Publié dans Contemporain, fiction, romans

Le désarroi de l’enfant de chœur – Elisabeth Motsch – 2018

Quatrième de couverture

Le désarroi, Paul l’éprouvera longtemps dans sa chair. Lui si heureux, si fier d’être scout et enfant de chœur, ne sera plus rien.  Comme tous les garçons de sa paroisse, il est sous l’emprise totale d’un prêtre charismatique, mais pour son malheur Paul est « le préféré ». Sa mère a toute confiance dans le bon père Ménager, qui a baptisé tous les enfants de la famille. Ses camarades, eux, ne sont pas dupes. Jean-Marc, sizenier valeureux, met Paul en garde, de même Vladimir, véritable ami, drôle et efficace. Jusqu’au jour où un jeune séminariste chargé du catéchisme se retrouve témoin d’une scène inouïe. Trente ans plus tard, Paul se souvient de son enfance spoliée par un homme d’église au-dessus de tout soupçon. N’était-il pas le serviteur de Dieu?

Chronique

De nos jours, c’est un problème récurent qui est fortement d’actualité. Un enfant est pétri d’innocence. Innocence qui sera, peut-être, foulée aux pieds par des adultes pervers. Paul en sait quelque chose! Il est enfant de chœur. Le prêtre qu’il sert l’aime beaucoup. Beaucoup trop. Est-ce normal? Pourquoi Paul se sent-il si mal? Peut-on être aimé de cette façon quand on est un petit garçon qui joue à la dinette avec sa petite sœur?

Le désarroi d’un enfant de chœur nous introduit dans un monde trop connu. Un monde trouble. Un monde redouté par tous les parents. Un monde décrié. Paul se sent perdu. Un enfant perdu dans un monde d’adultes. Dans un monde de prédateurs. Dans un monde où son enfance, son innocence ont été bafouées. Nous ressentons sa peur. Sa gêne. Sa grande détresse. Comment en parler? Doit-il en parler? A qui? Un adulte?

Le désarroi d’un enfant de chœur est le cri muet d’une blessure. Un regard sans fard sur le monde de pervers. Entre enfance innocente et enfance bafouée, nous accompagnons un enfant devenu adulte. Un enfant blessé dans un corps d’adulte à la recherche d’un apaisement. A la recherche d’une absolution. Afin de se laver de cette blessure qui n’a jamais cicatrisé. De cette souillure qui lui semble indélébile. Un jour, peut-être, il y arrivera. A quel prix? De quelle manière? C’est avec une colère sourde, une rage muette et un dégoût sans nom que nous accompagnons cet enfant. Que nous tournons les pages. Avec une grande envie de soulager le désarroi d’un enfant de chœur.

Note 17/20

9782490580019    Editions les chants des voyelles    180 p.   16€

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Publié dans Fantastique, Jeunesse, romans

Voyage au pays de l’Oudjat – Sophie Turco – 2018

Quatrième de couverture

Mary-Jane, Adolescente réservée, mène une vie bien trop ordinaire, une vie pâle, une vie lancinante laissant en germe tous prémices de révolte naissante. Le 15 juillet 1821, un évènement viendra bouleverser les repères de la jeune fille. Un coffret, objet d’une conspiration mystérieuse, l’entrainera dans une course poursuite au cœur de Londres. Jeté hors de son repère, l’imaginaire de Mary-Jane, plus intrépide que jamais, à bride avalée, s’élancera au pays de l’Oudjat. Jetant l’ancre, un temps, en différents lieux, conversant avec des personnages fabuleux aux histoires étranges, Mary-Jane finira par entendre tout au fond d’elle retentir une mélodie aux accords enchantés. De fils tendus, chemin faisant, à cordes vibrantes, l’âme chantante, Mary-Jane, affranchie de son ancienne indolence, en cette aurore naissante, s’ouvrira à l’amour en découvrant à partir d’elle, à partir de ce qu’elle est, sa véritable place. Légèreté de ses pieds dansant, foulant, frôlant le sol ferme, le monde fait alors pour elle musique.

Chronique

L’Angleterre du 19ème siècle où vit une jeune fille rêveuse. Mary-Jane ressemble à toutes les jeunes femmes de cette époque; délicate. Discrète mais avec un petit esprit bohême. Son rêve? Partir aux Indes pour échapper à cette belle-mère qu’elle n’aime pas et c’est réciproque. Un jour, l’aventure croise son chemin. Acceptera t-elle ce défi? Comment s’en sortira t-elle?

