Le meurtre d’Alice – Yasumi Kobayashi – 2016

Quatrième de couverture

Alice est suspectée de meurtre au Pays des Merveilles. Les crimes se multiplient  et se répercutent dans le monde réel, au sein d’une université japonaise. Petit à petit Alice se sent menacée tout comme Ari Kurisugawa, une des étudiantes du campus. Deux mondes mystérieusement liés dans lesquels se cache un meurtrier expert en faux semblants. Alice et Ari parviendront-elles à le démasquer et à sortir indemnes de cette histoire qui frise la folie?

Chronique

Un meurtre au Pays des Merveilles. Un meurtre dans un laboratoire universitaire. Quel rapport? Un rêve? Une réalité? Une prémonition?  Deux monde parallèles? Et si les deux mondes n’en faisaient qu’un? Dans un récit épique haletant, nous accompagnons Ari Kurisugawa  dans son enquête. Elle cherche à comprendre. Pourquoi ce meurtre? Y a t-il un rapport avec le monde fantastique?

Dans le meurtre d’Alice, Yasumi Kobayashi nous entraine dans le Pays des Merveilles. Dans le monde réel aussi. Les personnages sont attachants et pourraient exister aussi dans le monde réel tant ils sont proches les uns des autres. Quel est le lien entre eux? Quel est le lien avec le meurtre dans le monde réel? De discussions bizarres en dialogues de sourds, l’enquête suit son cours sans que nous nous départissions de notre sourire. L’humour reste le fil rouge de cette histoire de meurtre qui n’en finit pas de nous questionner.

Nous suivons l’évolution de l’enquête par le biais des personnages et leurs discours édifiants. Le meurtre d’Alice est un roman policier fantastique. La lecture est très agréable et les personnages sont hauts en couleur. Nous naviguons entre deux mondes sans perdre le fil de l’histoire. Au contraire.

Note 18/20

9784990874612   Les éditions d’Est en Ouest    259 p.    18€

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Oublie le sourire d’Angkor – Pierre Mazet – 2019

Quatrième de couverture

En 1923, Michel de la Tournière, jeune métis franco-khmer, s’embarque pour le Cambodge pour y occuper un poste paisible de fonctionnaire colonial. Las, il y arrive au moment où André Malraux est surpris en flagrant délit de pillage d’antiquités. La mystérieuse disparition du couple qui accompagnait les Malraux le replonge dans son histoire personnelle. En effet, quinze ans auparavant, sa sœur aînée a trouvé la mort à Angkor dans des circonstances mystérieuses. Installé au cœur de la cité d’Angkor, où la forêt enterre les temples et où mythes et légendes s’entremêlent, il va inlassablement poursuivre sa quête de vérité, ce qui ne l’empêche pas de participer activement à la renaissance de cette cité, symbole de la gloire de ses ancêtres. Avec l’aide du Commissaire Crettier et du grand architecte Henri Marchal, il va tenter d’élucider les disparitions mystérieuses survenues depuis l’arrivée des Européens et lever le mystère qui l’obsède. Il y parviendra, alors que le Cambodge est de plus en plus plongé dans une guerre dont il aurait dû être un simple spectateur, mais qui le conduira au plus noir de son histoire: la dictature des Khmers Rouges.

Chronique

Quand on vit un évènement, on ne connait pas toujours sa portée historique. Parfois, l’envie de prendre la plume est présente. Elle se réalise si l’encouragement est là. Alors, il faut raconter. C’est ce que fait Michel. Il témoigne. Il parle de la mystérieuse Angkor. Que s’y passe t-il? Pourquoi tant de morts énigmatiques? Quel rapport avec la mort de sa sœur?

Avec des chapitres courts et une lecture fluide, nous découvrons le pays des Khmers. Un pays encore sous influence coloniale où bien des mystères planent. Nous découvrons des personnalités françaises sous un jour pas vraiment flatteur. Nous évoluons dans la sphère des pilleurs de sites. Un monde qui n’est pas ce qu’il parait. Un monde où les disparitions  sont inexplicables.

