Publié dans Jeunesse, Polar, thriller

La maison dorée – Nicole Chappe – 2017

Quatrième de couverture

D’où vient ce mystérieux message collé sur le parapluie de Flo, à son retour de collège? Intriguée, elle se confie à son amie Elsa. Toutes les deux décident d’en parler à Max, un passionné des codes secrets. Lui seul peut les aider! En un éclair, l’énigme est résolue cependant une question demeure: s’agit-il d’un simple jeu ou d’une histoire sérieuse? Les jours suivants, Max se fait silencieux… Le bout de papier n’a pas dit son dernier mot: Il conduit Flo et ses amis à la Maison des Bulles où une inconnue leur raconte une étrange histoire: un chercheur vient de faire une découverte géniale mais des voleurs sans scrupules l’ont dépouillé de sa dernière trouvaille. Voilà les nouveaux amis prêts à braver tous les dangers pour aider l’inventeur à retrouver ce qui lui appartient. Mais l’affaire n’est pas simple n’est pas simple et ils vont de surprise en surprise… Parviendront-ils à atteindre leur but?

Chronique

Un jour de pluie. Un message codé qui semble tomber du ciel. Enigme? Jeu de geek? Bout de message? C’est le début de l’aventure pour Flo et ses amis, Max et Elsa. D’où vient ce message? Doit-il être pris au sérieux? Une recherche qui pourrait s’avérer dangereuse. Pourquoi ne pas garder le secret? Et s’il y avait des espions? Malgré leur peur, les amis s’interrogent sur l’origine de ce mot et sont décidés à tout découvrir.

La maison dorée est une enquête très troublante. Presque secrète. Faite par de jeunes adolescents stimulés, intrigués par un bout de papier et un rébus. C’est un thriller prenant qui entraine ces jeunes gens ainsi que nous dans une enquête trépidante. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages et le suspens s’invite jusqu’à la dernière ligne. Il y a tout pour plaire: un savant bizarre, une invention incroyable, des voleurs anonymes et mystérieux.

La maison dorée nous fait retrouver notre âme d’enfant ou d’adolescent. Au choix. Pour notre plus grand plaisir. Nous nous surprenons à déchiffrer le message et à tourner les pages silencieusement pour ne pas être imprudents. Une lecture qui se fait tranquillement et nous ne posons le livre qu’une fois avoir terminé. Les personnages sont parfois atypiques, mais si plaisants. Tous ont en tête un mystère: celui de la maison dorée.

Note 17/20

9782889490226    5 sens Editions     128 p.    12,40€

Publicités
Publié dans policier, thriller

Et tout sera silence – Michel Moatti – 2019

Quatrième de couverture

Grand Londres, hiver 2019, Anna Kaczor est retrouvée assassinée à coups de tournevis et tout le monde s’en fout…Jusqu’à ce qu’on découvre que la jeune femme a été impliquée dans un scandale politico-sexuel retentissant. Dès lors, la police et la presse se jettent sur l’affaire dans une grande confusion. Et Lynn Dunsday, web-reporter aux méthodes expéditives et à la plume aiguisée, décide de remonter la piste. Débute alors un terrifiant voyage entre Londres, l’Italie et le Nord de la Pologne, où des femmes sont recrutées par des organisations criminelles dont la violence est sans limites. Convoyées comme des marchandises vers l’Europe de l’Ouest, elles y nourrissent de vastes réseaux de prostitution…

Chronique

Une histoire trop connue à travers le monde. Malheureusement. Une belle promesse d’emploi. Un rêve à réaliser. Le désir d’avoir une vie professionnelle pour s’en sortir. Le rêve qui prend l’eau. Une grande déchéance. Et c’est le monde qui s’effondre sur les trottoirs des belles villes occidentales. Promesses oubliées. Rêves violemment foulés au pied. Ecrasés par la libido des clients. Une histoire sordide. Une histoire qui a brisé de nombreuses femmes. Malheureusement. Le pire étant quand ces femmes deviennent la proie de tueurs. Tel est le destin de nombre de ces femmes qui avaient un rêve. La mort croise souvent leur route, tel Anna Kaczor, sacrifiée sur l’autel de la Traite Humaine.