C’est avec douceur et une lecture aisée que nous mettons les pieds  dans ce récit déroutant. A pas feutrés. Avec une grande surprise que partage notre héroïne. Nous entrons dans un monde magique où les animaux parlent et révèlent leurs sentiments. Mary-Jane est-elle en train de rêver? Est-elle dans l’au-delà? Avec nous, elle va à la découverte  de ce nouveau monde intrigant. Un monde dont son imagination pourtant fertile ignorait l’existence. Doit-elle se laisser emporter? Comment faire pour s’en rappeler plus tard afin de tout raconter à son père?

Voyage au pays de l’oudjat est une sorte de voyage initiatique pour une jeune femme que la société londonnienne enfermait dans un moule. C’est un voyage rituel qui permet à Mary-Jane de découvrir des mondes uniques. Des mondes d’une grande beauté. Des mondes très constructifs. Ils l’aideront peut-être à grandir et à s’affirmer? Qu’en est-il de sa famille?  S’inquiètent-ils pour elle? Comment se passera son retour? Peut-être qu’un jour, Mary-Jane pourra leur raconter ses aventures lors de son voyage au pays de l’Oudjat.

Note 16/20

9782889490356    5 sens Editions    170 p.    14,20€

 

 

Publié dans BD, historique

Achille sous les murs de Troie – Cosimo Ferri – 2019

Quatrième de couverture

Achille, après avoir défait les villes de Troade, capture la belle Briséis qui devient sa compagne. Agamemnon, le chef de l’armée grecque, s’accorde Chryséis, la fille d’un prêtre d’Apollon…mais doit très vite s’en défaire car la peste fond sur ses troupes. Telle est la vengeance d’Apollon. Agamemnon, joue de ses prérogatives de commandant en chef et réclame qu’Achille lui remette Briséis. Le héros s’incline mais ne pardonnera pas cette offense: il ne participera plus à cette guerre! Dès lors, les Troyens  remportent victoire sur victoire et même Diomène et Ajax ne peuvent rivaliser sans Achille. Pour galvaniser les troupes, Patrocle, l’ami intime d’Achille, emprunte les armes de ce dernier et ainsi vêtu, lance un vaste assaut contre Troie. Dans la bataille, Hector, fils aîné de Priam, roi de Troie, prendra la vie de Patrocle. En proie au désespoir, Achille jure de venger son ami et de tuer Hector.

Chronique

J’ai eu comme une impression de retourner à mes cours de français et de retrouver d’anciens amis…qui m’en ont fait bavé. Ils sont plus sympathiques en bande dessinée. Qui n’a jamais entendu parler d’Achille, le héros grec? Nous le retrouvons sous les murs de Troie. Une bataille de plus dans sa vie. Pourquoi cette guerre? Est-ce celle d’une succession? Quel est le rôle de Briséis? Est-elle à l’origine de cette bataille? Deux frères, Pâris et Hector sont au cœur de cette guerre. Deux frères unis par le sang et la lignée. Deux frères dont l’un a réveillé la vindicte d’Achille.

Les planches sont superbes et les couleurs qui les composent sont très chaleureuses. Ce qui donne un côté assez intimiste. Les hommes, nobles ou guerriers, sont superbement musclés, tandis que les femmes, nobles ou servantes, sont magnifiquement vêtues de légers voiles. Les batailles respectent les codes de guerre (carré militaire, jet de flèches, etc.). Les scènes oscillent entre grandes batailles, repos tendre du guerrier, vengeances tendrement haineuses. Surtout, pour le cœur d’une femme.

Achille sous les murs de Troie nous renvoie inévitablement à nos classiques pièces de théâtre étudiés au collège. A la différence que nous retrouvons nos héros dans leur intimité. Nous les retrouvons dans une vendetta qui semble inéluctablement sans fin.

