Publié dans #fantastique, historique, romans, Saga

1520-1522 – Le chroniqueur de la Tour – 2019

Quatrième de couverture

1er janvier 1520, le monde est en paix depuis plusieurs années. Mais les tensions se sont accumulées et sont devenues trop fortes. Partout, les compromis se déchirent et l’humanité se retrouve au bord du gouffre. Dans l’ombre, les grands esprits tentent d’éviter la guerre généralisée qui est sur le point d’éclater. Face à eux, se dressent des forces maléfiques qui s’allient à l’ambition et à la bêtise humaines. De cet affrontement va dépendre l’avenir de civilisations entières.

Chronique

Une rencontre royale. Entre deux rois unis par le sang et l’amour des femmes. Idyllique. Hum, à votre place, je me garderai d’une telle opinion. Cela ne peut que mal se dérouler. Surtout quand l’hypocrisie est de la fête. Ce qui n’empêche pas le monde de tourner. Ce qui n’empêchait pas les conquêtes de se faire avec leur lot de brutalités et de morts.

1520-1522 nous plonge dans l’histoire du monde de cette époque. Une histoire en plusieurs volets. En plusieurs étapes. Que devient Ayne de Montmorency, prisonnier dans l’empire Ottoman? Où en est Cortès, sa conquête sanglante des Indiens et sa soif inextinguible d’or? A t-il enfin assouvi cette soif? Nous suivons l’histoire fantastique du monde. Des mondes. Entre légendes, faits historiques, le monde continue de se transformer sous nos yeux.

1520-1522 Une période de l’Histoire. Une période de guerre, de trahison, de magie, de sang versé. Sang royal ou pas. Une histoire mondiale telle que nous la connaissons. Une histoire restituée avec sa part d’imaginaire. Sa part de magie. A travers deuils, conflits, nous suivons les tribulations des royautés à travers le monde. Nous découvrons des complicités lucratives. Nous épions les fuites royales. Que nous réserve l’avenir? Que ce soit en France, chez les Aztèques ou dans l’Empire Ottoman? 1520-1522 nous offre un début de réponse.

Note 18/20 

9782322036011    Book on Demand   528 p.    15€

 

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Publié dans historique, récit, romans

Dernier printemps à Paris – Jelena Bacic Alimpic – 2019

Quatrième de couverture

Pianiste de talent reconvertie dans le journalisme, avec une vie de couple qui bat de l’aile, Olga part en reportage à Toulon. Elle doit y recueillir le témoignage d’une vieille femme russe pensionnaire depuis longtemps d’un sanatorium. Cette Maria Koltchak, qu’on dit folle, affirme être une ancienne détenue du goulag stalinien et désire se confier avant de mourir. Au fil des entretiens, Olga est happée malgré elle par son histoire poignante. On assiste à une tragédie familiale sur fond d’histoire de l’URSS. Aidée par le directeur de l’hôpital, Olga tente de renouer chacun des fils d’un récit palpitant marqué par les trahisons et l’espoir. Elle remonte avec Maria dans les profondeurs de ses souvenirs, notamment celui de la recherche de sa fille disparue. A travers ses yeux, la jeune femme découvre Moscou, la Sibérie, elle retourne là où tout a commencé, lors du dernier printemps à Paris…

Chronique

Une illusion de couple. Des choix professionnels différents. Un couple pour qui la routine devient pénible. Un couple pour qui le quotidien est à peine supportable. Est-ce la raison pour laquelle Olga se jette à corps perdu dans ce récit horriblement magnifique? Un récit qui éveille sa curiosité et remplit le vide de sa vie. Une excursion dans le monde soviétique de Staline. Une excursion dans une famille en souffrance. Une longue descente en enfer dans une Union Soviétique en pleine Révolution. Un amour maudit scellé dans l’obscurantisme. La bonne foi. L’innocence. L’ignorance.

Dernier printemps à Paris nous emporte dans un monde où la souffrance, la trahison,  sont écrites en lettres d’or glacé sur le destin  des hommes qui les subissent. Il nous offre un regard obscurément éclairé sur les actions de Staline et de ses sbires. Un monde où la force morale, la dignité, la bonne foi sont foulés au pied. Piétinés par des hommes qui n’ont aucun scrupule pour imposer leurs idées. Maria connaitra l’horreur, la peur, le désespoir. Mais elle se relèvera. Elle fera tout pour transmettre. Pour que nul n’ignore. Pour témoigner. Pour ne pas taire au monde une période noire de sa vie, de son pays. Comment des êtres humains ont-ils pu se comporter ainsi? Comment ont-ils pu faire fi de l’humanité?