Tout commence par un voyage hors norme que nous suivons au fil des pages. Nous assistons à leur destin brisé, aux violences subies pour les soumettre. Michel Moatti en parle avec une telle humanité que nous ressentons profondément la détresse, la peur de ces femmes. Nous vivons chaque instant de leur chienne de vie jusqu’au jour où un inspecteur se penche sur leur corps meurtri. Tel Andy, Inspecteur du Crime Command et son amie Lynn, journaliste.

Et tout sera silence, un roman policier profondément humain dont le récit fait froid dans le dos. Chaque mot, chaque page est si proche de la réalité de ces femmes que nous ne regarderons plus jamais ces femmes de l’ombre, ces femmes-objet de la même manière. La vie de ces jeunes proies se lie à celle de l’inspecteur et de son amie, rendant le récit vivant. Vivant de force. Une force d’horreur. Une horreur tue par la peur. Une peur qui fera dire avec culpabilité et tout sera silence.

Note 19/20

9782357204737   HC Editions     320 p.    19€

 

 

 

Publié dans policier, thriller

Jeux de morts et de miroirs – L.A. Bailey – 2019

Quatrième de  couverture

Le  corps d’Amboise Durant , un spécialiste du XVIIIème siècle est retrouvé dans la Seine. Parmi ses effets personnels, la page d’un mystérieux manuscrit. Il met en scène Marie-Antoinette à la veille de son exécution. Quand elle hérite de l’affaire, le Lieutenant Charlotte Legrand est perplexe. Le meurtre est-il lié à un trafic d’art? S’agit-il d’un règlement de compte ou d’un crime passionnel? Que signifie le texte retrouvé sur la victime? Pourquoi lui demande t-on de contacter un ancien flic reconverti en détective privé? Pourtant, Hugo Delatour s’était promis de ne jamais retourner à Paris, une ville aussi belle et dangereuse que le souvenir de son ex-femme est tragique et douloureux. Dans cette nouvelle enquête, le Détective Hugo Delatour et le Lieutenant Charlotte Legrand apprendront-ils à se faire confiance? Parviendront-ils à découvrir le noir secret qui se cache derrière les dorures et la splendeur de Versailles?

Chronique

La vie semble enfin sourire à Hugo Delatour. il réapprend à aimer et à profiter de tous les instants de sa vie. La routine, la monotonie ne sont pas sa tasse de thé. Alors, une enquête serait peut-être la bienvenue. Cela tombe bien, Charlotte Legrand, Lieutenant de Police, a besoin de son aide pour le meurtre d’un historien. Que pouvait bien savoir ce dernier qui entrainât sa mort?

C’est le début d’une enquête entre Montpellier et Paris. Une enquête donnant du fil à retordre à notre détective. Plus que d’habitude devrait-il aller au bout de lui-même afin de répondre à toutes les questions même les plus personnelles? Qui était cet homme féru d’histoire? Baignait-il dans le trafic d’art? Faut-il suivre la piste de la mafia russe? Entre amour, désamour et moments forts, Hugo Delatour se lance dans cette enquête avec le sérieux qui le caractérise. Avec fougue, épluchant méticuleusement chaque piste.

Jeux de morts et de miroirs nous transporte dans une enquête minutieuse, rythmée par les évènements que vivent les personnages. L’assassin se joue-t-il des enquêteurs? Qui est vraiment Amboise Durant? Au fil des pages, l’enquête nous mène dans un monde de suspens. Un monde où nos émotions sont pris en otage. Une enquête faite de jeux de morts et de miroirs.

Note 18/20

9781074195106   Autoédition   292 p.   14,77€

Publié dans Jeunesse, Polar, thriller

Le secret de la princesse Maya

Quatrième de couverture

Au Nord-Ouest du Yucatán au Mexique, perchée sur la falaise, dominant les flots, la cité maya de Tulum frappe et séduit par son site romantique, intrigue et surprend par le rôle essentiel qu’y tiendrait un mythique « trésor »: de ce trésor dépendraient la puissance, la gloire et le prospérité de la cité. Il y a mille ans, Ashanaya, une jeune et courageuse princesse maya entreprend de restaurer la grandeur déchue de la cité de Tulum, mais en gardant le secret de ce trésor devenu légendaire. Mille ans plus tard, en contrepoint avec ce projet de l’intrépide princesse, la quête du mystère se poursuit, mais à l’initiative d’une petite équipe de minables aventuriers. Cette tentative peut-elle réussir? Le rêve l’emporter sur la réalité?