Oublie le sourire d’Angkor est l’histoire d’un grand mystère. Celui d’une découverte. Celui d’un temple maudit. Celui d’un peuple attaché à son histoire. C’est aussi une recherche languissante pour savoir. Pour décoder un site historique. Pour connaître ceux qui ont gravité autour de ce site. Doit-on dire « Voir Angkor et mourir« ? Est-il possible de savoir enfin ce qui s’y passe? Michel nous fait partager un pan de l’histoire, des traditions cambodgiennes. Une histoire khmère que ne nous raconteront jamais les livres d’histoire. Une histoire dans l’histoire. Un huis clos dans le milieu colonial où la langue de bois est de rigueur. Un conseil qui devrait être donné à quiconque souhaite se lancer sur les traces d’aventuriers plus ou moins honnêtes : Oublie le sourire d’Angkor.

Note 17/20

9782343166261   Editions L’Harmattan   187 p.    18,50€

 

 

Jouer le jeu – Philippe Paternolli – 2019

Quatrième de couverture

Un petit caïd met le feu à la bonne ville d’Albi le 31 décembre 2012 et se retrouve embauché pour ce « fait d’armes » par un réseau de produits dopants. Le vendredi suivant, les joueurs de la rencontre opposant le Toulouse FC à l’AC Ajaccio finissent le match à l’hôpital dans un état critique. En poste à Albi depuis peu, le commandant Vincent Erno se retrouve avec ces affaires sur les bras. Et personne dans cette histoire ne jour le jeu. Erno encore moins qu’un autre…

Chronique

Un quartier « chaud ». Un jeune désœuvré qui rêve de devenir un délinquant de grande envergure. Une « frappe » ainsi que le nomme si bien le langage populaire. Eh oui, chacun souhaite arriver au sommet de l’échelle sociale… à sa manière. Pour Kévin, la voie est toute tracée, plutôt que de s’ennuyer dans sa cité, fut-elle au soleil.  Est-ce si simple qu’il n’y paraît? Juste que le gang soit et le gang fut?

Jouer le jeu nous emmène dans un monde de tueurs. Tueurs pour le plaisir. Tueurs pour l’ego. Tueurs qui se meuvent dans le noir. Froidement. Sans état d’âme. Cette série de meurtres est-elle liée au même assassin? Quel est le rôle de l’Etat, du monde du foot dans cette histoire? Le Commissaire Erno, d’une intelligence très fine, nous emmène sur ses pas, à la découverte de certains secrets qu’il faudrait peut-être taire.

L’écriture est claire. Sans fioritures. La lecture se fait d’une traite tant le suspens est présent. Un suspens qui est entretenu par des rebondissements qui tiennent en haleine. Les personnages sont hauts en couleur et dotés d’une personnalité forte. C’est ainsi que nous les suivons dans ces enquêtes énigmatiques. Des enquêtes que poursuivent le commissaire Erno et ses collègues. Des enquêtes qui peuvent être bouclées rapidement à condition que tout le monde accepte de jouer le jeu.

Note 17/20

9782919066759   Editions du Caïman   175 p.    12€

Le cri de l’arbre – Philippe Vergeraud – 2009

Quatrième de couverture

« Renaud s’éveille, glacé, aux premières lueurs de l’aube, avec à nouveau la sensation d’une menace globale et indéterminée. Il s’approche l’arbre en rampant, progresse ainsi de plusieurs mètres, son corps frissonnant tapi dans les fougères et parcouru d’ondulations sauriennes. Puis il se redresse, se met debout à côté d’un tronc énorme et pétrifié par les siècles. C’est alors que quelque chose se passe ».

Chronique

Peut-on se fuir soi-même? Peut-on vivre en dehors de la réalité pour être soi-même? Comment faire quand des personnes autour de la bulle que l’on s’est fabriquée? Dans la vie, il est des moments où l’homme se sent perdu dans l’immensité qui l’entoure. Il est un moment où il s’accroche désespérément à quelque chose, à lui-même, pour ne pas sombrer. Sombrer c’est se perdre. C’est peut-être aussi la folie douce. Deux hommes vivent dans la société avec un vernis de politesse. Pour faire ce qu’il faut. Comme il se doit. Plutôt un homme vit deux vies. Deux identités. Une profonde dichotomie. Une sorte de Docteur Jekill et Mister Hyde.

