Midi moins n’oeuf – Nathalie Antien – 2019

Quatrième de couverture

Entre mystère et fiction, évoluant dans les méandres de l’utopie, de l’imaginaire et du suspens, ce recueil de nouvelles nous plonge avec délice dans un univers étonnant au sein duquel des personnages inattendus vous envoûtent et dévoilent leurs secrets, vous conduisant vers une fin improbable.

Chronique

Les nouvelles sont une forme de littérature que j’apprécie beaucoup. De nombreux et différents bouts de vie. Une particularité pour chaque histoire. Un suspens qui s’installe du début à la fin. Une véritable acrobatie de l’écriture. Un kaléidoscope de genres littéraires. Un patchwork d’époques.

Avec Midi moins n’oeuf, c’est à pieds joints que nous entrons dans ces mondes rêveurs ou cauchemardesques. Un monde où l’imagination est stimulée. Un monde où la fin de l’histoire nous surprend. Des récits glaçants voire d’une magnifique horreur. Si fortes et si différentes. Pleines de mystères telles celle de cet animal qui s’attache aux humains. Des récits qui font entrer dans une dimension particulière. Entrer dans une vie quotidienne voire banale, au début, dont la fin nous laisse dans l’expectative.

Les pages défilent. Le suspens s’intensifie. Chaque chapitre nous raconte la vie de gens qui semblent découvrir la leur. La lecture se fait addictive et nous laisse accrochés à la dernière ligne, des idées plein la tête. Midi moins n’oeuf est un recueil de nouvelles qui mêle fantastique, romantisme et thriller. Des écrits qui nous font découvrir une autre face de l’humain. Des mystères que ce dernier parvient plus ou moins à éclaircir. Les mots nous transportent  et nous font rêver ces vies qui se déroulent au fil des pages. Ils nous introduisent dans des aventures où nous accompagnons les personnages dans leurs découvertes. Leurs questionnements. La fin de leur histoire. Pour notre plus grand plaisir.

Note 17/20

9791097513122   NDB Editions    231 p.   18,90€

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Loukoums sanglants – Soline Astier – 2018

Quatrième de couverture

Gabriel Lipari, misanthrope féru de diplomatie et fin lettré, est nommé à Istanbul au flambant neuf institut contemporain des civilisations méditerranéennes. Il traverse une crise sévère de la cinquantaine lorsque des cadavres se mettent à pleuvoir sur l’Institut, ne lui laissant aucun répit. Aux manettes du Learning Center, Gabriel devra jongler entre des oeuvres d’art salement attaquées, la susceptibilité du gratin international et des meurtres de plus en plus sinistres…

Chroniques

Avoir un bon métier qui permet de voyager et/ou d’habiter dans les plus grandes capitales du monde, qui n’en a jamais rêvé? Pour Gabriel Lipari, c’est la routine. La normalité. Jusqu’à son arrivée à Istanbul, ville mythique. Pourra t-il s’adapter à sa nouvelle vie? En attendant, depuis son arrivée, tout ne se passe pas comme il le souhaite. Que lui réserve l’avenir dans cette ville? Que penser de ses déboires familiaux? Cependant, la prise de son nouveau poste se passe relativement bien jusqu’au premier cadavre.

Loukoums sanglants est un thriller mené tambour battant. A un rythme quasi tropical pour un homme pétri de certitudes et ennuyeux à souhait. Que se passe t-il? Qui en veut à ce nouvel institut et à son tout nouveau directeur? La lecture est aisée. Le suspens tient en haleine jusqu’au bouquet final. Nous suivons avec inquiétude le déroulement de l’enquête à travers l’Europe. Nous doutons des étranges couples tous plus bizarres les uns que les autres qui gravitent autour du Learning Center. Qui est l’assassin? Quel est son but? Pourquoi s’en prend t-il au personnel de l’institut?

Peu à peu nous découvrons des secrets. Des anciennes blessures. Des sentiments refoulés. A travers Istanbul, l’enquête avance doucement mais sûrement. Au gré du temps. Au gré des policiers. Au gré des hommes qui ont lié leur vie à celui du tout nouvel institut. La suspicion règne et tout le monde peut être coupable. Alors, attention, les murs peuvent parler. Les pièces de musées aussi.

