à la Une
Publié dans romans, science fiction, Saga

Trahisons Mémoires d’un veilleur – Louise Morens – 2019

Quatrième de couverture

Lors d’une mission anodine, Jack disparait sous les yeux de sa femme et d’Alex. Après avoir été contrainte d’observer le passé tragique de son mari, Solène revient sur la Terre où elle dépérit un peu plus chaque jour. Jack réapparait le soir de son anniversaire, mais, c’est Alex qui disparaît alors… Qui s’opiniâtre à détruire la santé mentale de Solène et surtout pourquoi? Les enfants Cooper accepteront-ils les décisions de leurs parents et leurs implications? La quête de vérité des Veilleurs révèlera des trahisons et de lourds secrets. La jeune génération saura t’elle les aider  et les soutenir?

Chronique

Rester en alerte et curieux de tout, c’est la routine pour un veilleur. Alors, quand un vaisseau se trouve au mauvais endroit, au mauvais moment, il est normal que les Veilleurs se posent des questions. Que fait-il là? D’où vient-il? Qui est le pilote? Et c’est le début d’une longue et haletante aventure pour Jack, Solène, leur entourage, leurs amis.

A peine le temps d’ouvrir le livre et nous entrons de plein pied dans l’aventure. Pas de temps mort. L’aventure nous ouvre les bras. Et ce, jusqu’à la dernière ligne. Solène et Jack sont éprouvés dès le début. Sont-ils vraiment ciblés? Pourquoi? Leurs enfants sont-ils à l’abri? Comment les protéger? Nous ressentons leur angoisse, leur peur pour leurs enfants. Pourront-ils les protéger encore longtemps? Qui leur en veut autant?

Trahisons Mémoires d’un Veilleur. Le titre nous annonce ce à quoi Solène et Jack devraient faire face. Nous assistons à des batailles de haute voltige à travers les mondes. Nous assistons aussi à des moments de tendresse intenses. Des moments de vie intense qui nous permettent de reprendre un peu notre souffle dans cette lecture prenante et addictive. Une lecture riche en rebondissements qui nous tient en haleine et attise notre curiosité. Nous vivons des moments forts jusqu’à la dernière ligne en espérant que le mot « fin » n’est qu’illusoire.

Note 19/20

9789523403987    Editions Atramenta    Collection Science Fiction   365 p.     15€

 

 

Publicités
à la Une
Publié dans thriller, policier, Jeunesse

Pris au piège – James Ponti – 2019

Quatrième de couverture

Quand ils ne sont pas au collège, Florian et Margaret, douze ans, font équipe auprès de Marcus Rivers, leur mentor au FBI, pour résoudre des affaires délicates grâce à leur technique éprouvée d’observation et de déduction: le GRATIN. Et quand Marcus est accusé d’espionnage, le sang des deux inséparables limiers ne fait qu’un tour: ils doivent tout faire pour innocenter celui qui, au fil de leur collaboration, est devenu leur ami. Les voilà donc embarqués dans une nouvelle enquête qui les entraîne dans les couloirs de la Bibliothèque du Congrès. Ils n’ont en effet qu’une seule idée en tête: « gratiner » à tout va, pour percer les secrets du passé de Marcus. Se pourrait-il qu’un ancien espion russe se cache parmi les connaissances de leur ami? Et qui pourra les aider? Le temps est peut-être venu d’une découverte capitale pour nos enquêteurs de génie!

Chronique

Deux enfants de douze ans, apprentis détectives et agents du FBI. Non, vous ne rêvez pas. Un bon point pour eux pour être de parfaits espions. Qui se méfierait de deux enfants? C’est connu, un enfant ne peut pas être un espion ou un détective! En attendant, ils ont une mission qui leur tient à cœur: blanchir leur chef. Comment faire? A cet âge, a-t-on les capacités de s’extraire du panier de crabes qu’est le monde de l’espionnage?

Pris au piège fait partie d’une trilogie et les livres se lisent séparément les uns des autres. Entre courses poursuites, ruses, pièges tendus et espions de toutes sortes, nous suivons nos deux limiers dans leur enquête secrète. Comment faire pour découvrir les espions? Comment enquêter sans se faire remarquer? Un sacré casse-tête pour Margaret et Florian. Deux enfants dont la curiosité est un grand atout. Comment démontrer que leur chef est innocent? Comment démontrer que les accusations sont fausses?

Nos deux héros se lancent dans une enquête tambour battant avec la fougue qui caractérise leur jeune âge. Ainsi que l’innocence qui les caractérise et facilite leurs recherches. Nous les accompagnons dans cette enquête. Une enquête où tout le monde parait suspect. Peut-on être au collège et au FBI en même temps? C’est avec curiosité, avec une lecture addictive que nous suivons les péripéties de nos deux agents secrets.