Chronique

En 2013, un chercheur meurt sous la torture au Mexique. Une enquête débute puis s’éteint. La vie continue sauf pour Claire, une admiratrice du chercheur. Que s’est-il passé? Pourquoi assassiner un professeur du CNRS? Avait-il trouvé quelque chose de compromettant? Quelque chose qui attise les convoitises? Si c’était la cas, pourquoi n’en avait-il parlé à personne? Pourquoi Claire tient-elle tant à éclaircir ce mystère? Quel rapport avec Ashanaya la princesse qui vivait il y a des centaines d’années? Que de mystères!
Le secret de la princesse maya est un thriller qui débute dans le royaume maya et qui nous tient en haleine durant l’enquête contemporaine. Nous découvrons les coulisses des intrigues de palais telles qu’elles existent dans toutes les royautés. Un récit entre trahison, meurtres et vengeance. C’est un roman qui ravira les adolescents, les adultes et qui leur fera découvrir des faits historiques ainsi que les traditions mayas.

Le secret de la princesse maya se lit aisément et d’une traite. Les mots sont lourds comme le destin de ces hommes tués pour un trône. Lourds tel le destin de cette princesse rescapée et en danger. Les chapitres sont titrés et introduisent à chaque fois le lecteur dans un pan de l’histoire. Dans un lieu. Est-il possible que Claire ait réussi à découvrir le lien entre les deux mondes? Elle aurait alors percé le secret de la princesse maya.

Note 17/20

9782343166278   L’Harmattan   Coll. Archipels   140 p.     14€

 

Publié dans Jeunesse, thriller

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle – Rohan O’Grady – 2019

Quatrième de couverture

C’est les vacances et vous passez l’été sur une île paradisiaque. Vous êtes orphelin et l’héritier d’une très grande fortune. Votre oncle diabolique veut vous tuer pour mettre la main sur l’argent. Vous êtes malin et, grâce à une amie, vous trouvez la solution pour échapper à ses griffes meurtrières: essayer de le tuer en premier…

Chronique

Juste après la guerre, deux enfants que tout oppose, se retrouvent sur une île. Qu’est-ce qui a pu arriver pour qu’ils y soient envoyés? Pourquoi sont-ils si indisciplinés? Pourront-ils s’entendre sur cette île où ils sont les seuls enfants?

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est le récit de la vie d’une île à travers ses habitants dont les portraits sont parfois caricaturaux. Une vie paisible mise à mal par deux enfants espiègles. Comment leur apprendre le savoir-vivre? Comment leur apprendre à vivre sur cette île sans faire trop de bêtises et saper le moral des vieux iliens? Comment en parler avec cet oncle qui n’en finit pas de ne pas arriver?

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est un roman qui nous emporte dans l’imagination des enfants. C’est une découverte de leurs sentiments cachés sous de faux airs de durs, d’enfants qui n’arrêtent pas de faire des bêtises. Cela cache t-il quelque chose de plus profond. C’est une découverte de l’univers de ces deux enfants où la réalité et le rêve se prennent la main pour créer des projets abracadabrants. En toute innocence. En toute malice. Mais, des projets si réalistes et terriblement possibles.

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est un roman captivant  dont la lecture est fluide et amusante. Nous sourions à tant d’innocence. Tant de candeur. Tant d’esprit presque machiavélique qui, pourtant, raconte avec simplicité une vérité qui peut déranger. Tel cet homme qui pourrait pousser des enfants à commettre l’irréparable. Un geste qui leur permettra de dire Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle.