Note 16/20

9791094169452   Editions Graph Zeppelin   48 p.   15€

 

 

 

 

Publié dans policier, romans, thriller

Les mystères de « Beau-Soleil » – Patrick Mothes – 2019

Quatrième de couverture

Le hameau de Beau-Soleil a perdu la plupart de ses habitants. Seule Maria résiste. A plus de 90 ans, elle ne veut rien céder au temps qui passe. Elle le fait en mémoire de ceux qui ont disparu mais surtout pour Julien, cet arrière-petit-fils différent des autres, qu’elle sait fragile mais qui lui est si proche. Il n’a rien de commun avec les jeunes de sa génération. Il est attaché à la terre, à la nature, à la vie paysanne, celle de ses grands-parents, celle de femmes et d’hommes qui respectaient leur environnement sachant que leur vie en dépendait. Néanmoins, il porte cette différence comme un fardeau et va se heurter à une ruralité dont il méconnait les déboires et les pièges. Heureusement, il fera la connaissance d’Agnès, cette adjudante de gendarmerie aussi pétillante qu’humaine.

Chronique

Le monde du terroir accepte difficilement ce qui vient de l’extérieur. Encore moins quand une personne décide de vivre différemment d’eux. Ce dernier se heurte à un mur de haine et de violence. Julien en sait quelque chose. Lui qui souhaite vivre et travailler sur la terre de ses ancêtres Selon ses choix. Comment va t-il vivre son retour à la terre? Son retour sur ses terres? Comment cela se passera t-il avec ses voisins?

Les mystères de Beau-Soleil est une immersion dans le monde rural. Un monde rude. Bourru. Sans concession. Un monde qui n’a aucune pitié pour les faibles. Pour les personnes différentes. Pour ceux qui viennent d’ailleurs. Julien en fait la rude expérience. Il côtoie des personnages qui n’ont jamais quitté cette terre qu’ils aiment jusqu’à la mort. Cette terre rude et généreuse qui fait des hommes des êtres rudes et frustres. Qui pourra bien aider ce jeune citadin? Arrivera t-il à faire comprendre à son entourage ses choix de vie? Qu’est ce qui explique ces meurtres autour de sa ferme? Qu’en pensent les gendarmes?

Avec une lecture prenante, nous avançons dans les péripéties de Beau-Soleil, terre insoumise. Nous assistons à une lutte âpre pour exister. Pour affimer sa particularité. Pour affronter de lourds secrets de famille. Que réserve l’avenir à Julien? Qui est cette gendarme qui dirige les enquêtes? Croira t-elle ses dires? A pas mesurés, nous évoluons dans ce microcosme. A la découverte de tous les mystères de « Beau-Soleil ».

Note 17/20

9782343175775    Editions l’Harmattan    Coll. Rue des Ecoles    228 p.    21€

 

 

Publié dans Polar, thriller

Arjuna – Patrice Haffner – 2018

Quatrième de couverture

« Elle était la vie, elle était la joie. Elle riait et le violon riait. Voilà ce qu’il avait tué, Mehdi. C’était bien un criminel au sens propre du terme. Il avait mis fin à la vie d’un être divin, un enfant chéri de Dieu, sûrement…« . Et pourtant n’entendait-il pas respecter la volonté de Dieu? Lequel des deux amis, Thomas Baldini, le luthier, ou Arjuna Bahabur, l’étudiant en médecine indien, descendant de la dernière grande dynastie mongole, est coupable d’avoir tué ensuite l’assassin de la jeune violoniste virtuose? Et pourquoi s’accusent-ils mutuellement de ce crime? […]

Chronique

Il est toujours intéressant, quand on est dans un tribunal, de regarder l’attitude et le comportement des uns et des autres. Surtout l’attitude de l’accusé. Ce qu’il pense intéresse tout le monde. Alors, imaginez deux crimes, deux accusés et une histoire de musique. Quel rapport? L’amour de la musique. Celle qui fait chanter le cœur et danser l’âme. Celle qui, écoutée les yeux fermés, vous fait découvrir le jardin d’Eden en mille fois mieux. Comment raconter? Comment trouver les mots pour faire comprendre cet amour de la musique, sa magie?

Arjuna nous emporte dans un procès. Nous en découvrons les tenants et les aboutissants. Quel rôle ont eu Arjuna et Thomas dans ce meurtre passionnel ou sordide? Que peuvent plaider les avocats pour un meurtre au mobile si compliqué et si difficile à comprendre? Pourquoi deux accusés pour un même meurtre? Qui a tiré? Nous sommes happés par cette histoire criminelle qui est un mélange de sang, de fanatisme, d’amour, de musique. nous retraçons l’histoire de cette bande de copains.