Note 17/20

9782330124434   Editions Hélium   400 p.   14,50€

 

à la Une
Publié dans autobiographie, récit, romans

Zwazo – Gerry L’Etang & Victorien Permal – 2019

Quatrième de couverture

Cet ouvrage est le récit de vie d’Antoine Tangamen, dit Zwazo (1902-1992). Sa compétence en matière d’hindouisme à la Martinique en fit l’interlocuteur principal de ceux qui s’intéressaient à cette religion. De ceux qui, ethnologues ou non, pressentaient qu’avec lui disparaîtrait tout un monde. Et surtout de ces dévots qui se pressaient la semaine devant sa porte pour le prier d’organiser leurs cérémonies. Car le dimanche, quand s’arrêtaient les tambours cultuels, l’homme dialoguait avec des dieux. Il a également vécu un siècle de reconfiguration hindoue, de condition indienne, de créolisation indienne dans un espace plantationnaire, une habitation du nord de l’île dont il fut un rouage essentiel: un commandeur, contremaître des récoltes de canne à sucre. Grand témoin d’un siècle et de ses mutations, il nous laisse ce document.

Chronique

Antoine Tangamen dit Zwazo. Tout un poème. Toute une histoire. Toute une vie. Dépositaire du culte hindouiste martiniquais. Dépositaire de l’histoire des indiens sur cette île. Quelle est son histoire? Comment sa famille est-elle arrivée sur cette île? Comment les indiens ont-ils vécu leur exil en terre étrangère? Quel héritage Zwazo laissera t-il à ses concitoyens?

Zwazo nous transporte dans l’histoire d’un peuple au lendemain de l’abolition de l’esclavage. Un peuple qui, croyant aux mensonges de travail facile, fut enlevé, parfois, transporté, souvent, vers l’eldorado antillais. Eldorado qui se révélait être un enfer sur terre. Un peuple isolé, par la langue, par la religion, par les rituels, sur une île qui ne l’acceptait pas. Un peuple qui ne souhaitait qu’une chose: survivre, et si possible, retourner dans son pays couvert d’or et de gloire.

A travers la vie de Zwazo, défile l’histoire de la Martinique. Une histoire racontée du point de vue d’un Indien dont les origines se perdent de l’autre côté de l’océan. Nous découvrons le racisme anti-Indien qui fut très violent pour ces derniers. Au fil de la lecture, nous suivons l’évolutions sociale, religieuse d’un peuple, d’une île. Une île que Zwazo connaissait sur le bout des doigts. Une île dont il sera la mémoire des rituels indiens. Il sera la mémoire religieuse indienne. Il sera la mémoire de la Martinique. Tout simplement. Une histoire ilienne à laquelle il participera, parfois malgré lui. Nous découvrons dans une lecture fluide, la vie d’un homme financièrement d’une pauvreté sans nom. Mais un homme d’une grande richesse culturelle, religieuse, cultuelle. Cet homme fut le dépositaire-témoin de tout un peuple. Celui de l’Autre bord. Celui du pays de ses parents. Il s’appelait Antoine Tangamen dit Zwazo.

Note 18/20

9782357204157    HC Editions      144 p.     12,50€

 

à la Une
Publié dans Contemporain, romans, thriller

Les mascarades – Véronique Findling – 2018

Quatrième de couverture

Xavier, jeune diplomate ambitieux, est conseiller à l’ambassade de France à Tirana, en Albanie, dans les dernières années de dictature d’Enver Hoxha. Pour oublier les traumatismes de son passé, il persuade son foyer recomposé de jouer la comédie des apparences. Les mensonges protègeront-ils cette famille de l’explosion? Quel rôle jouera Andry, l’attaché culturel d’origine malgache? Sera t-il un grain de sable qui enraye une mise en scène fragile ou au contraire son ange gardien? L’auteur donne vie à des personnages profondément attachants ;  une fine analyse psychologique, s’incarne dans un contexte social et géopolitique réaliste et original. Trahisons, ambitions, amour, sincérité et mensonges tissent une intrigue aussi captivante que bouleversante.

Chronique

Deux âmes blessées qui se rencontrent. Après les confidences, la vie commune. C’est la routine, dira t-on. Peut-être, peut-être pas… Un déménagement à l’étranger. Une famille recomposée qui fait semblant d’être unie par les liens du sang. Une famille qui fait fi du passé et tente de s’engager dans le présent vaille que vaille. Cette façade se fissurera t-elle un jour? Les enfants arriveront-ils à garder le secret? Par ailleurs, ce secret ne sera t-il pas trop lourd pour tous dans un pays communiste? Pourquoi tant de secrets?

Les mascarades nous entraine dans la vie  les aventures d’une famille dans une Albanie communiste. Un pays où la dictature imprègne la vie de tout un peuple et où tout étranger est sous surveillance. Au fil des pages, se dessine une famille loin d’être idéale. Une famille qui frôle la bizarrerie. Une certaine fragilité s’installe ostensiblement. Des questions assaillent le lecteur qui se sent pris de doute. A tort ou à raison?

