, dans la cave. La Malienne et le Corse tentèrent de s’enfuirent, mais ils n’eurent pas le temps d’ouvrir la porte…

Quelque chose lui avait échappé, se dit Roger Dercky. La danseuse de Bamako était-elle l’un des maillons de cette chaîne infernale? Était-il manipulé, depuis le début? Dans l’affirmative, pour quelle finalité? Mamadou Diawoura était-il réellement kidnappé?

Mon avis

Bamako en mode policier. Qui peur résister à cela? En tous cas, pas moi. Alors, je me suis lancée. Un détective Zaïrois débarque au Mali pour une mission secrète. Mais, en Afrique, il n’y a que des secrets de polichinelle. Son client et ami a été enlevé par le gouvernement. Dans quelle prison est-il? D’ailleurs, est-il toujours sur le territoire malien? Est-il toujours vivant?

Nous voilà embarqués dans une histoire à l’ambiance africaine. Chaude. Torride. Une histoire à un rythme africain.  Dans Dangereuse comédie à Bamako, nous sommes plongés dans l’ambiance avec une brève leçon d’histoire sur l’origine de la ville. Très intéressante et instructive. Avec certains mots du terroir. Ce qui est assez original.

En bon détective, Roger continue son enquête entre les nuits chaudes, canailles de Bamako  et ses contacts dans la ville. Cependant des mystères planent? Doit-il faire confiance à tout le monde? Qui travaille pour qui? Qui sont ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre? Que découvrira t-il d’autre? Réussira t-il à sauver son ami? Est-ce sa dernière enquête? Cette dernière se déroule à son rythme entre amour, meurtres et trahison.

Dangereuse comédie à Bamako nous entraine dans une histoire originale, avec une écriture atypique. Une histoire qui nous démontre que le monde du crime est le même quel que soit l’hémisphère. Les mots sont crus, parfois. Le vocabulaire est enrichi par des mots bambaras qui sont traduits sur la page. Ce qui permet de ne pas interrompre la lecture. Vous découvrirez une superbe ville africaine dont l’histoire résonne encore à travers l’Afrique. Un bon moment de suspens.

Ma note 16/20

9791091580304   L’Atelier de l’Egrégore  277 p.

L’évangile selon Jacques Lucas – Cyrille Audebert – 2009

Quatrième de couverture

« Jusqu’à ce jour, j’avais une idée assez précise de ce que pouvait être le bonheur: un appart dans un quartier chic, des toiles vendues à prix d’or avant même d’être peintes et Mélodie…. Mélodie, le modèle que je rêvais depuis toujours de serrer dans mes bras, et qui venait de me rouler la pelle de ma vie….

Ouais, c’est sûrement ça le bonheur.

Y avait bien cette « Ombre » au tableau, celle qui avait entrepris de nettoyer la ville de ses clochards d’origine maghrébine, mais, c’était tellement loin d’ici, dans les rues sombres… Et puis, ce matin-là, en rentrant, j’ai trouvé cet attroupement devant mon immeuble, et tous ces flics chez moi, à l’étage… C’est là que le cauchemar a commencé, et que les souvenirs de ma vie d’avant ont refait surface. Et si l’assassin, c’était tout simplement moi, David Huxley… »

Mon avis

Tout commence par une timide histoire d’amour. Un peu tendre. Un brin d’humour. Puis, le cauchemar, L’horreur. L’incompréhension. Encore un acte ignoble. Au-delà du supportable. Une douleur abyssale. L’histoire du cadavre dans le placard. Une réalité. Qui est le meurtrier? Et si c’était cet homme au passé énigmatique? Au passé secret? Quelqu’un d’autre?

David Huxley se noie dans un cauchemar éveillé. Que se passe t-il? Qui est-il? Qu’a t-il pu faire? Pire, est-ce lui l’assassin de ces maghrébins dont les cadavres essaiment dans toute la ville? Est-ce possible?

Si l’évangile selon Jean Lucas commence doucement, le rythme s’accélère. Des doutes s’installent, encouragés par ceux de David Huxley. Et si un retour dans le passé expliquait tout? Est-ce si simple? On se surprend à trouver tout le monde coupable. Eh oui, la suspicion s’installe! Durant toute la lecture. L’intrigue est prenante. Les découvertes, les surprises s’enchainent. A un moment, je me suis doutée de l’identité de l’assassin. Mais, le suspens est si bien distillé que le doute reste présent jusqu’à la fin.

L’évangile selon Jean Lucas est un roman qui tient en haleine. Les mots sont justes. Le roman est facile à lire. Chaque chapitre nous fait douter encre plus et fait monter le suspens. C’est un roman qui se lit d’une traite. Qui fait passer de bons moments de lecture.