Arjuna nous conte un amour brisé. Une amitié émiettée et un avenir des plus troubles. C’est l’histoire d’une relations d’une grande force voire passionnelle qui a viré au cauchemar. De qui Aïcha, la virtuose était-elle vraiment amoureuse?  Arjuna est l’histoire d’une vengeance. Froide. Passionnée. Une vengeance que nous découvrons à travers la vie des personnes. A travers leurs voyages de par le monde. A travers une fatwah? C’est l’histoire d’une amitié de deux hommes autour duquel gravitent des personnes dangereusement attachantes. Tous n’ont qu’une idée fixe: Arjuna. Pourquoi?

Note 18/20

9782343147949    Editions L’Harmattan   242 p.    21,50€

Publié dans #fantastique, historique, romans, Saga

1520-1522 – Le chroniqueur de la Tour – 2019

Quatrième de couverture

1er janvier 1520, le monde est en paix depuis plusieurs années. Mais les tensions se sont accumulées et sont devenues trop fortes. Partout, les compromis se déchirent et l’humanité se retrouve au bord du gouffre. Dans l’ombre, les grands esprits tentent d’éviter la guerre généralisée qui est sur le point d’éclater. Face à eux, se dressent des forces maléfiques qui s’allient à l’ambition et à la bêtise humaines. De cet affrontement va dépendre l’avenir de civilisations entières.

Chronique

Une rencontre royale. Entre deux rois unis par le sang et l’amour des femmes. Idyllique. Hum, à votre place, je me garderai d’une telle opinion. Cela ne peut que mal se dérouler. Surtout quand l’hypocrisie est de la fête. Ce qui n’empêche pas le monde de tourner. Ce qui n’empêchait pas les conquêtes de se faire avec leur lot de brutalités et de morts.

1520-1522 nous plonge dans l’histoire du monde de cette époque. Une histoire en plusieurs volets. En plusieurs étapes. Que devient Ayne de Montmorency, prisonnier dans l’empire Ottoman? Où en est Cortès, sa conquête sanglante des Indiens et sa soif inextinguible d’or? A t-il enfin assouvi cette soif? Nous suivons l’histoire fantastique du monde. Des mondes. Entre légendes, faits historiques, le monde continue de se transformer sous nos yeux.

1520-1522 Une période de l’Histoire. Une période de guerre, de trahison, de magie, de sang versé. Sang royal ou pas. Une histoire mondiale telle que nous la connaissons. Une histoire restituée avec sa part d’imaginaire. Sa part de magie. A travers deuils, conflits, nous suivons les tribulations des royautés à travers le monde. Nous découvrons des complicités lucratives. Nous épions les fuites royales. Que nous réserve l’avenir? Que ce soit en France, chez les Aztèques ou dans l’Empire Ottoman? 1520-1522 nous offre un début de réponse.

Note 18/20 

9782322036011    Book on Demand   528 p.    15€

 

Publié dans policier, romans, thriller

Et le vent me traversa – Gérard Pardini – 2018

Quatrième de couverture

Qui est vraiment Claudio Di Blasio? Un redoutable tueur? Un mythomane? Une victime des services secrets italiens? Dans son journal, tout semble désespérant, absurde: impossible de distinguer le vrai du faux… Ses souvenirs nous plongent au cœur de l’histoire secrète de l’Italie des trente dernières années. Di Blasio a-t-il voulu régler ses comptes en laissant derrière lui ses terribles carnets, pris d’une crise subite de remords?  Désirait-il révéler sa véritable identité à Lucia sa confidente? Aux lecteurs de ses carnets? Même l’auteur, qui a pu les étudier, doute de son personnage et de la légitimité de son récit. Di Blasio est hors du commun, tout à la fois cynique et touchant de naïveté quand il nous parle de la raison d’Etat qui lui permet de justifier ses meurtres.

Chronique

Claudio Di Blasio. Un nom qui n’inspire personne. Pas même son propriétaire. Un homme doué d’une grande intelligence. Un homme froid, calculateur, qui met son intelligence au service du crime. Pourquoi? Que représente le crime pour lui?  Pourquoi, un jour, décider d’écrire ses mémoires? Claudio Di Blasio. Un homme invisible à la quasi totalité des personnes autour de lui. Un homme parmi tant d’autres. Un homme au hobby, au plaisir angoissants: le crime…

Dans et le vent me traversa, nous découvrons un tueur méticuleux. Trop méticuleux. Un homme qui prend plaisir à ce qu’il fait et qui utilise son intelligence à faire la seule chose qui lui inspire du bonheur: tuer. Avec froideur. Avec cynisme. Avec une sensation incommensurable de bonheur. Nous découvrons un tueur machiavélique. Merveilleusement sadique. Est-il né ainsi? L’est-il devenu suite à un vécu traumatisant? Pourquoi un homme cultivé devient-il un tueur calculateur au sang froid, sans état d’âme?