La vraie vie peut s’inviter dans une vie inventée. Elle y fait un tour et bouleverse tout. Surtout les humains. Ainsi, Xavier, Juliette et leurs enfants en font-ils l’amère expérience. La vie, la vraie, nous englue dans cette histoire que nous suivons avec anxiété. Avec angoisse. Que réserve l’avenir à cette famille? La vraie vie fera t-elle éclater la vérité? Comment s’organisera la famille sous les coups de la réalité? Se relèvera t-elle? Peut-être. Fera t-elle face? C’est possible.  Rejettera t-elle tout le reste? Sûrement. Surtout les mascarades.

Note 16/20

9782343157337    Editions l’Harmattan   Collection Ecritures   256 p.   22€

 

à la Une
Publié dans BD, Comics, Erotique, Fantastique

Ember la chaleur du phoenix – Christian Zanier – 2019

Quatrième de couverture

Victime d’un terrible accident aérien, EMBER renaît de ses cendres, tel le phoenix, dotée de pouvoirs surnaturels. Cette super héroïne sexy et ultra chaude, à maints égards, ne se prive pas de faire tomber le costume dès que l’occasion se présente….

Chronique

Hum! J’ai failli réviser ma méthode pour choisir un livre, à savoir faire le choix en fonction du titre ou du nom de l’auteur. Quand j’ai reçu cette bande dessinée, j’ai éclaté de rire. Je pensais recevoir un roman. Bref! Un comics érotique! Une découverte, une superbe surprise à sa réception. Comme d’habitude, j’ai craqué sur le titre et… surprise! Cependant, une histoire qui tient la route. Connaissez-vous beaucoup de héros qui reviennent à la vie pour se battre contre… sa famille? Ben, moi non! Eh oui, une héroïne habillée sexy et qui a une superbe énergie pour se battre.

Ember la chaleur du phoenix est réservé à un public averti. Notre héroïne va devoir sauver le monde avec des arguments convaincants.  Au  vu de son ardeur au  combat et à faire parler les plus récalcitrants, ne serait-il pas plus simple qu’elle intègre les services secrets? Qu’elle devienne détective privée? Ce qui est sûr, c’est qu’elle sait se faire entendre, même des généraux les plus butés. Et pour cause…

Ember la chaleur du phoenix nous parle d’une femme de caractère et bien dans sa peau. Une femme pour qui tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. Seule épine au pied: sa famille. Entre batailles d’enfer, trahisons  et sexe, Ember fait tout son possible pour remplir son contrat.

Note 16/20

9782359541465    Tabou Editions    Comics BD     184 p.    19€

 

 

à la Une
Publié dans Jeunesse, Polar, thriller

La maison dorée – Nicole Chappe – 2017

Quatrième de couverture

D’où vient ce mystérieux message collé sur le parapluie de Flo, à son retour de collège? Intriguée, elle se confie à son amie Elsa. Toutes les deux décident d’en parler à Max, un passionné des codes secrets. Lui seul peut les aider! En un éclair, l’énigme est résolue cependant une question demeure: s’agit-il d’un simple jeu ou d’une histoire sérieuse? Les jours suivants, Max se fait silencieux… Le bout de papier n’a pas dit son dernier mot: Il conduit Flo et ses amis à la Maison des Bulles où une inconnue leur raconte une étrange histoire: un chercheur vient de faire une découverte géniale mais des voleurs sans scrupules l’ont dépouillé de sa dernière trouvaille. Voilà les nouveaux amis prêts à braver tous les dangers pour aider l’inventeur à retrouver ce qui lui appartient. Mais l’affaire n’est pas simple n’est pas simple et ils vont de surprise en surprise… Parviendront-ils à atteindre leur but?

Chronique

Un jour de pluie. Un message codé qui semble tomber du ciel. Enigme? Jeu de geek? Bout de message? C’est le début de l’aventure pour Flo et ses amis, Max et Elsa. D’où vient ce message? Doit-il être pris au sérieux? Une recherche qui pourrait s’avérer dangereuse. Pourquoi ne pas garder le secret? Et s’il y avait des espions? Malgré leur peur, les amis s’interrogent sur l’origine de ce mot et sont décidés à tout découvrir.

La maison dorée est une enquête très troublante. Presque secrète. Faite par de jeunes adolescents stimulés, intrigués par un bout de papier et un rébus. C’est un thriller prenant qui entraine ces jeunes gens ainsi que nous dans une enquête trépidante. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages et le suspens s’invite jusqu’à la dernière ligne. Il y a tout pour plaire: un savant bizarre, une invention incroyable, des voleurs anonymes et mystérieux.

La maison dorée nous fait retrouver notre âme d’enfant ou d’adolescent. Au choix. Pour notre plus grand plaisir. Nous nous surprenons à déchiffrer le message et à tourner les pages silencieusement pour ne pas être imprudents. Une lecture qui se fait tranquillement et nous ne posons le livre qu’une fois avoir terminé. Les personnages sont parfois atypiques, mais si plaisants. Tous ont en tête un mystère: celui de la maison dorée.