Note 17//20

9782343154152   Editions l’Harmattan   304 p.   25,50€

La mare au faon – Iris Rivaldi – 2018

Quatrième de Couverture

Un autre rendez-vous avec le commissaire principal Paul Berger, chargé de mener une nouvelle enquête avec ses habituels compagnons d’aventure  du commissariat d’une petite ville de province qui pourrait être la vôtre.

Ce flic assez atypique, désormais connu de tous comme le Grogneux, savoure une retraite  bien méritée au soleil d’Italie, au bord du lac Majeur. Sa tendre épouse barbote dans un décor de carte postale quand son portable sonne: « Allô Paul, il faut que tu rentres de toute urgence, on a besoin de toi ». Appelé par le devoir, le voilà de nouveau fidèle au poste de police pour aider son jeune collègue et commissaire Fabien.

Face à une énigme pour le moins inextricable, notre fin limier à la longue expérience va faire tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas se laisser doubler par un sadique manipulateur. Une course contre la montre s’engage alors pour arrêter ce bourreau à l’esprit tordu.

Chronique

Promener son chien est une chose courante. Il flaire tout et fait des découvertes. Découvertes qui, parfois, mènent à des enquêtes policières. Comme c’est le cas pour le Grogneux. Une enquête bien mystérieuse. Même si elle met un coup de frein à son voyage de noces. Le Grogneux nous emporte dans une nouvelle enquête. Une enquête intrigante à souhait. Quel est ce mystère? Pourquoi un sadique jouerait-il avec les nerfs de la police? Des questions qui semblent sans réponse. Pour l’instant. Une course contre la montre s’engage. Le Grogneux parviendra t-il à mettre la main sur ce quidam?

Les chapitres sont courts et la lecture toujours plaisante. C’est avec une saine curiosité que nous tournons les pages. Que nous nous laissons emporter par cette énigme. Le suspens jusqu’à la fin.  Le Grogneux est toujours aussi amoureux. Ce qui ne l’empêche pas d’être ronchon.

La mare au faon est une course contre la montre qui se déroule en plusieurs étapes. Etapes qui s’imbriquent les unes aux autres, formant un parcours d’obstacles à lever au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête. Pour notre plus grand plaisir, le Grogneux se meut avec aisance dans cette course contre la mort afin de trouver l’ennemi public n°1. N’est-il pas trop tard?

Note 18/20

9782322147427   Editions Books on Demand   223 p.   18€

En noir et or – Claudine Aubrun – 2011

Chronique

Tout le monde a déjà ramassé de la ferraille dans son jardin. En général, tout finit à la décharge. Rarement au grenier. C’est pourtant ce qui arrive à Adèle et à son père. Avec beaucoup de surprise, elle apprend qu’ils ont de la valeur. Est-ce vrai? Que faut-il en faire? Le vendre? Le garder? Adèle doit-elle en parler à son père? Doit-elle, comme le suggère son ami Mika, se taire et le cacher? Il faut dire qu’Adèle et son père ont une vie somme toute routinière jusqu’au jour où un collègue  de ce dernier se fait assassiner. Qui est l’assassin? Le père d’Agnès? Cette dernière doit-elle faire sa propre enquête pour y voir plus clair?

En noir et or, un roman policier pour lecteur de dix ans et plus,  se lit d’une traite tant l’histoire est prenante. Le suspens nous tient jusqu’au dernier mot. L’intrigue est bien ficelée et nous tournons les pages avec une grande curiosité. Avec un extrême plaisir. Les mots s’enchainent, se nouent et se posent avec légèreté et force sur une page de la vie des personnages. Claudine Aubrun, avec cette superbe histoire, a su créer une atmosphère qui rend la lecture agréable. En noir et or est un roman jeunesse que ne renierait pas un adulte. Un beau moment d’évasion.