Ma note 16/20

9782952857352  Ed. Sindbadboy 289 p. Broché 17€ Kindle  2,99€

 

Trocs de choc – Jean-François Thomas – 2018

Quatrième de couverture

Où est donc passé Timo? Sa disparition aurait – elle un rapport avec ces étranges objets que Julien et Singh ont découverts et rapportés à l’école pour faire du troc? Laurianne en est persuadée. Elle décide de se joindre aux deux garçons pour retrouver Timo et percer le mystère.

 

Mon avis

Une exploration des grottes. Une curiosité. Des bidules bizarres. Un troc. En toute innocence. Des échanges de gamins dans une cour de récréation. Rien de bien spécial. Détrompez vous. C’est le début d’une belle aventure pour Timo. Une aventure qui débute avec un « truc » qui ne lui a coûté que des broutilles. Une broutille qui a échappé à la curiosité de sa sœur. Ce qui est rare.

Dans trocs de choc, on retrouve cet esprit aventurier, cette curiosité qui anime tous les enfants de la terre. Ces moments où le monde leur appartient. Loin des adultes. Un rêve. Mais, comment faire quand il se réalise? Comment faire lorsque la peur, la solitude, la curiosité et l’impression d’avoir fait une grosse bêtise se bouscule dans sa tête d’enfant? Faut-il avancer? Comment revenir en arrière? Les amis de Timo réussiront – ils à le retrouver? Ce suspens tient en haleine durant toute la lecture. On ira de découverte en découverte.

Trocs de choc est très bien écrit. Les chapitres sont très courts. Ce que j’aime avec cette collection que je découvre, c’est que ces livres Jeunesse peuvent être lus par tout le monde. Pas seulement les Adolescents. J’y ai trouvé un grand plaisir. Une très agréable lecture.

 

Ma note 16/20

9782378730529  Ed. Exæquo  Coll. Saute-mouton  137 p.  12€

L’essence des Ténèbres – Tom Clearlake -2018

Quatrième de couverture

La petite ville de St Marys est frappée par des disparitions d’enfants inexpliquées. Cinq au total, en l’espace de quatre mois. Bien qu’aucun indice formel n’ait été relevé par les forces de police, tout porte à croire qu’il s’agit d’enlèvements. Le FBI est chargé du dossier. L’agent spécial Eliott Cooper est envoyé sur place pour enquêter.

Peu à peu, il va être confronté à des faits qui ne relèveront plus de ses compétences d’agent, mais de sa capacité à lutter contre un mal obscur qui semble s’être emparé des forêts alentour de la ville… et ça n’est que le début de son enquête.

 

Mon avis

Dès le début, on se retrouve dans un monde inquiétant, en compagnie de l’agent Cooper dans les balbutiements d’une enquête. Une enquête qui démarre comme toutes les autres. Rien de spécial. Jusqu’à ce que… Et le monde bascula. L’horreur. L’innommable se révèle  et l’enquête prend un nouveau tournant. Et la terreur fut!

L’essence des ténèbres est un roman prenant. Qui ne laisse aucun moment de répit, même si l’enquête commence en douceur. Puis, fil des pages, le rythme se fait trépidant. Pas le temps de reprendre son souffle. Les pages défilent et ne se ressemblent pas. Pour notre plus grand bonheur. Les questions se posent de plus en plus et notre cerveau entre en ébullition.  Ce cauchemar se terminera t-il? Va t-il se répandre à travers la planète? Qui ou qu’est-ce qui est derrière tout çà? On suit le déroulement de l’histoire à travers les mots. Le monde.

L’essence des Ténèbres se lit facilement. Les chapitres sont courts et nous emportent de plus en plus loin dans la noirceur des hommes, du monde, du désir de pouvoir. Au-delà de l’imaginable. Dans l’amour. Amour puissant qui peut lier à jamais deux âmes. Un amour au-delà de l’inexplicable. Dans ce voyage au tréfonds de l’inconnu, la fin devient une apothéose. La réunion de tout ce qui nous a tenu en haleine.

Un très beau roman. Une histoire vécue comme une course effrénée. Vous ne vous ennuierez pas. Vous accompagnerez les personnages. Vous serez les personnages. Longtemps après avoir lu le mot « fin », vous flotterez encore dans ce monde mystérieux.  L’essence des Ténèbres est un roman fait pour le cinéma. Un roman à emporter partout avec soi, dans son sac. En promenade. En vacances. Vous ne le regretterez pas.

 

Ma note 18/20

ISBN 9782956131618    Ed. Moonlight   462p.  Broché 17,92€  Kindle 2,99€

 

 

Manhattan Marilyn – Philippe Laguerre – 2016

Quatrième de couverture

Ancienne marine en Irak, Kristin Arroyo  découvre dans les affaires de son grand-père décédé – un célèbre portraitiste – des clichés inédits de Marilyn Monroe. Aidée par un photographe, elle décide de monter une exposition.

Malheureusement, rien ne se passe comme prévu: une mystérieuse organisation s’en prend à eux. Pourchassée, traquée, la jeune femme va rapidement comprendre que son destin est lié à celui de Marilyn Monroe et s’efforcer de reconstituer les derniers jours de l’égérie hollywoodienne afin de percer le mystère qui entoure sa disparition.