Note 17/20

9782889490226    5 sens Editions     128 p.    12,40€

à la Une
Publié dans policier, thriller

Et tout sera silence – Michel Moatti – 2019

Quatrième de couverture

Grand Londres, hiver 2019, Anna Kaczor est retrouvée assassinée à coups de tournevis et tout le monde s’en fout…Jusqu’à ce qu’on découvre que la jeune femme a été impliquée dans un scandale politico-sexuel retentissant. Dès lors, la police et la presse se jettent sur l’affaire dans une grande confusion. Et Lynn Dunsday, web-reporter aux méthodes expéditives et à la plume aiguisée, décide de remonter la piste. Débute alors un terrifiant voyage entre Londres, l’Italie et le Nord de la Pologne, où des femmes sont recrutées par des organisations criminelles dont la violence est sans limites. Convoyées comme des marchandises vers l’Europe de l’Ouest, elles y nourrissent de vastes réseaux de prostitution…

Chronique

Une histoire trop connue à travers le monde. Malheureusement. Une belle promesse d’emploi. Un rêve à réaliser. Le désir d’avoir une vie professionnelle pour s’en sortir. Le rêve qui prend l’eau. Une grande déchéance. Et c’est le monde qui s’effondre sur les trottoirs des belles villes occidentales. Promesses oubliées. Rêves violemment foulés au pied. Ecrasés par la libido des clients. Une histoire sordide. Une histoire qui a brisé de nombreuses femmes. Malheureusement. Le pire étant quand ces femmes deviennent la proie de tueurs. Tel est le destin de nombre de ces femmes qui avaient un rêve. La mort croise souvent leur route, tel Anna Kaczor, sacrifiée sur l’autel de la Traite Humaine.

Tout commence par un voyage hors norme que nous suivons au fil des pages. Nous assistons à leur destin brisé, aux violences subies pour les soumettre. Michel Moatti en parle avec une telle humanité que nous ressentons profondément la détresse, la peur de ces femmes. Nous vivons chaque instant de leur chienne de vie jusqu’au jour où un inspecteur se penche sur leur corps meurtri. Tel Andy, Inspecteur du Crime Command et son amie Lynn, journaliste.

Et tout sera silence, un roman policier profondément humain dont le récit fait froid dans le dos. Chaque mot, chaque page est si proche de la réalité de ces femmes que nous ne regarderons plus jamais ces femmes de l’ombre, ces femmes-objet de la même manière. La vie de ces jeunes proies se lie à celle de l’inspecteur et de son amie, rendant le récit vivant. Vivant de force. Une force d’horreur. Une horreur tue par la peur. Une peur qui fera dire avec culpabilité et tout sera silence.

Note 19/20

9782357204737   HC Editions     320 p.    19€

 

 

 

à la Une
Publié dans Maison d'édition

Editions Zinedi

Pourquoi ce nom de « Zinédi » ? parce que notre maison, qui a vu le jour en 2002 ne publie que des inédits… question de liaison… non dangereuse. Zinédi a pour ambition de faire découvrir des auteurs de langue française dans le domaine de la fiction pourvu que les textes soient de qualité, qu’ils soient inédits et qu’ils emportent notre enthousiasme. Généralistes, curieuses, les éditions Zinédi choisissent les livres qu’elles publieront au gré de l’émotion, de la joie, de l’étonnement, du plaisir qu’ils auront suscités auprès de leurs premiers lecteurs.

En cliquant sur le logo, vous avez accès directement au catalogue. Bonne découverte!

logo zinedi

 

Cliquez sur les couvertures pour lire les chroniques. Bonne lecture!

cv-le-signe-du-diablecv-et-je-suis-restee-debout-vivante-1fablesrateaux

à la Une
Publié dans Contemporain, romans

La jumelle qui dansait au milieu du jour – Chantal Danjou – 2019

Quatrième de couverture

Un secret de famille brutalement révélé bouleverse le destin d’une jeune femme. Seule la redécouverte des paysages de son enfance permettra à la narratrice d’apprivoiser sa propre histoire, de capter la lumière au-delà de l’obscurité. Gagnant son « toit du monde » sur les berges du lac de Charpal, elle saura abolir les frontières régionales pour un cheminement plus universel. A la recherche de la vérité et aux questions de la première partie, luxuriante pureté, une autre « vérité » sur l’inceste: un univers et une expérience oniriques, apparemment plus légers et joyeux, qui pourraient cependant faire basculer dans une utopie sur la pureté. C’est alors que, venant de l’autre côté du monde, défrichant la jungle du désir, surgit le contrepoint amoureux et humanisant.