Note 18/20

9782748511710   Editions Syros    132 p.    5,99€

Manège – Rémy Mallard – 2019

Quatrième de couverture

Egoïsme, indifférence, pouvoir, paranoïa, malchance, espoir… Couple qui se découvre, ne s’écoute pas, s’amuse, se questionne sur l’engagement… Voici à travers quatorze nouvelles, quelques fragments de la vie, peuplés de rêves qui ne se terminent pas toujours bien, en tout cas pour certains. Des histoires différentes qui se suivent, s’entrecroisent, tournent, comme dans la vie… comme sur un manège.

Chronique

Des histoires de tous les jours. Mais, si insolites. Si surprenantes. Des petites histoires. Des anecdotes. Des perles qui sont enfilées avec justesse, avec précision sur un beau collier. Telles sont les nouvelles de Rémy Mallard. Un kaléidoscope de vies. Un kaléidoscope de faits. Un kaléidoscope de récits dantesques.

Dans manège, nous entrons dans un monde sidérant. Parfois. Hilarant. Souvent. Enigmatique. Aussi. Une famille déjantée. Un adolescent crédule. Une femme âgée délirante. Autant de bribes de vies relatées avec humour. Avec suspens. Avec horreur. Avec perspicacité. Pas de fioritures. Des mots justes. Posés comme une offrande au lecteur. Une ritournelle de mots qui se mêlent, se tissent, pour former des passages, pour certains, dignes de Stephen King.

A travers manège, nous sommes enveloppés dans une atmosphère très dense. Une atmosphère surprenante. Une atmosphère qui nous fait grincer des dents devant des situations pleines de cynisme, d’humour. Des situations piquantes. Très fines. Nous posons, ainsi, un regard « pervers » sur les nouvelles car nous sommes pris dans une lecture très addictive. Le suspens est à chaque page. Que se passe t-il? Comment cela va finir?

La lecture se fait d’une traite (je l’ai lu en une journée) tant ces histoires sont belles. Elles ne se ressemblent pas, mais, ont un point commun: l’absurdité de l’être humain. L’absurdité des choix de la vie. La déshumanisation de la société. Le suspens dure jusqu’à la dernière ligne. Pour notre plus grand bonheur. Parfois, pour notre plus grande horreur. Pour notre plus belle peur. Les personnages se retrouvent tournant en vain, étourdis par cette ronde d’évènements sans fin. Pris dans les filets d’évènements qui les dépassent. Ils tournent. Terriblement. Pris dans le manège de la fatuité humaine.

Note 18/20

9782343163512    Ed. L’harmattan    258 p.    22€

Le grogneux – Iris Rivaldi -2017

Quatrième de couverture

Une femme marche dans une rue sombre quand elle heurte un objet  sur le sol. Elle est effrayée et cherche aussitôt de l’aide à la porte la plus poche.

C’est ainsi que débute ce polar avec l’entrée en scène d’un commissaire de police plus qu’atypique qui a été bercé par les grands nom de la maison Poulaga. Javert, L’inspecteur Bourrel, Colombo, sont d’ailleurs ses maîtres à penser . Il ne s’est pas non plus remis de l’émoi sensuel éprouvé à la lecture des aventures de Malko Linge, le héros des SAS qui ont enflammé son adolescence. Au fil du récit, ce flic de choc au flair réputé infaillible révèlera aussi une personnalité sensible, un brin romantique.

Mon Avis

Qui va s’affoler pour un objet solitaire aussi insignifiant. Aussi banal? Un objet qui sera, pourtant, à l’origine d’une enquête? Et pourtant, c’est ainsi que nous faisons connaissance du « Grogneux« . Un homme qui a une main de velours dans un gant de fer. Un homme curieux de tout et tatillon à souhait. Quel est cet objet qui a déclenché une telle frayeur chez cette jeune femme? De quelle folie humaine résulte t-elle? Est-elle à l’origine d’un crime? Seul un flic teigneux, têtu, tenace peut y répondre. Un flic au cœur tendre. Un peu trop peut-être? Un brin naïf?