 

Mon avis

Qui, dans le monde, ignore cette histoire d’amour d’un président américain et d’une super star hyper sexy? Très peu de personnes, je pense. Le mystère autour de leur mort reste fascinant. Manhattan Marilyn nous offre une version admirable. Et pourquoi ne pas y croire? Juste pour le plaisir… Comment ces mystérieux évènements peuvent-ils impacter notre société actuelle? Quel est le lien? Surtout, quel rapport avec l’héroïne Kristin Arroyo? Qui sont ses ennemis? Pourquoi ces attaques insidieuses?

C’est là toute la beauté, toute la force de ce roman qui débute en douceur. Puis le rythme s’accélère. Une vie des plus normales. Une découverte des plus dangereuses. Et le Monde change de visage. L’inquiétude, la peur, l’adrénaline deviennent le quotidien de Kristin. Un quotidien explosif. En tant que Marine, Kristin pensait avoir tout vu. Tout vécu. Mais, la vie joue parfois des tours pendables.

En lisant Manhattan Marilyn, j’ai pensé à cette information parue il y a quelques années concernant des photos inédites de Marilyn Monroe. Est-ce la base de ce roman où on se laisse porter par l’histoire? Oui, oui, vous devenez Kristin. Vous vous trouvez traqués sans savoir à qui se fier.

Une très belle histoire qui nous fait penser que tous les scenarii sont possibles pour ce conte de fée du XXème siècle. Manhattan Marilyn est un livre qui se vit et se lit facilement au rythme de la traque. Un récit qui vous emporte dès les premiers mots avec un suspens prenant. L’écriture est rythmée et dense et se fait dans une envolée de mots claquants. C’est un excellent roman.  Agréable à lire.

Ma note 17/20

9791090648562   Ed. Critic    348 p.    Broché 19€  Kindle 12,99€

Noosphère – Audrey Pleynet – 2017

4ème de couverture

Et s’il suffisait de formuler une question dans son esprit pour en connaître immédiatement la réponse? Acquise par l’humanité du jour au lendemain, cette nouvelle faculté qu’on appelle rapidement Noosphère bouleverse les sociétés: Essor technologique époustouflant, avancées médicales révolutionnaires, effondrement de certains gouvernements corrompus, fin des élites intellectuelles… Au sein du laboratoire du gouvernement français, Inès Amnel tente de percer le mystère de la Noosphère. Malheureusement, s’attaquer à ce phénomène si absolu a des conséquences désastreuses pour le futur de l’humanité. mais, des années plus tard, une anomalie apparaît , qui peut tout remettre en cause. Inès se jure alors de protéger la Noosphère coûte que coûte.

 

Mon avis

J’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre en lisant ce roman. La surprise a été totale et agréable. A ceux qui ne le savent pas, je ne lis jamais les quatrièmes de couverture, ni les résumés. J’aime maintenir le suspens jusqu’au moment où je me plonge dans un livre. Donc, comme je disais, j’ai été ravie par ce beau roman. J’ai adoré et c’est peu dire. Le sujet est tellement actuel en ce début du 21ème siècle et face à l’essor des nouvelles technologies telles que l’Intelligence artificielle, entre autres.Noosphère

Dès les premières pages, Audrey Pleynet nous transporte dans un monde scientifique en douceur. L’ennui n’est jamais au rendez-vous. Le rythme est très soutenu et on se retrouve embarqué, avec bonheur, dans cette intrigue, sans même s’en rendre compte tant le style est tout en subtilité.

Les questions fusent. Noosphère nous questionne en même temps que Inès. Le monde est-il prêt à recevoir des connaissances d’une telle importance? Ces connaissances peuvent-elles être mises entre toutes les mains? Quelles conséquences pour l’Humanité?

Audrey Pleynet.txtLa plume est légère, naturelle et toute en sensibilité. L’âme humaine est décortiquée et mise à nu, ainsi que la relation humaine. La lecture se fait sans difficultés. Dès la première ligne, l’attention est captivée et l’on a du mal à lâcher ce roman. Eh oui, Messieurs-Dames, Je vous préviens: Noosphère se lit d’une traite. Il n’y a pas de temps mort. Le suspens est présent dès la première ligne et dure jusqu’à la dernière. Le dénouement nous tient en haleine et en refermant Noosphère, on se rend compte qu’on a retenu notre souffle tant la finale était en apothéose. Ce roman est digne des plus grands films d’action américains.

N’hésitez pas. Si vous avez envie de suspens, d’intrigue, de lecture agréable et rythmée, je vous conseille NOOSPHERE. Audrey Pleynet vous fera passer un agréable moment en compagnie d’Inès, Hervé, Matt, Francis et les autres. Vous ne le regretterez pas.

Ma note 18/20

Noosphère – ISBN 9781521884416 – septembre 2017 – Amazon

format Kindle: 2, 99€

Format Broché 14,99€