Chronique

J’avoue que le début de lecture a bien été déroutant. Avec une impression de lire plusieurs histoires à la fois. Etre mère, un superbe moment dans la vie de la plupart des femmes. Pour certaines, c’est un calvaire et le vol de sa propre liberté. Un véritable pied de nez à l’instinct maternel. Et voilà une mère qui prend la poudre d’escampette, abandonnant sans vergogne un père et sa fille. Elle s’enfuit pour partir loin. Très loin. Sans remords. Est-ce si facile?

La jumelle qui dansait au milieu du jour est un roman déroutant. Un roman qui laisse le lecteur dans l’expectative. Nous entrons dans le monde des taiseux. Dans le monde des secrets de famille. Quel est celui de cette famille? Se taisent-ils par nécessité ou par peur? Rien à voir avec les traditions. Tout à voir avec l’horreur. L’indescriptible. L’innommable. Comment vivre avec un tel secret? Peut-on vivre normalement une fois que l’on sait?

La jumelle qui dansait au milieu du jour est un récit à la première personne. Un récit qui, loin de nous faire entrer de plein pied dans l’histoire, fait de nous des témoins qui écoutent une confession. Des témoins gênés par une confession qui n’en finit pas d’arriver. Les protagonistes sont-ils voués à une damnation éternelle? La vie peut-elle reprendre sans conséquences? En refermant ce livre, nous avons encore plus de questions qu’au début de la lecture. Très intriguant.

Note 15/20

9791030902020   Editions Orizons   Collection Littératures   170 p.   18€

à la Une
Publié dans Contemporain, romans, témoignage

La mal-blanchie – Louise Adelson – 2016

Quatrième de couverture

Une famille française pas tout à fait comme les autres… père antillais, mère vendéenne. Après leur décès, Louise entreprend de vider leur appartement et le grenier, où lettres, papiers, meubles se sont entassés au fil des ans, tels des laissés pour compte. Peu à peu, les souvenirs émergent… Louise évoque ses origines négropolitaines, ses relations d’enfant puis d’adolescent, son isolement, son commencement de rupture avec la société, sa déshérence, puis sa découverte des « armes miraculeuses »; les mots. Ils la sauveront de la dérive, lui redonneront goût à la vie et confiance en elle. Sur fond de racisme et de pauvreté, dans un va-et-vient constant entre le passé et le présent, apparaissent les comportements post colonialistes d’une certaine société française vis-à-vis des minorités visibles. Ce témoignage fait écho au mal-être de beaucoup de jeunes issus de l’immigration, eux aussi laissés pour compte.

Chronique

Etre issu de plusieurs cultures peut parfois être difficile à vivre pour la personne. Le métissage peut se vivre à travers le poids de l’héritage familial. C’est la cas de Louise, née métisse aux lendemains de la Guerre. Dans un monde où sa couleur n’est pas la panacée. Dans une famille où cet héritage est subi. Est-ce vraiment le cas? Quel héritage lui laissera son père antillais après la disparition de ce dernier? Réussira t-elle à se réconcilier avec ses racines?

La mal-blanchie, un titre qui exprime tout le mépris, toute la violence verbale, toute la culpabilité subies par Louise, enfant et adolescente complexée. une jeune femme n’osant avoir une discussion ouverte avec son père. Peu à peu, au fil des pages, nous la suivons dans la recherche de ses racines. A la recherche de l’histoire de sa famille. Et si son père avait devancé ses questionnements? Lui aurait-il apporté un début de réponse?

La mal-blanchie est l’histoire d’une recherche. Celle d’une identité. Celle d’un héritage familial qui, peut-être, n’est pas si lourd à porter. La disparition de ses parents la poussera t-elle à se retrouver et à se réconcilier avec ses origines antillo -vendéennes? Nous l’accompagnons dans sa quête. Nous la découvrons dans sa sensibilité. Dans sa réappropriation de son histoire, même si un jour parmi tant d’autres, elle a été appelée la mal-blanchie.

Note 16/20

9782343089256 Ed. L’harmattan Coll. Lettres des Caraïbes 262 p 23€

à la Une
Publié dans BD, conte

Légendes & mystères de Bourgogne -Gondy – Amani – Grivaud 2016

Quatrième de couverture

Ces histoires étaient contées dans les vieilles chaumières, au coin du feu, où tantôt elles effrayaient, tantôt elles faisaient rêver. Ainsi, tour à tour, vous tremblerez face au loup-garou de Saint-Agnan; vous tomberez sous les charmes de la wivre, dissimulée sous un rocher du mont Beuvray; vous suivrez les pas de Cadet Roussel dans les rues d’Auxerre; vous ferez connaissance avec la terrifiante fée d’Etalante; vous vous interrogerez sur l’étrange Mélusine au château de Meaulne; vous découvrirez l’oeuvre du diable à Toulon-sur-Arroux; vous rencontrerez l’horrible Beuffénie dans les bois de la Galafre.