Dans le Grogneux le premier d’une belle série, nous faisons connaissance du personnage principal. De son environnement. De ses méthodes d’enquête. De ses manies. De son désamour pour la paperasse. De ses projets d’avenir. Les chapitres sont courts et facilitent la lecture qui reste addictive.

Les chapitres sont courts et pleins de vie.  Les mots nous racontent avec légèreté la vie. La décision d’un homme qui aime trouver des solutions aux nombreuses énigmes qui jalonnent la vie autour de lui. Un homme qui aime analyser les actes de ses concitoyens. Un homme qui aime interroger les secrets que recèle l’être humain parfois pas aussi innocent qu’il le parait. Un homme qui adore se plonger dans le côté obscur de la vie. Juste pour trouver une réponse. LA réponse à toutes les fanfaronnades de ceux qui se pensent au-dessus des lois. Cet homme que tous ses collègues respectent au plus haut point. Un grogneux?

Ma note 17/20

9791097513016   NDB Editions   154 p. 15€

Le 9ème jour – Cyrille Audebert – 2012

Quatrième de couverture

Les prairies Saint-Martin et l’usine désaffectée qui bordent le Cimetière du Nord abritent-elles réellement un fantôme? Le nouveau collègue des détectives Jacques Lucas et David Huxley est-il un sorcier vaudou? Les saintes ont-elles vraiment le pouvoir de rendre la parole aux muets et de guérir tous les maux?

Pour l’avènement du printemps, Margot Baudor se pose beaucoup de questions, mais principalement celle-ci: « La météo, curieusement estivale de ce mois de mars, ne serait-elle pas responsable de la vague de meurtres abominables qui s’étend sur la ville?… »

Mon avis

Oh mazette! Comme d’habitude Cyrille Audebert nous transporte dans le moi négatif de l’humain. Son moi le plus noir et le plus dérangeant. Et ce, dès les premières pages. Des crimes. Des personnages bizarres. Déroutants. Aussi, les questions fusent dès les premiers mots. Que se passe t-il? Qui sont toutes ces personnes « bizarres »? Qu’ont-ils subi? Est-ce la quatrième dimension?

La lecture est fluide avec une impression d’entrer dans un monde fantastique. Enigmatique. Dérangeant dans le bon sens du terme. L’humour reste incisif. Croustillant. Contagieux. Le suspens est maintenu jusqu’au bout. C’est avec plaisir que l’on retrouve Jacques Lucas et David Huxley ainsi que leurs petits travers familiers. Rassurants. Avec eux, nous partons à la recherche de ce ou de ces meurtriers mystérieux. Bizarres.

Les mots nous emportent, chapitre après chapitre, dans un monde hétéroclite. Un monde où rien ne semble être ce qu’il parait. Un monde où l’esprit cartésien est abandonné à, l’entrée. Un monde où il faut garder l’esprit ouvert. Très ouvert. Ce qui rend la lecture encore plus plaisante.

Le 9ème jour est un roman policier qui nous exalte par sa fin surprenante. Un roman de tendresse malgré la dureté de certaines situations. Un roman plein d’humanité. Un roman où les personnages quels qu’ils soient nous paraissent familiers, attachants tant la description est précise. Un régal qui rend addictif et fait espérer une série sans fin  comme pour les écrivains de polar d’outre-manche. Un très beau roman.