Et le vent me traversa nous fait côtoyer un homme qui avait une vie normale. En apparence. Un homme qui avait des parents qui l’aimaient à leur manière. Nous accompagnons un homme qui peine à s’identifier autrement qu’en tant que tueur. Un homme qui tuait sur commande ou par plaisir. Un homme qui, avec le temps, avait oublié son nom enregistré à l’Etat Civil. Un homme qui tua et mourut dans le secret. En toute discrétion. Mensonges ou réalité? A vous de voir.

Note 17/20

9782343160597   Editions l’Harmattan   Collection Rue des Ecoles   245 p.    21,50€

 

 

Publié dans romans, Saga, science fiction

Trahisons Mémoires d’un veilleur – Louise Morens – 2019

Quatrième de couverture

Lors d’une mission anodine, Jack disparait sous les yeux de sa femme et d’Alex. Après avoir été contrainte d’observer le passé tragique de son mari, Solène revient sur la Terre où elle dépérit un peu plus chaque jour. Jack réapparait le soir de son anniversaire, mais, c’est Alex qui disparaît alors… Qui s’opiniâtre à détruire la santé mentale de Solène et surtout pourquoi? Les enfants Cooper accepteront-ils les décisions de leurs parents et leurs implications? La quête de vérité des Veilleurs révèlera des trahisons et de lourds secrets. La jeune génération saura t’elle les aider  et les soutenir?

Chronique

Rester en alerte et curieux de tout, c’est la routine pour un veilleur. Alors, quand un vaisseau se trouve au mauvais endroit, au mauvais moment, il est normal que les Veilleurs se posent des questions. Que fait-il là? D’où vient-il? Qui est le pilote? Et c’est le début d’une longue et haletante aventure pour Jack, Solène, leur entourage, leurs amis.

A peine le temps d’ouvrir le livre et nous entrons de plein pied dans l’aventure. Pas de temps mort. L’aventure nous ouvre les bras. Et ce, jusqu’à la dernière ligne. Solène et Jack sont éprouvés dès le début. Sont-ils vraiment ciblés? Pourquoi? Leurs enfants sont-ils à l’abri? Comment les protéger? Nous ressentons leur angoisse, leur peur pour leurs enfants. Pourront-ils les protéger encore longtemps? Qui leur en veut autant?

Trahisons Mémoires d’un Veilleur. Le titre nous annonce ce à quoi Solène et Jack devraient faire face. Nous assistons à des batailles de haute voltige à travers les mondes. Nous assistons aussi à des moments de tendresse intenses. Des moments de vie intense qui nous permettent de reprendre un peu notre souffle dans cette lecture prenante et addictive. Une lecture riche en rebondissements qui nous tient en haleine et attise notre curiosité. Nous vivons des moments forts jusqu’à la dernière ligne en espérant que le mot « fin » n’est qu’illusoire.

Note 19/20

9789523403987    Editions Atramenta    Collection Science Fiction   365 p.     15€

 

 

Publié dans Jeunesse, policier, thriller

Pris au piège – James Ponti – 2019

Quatrième de couverture

Quand ils ne sont pas au collège, Florian et Margaret, douze ans, font équipe auprès de Marcus Rivers, leur mentor au FBI, pour résoudre des affaires délicates grâce à leur technique éprouvée d’observation et de déduction: le GRATIN. Et quand Marcus est accusé d’espionnage, le sang des deux inséparables limiers ne fait qu’un tour: ils doivent tout faire pour innocenter celui qui, au fil de leur collaboration, est devenu leur ami. Les voilà donc embarqués dans une nouvelle enquête qui les entraîne dans les couloirs de la Bibliothèque du Congrès. Ils n’ont en effet qu’une seule idée en tête: « gratiner » à tout va, pour percer les secrets du passé de Marcus. Se pourrait-il qu’un ancien espion russe se cache parmi les connaissances de leur ami? Et qui pourra les aider? Le temps est peut-être venu d’une découverte capitale pour nos enquêteurs de génie!