Note 18/20

9791090724679   Ed. Monsieur Toussaint Laventure    304 p.    17,50€

Publié dans policier, thriller

Le meurtre d’Alice – Yasumi Kobayashi – 2016

Quatrième de couverture

Alice est suspectée de meurtre au Pays des Merveilles. Les crimes se multiplient  et se répercutent dans le monde réel, au sein d’une université japonaise. Petit à petit Alice se sent menacée tout comme Ari Kurisugawa, une des étudiantes du campus. Deux mondes mystérieusement liés dans lesquels se cache un meurtrier expert en faux semblants. Alice et Ari parviendront-elles à le démasquer et à sortir indemnes de cette histoire qui frise la folie?

Chronique

Un meurtre au Pays des Merveilles. Un meurtre dans un laboratoire universitaire. Quel rapport? Un rêve? Une réalité? Une prémonition?  Deux monde parallèles? Et si les deux mondes n’en faisaient qu’un? Dans un récit épique haletant, nous accompagnons Ari Kurisugawa  dans son enquête. Elle cherche à comprendre. Pourquoi ce meurtre? Y a t-il un rapport avec le monde fantastique?

Dans le meurtre d’Alice, Yasumi Kobayashi nous entraine dans le Pays des Merveilles. Dans le monde réel aussi. Les personnages sont attachants et pourraient exister aussi dans le monde réel tant ils sont proches les uns des autres. Quel est le lien entre eux? Quel est le lien avec le meurtre dans le monde réel? De discussions bizarres en dialogues de sourds, l’enquête suit son cours sans que nous nous départissions de notre sourire. L’humour reste le fil rouge de cette histoire de meurtre qui n’en finit pas de nous questionner.

Nous suivons l’évolution de l’enquête par le biais des personnages et leurs discours édifiants. Le meurtre d’Alice est un roman policier fantastique. La lecture est très agréable et les personnages sont hauts en couleur. Nous naviguons entre deux mondes sans perdre le fil de l’histoire. Au contraire.

Note 18/20

9784990874612   Les éditions d’Est en Ouest    259 p.    18€

Publié dans policier, thriller

Oublie le sourire d’Angkor – Pierre Mazet – 2019

Quatrième de couverture

En 1923, Michel de la Tournière, jeune métis franco-khmer, s’embarque pour le Cambodge pour y occuper un poste paisible de fonctionnaire colonial. Las, il y arrive au moment où André Malraux est surpris en flagrant délit de pillage d’antiquités. La mystérieuse disparition du couple qui accompagnait les Malraux le replonge dans son histoire personnelle. En effet, quinze ans auparavant, sa sœur aînée a trouvé la mort à Angkor dans des circonstances mystérieuses. Installé au cœur de la cité d’Angkor, où la forêt enterre les temples et où mythes et légendes s’entremêlent, il va inlassablement poursuivre sa quête de vérité, ce qui ne l’empêche pas de participer activement à la renaissance de cette cité, symbole de la gloire de ses ancêtres. Avec l’aide du Commissaire Crettier et du grand architecte Henri Marchal, il va tenter d’élucider les disparitions mystérieuses survenues depuis l’arrivée des Européens et lever le mystère qui l’obsède. Il y parviendra, alors que le Cambodge est de plus en plus plongé dans une guerre dont il aurait dû être un simple spectateur, mais qui le conduira au plus noir de son histoire: la dictature des Khmers Rouges.

Chronique

Quand on vit un évènement, on ne connait pas toujours sa portée historique. Parfois, l’envie de prendre la plume est présente. Elle se réalise si l’encouragement est là. Alors, il faut raconter. C’est ce que fait Michel. Il témoigne. Il parle de la mystérieuse Angkor. Que s’y passe t-il? Pourquoi tant de morts énigmatiques? Quel rapport avec la mort de sa sœur?

Avec des chapitres courts et une lecture fluide, nous découvrons le pays des Khmers. Un pays encore sous influence coloniale où bien des mystères planent. Nous découvrons des personnalités françaises sous un jour pas vraiment flatteur. Nous évoluons dans la sphère des pilleurs de sites. Un monde qui n’est pas ce qu’il parait. Un monde où les disparitions  sont inexplicables.