Chronique

D’habitude, quand on parle de légendes, on s’attend à avoir en main une prose. Ce qui est original pour ce livre, c’est qu’il s’agit d’une bande dessinée. Des histoires courtes. Un monde. Plutôt des mondes fantastiques. Des mondes où les fées ne sont pas toujours merveilleuses et rien n’est ce qu’il paraît.

Les planches sont superbes et les couleurs varient selon les légendes. Elles varient entre clair et obscur. Comme la vie. Le seul hic est que certains dialogues (par exemple dans « La louve de Montigny-Monfort ») sont écrits en minuscules. Ce qui rend la lecture un peu difficile. Cependant, c’est le seul bémol. Nous nous amusons beaucoup à redécouvrir ces contes du terroir. Ces contes qui ont bercé notre enfance.

Légendes et mystères de Bourgogne est une invitation à connaître une région. A connaitre son histoire. A découvrir ses croyances ainsi que tous ces mystères aujourd’hui ignorés. un beau moment de symbiose avec la Bourgogne. Cette bande dessinée se lit d’une traite. C’est avec plaisir que nous redécouvrons ces contes. Ces légendes qui feront le bonheur des jeunes lecteurs et de ceux qui sont plus âgés. Une promenade bucolique dans la Bourgogne profonde. Au sens respectueux du terme.

Note 16/20

9782884194242   Edition du Belvédère    46 p.   15€

à la Une
Publié dans #fantastique, fantasy, romans

Dragons de sable – Chroniques royales – Marc Ismier – 2019

Quatrième de couverture

Le Premier Marcheur continue sa Queste pour mettre à jour les Puissances qui ont bouleversé l’ordre des Royaumes. Accompagné de Nils, simple serviteur aux étranges Pouvoirs Royaux, il se lance dans l’exploration du désert, en direction de Blatand, colossal Artefact dont nul ne connait la nature. Au même moment, Gylfi – le nouveau roi légitime de Gladsheim, Sylvain de la Nuit et Bryan -fils du Premier Marcheur  regroupent leurs forces pour contrer Snorri, usurpateur du Trône alors que dans le lointain royaume de Glitnir, Hérian, jeune héritier du Premier Mage défunt, se lance dans ces affrontements meurtriers pour rendre justice à son père.

Chronique

Pour un père, passer le témoin à son enfant est très gratifiant. Savoir que sa progéniture va marcher dans ses traces est un grand bonheur. Pour Bryan, c’est le cas. Dorénavant, il initie son fils à son futur héritage. Un plaisir qu’ils partagent pudiquement entre hommes. Son fils sera t-il à la hauteur? Est-il prêt à affronter le destin qui l’attend? Brian a t-il suffisamment initié son fils?

Le chaos règne sur la Terre des Marcheurs. Qui a pris le Pouvoir? Où est le roi? Comment survivre à tous les évènements? Des questions qui nous tiennent en haleine durant toute la lecture. Le suspens ainsi qu’une sorte de curiosité morbide nous pousse à tourner les pages avec un bonheur parfaitement assumé. Avec une lecture aisée, nous accompagnons les héros dans leurs pérégrinations. Nous retenons notre souffle face aux batailles et souhaitons secrètement que tout le monde s’en sorte sain et sauf à l’issue des combats.

Dragon de sable – Chroniques royales n’a rien à envier au premier tome. Au contraire. C’est une superbe histoire qui nous entraine dans les coulisses de la royauté. Dans les coulisses du pouvoir. C’est avec un réel bonheur que nous retrouvons nos héros et faisons un bout de route avec eux. Les batailles sont merveilleusement sanglantes. Que réserve l’avenir à la Royauté? Serait-elle en voie d’extinction? Se relèvera t-elle de toutes ces batailles et trahisons tel le phénix se relevant de ses cendres? Dragon de sable -chroniques royales , un vrai régal qui nous surprend à nous demander: Y aura t-il une suite?

Note 18/20

9782956397007    Autoédition   690 p.   18,50€

 

à la Une
Publié dans Fantastique, fantasy, romans

La pyramide du lac perdu – Azaël Jhelil – 2019

Quatrième de couverture

« Il reposait sur sa couche aux draps bleu nuit, depuis toute une éternité,
Sans vraiment dormir,
Sans vraiment mourir,
Et ce jour enfin, quinze siècle enfuis, il attendait des invités »

Poursuivie par la vindicte du semi-lacertys, la Conjuration de Tanglemhor  a traversé les mers pour arriver en Australie. Guidés par la vision du vénérable Kannlis, les rebelles s’aventurent dans le Jardin de l’Hiver, à la recherche du repaire disparu du plus terrible sorcier de tous les temps. Au pays de la nuit éternelle, harcelés par un froid insupportable, les conjurés sont engagés dans une entreprise suicidaire. Sur leurs épaules reposent tous les espoirs des peuples du Levant…

Chronique

Des batailles plus tard, c’est  un retour au bercail qui met un baume au cœur et des souvenirs plein la tête. Mais, ce n’est pas le repos du guerrier pour Oriana et ses amis. Loin de là! L’aventure continue. D’ailleurs, s’est-elle arrêtée un jour? Une recherche à faire. Une bataille à livrer. Que dis-je? LA bataille à livrer. Celle de toutes les peurs. Celle de tous les espoirs. Celle des derniers espoirs. Comment s’y prendront Oriana et sa bande d’amis? Trouveront-ils la solution qui apportera enfin la paix dans les mondes et surtout en Australie?