18/20

9782954267043  Editions Sindbadboy   303 p.  18€

Le déshonneur des Montergnac – Isabelle Buffet – 2018

Quatrième de couverture

En décembre 2008, sur une île au large de Brest, Edouard Montergnac, un riche et vieil homme d’affaires réunit sa famille et quelques amis dans le manoir familial. Charlotte Valentin, une amie de Suzie, la fille aînée d’Edouard, fait partie des invités. Elle découvre une famille désunie, uniquement guidée par la cupidité. Les héritiers du vieil homme craignent en effet qu’Edouard ne supprime l’important soutien financier qu’il leur octroie généreusement depuis de nombreuses années. La présence parmi eux de Geneviève, la première épouse d’Edouard que tous croyaient morte depuis très longtemps, surprend et inquiète les invités. Geneviève avait disparu après leur divorce, le couple qu’elle formait avec Edouard n’ayant pas surmonté la mort effroyable de leur fils unique. Pourquoi cette femme réapparaît-elle aujourd’hui, et pourquoi revient-elle sur cette île après les drames qu’elle y a vécus? Au cours du dîner, Edouard va révéler, avec un plaisir sadique, la raison pour laquelle il a décidé de tous les réunir, provoquant alors la colère et le désarroi de sa famille. Tandis que souffle une violente tempête, qui empêche quiconque de rejoindre ou de quitter l’île, un des occupants du manoir est retrouvé mort au petit matin, assassiné. C’est dans un huis clos oppressant que Charlotte, ancien officier de gendarmerie, va mener sa propre enquête en attendant l’arrivée de la police. Pour comprendre les raisons qui ont conduit à ce crime, elle devra plonger au cœur du sombre passé des Montergnac, faisant ressurgir d’effroyables secrets familiaux.

Mon Avis

En général, quand une famille se réunit, il y a de la joie, des discussions, des souvenirs communs, des rires, des petites disputes qui se résorbent rapidement. Pas chez les habitants du Manoir qui son sous le joug d’Edouard, le patriarche. Tous présents sous un ciel de tempête. Répondant à l’ordre du chef de la famille Montergnac. Un seul lien entre eux: Edouard, ce vieux patriarche. Pourquoi sont-ils tous là? Que leur veut ce vieillard? Puis vient l’annonce. Le meurtre. Qui en est l’auteur? Pourquoi?

Le déshonneur des Montergnac nous englobe dans un  huis clos. Un huis clos fait de secrets. De méchanceté. De haine refoulée. De souvenirs pas très glorieux. Qui est vraiment cet assassin? Quelle est son histoire? Qu’est ce qui a bien pu le pousser à bout? Le faire passer à l’acte? Le suspens s’installe. La vie détaillée de chacun en fait un probable assassin et contribue à semer le doute. La lecture se fait sans difficulté avec une impression de lire un roman d’Agatha Christie.

Le déshonneur des Montergnac nous emmène dans un monde feutré. Froid. Calculateur. Un monde où tout se fait discrètement. Même les crimes. Un monde où le sens de l’honneur est si discret qu’il est presque inexistant. Un monde où l’argent côtoie la misère affective. Les pages se tournent avec curiosité et la froideur du Manoir et de ses habitants finit par nous atteindre tant la description est bien faite. Si bien que nous ne ressentons aucune compassion pour eux.

Au fil des pages se dessine une saga familiale. Pas que pour le meilleur. Chacun avec des idées bien précises sur sa vie routinière. Chacun avec ses secrets. Chacun couvant sa haine envers les autres, avec la peur que ses secrets soient découverts. Et quels secrets!!!. Cependant, lequel est à l’origine du déshonneur des Montergnac et a poussé au crime? Une histoire prenante qui ne nous lâche qu’avec le mot « fin ».

Ma note 17/20

9781980962922  Autoédition  299 p.

 

Whistlers – Michael Fenris – 2018

Quatrième de couverture

Dans la jungle péruvienne, une équipe de scientifiques découvre une espèce animale inconnue, particulièrement agressive. Elle parvient à la ramener pour l’étudier dans un laboratoire secret  du centre de New York. Profitant d’une erreur de surveillance, les créatures s’échappent à leurs gardiens et s’évaporent dans la ville. Peu de temps après, les lieutenants Phil Parker et Horace Walett, du NYPD, sont appelés sur des crimes étranges: toutes les victimes ont les yeux arrachés et leur cerveau a disparu.

Mon avis

Une mission dans une jungle torride. Une découverte macabre. C’est le début d’une aventure pour des chercheurs ravis d’avoir trouvé le graal. Pourquoi ne pas regarder cette espèce de plus près? Pourquoi ne pas les étudier? Cette curiosité est-elle malsaine ou dangereuse? Puis, tout va très vite jusqu’à la dernière page. Les meurtres se suivent et se ressemblent. Même mode opératoire. Pourquoi? Que se passe t-il? Qui est cet assassin particulier? Est-il humain?