Le cri de l’arbre est un tableau. Une toile vierge où les mots se dessinent, s’effacent et se réinventent. Une toile créée pour la poésie des mots. Pour la poésie des hommes. Les chapitres sont courts et semblent décousus. Cependant, ils se complètent et se lisent comme des puzzles de vie, d’actions, de personnages. C’est aussi l’histoire d’un homme qui se perd en lui-même et ne peut se retrouver. Renaud est un homme en morceaux qui, peu à peu, perd le sens des réalités pour mieux tenter d’être lui-même. Peut-être d’être Ren tout simplement. Quel homme sera t-il? Endossera -t-il son côté obscur?

L’écriture est belle et sobre. Les tableaux défilent avec douceur. Avec force. Avec horreur. Chaque geste est disséqué dans un monde ralenti qui, de temps en temps, se précipite pour le pire. Rien que le pire. Ce thriller glaçant  nous présente cette âme disséquée en perdition. En errance. Seul un arbre centenaire arrive à calmer ses angoisses. Pour combien de temps? Un homme face à sa conscience? Peut-être. Un homme qui lave sa conscience au contact de cet arbre centenaire. Un homme dont la schizophrénie, la douleur d’être s’expriment dans le cri de l’arbre.

Note 18/20

9782953334326   Editions Fondencre   155 p.   17€

La fille de juin – Laurent Maillard – 2018

Quatrième de couverture

Quelque part dans les Cevennes, un couple de retraités sauvagement assassinés sans mobile apparent… A quelque temps de là toujours traquée par les autorités, l’ex-tueuse Aurélie Van-Root se retrouve en cavale non loin des lieux du drame et se voit bientôt contrainte de fuir aux côtés de Julie Massol, une jeune artiste impliquée dans une sordide affaire de stupéfiants. Alors que dans un premier temps, Julie propose à Aurélie de la guider à travers la région en échange de sa protection, leur association vire rapidement au cauchemar. Malgré les avertissements du « huguenot », pour échapper aux trafiquants et aux forces de l’ordre les deux femmes se réfugient au Havre, un domaine hébergeant les membres d’une secte. Accueillies par un groupe de druides régnant sans partage sur ce microcosme médiéval totalement reclus du reste du monde, les fugitives découvrent que sous le vernis d’un communautarisme idyllique, leurs hôtes vivent dans la terreur permanente du « croquelat », un mystérieux tueur qui terroriserait la contrée. Face au comportement de Julie qui semble de moins en moins étrangère à ses déboires, le doute s’installe bientôt chez Aurélie. Et lorsque cette dernière découvre que dans une cave, les fidèles vénèrent également pour ses prétendues vertus, « une chose tombée du ciel », il y a vraiment de quoi devenir dingue…

Chronique

Un crime odieux. Une course poursuite avec les gendarmes. Qui est cette femme qui tente de leur échapper? Quel est son crime? Qui est cette jeune femme qui décide d’aller en cavale avec elle? Etre en cavale n’est pas chose facile. Encore moins lorsqu’une inconnue est de la partie. Comment la confiance peut-elle s’instaurer? Qui sont ces deux femmes qui sèment la mort sur leur passage?
Dès le début, le ton est donné. Nous entrons de plein pied dans un monde où les armes prennent un grand plaisir à parler le langage de la mort. Nous accompagnons Aurélie et Julie dans leur fuite en avant à travers les Cevennes. Elles fuient la police. Chacune a ses raisons. Elles fuient leur douleur. Elles fuient leur passé en miettes. Elles fuient leur vie en décadence. Est-ce si simple? Comment se terminera cette cavale?
La fille de juin est un policier agréable à lire. Le suspens est toujours présent et l’adrénaline nous accompagne à chaque page. Chacune des pages tournées nous réserve une énigme de plus. Courses poursuites. Coups de feu. Cadavres. Quatrième dimension. Tout est là pour instaurer le suspens jusqu’à la dernière ligne. Une dimension où nous plongera avec bonheur la fille de juin.