Dernier printemps à Paris est un cri de colère. Un cri de douloureuse surprise. Un cri qui ne laisse personne indifférent. C’est un cri, un hurlement sur l’injustice, la trahison, la bassesse humaine. C’est un cri qui dérange la tranquillité des bien pensants. C’est un cri de résilience après un dernier printemps à Paris.

Note 18/20

9791097594251   Editions Serge Safran    336 p.    23,50€

 

Publié dans Erotique, romans

Liu, esclave impériale – Blanche de Saint-Cyr – 2019

Quatrième de couverture

Le royaume de Nanzhao se désagrège sous la menace de l’Empire chinois. Les rivalités et les complots déchirent la cour du roi Taizu. A son service, Liu est une jeune esclave têtue qui rêve de séduire Calaf, le prince cadet. Malheureusement, c’est Ping, le vicieux héritier, qui répond à ses avances. […]. Sur fond de magie noire, Liu lutte pour sa survie dans une Chine légendaire peuplée de prédateurs sexuels.

Chronique

Un royaume vassal de Chine. Deux princes dissemblables dont l’un est l’héritier du trône. Une esclave qui rêve d’épouser l’un des princes. Rien de plus banal. Cependant, c’est compter sans le contexte, les traditions. C’est sans compter que dans ce palais asiatique, l’héritier du trône est un vaurien, un enfant gâté doublé d’un sadique.

Liu esclave impériale est un roman où l’amour, le désir font force de loi. Liu est prête à tout pour rester fidèle à son roi et le protéger. Surtout après la trahison des siens et l’assassinat de l’héritier du trône. C’est un roman historique qui nous plonge au cœur des batailles pour le pouvoir. C’est aussi l’histoire de la fidélité d’une servante envers son roi déchu. Une servante qui le suivra dans sa fuite, dans sa décadence.

Au fil de la lecture, nous découvrons une jeune femme volontaire, sensuelle, belle et dotée d’une intelligence très fine. Une femme d’une beauté qui ne laisse nul humain indifférent. Nous découvrons un monde où la torture  et la sensualité se font maîtres de destins. Des destins qui dépendent de la naissance de la personne. Entre vols et prostitution, Liu tient sa promesse faite à Calaf: prendre soin du roi. Comment tout cela finira t-il? Liu pourra t-elle protéger son roi pendant longtemps? Elle semble sûre d’elle. N’est-elle pas Liu, esclave impériale?

Note 17/20

9782363260727   Tabou Editions   Coll. Les jardins de Priape    272  p.   15€

Publié dans fantasy, romans

Dragon de sable – le journal du premier Marcheur – Marc Ismier – 2018

Quatrième de couverture

La paix et la justice de Gladsheim s’étendent progressivement sur les royaumes d’orient. Gylfi, Roi le plus puissant parmi les Puissants, en assure la stabilité par les Questes de ses Marcheurs. Les guerres sont oubliées depuis des siècles et les Arts se développent étendant toujours plus les Pouvoirs et la science des Maîtres. Mais Bryan, Premier Marcheur, est arraché à une Queste  dans les brûlants déserts du sud par Snorri, le sculpteur. Pendant son absence, Gylfi a disparu, menaçant les ordres établis et faisant ressurgir la perspective d’affrontements oubliés qui déchiraient les peuples.  Derrière le trône, la nuit tisse ses complots au-delà des frontières et menace l’existence des Royaumes. Entre alliances et trahisons, se révèlent de nouveaux pouvoirs au cours de la plus redoutable Queste du Premier Marcheur.

Chronique

Qu’est ce qu’un marcheur? Est-ce celui qui pratique la marche comme sport? Ce sont les questions que je me suis posées tout en sachant que la réponse serait bien plus compliquée, bien sûr. La réponse est une découverte surprenante et à la hauteur des attentes. Le royaume de Bryan est peut-être victime de complots, d’actes mal intentionnés. Le Marcheur doit le savoir. Que se passe t-il? Où est la famille royale? Qui est à l’origine de ce bouleversement? Il est urgent de trouver des réponses à ces questions. Bryan ne le sait que trop bien.

C’est avec beaucoup de curiosité que nous découvrons le mondes des marcheurs et celui des sculpteurs. Un monde mystérieux. Fantastique. Un monde de pouvoirs magiques. Un monde où la sincérité et l’honneur sont maîtres. Avec Bryan, nous découvrons les différents royaumes et leurs habitants parfois énigmatiques. Nous nous enfonçons, au fil de la lecture, dans ce pays de complots ourdis. Ce pays où les marcheurs ont des dons et s’en servent. Pour protéger le trône, la famille royale et le royaume.

Dragon de sable – journal du Premier Marcheur nous emmène dans un monde où le bien et le mal se côtoient pour un jour s’unir et déclencher la plus grande des poursuites et des enquêtes pour le royaume de Gladsheim habitué à la Paix. Que de trahisons! Que de quêtes! dans ce monde de mages où peu importent les pouvoirs, du moment que l’on a LE pouvoir. Que trouvera Bryan? Qui seront ses alliés, ses ennemis? Comment tout cela se terminera t-il? Bryan et ses amis nous réservent bien des surprises.