Whistlers nous embarque dans une histoire énigmatique. Un thriller. Un suspens de plus en plus intense. Comment se sont échappés ces êtres? Qui est responsable de ce qui se passe? Les chercheurs? C’est une plongée dans les choix extrêmes des hommes. Dans leur folie profonde. Dans leur folie au nom de la science. Une science qui s’octroie tous les droits au nom de la découverte. Découverte qui peut être fatale à l’humanité. Une humanité inconsciente du danger qui la guette. La lecture est agréable et addictive. Les pages se tournent  avec horreur et plaisir, sans compter la curiosité. Nous accompagnons les inspecteurs dans leur enquête avec angoisse.

Whistlers est un roman qui prend au cœur, avec un mystère complet. Qui sont ces créatures? D’où viennent-elles? Comment évolueront-elles? Le mystère demeure  et la fin est savoureusement surprenante. Intrigante. Après avoir fermé le livre, les premiers mots qui viennent à l’esprit sont « Bon sang« . Notre conscience reste imprégnée de cette histoire. Si forte. Si flippante. Si sifflante…

Ma note 18/20

9791034809936  Edition Evidence   Collection Imaginaire   433 p.  18,99€

Enquête paranormale 2.0 – Sylvain Sylvestro – 2018

Quatrième de couverture

Trois amis qui ont les mêmes centres d’intérêt, se sont lancés dans la nouvelle tendance du web: mettre en ligne des videos d’enquêtes sur les phénomènes paranormaux. Depuis deux ans, ils écument toutes les bâtisses abandonnées de Provence avec leur matériel dernier cri. Ainsi, ils espèrent capturer des preuves de l’existence d’entités paranormales. Chacun des trois amis participe à ces enquêtes pour atteindre un objectif qui lui est propre. Un jour, ils reçoivent une proposition d’enquête différente des autres. Une proposition qui va peut-être leur amener les réponses qu’ils cherchent tant.

Mon avis

Courir après les fantômes n’est pas forcément la panacée. Sylvain et ses compagnons en savent quelque chose. Cependant, de nombreuses personnes sont curieuses du résultat. Des apparitions. Des bruits. Parfois réels. Parfois fictifs. Jusqu’au jour où…

 Avec Sylvain et ses compagnons, nous plongeons au sein de l’inconnu. Un inconnu bouleversant. Intense. Glaçant. Effrayant. Que se passe t-il? Cette maison est-elle vraiment hantée? Pourquoi le sort s’acharne t-il ainsi? Avec Stéphane, son ami, Sylvain va aller au-delà de ce qu’il voulait savoir. Une enquête menée à un rythme soutenu. Un rythme d’enfer. Les mots sont forts et percutants. L’action ne s’arrête jamais. La peur, l’angoisse s’installent et ne nous quittent plus. Que d’horribles moments pour Sylvain. Il voulait tout savoir sur le paranormal. Découvrir des mystères de l’au-delà. Que découvrira t-il? Sera t-il en mesure de supporter la vérité? Est-ce la vérité?

Enquête paranormale 2.0 nous emporte dans un monde où la peur est reine. Un monde où le suspens est le maître. Nous sommes entrainés dans une enquête qui nous glace le sang. Emportés hors du monde réel. Dans un  monde parallèle. Un monde où tout peut être une illusion. Illusion d’existence. Illusion horrible. Une horreur qui se dessine en filigrane.

Peu à peu, nous nous rendons compte que cette enquête sera pleine de retentissements. Pas vraiment sympathiques. L’amour du paranormal peut mener loin. Très loin. Trop loin. Nos héros s’en rendront compte. Mais, ne serait-il pas trop tard? Pour les mises en garde? pour les projets? pour les regrets? Sylvain obnubilé par sa passion donnera tout pour assouvir sa curiosité. Espérons que cette curiosité ne lui fasse pas payer un trop grand prix. Juste pour une enquête sur le paranormal.

Ma note 16/20

9781719866538  Autoédition  125 p.