Note 17/20

9782379120015   Editions Et le bruit de ses talons   165 p.   15€

 

Le manuscrit improbable – Patrick Amand – 2019

Quatrième de couverture

13 janvier 1937 en pleine nuit, Louis Aragon débarque dans la demeure de son ami écrivain Jean-Richard Bloch à Poitiers, La Mérigote. De ce rendez-vous nocturne naitra Ce soir un des plus grands quotidiens.

80 ans plus tard, jour pour jour, le maire de Poitiers Charles Salviac annonce à la surprise générale la création d’une résidence d’écrivains dans ce lieu. Face à d’obscures motivations où seront mêlés bibliothécaires, chercheurs, étudiants, la demeure de l’écrivain poitevin dans laquelle se sont côtoyées les plus grandes plumes de l’entre-deux guerre – Zweig, Malraux, Rolland, Aragon, Romaine…- devient soudainement une maison où tourbillonnent le passé et des quêtes obsessionnelles.

Le jeune journaliste Jean-Michel Hénère, fondateur de l’hebdomadaire C ton Poitiers se retrouve bien malgré lui embarqué dans une aventure romanesque. Avec son lot de drames, il devra assembler un puzzle dont il découvrira les pièces au fur et à mesure de ses investigations et des morts qui jalonnent sa route sur le chemin de la Mérigote.

Chronique

Il est des propositions que l’on a du mal à accepter, même si elles émanent de Louis Aragon en personne. Jean-Richard Bloch acceptera t-il celle de son ami pour participer à la création du journal « Ce Soir« ? Nous sommes en 1937 et cette rencontre secrète et tardive a lieu à La Mérigote, demeure de Jean-Richard Bloch. En 2017, un projet controversé doit voir le jour à propos de La Mérigote. Il a du mal à faire l’unanimité.

Une bataille lente, silencieuse se met en place. Au fil des pages. Chacun tente de mettre fin au projet ou de trouver une bonne raison pour le faire aboutir. Ce thriller assez particulier se déroule dans le milieu littéraire. Qui a dit que les écrivains étaient de doux rêveurs? Qu’ils ne se passionnent que pour les livres?

La recherche d’anciens documents ne fait que relancer la bataille. Il s’agit d’un mystérieux manuscrit qui est recherché avec l’énergie du désespoir. Le trouveront-ils au cours de la rénovation? Existe t-il réellement? Est – il à l’origine du meurtre perpétué à Poitiers? Nous accompagnons Durandal et ses coéquipiers dans cette enquête abracadabrante. Tout se déroule autour de cette villa et de ceux qui prenaient part à sa rénovation. Le ou les assassins sont-ils vraiment ce qu’ils disent? Cette violence mettra t-elle à jour le manuscrit improbable? Nul ne le sait.

Note 15/20

9782919066742    Editions du Caïman   166 p.   11€

 

 

Loukoums sanglants – Soline Astier – 2018

Quatrième de couverture

Gabriel Lipari, misanthrope féru de diplomatie et fin lettré, est nommé à Istanbul au flambant neuf institut contemporain des civilisations méditerranéennes. Il traverse une crise sévère de la cinquantaine lorsque des cadavres se mettent à pleuvoir sur l’Institut, ne lui laissant aucun répit. Aux manettes du Learning Center, Gabriel devra jongler entre des oeuvres d’art salement attaquées, la susceptibilité du gratin international et des meurtres de plus en plus sinistres…

Chroniques

Avoir un bon métier qui permet de voyager et/ou d’habiter dans les plus grandes capitales du monde, qui n’en a jamais rêvé? Pour Gabriel Lipari, c’est la routine. La normalité. Jusqu’à son arrivée à Istanbul, ville mythique. Pourra t-il s’adapter à sa nouvelle vie? En attendant, depuis son arrivée, tout ne se passe pas comme il le souhaite. Que lui réserve l’avenir dans cette ville? Que penser de ses déboires familiaux? Cependant, la prise de son nouveau poste se passe relativement bien jusqu’au premier cadavre.

Loukoums sanglants est un thriller mené tambour battant. A un rythme quasi tropical pour un homme pétri de certitudes et ennuyeux à souhait. Que se passe t-il? Qui en veut à ce nouvel institut et à son tout nouveau directeur? La lecture est aisée. Le suspens tient en haleine jusqu’au bouquet final. Nous suivons avec inquiétude le déroulement de l’enquête à travers l’Europe. Nous doutons des étranges couples tous plus bizarres les uns que les autres qui gravitent autour du Learning Center. Qui est l’assassin? Quel est son but? Pourquoi s’en prend t-il au personnel de l’institut?