Dans la pyramide du lac perdu, les personnages sont toujours aussi beaux (ils ont leur propre beauté). Ils sont toujours aussi étranges, voire sophistiqués. Nous découvrons le côté sentimental des personnages. Leur vulnérabilité. Ce qui les rend presque humains pour ne pas dire complètement humains. Nous traversons des contrées fantastiquement belles et souvent dangereuses. Les batailles sont superbes et de grande envolée. Comment vont s’en sortir nos héros? Arriveront-ils à rétablir la paix et la sérénité? Survivront-ils aux batailles homériques? Arriveront-ils à exterminer le grand sorcier?

Nous retrouvons dans la pyramide du lac perdu les superbes descriptions de l’auteur qui nous font découvrir, avec une soif inextinguible, ce monde fantastique qui nous rend addicts à la lecture, aux personnages et à leurs aventures. Une description qui rend ces personnages attachants et nous fait tourner les pages avec la sensation de partir à la rencontre d’amis, de membres de notre famille. Et non, je n’exagère pas! Et cette bataille finale! Toute en force et en tendresse. Si profondément humaine. Délicieusement sanglante et un brin apocalyptique. Une bataille digne des plus grands films fantastiques.

Note  19/20

9782491069100    Auto Edition     471 p.    16,95€

 

à la Une
Publié dans Contemporain, récit, romans

Negombo – Virginie Vanos – 2019

Quatrième de couverture

A trente deux ans, Jenny Colomb semble posséder tout ce qu’une femme peut souhaiter: un mari aimant et une fabuleuse carrière de romancière à succès. Pourtant, elle est dévorée par l’ennui, l’angoisse et le désœuvrement. Un divorce, le décès de son ex-mari et toute une série de menaces et d’intimidations la laissent totalement anéantie. Elle décide alors de tout quitter pour partir seule à Negombo, sur la côte ouest du Sri Lanka. Aspirant tout d’abord au calme, la solitude et la tranquillité, Jenny fera cependant de nombreuses rencontres tant parmi les sri lankais que les expatriés, dont certaines changeront son destin à jamais.

Chronique

Un mariage transparent. Insipide. Un divorce dangereux. Un veuvage post divorce. Telle est la vie de Jenny. Du moins, la sensation qu’elle en a. Une vie qui lui semble vide mis à part les menaces de son ex belle-famille. Alors, c’est le moment de partir. De changer d’horizon. Afin de mieux se retrouver?

Negombo. Lieu-pansement. Lieu-baume au cœur. Un roman qui nous fait accompagner une femme dans sa renaissance après une vie anesthésiée. Nous la suivons dans ce voyage intérieur. Un voyage où elle se retrouve face à elle-même avant de pouvoir s’ouvrir aux autres. Avant de pouvoir découvrir les autres. C’est l’histoire d’une écrivaine face à la page blanche telle que fut sa vie, avant de trouver son inspiration à travers les autres. Elle trouve l’inspiration en se découvrant dans le regard des autres. Ce regard qu’ils portent sur elle.

Negombo nous entraîne dans le sillage d’une femme qui, à un moment, avait oublié de vivre. Une femme qui avait mis sa vie entre parenthèse. Au décours de ses rencontres, elle trouve des amitiés solides. Elle découvre enfin le plaisir d’aimer et de se laisser aimer. Elle retrouve sa vie. Elle retrouve la sensation d’exister et se met à croquer la vie à pleines dents. Pour combien de temps? Retournera t-elle dans son pays? Une fois dans son pays, y gardera t-elle cette soif de vivre? Peut-être qu’elle la gardera tant qu’elle demeurera à Negombo. 

Note 18/20

9781074785642    Auto Edition    92 p.   10,02€   Kindle 3,99€

à la Une
Publié dans historique, récit, romans

Dernier printemps à Paris – Jelena Bacic Alimpic – 2019

Quatrième de couverture

Pianiste de talent reconvertie dans le journalisme, avec une vie de couple qui bat de l’aile, Olga part en reportage à Toulon. Elle doit y recueillir le témoignage d’une vieille femme russe pensionnaire depuis longtemps d’un sanatorium. Cette Maria Koltchak, qu’on dit folle, affirme être une ancienne détenue du goulag stalinien et désire se confier avant de mourir. Au fil des entretiens, Olga est happée malgré elle par son histoire poignante. On assiste à une tragédie familiale sur fond d’histoire de l’URSS. Aidée par le directeur de l’hôpital, Olga tente de renouer chacun des fils d’un récit palpitant marqué par les trahisons et l’espoir. Elle remonte avec Maria dans les profondeurs de ses souvenirs, notamment celui de la recherche de sa fille disparue. A travers ses yeux, la jeune femme découvre Moscou, la Sibérie, elle retourne là où tout a commencé, lors du dernier printemps à Paris…