Note 18/20

9781980220886   Autoédition   417 p.    13,70€

Publié dans policier, thriller

Pagaille à Mavoula! Gaspard-Hubert Lonsi Koko – 2018

Quatrième de couverture

Pourquoi cherchait-il à rendre justice lui-même? Cette triste affaire ne concernait que le département des affaires criminelles de la police congolaise. Pourquoi un Zaïrois devait-il s’occuper de l’investigation relative au meurtre d’un ministre d’un pays qui n’était pas le sien? La famille de la victime n’avait-elle pas confiance aux autorités policières nationales? La justice congolaise était-elle partiale, donc partisane? Pourquoi Roger Dercky devait-il entreprendre une opération périlleuse, au risque de braver quelques intouchables du régime local? Agirait-il avec une intrépidité ingénieuse pourrait animer la rage de vaincre qui l’habitait? Avait-il besoin de l’exaltation que le jeu procurait passionnément en lui: à savoir le divertissement? Dans la vie quotidienne, ce détective privé ne s’amusait pas pour le bonheur de l’ennemi ou de l’adversaire.

Mon avis

Un jeune ministre assassiné dans un pays où la corruption est reine et où l’intégrité n’est qu’un mirage. Qui a pu faire un geste aussi tragique? Pourquoi? Crime passionnel ou assassinat politique? Ce qui suffit à Roger Dercky pour enquêter. Pourra t-il garder son intégrité? Trouvera t-il le meurtrier de cet homme politique? Comme d’habitude Gaspard-Hubert Lonsi Koko fournit énormément de détails sur l’histoire du pays et du continent. Ce qui ne nous empêche pas d’assister à une enquête haute en couleurs dans le milieu politique. Plutôt entre amour et intrigues politiques. Peu importe le lieu, la boue a la même consistance et détruit tout ce qu’elle touche. Alors, imaginez dans ce monde d’intrigues…. Cette enquête n’est-elle pas celle de trop pour Roger Dercky?

En Afrique tout n’est pas ce qu’il parait et Pagaille à Mavoula! nous le démontrera de nombreuses manières. Toutes les facettes de cette enquête sont peut-être des leurres. Les dés sont peut-être pipés.  Une enquête qui se déroule dans les hautes sphères où richesse, politique et corruption se tiennent la main dans une spirale infernale. Et Roger Dercky ne doit pas l’oublier. Dans Pagaille à Mavoula, les meurtres se suivent  et ne se ressemblent pas. Nous naviguons entre politique et franc-maçonnerie, entre langue française et lingala. Cependant nous ne perdons pas de vue cette enquête et ses dangers. Son insécurité. Par contre, les relents nous envahissent et nous font découvrir les dessous de la politique Congolaise d’une manière peu flatteuse. Pleine de trahison. De coups douteux. Et Roger Dercky y perdra beaucoup plus qu’il n’y pensait. Est-ce sa dernière enquête? Espérons que non.

Ma note 16/20

9791091580250  L’Atelier de L’Egrégore  236p.

Publié dans Théâtre

TAPKAL le royaumes des nuages – Isabelle Hoarau-Joly – 2018

Quatrième de couverture

Tragédie créole mettant en scène les derniers esclaves marrons réfugiés au pied du Grand Bénare dans le cirque de Cilaos, du temps de l’île Bourbon. Ode à la liberté, cette pièce de théâtre est aussi le cri du cœur  d’une auteure engagée à défendre les droits des femmes réunionnaises et dénoncer les violences commises envers elles encore aujourd’hui.

Mon avis

tapkal résumLEnfin un livre écrit, AUSSI pour les dyslexique. Cela fait du bien. Du théâtre. Des chants. De la poésie. Ensemble. Pour une même histoire. Pour un même retour à l’histoire. L’histoire des marrons, esclaves réfugiés dans les hauteurs de Cilaos (île de la Réunion): le peuple des nuages. Zahira s’apprête pour la fête de la moisson, sans savoir que sa vie va basculer. N’ayant pas connu l’esclavage, elle doit faire face à son destin. Se battre pour gagner sa liberté en tant que femme. Le destin de toutes les femmes réunionnaises car « la paix suffit rarement au bonheur de l’homme« . Mais, Sangamore, la laissera t-il faire, lui qui pense que « les femmes ont besoin d’être dominées« . Cet homme n’a pas compris « qu’une femme se séduit, se charme et ne se contraint pas« . Quel sera le destin de cet amour à sens unique? Vivra t-il ou sera t-il voué au néant?