Peu à peu nous découvrons des secrets. Des anciennes blessures. Des sentiments refoulés. A travers Istanbul, l’enquête avance doucement mais sûrement. Au gré du temps. Au gré des policiers. Au gré des hommes qui ont lié leur vie à celui du tout nouvel institut. La suspicion règne et tout le monde peut être coupable. Alors, attention, les murs peuvent parler. Les pièces de musées aussi.

Note 17//20

9782343154152   Editions l’Harmattan   304 p.   25,50€

Le grogneux rempile – Iris Rivaldi – 2018

Quatrième de couverture

Il n’aspirait qu’à la paix et à la tranquillité, de notre fin limier mais voilà que de nouveaux soucis se pointent pour le Commissaire principal Paul Berger dit le « Grogneux », et donc de nouveaux grognements en perspective!  Heureusement sa charmante épouse Emilie est là pour apaiser son esprit… Le voilà de nouveau confronté à un crime odieux dont il devra éclaircir le mystère et sa retraite tant attendue n’est plus à l’ordre du jour. Les lendemains ne s’annoncent pas de tout repos. Le petit commissariat de province de Sernon est en effet le théâtre de nombreuses péripéties.. Les dossiers s’empilent au grand dam de notre fin limier, autour duquel gravitent amis et collègues, qui se serrent les coudes quand le sort s’acharne. En reprenant du service, notre Grogneux n’a pas laissé ses bons sentiments dans les classeurs métalliques de son bureau: toujours aussi fleur bleue, sa douce Emilie lui communique sa joie de vivre et son amour qui l’aideront à supporter bien des tourments. Elle apportera aussi son aide pour réconforter les âmes en peine de passage. Ce récit est rythmé par une cascade d’évènements intenses. Comment notre grogneux va-t-il se sortir d’autant de chausse-trappes?

Chronique

C’est le départ pour la retraite et le Grogneux semble pressé de partir retrouver ses êtres chers. Et si le sort en décidait autrement? Et voilà que notre flic reprend du service. Est-ce une bonne idée? Que nous réserve le Grogneux? La vie est faite de priorités et notre commissaire sait faire la part des choses. Nous partons pour une nouvelle enquête. Une enquête qui touche particulièrement le Grogneux. Alors commence une chasse à l’homme. Une course contre la montre. La traque du ou des assassins. Avec un policier toujours aussi fleur bleue et sensible.

La lecture est agréable et se fait sans heurts. Les chapitres sont assez courts. La vie du commissaire et l’enquête sont liées  rendant ainsi l’histoire vivante. Plausible. Vraie. Nous avançons dans l’enquête d’une manière simple. Une enquête où quelques coups de feu ponctuent les avancées. Nous assistons à la renaissance d’un homme. Une renaissance à la vie. A l’amour. A son entourage.

Le Grogneux rempile et nous rempilons avec lui. Avec plaisir. Avec bonheur. Nous découvrons aussi les ficelles du métier de flic et nous nous posons de nombreuses questions intrigantes. Qui est à l’origine d’un tel crime crapuleux? D’un crime si odieux? Pourquoi cette cible et pas une autre? Trouvera t-on un jour le ou les assassins? Le Grogneux arrivera t-il à concilier vie privée et vie professionnelle sans heurts? Au fil des pages, nous avançons sur la pointe des pieds dans cette traque éprouvante. Pour toute une équipe. Une traque qui devient possible car le grogneux rempile.

Note 17/20

9782322148004    Books on Demand    200 p.    15€

L’assassin de papa – Malika Ferdjoukh – 2010

Quatrième de couverture

Valentin et son père vivent dans une péniche abandonnée, sous le pont de Grenelle, à Paris et doivent chaque jour ruser pour survivre et ne pas être séparés. Un soir, ils surprennent le tueur en série qui s’attaque aux jeunes femmes du quartier. La peur hante alors leurs jours et leurs nuits. Car le tueur en série les a vus aussi…

Chronique

Avoir une vie marginale est un fait pour Valentin et son père. L’école de la vie plait à ce garçon qui, très tôt, a appris à ne pas aimer l’école. Mais, connait-il vraiment  la vie scolaire? Pourquoi ne veut-il pas y aller? Son père le laissera t-il y aller un jour? Sa vie de bohème ne lui pèse pas jusqu’au jour où il fit une rencontre.

