Global work: on marche sur la tête – Angeline Vagabulle – 2016

Quatrième de couverture

Angeline a en charge une multitude de projets auxquels contribuent des collaborateurs de nombreux pays dans une grande entreprise globale.

Un jour, grâce à un manteau qui la distingue dans l’environnement gris  des Grandes Tours de La Défense, elle décide de regarder les choses différemment, de s’amuser des situations, de rire des absurdités d’un monde technologique qui lui complexifie la vie au lieu de la lui simplifier, observe en souriant ces hommes et ces femmes qui courent dans des gares et des aéroports en tirant des valises à roulettes qui font « zui, zui », s’interroge sur le lien entre l’épaisseur de la moquette et son niveau d’influence dans l’entreprise, essaye de concilier sa vie de femme et de maman avec sa vie professionnelle qui tourne 24h/24 au rythme du business global.

Vous ne regarderez plus votre boîte mail ni vos collègues de la même façon après avoir lu ce livre, illustré avec humour par Renard.

 

Mon avis

Le monde du travail dans toute sa splendeur! Qui n’a jamais regardé avec du recul, de la curiosité voire de l’humour, le monde qui nous entoure? En lisant Global work, je me suis retrouvée face aux réflexions que je me faisais quand j’évoluais dans le monde de la santé. Cette réflexion qui va au fond des choses. De l’être humain. De ses manies. Endosser la blouse avant d’entrer dans son service, c’était laisser sa vie au vestiaire et seglobal work l’approprier en partant. Je ne suis pas la seule à avoir le cerveau à l’envers. C’est réconfortant.

Au début, j’ai souri. Puis, je me suis surprise à rire aux éclats. Ce livre raconte le monde du travail (quel que soit le métier). Côté absurdité. Côté humour. Pour notre plus grand plaisir. Chaque caricature représente quelqu’un qu’on a côtoyé. Les croquis illustrent bien ce monde qui court après le temps. Qui brasse de l’air. Pour exister. Pour faire face au néant. Pour aller versA. Vagabulle l’infini. Avec beaucoup d’humour et de tendresse, Angeline Vagabulle et son acolyte Renard (dessinateur) nous font vivre le monde du travail au travers du regard d’Alice au pays des grandes tours.

Je pense que ce livre dont les chapitres sont courts et bien illustrés vous parlera comme il m’a parlé. Les petits relevés quotidiens nous confortent dans l’idée que cela fait du bien de rêvasser dans ce monde de fous.  On lit avec délectation. Sans voir défiler le temps. Vous vous régalez avec l’écrit et les croquis sont la cerise sur le gâteau. Vous vous retrouvez hoquetant, la larme à l’œil, tant vous riez.  De bons moments à partager. N’hésitez pas. Lancez-vous. Effacez la morosité qui vous entoure!

Ma note 16/20

ISBN 9782955545201   Ed. Les Funambules 152 P.    Broché 15€ Kindle 4,99€

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Un jour, un moment

C’est arrivé. Un jour. A un moment. Un moment furtif. Immobile dans le temps. Un temps furtivement lent. Furtivement long. Le genre de moment qui vous marque. Qui vous fait oublier l’instant. L’instant présent. L’instant important. Plus important que le souffle de la vie. Ce moment là….

clouds-21156__340C’est arrivé. Personne ne l’a su. Personne n’a voulu le savoir. C’est arrivé. Dans une indifférence générale. Un moment invisible. Lumineusement invisible. Bruyamment insonore. Un jour qui semble être comme un autre. Mais si unique. Si insaisissable. La nouvelle est tombée…

Une nouvelle incroyablement violente. D’une violence crasse. D’une violence sans nom.sunset-205717__340 Le genre de violence qui balaye tout sur son passage. Qui vous laisse à genoux. Sans voix. Sans souffle. Une tempête. Un raz de marée. Tout à été balayé. Emporté. Noyé. Brisé. Même l’horloge du temps. L’horloge de la vie.

Il s’en est allé. Il a tiré sa révérence. Il s’est enfui. Il a fui. Sur la pointe des pieds. Doucement. Sournoisement. Il s’en est allé. Laissant la place au silence. Au terrible silence. Silence de désespoir. Silence de culpabilité. Silence… Il n’est plus. Il ne sera peut-être plus. Pas la peine de le chercher. Il est resté introuvable. Il a louvoyé entre les moments de la vie. Il s’est éclipsé. Il s’en est allé, oubliant cette marionnette branlante de la vie. Il s’en est allé. Sans un regret. Sans un regard en arrière. Le bonheur….