Le destin des femmes réunionnaises sera t-il celui de Zahira, princesse des nuages? Cestapkal femmes succomberont-elles toujours sous le joug d’un homme « dominateur, car méprisant la femme, refusant de quérir son cœur« ? Les réunionnais subiront-ils le même sort que Sangamore, amoureux transi? Ils semblent avoir oublié que « l’amour se mérite, il se noue pas à pas« . La quête de liberté des femmes, en général, est-elle « en avance sur notre temps« ?

Tapkal le royaume des nuages est une délicieuse pièce de théâtre qui nous régale à chaque mot, à chaque scène. Une pièce  qui se lit d’une traite. Superbe de force, de message pour la condition féminine. Tapkal le royaume des nuages  fait réfléchir à la capacité qu’a l’Humain à se battre pour ses idées. Cependant, face à l’inéluctable, saura t-il faire le bon choix? L’avenir des réunionnaises en dépend. Leur vie aussi.

 Ma note 17/20

9791092429169   Editions du 20 décembre  77p. 12€

Publié dans policier, romans

Dangereuse comédie à Bamako – Gaspard-Hubert Lonsi Koko – 2018

Quatrième de couverture

La charmante Malienne vida d’une traite, la tristesse dans l’âme, le verre de whisky que l’on venait de lui tendre. Elle remercia ensuite l’employé de l’Evasion, l’un des dancings mythiques de la capital malienne, et sortit après avoir posé le contenant sur le comptoir. Une fois dehors, l’air chaud fouetta brutalement le visage de la Bamakoise qui eut l’impression d’avoir la tête lourde. Le malaise s’accentuait au fur et à mesure qu’elle marchait. A un moment donné, elle fut en proie au vertige. La nausée l’indisposa. Le whisky était-il empoisonné? Tout à coup, le vide s’installa dans son esprit et ses jambes la  lâchèrent. Elle s’écroula. Non loin de là, les derniers fêtards eurent l’impression qu’une très forte lumière s’extirpa de la masse corporelle qui était allongée à même le sol et se dirigea, en tourbillonnant, vers le haut pour disparaître dans le ciel noir et très étoilé. Ainsi Aïssata Camara rendit-elle l’âme. Elle ne danserait plus jamais au Calao, au Mandingo, ou au Yanga. Adieu l’artiste.

Pendant ce temps, dans la villa du quartier huppé de l’Hippodrome, François Piantoni et Aminata Dembélé furent très surpris de revoir l’Homme Noir, en pleine forme, et l’un de ses acolytes que l’on avait pourtant enfermés, bien ligotés, dans la cave. La Malienne et le Corse tentèrent de s’enfuirent, mais ils n’eurent pas le temps d’ouvrir la porte…

Quelque chose lui avait échappé, se dit Roger Dercky. La danseuse de Bamako était-elle l’un des maillons de cette chaîne infernale? Était-il manipulé, depuis le début? Dans l’affirmative, pour quelle finalité? Mamadou Diawoura était-il réellement kidnappé?

Mon avis

Bamako en mode policier. Qui peur résister à cela? En tous cas, pas moi. Alors, je me suis lancée. Un détective Zaïrois débarque au Mali pour une mission secrète. Mais, en Afrique, il n’y a que des secrets de polichinelle. Son client et ami a été enlevé par le gouvernement. Dans quelle prison est-il? D’ailleurs, est-il toujours sur le territoire malien? Est-il toujours vivant?

Nous voilà embarqués dans une histoire à l’ambiance africaine. Chaude. Torride. Une histoire à un rythme africain.  Dans Dangereuse comédie à Bamako, nous sommes plongés dans l’ambiance avec une brève leçon d’histoire sur l’origine de la ville. Très intéressante et instructive. Avec certains mots du terroir. Ce qui est assez original.

En bon détective, Roger continue son enquête entre les nuits chaudes, canailles de Bamako  et ses contacts dans la ville. Cependant des mystères planent? Doit-il faire confiance à tout le monde? Qui travaille pour qui? Qui sont ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre? Que découvrira t-il d’autre? Réussira t-il à sauver son ami? Est-ce sa dernière enquête? Cette dernière se déroule à son rythme entre amour, meurtres et trahison.

Dangereuse comédie à Bamako nous entraine dans une histoire originale, avec une écriture atypique. Une histoire qui nous démontre que le monde du crime est le même quel que soit l’hémisphère. Les mots sont crus, parfois. Le vocabulaire est enrichi par des mots bambaras qui sont traduits sur la page. Ce qui permet de ne pas interrompre la lecture. Vous découvrirez une superbe ville africaine dont l’histoire résonne encore à travers l’Afrique. Un bon moment de suspens.

Ma note 16/20

9791091580304   L’Atelier de l’Egrégore  277 p.