L’assassin de papa est un roman policier pour lecteurs à partir de dix(10) ans, mais qui peut être lu par des adultes aussi. L’histoire est belle. La lecture est agréable. Au fur et à mesure des pages, nous découvrons l’histoire de ces deux personnages hauts en couleurs, un peu perdus dans la vie. Deux personnes pétries de beaux souvenirs lointains. Deux personnes brisées par une perte commune. Par des accidents de la vie. Valentin et son père connaissent le visage du serial killer qui sévit dans leur quartier parisien. Comment faire pour qu’il soit arrêté? Plutôt, comment le dénoncer sans se présenter au commissariat?

C’est avec beaucoup de plaisir que nous dévorons l’assassin de papa, un roman plein d’humour. D’amour. De force. D’humanité. Ce roman est un concentré de suspens. Cette atmosphère qui s’infiltre dans chaque fibre du corps insufflant fortement l’instinct de survie. Une envie de mieux être entouré. C’est ce qui arrive à Valentin qui craint pour sa vie et celle de son père. Surtout qu’en dehors de la péniche sévit l’assassin de papa.

Note 17/20

9782748509373    Editions Syros 102 p.    6,95€

Danse macabre – Les enquêtes de Hugo Delatour – L.A. Bailey – 2017

Quatrième de couverture

La mort rôde dans la petite ville de Shrewsbury, en Angleterre. Une riche héritière, Jennifer Barnes, est retrouvée assassinée. Pas vraiment la carte de postale de vacances idéale! Néanmoins, Hugo Delatour, ancien flic reconverti en détective privé, décide de reprendre l’enquête. Une autopsie bâclée, une mystérieuse application « Hunter », il n’est pas au bout de ses surprises. Qui se cache derrière le pseudonyme de « Danse macabre »? Hugo devra tout faire pour mettre un terme à sa folie meurtrière.

Chronique

Perdre un être cher est toujours quelque chose d’intolérable. Il faut pouvoir se panser et prendre soin de soi après cette disparition. C’est ce que décide notre détective Hugo Delatour. Y arrivera t-il? La vie fera t-elle fi de ses états d’âme? C’était sans compter sur ce pied de nez sournois dont la vie a ses secrets. En toute quiétude.

Dès qu’il a pris le dossier en main, notre détective français nous emporte dans son sillage à la recherche de l’assassin de Jennifer Barnes. Peut-être une manière d’oublier ses idées noires et sa peine? Tout se passe en douceur. Avec un certain flegme Britannique. Pas de courses-poursuites. Pas de coups de feu. Mais, du suspens. Des poussée d’adrénaline. Des réflexions profondes. Des énigmes. Des messages à double sens.

Danse Macabre est un thriller comme on les aime. Nous réfléchissons au rythme du détective. Pourquoi ce crime? Que cache t-il? Qui était la victime? Pourquoi elle? Peu à peu, le puzzle se met en place. Doucement, mais, sûrement. Nous découvrons en Hugo Delatour un homme fleur bleue. Fragile du fait de ses souffrances. Fort dans ses enquêtes. Très têtu.  Cependant, est-il prêt à ouvrir son cœur à la vie? A l’amour? Cette enquête sera t-elle aussi l’outil de sa guérison? Rien n’est moins sûr. Est-ce l’alpha d’une vie et l’oméga d’une douleur? Le début et la fin?

En lisant Danse Macabre, nous entrons dans une histoire. Dans des histoires. Celles d’hommes et de femmes. Celles de vies différentes. Celles de masques qui sont appelés à tomber. De masques qui disparaissent face à la vérité. De masques qui s’arrachent dans un silence feutré. Dans un cri muet des corps meurtris. Des masques peu ou prou sanglants qui tournent dans une ritournelle sans fin. Dans une danse macabre.

Note 18/20

9781549593338   Autoédition    124 p.