Oublie le sourire d’Angkor est l’histoire d’un grand mystère. Celui d’une découverte. Celui d’un temple maudit. Celui d’un peuple attaché à son histoire. C’est aussi une recherche languissante pour savoir. Pour décoder un site historique. Pour connaître ceux qui ont gravité autour de ce site. Doit-on dire « Voir Angkor et mourir« ? Est-il possible de savoir enfin ce qui s’y passe? Michel nous fait partager un pan de l’histoire, des traditions cambodgiennes. Une histoire khmère que ne nous raconteront jamais les livres d’histoire. Une histoire dans l’histoire. Un huis clos dans le milieu colonial où la langue de bois est de rigueur. Un conseil qui devrait être donné à quiconque souhaite se lancer sur les traces d’aventuriers plus ou moins honnêtes : Oublie le sourire d’Angkor.

Note 17/20

9782343166261   Editions L’Harmattan   187 p.    18,50€

 

 

Publié dans policier, thriller

Jouer le jeu – Philippe Paternolli – 2019

Quatrième de couverture

Un petit caïd met le feu à la bonne ville d’Albi le 31 décembre 2012 et se retrouve embauché pour ce « fait d’armes » par un réseau de produits dopants. Le vendredi suivant, les joueurs de la rencontre opposant le Toulouse FC à l’AC Ajaccio finissent le match à l’hôpital dans un état critique. En poste à Albi depuis peu, le commandant Vincent Erno se retrouve avec ces affaires sur les bras. Et personne dans cette histoire ne jour le jeu. Erno encore moins qu’un autre…

Chronique

Un quartier « chaud ». Un jeune désœuvré qui rêve de devenir un délinquant de grande envergure. Une « frappe » ainsi que le nomme si bien le langage populaire. Eh oui, chacun souhaite arriver au sommet de l’échelle sociale… à sa manière. Pour Kévin, la voie est toute tracée, plutôt que de s’ennuyer dans sa cité, fut-elle au soleil.  Est-ce si simple qu’il n’y paraît? Juste que le gang soit et le gang fut?

Jouer le jeu nous emmène dans un monde de tueurs. Tueurs pour le plaisir. Tueurs pour l’ego. Tueurs qui se meuvent dans le noir. Froidement. Sans état d’âme. Cette série de meurtres est-elle liée au même assassin? Quel est le rôle de l’Etat, du monde du foot dans cette histoire? Le Commissaire Erno, d’une intelligence très fine, nous emmène sur ses pas, à la découverte de certains secrets qu’il faudrait peut-être taire.

L’écriture est claire. Sans fioritures. La lecture se fait d’une traite tant le suspens est présent. Un suspens qui est entretenu par des rebondissements qui tiennent en haleine. Les personnages sont hauts en couleur et dotés d’une personnalité forte. C’est ainsi que nous les suivons dans ces enquêtes énigmatiques. Des enquêtes que poursuivent le commissaire Erno et ses collègues. Des enquêtes qui peuvent être bouclées rapidement à condition que tout le monde accepte de jouer le jeu.

Note 17/20

9782919066759   Editions du Caïman   175 p.    12€

Publié dans Polar, thriller

Le cri de l’arbre – Philippe Vergeraud – 2009

Quatrième de couverture

« Renaud s’éveille, glacé, aux premières lueurs de l’aube, avec à nouveau la sensation d’une menace globale et indéterminée. Il s’approche l’arbre en rampant, progresse ainsi de plusieurs mètres, son corps frissonnant tapi dans les fougères et parcouru d’ondulations sauriennes. Puis il se redresse, se met debout à côté d’un tronc énorme et pétrifié par les siècles. C’est alors que quelque chose se passe ».

Chronique

Peut-on se fuir soi-même? Peut-on vivre en dehors de la réalité pour être soi-même? Comment faire quand des personnes autour de la bulle que l’on s’est fabriquée? Dans la vie, il est des moments où l’homme se sent perdu dans l’immensité qui l’entoure. Il est un moment où il s’accroche désespérément à quelque chose, à lui-même, pour ne pas sombrer. Sombrer c’est se perdre. C’est peut-être aussi la folie douce. Deux hommes vivent dans la société avec un vernis de politesse. Pour faire ce qu’il faut. Comme il se doit. Plutôt un homme vit deux vies. Deux identités. Une profonde dichotomie. Une sorte de Docteur Jekill et Mister Hyde.