Chronique

Deux enfants de douze ans, apprentis détectives et agents du FBI. Non, vous ne rêvez pas. Un bon point pour eux pour être de parfaits espions. Qui se méfierait de deux enfants? C’est connu, un enfant ne peut pas être un espion ou un détective! En attendant, ils ont une mission qui leur tient à cœur: blanchir leur chef. Comment faire? A cet âge, a-t-on les capacités de s’extraire du panier de crabes qu’est le monde de l’espionnage?

Pris au piège fait partie d’une trilogie et les livres se lisent séparément les uns des autres. Entre courses poursuites, ruses, pièges tendus et espions de toutes sortes, nous suivons nos deux limiers dans leur enquête secrète. Comment faire pour découvrir les espions? Comment enquêter sans se faire remarquer? Un sacré casse-tête pour Margaret et Florian. Deux enfants dont la curiosité est un grand atout. Comment démontrer que leur chef est innocent? Comment démontrer que les accusations sont fausses?

Nos deux héros se lancent dans une enquête tambour battant avec la fougue qui caractérise leur jeune âge. Ainsi que l’innocence qui les caractérise et facilite leurs recherches. Nous les accompagnons dans cette enquête. Une enquête où tout le monde parait suspect. Peut-on être au collège et au FBI en même temps? C’est avec curiosité, avec une lecture addictive que nous suivons les péripéties de nos deux agents secrets.

Note 17/20

9782330124434   Editions Hélium   400 p.   14,50€

 

Publié dans autobiographie, récit, romans

Zwazo – Gerry L’Etang & Victorien Permal – 2019

Quatrième de couverture

Cet ouvrage est le récit de vie d’Antoine Tangamen, dit Zwazo (1902-1992). Sa compétence en matière d’hindouisme à la Martinique en fit l’interlocuteur principal de ceux qui s’intéressaient à cette religion. De ceux qui, ethnologues ou non, pressentaient qu’avec lui disparaîtrait tout un monde. Et surtout de ces dévots qui se pressaient la semaine devant sa porte pour le prier d’organiser leurs cérémonies. Car le dimanche, quand s’arrêtaient les tambours cultuels, l’homme dialoguait avec des dieux. Il a également vécu un siècle de reconfiguration hindoue, de condition indienne, de créolisation indienne dans un espace plantationnaire, une habitation du nord de l’île dont il fut un rouage essentiel: un commandeur, contremaître des récoltes de canne à sucre. Grand témoin d’un siècle et de ses mutations, il nous laisse ce document.

Chronique

Antoine Tangamen dit Zwazo. Tout un poème. Toute une histoire. Toute une vie. Dépositaire du culte hindouiste martiniquais. Dépositaire de l’histoire des indiens sur cette île. Quelle est son histoire? Comment sa famille est-elle arrivée sur cette île? Comment les indiens ont-ils vécu leur exil en terre étrangère? Quel héritage Zwazo laissera t-il à ses concitoyens?

Zwazo nous transporte dans l’histoire d’un peuple au lendemain de l’abolition de l’esclavage. Un peuple qui, croyant aux mensonges de travail facile, fut enlevé, parfois, transporté, souvent, vers l’eldorado antillais. Eldorado qui se révélait être un enfer sur terre. Un peuple isolé, par la langue, par la religion, par les rituels, sur une île qui ne l’acceptait pas. Un peuple qui ne souhaitait qu’une chose: survivre, et si possible, retourner dans son pays couvert d’or et de gloire.

A travers la vie de Zwazo, défile l’histoire de la Martinique. Une histoire racontée du point de vue d’un Indien dont les origines se perdent de l’autre côté de l’océan. Nous découvrons le racisme anti-Indien qui fut très violent pour ces derniers. Au fil de la lecture, nous suivons l’évolutions sociale, religieuse d’un peuple, d’une île. Une île que Zwazo connaissait sur le bout des doigts. Une île dont il sera la mémoire des rituels indiens. Il sera la mémoire religieuse indienne. Il sera la mémoire de la Martinique. Tout simplement. Une histoire ilienne à laquelle il participera, parfois malgré lui. Nous découvrons dans une lecture fluide, la vie d’un homme financièrement d’une pauvreté sans nom. Mais un homme d’une grande richesse culturelle, religieuse, cultuelle. Cet homme fut le dépositaire-témoin de tout un peuple. Celui de l’Autre bord. Celui du pays de ses parents. Il s’appelait Antoine Tangamen dit Zwazo.

Note 18/20

9782357204157    HC Editions      144 p.     12,50€