Le cri de l’arbre est un tableau. Une toile vierge où les mots se dessinent, s’effacent et se réinventent. Une toile créée pour la poésie des mots. Pour la poésie des hommes. Les chapitres sont courts et semblent décousus. Cependant, ils se complètent et se lisent comme des puzzles de vie, d’actions, de personnages. C’est aussi l’histoire d’un homme qui se perd en lui-même et ne peut se retrouver. Renaud est un homme en morceaux qui, peu à peu, perd le sens des réalités pour mieux tenter d’être lui-même. Peut-être d’être Ren tout simplement. Quel homme sera t-il? Endossera -t-il son côté obscur?

L’écriture est belle et sobre. Les tableaux défilent avec douceur. Avec force. Avec horreur. Chaque geste est disséqué dans un monde ralenti qui, de temps en temps, se précipite pour le pire. Rien que le pire. Ce thriller glaçant  nous présente cette âme disséquée en perdition. En errance. Seul un arbre centenaire arrive à calmer ses angoisses. Pour combien de temps? Un homme face à sa conscience? Peut-être. Un homme qui lave sa conscience au contact de cet arbre centenaire. Un homme dont la schizophrénie, la douleur d’être s’expriment dans le cri de l’arbre.

Note 18/20

9782953334326   Editions Fondencre   155 p.   17€

Publié dans policier, thriller

La fille de juin – Laurent Maillard – 2018

Quatrième de couverture

Quelque part dans les Cevennes, un couple de retraités sauvagement assassinés sans mobile apparent… A quelque temps de là toujours traquée par les autorités, l’ex-tueuse Aurélie Van-Root se retrouve en cavale non loin des lieux du drame et se voit bientôt contrainte de fuir aux côtés de Julie Massol, une jeune artiste impliquée dans une sordide affaire de stupéfiants. Alors que dans un premier temps, Julie propose à Aurélie de la guider à travers la région en échange de sa protection, leur association vire rapidement au cauchemar. Malgré les avertissements du « huguenot », pour échapper aux trafiquants et aux forces de l’ordre les deux femmes se réfugient au Havre, un domaine hébergeant les membres d’une secte. Accueillies par un groupe de druides régnant sans partage sur ce microcosme médiéval totalement reclus du reste du monde, les fugitives découvrent que sous le vernis d’un communautarisme idyllique, leurs hôtes vivent dans la terreur permanente du « croquelat », un mystérieux tueur qui terroriserait la contrée. Face au comportement de Julie qui semble de moins en moins étrangère à ses déboires, le doute s’installe bientôt chez Aurélie. Et lorsque cette dernière découvre que dans une cave, les fidèles vénèrent également pour ses prétendues vertus, « une chose tombée du ciel », il y a vraiment de quoi devenir dingue…

Chronique

Un crime odieux. Une course poursuite avec les gendarmes. Qui est cette femme qui tente de leur échapper? Quel est son crime? Qui est cette jeune femme qui décide d’aller en cavale avec elle? Etre en cavale n’est pas chose facile. Encore moins lorsqu’une inconnue est de la partie. Comment la confiance peut-elle s’instaurer? Qui sont ces deux femmes qui sèment la mort sur leur passage?
Dès le début, le ton est donné. Nous entrons de plein pied dans un monde où les armes prennent un grand plaisir à parler le langage de la mort. Nous accompagnons Aurélie et Julie dans leur fuite en avant à travers les Cevennes. Elles fuient la police. Chacune a ses raisons. Elles fuient leur douleur. Elles fuient leur passé en miettes. Elles fuient leur vie en décadence. Est-ce si simple? Comment se terminera cette cavale?
La fille de juin est un policier agréable à lire. Le suspens est toujours présent et l’adrénaline nous accompagne à chaque page. Chacune des pages tournées nous réserve une énigme de plus. Courses poursuites. Coups de feu. Cadavres. Quatrième dimension. Tout est là pour instaurer le suspens jusqu’à la dernière ligne. Une dimension où nous plongera avec bonheur la fille de juin.

Note 17/20

9782379120015   Editions Et le bruit de ses talons   165 p.   15€