Chronique

Une illusion de couple. Des choix professionnels différents. Un couple pour qui la routine devient pénible. Un couple pour qui le quotidien est à peine supportable. Est-ce la raison pour laquelle Olga se jette à corps perdu dans ce récit horriblement magnifique? Un récit qui éveille sa curiosité et remplit le vide de sa vie. Une excursion dans le monde soviétique de Staline. Une excursion dans une famille en souffrance. Une longue descente en enfer dans une Union Soviétique en pleine Révolution. Un amour maudit scellé dans l’obscurantisme. La bonne foi. L’innocence. L’ignorance.

Dernier printemps à Paris nous emporte dans un monde où la souffrance, la trahison,  sont écrites en lettres d’or glacé sur le destin  des hommes qui les subissent. Il nous offre un regard obscurément éclairé sur les actions de Staline et de ses sbires. Un monde où la force morale, la dignité, la bonne foi sont foulés au pied. Piétinés par des hommes qui n’ont aucun scrupule pour imposer leurs idées. Maria connaitra l’horreur, la peur, le désespoir. Mais elle se relèvera. Elle fera tout pour transmettre. Pour que nul n’ignore. Pour témoigner. Pour ne pas taire au monde une période noire de sa vie, de son pays. Comment des êtres humains ont-ils pu se comporter ainsi? Comment ont-ils pu faire fi de l’humanité?

Dernier printemps à Paris est un cri de colère. Un cri de douloureuse surprise. Un cri qui ne laisse personne indifférent. C’est un cri, un hurlement sur l’injustice, la trahison, la bassesse humaine. C’est un cri qui dérange la tranquillité des bien pensants. C’est un cri de résilience après un dernier printemps à Paris.

Note 18/20

9791097594251   Editions Serge Safran    336 p.    23,50€

 

à la Une
Publié dans conte

Contes et légendes de la Terre d’ Iesso – Jean-Baptiste Bing – 2016

Quatrième de couverture

Sur les cartes du monde datées des XVIème et XVIIème siècles, l’Ouest de l’Amérique et les côtes orientales de l’Asie n’ont pas encore acquis leurs contours exacts. A leur place, on peut voir un continent dénommé « Terre d’Iesso », où habitent des peuples aux cultures multiples. De leurs rêves, de leurs mythes, de leurs musiques, de leurs langues, ils ont tissé leurs contes, leurs légendes et leurs épopées. Comme tant d’autres, je me suis laissé frapper par cette terre hors du monde. J’y ai passé plusieurs années, à différentes époques, avantage des pays imaginaires, où le temps est à la merci de l’imagination. J’y ai entendu et lu de nombreux récits, je vous en offre quelques-uns dans ce recueil. Partez sur les traces d’Eau-du-ciel et Ours-des-forêts, frissonnez à l’épopée de l’Exilé du Nord, assistez à la naissance de l’empire du Zénith, arpentez le royaume des Maîtres de l’Eau…

Chronique

Des contes expliquant la cultures des peuples d’une terre imaginaire. Des légendes sur ces humains et leurs terres. Des légendes où la nature est sublimée. Où la nature est  respectée dans sa force et sa douceur. Des légendes où la nature légitimée donne naissance au monde des hommes. Entre ciel, terre et mer, la création du monde et son unification prend naissance sous nos yeux. Un tableau riche, fort en émotions.

Chaque conte nous rapproche un peu plus de la nature et nous démontre à quel point elle était respectée. Ces contes sont le reflet de l’humanité avec ses débordements émotionnels: jalousie, Peurs. Chaque conte est suivi d’une note historique expliquant le lien entre le conte et les traditions de ces peuples. Les pages se tournent avec une grande curiosité et un plaisir évident à la découverte de ces récits qui ont construit le monde d’Iesso.

Contes et légendes de la Terre d’Iesso est un concentré de récits qui nous emmène à la découverte de peuples  et de leurs croyances d’une grande beauté. A la rencontre de peuples respectant ce qu’il y a de plus sacré dans la nature. Une découverte à travers la création de leur Terre. Une lecture aisée et agréable faite de conquêtes, de luttes et de réconciliations. Une lecture qui nous montre la création d’un empire et ce qui s’en suivit, à travers les contes et légendes de la Terre d’Iesso.

Note 16/20 

9782343100357   Editions l’Harmattan    Collection les légendes du Monde   158 p.   14,50€

 

à la Une
Publié dans Théâtre

Promenade – Marc Le Savetier – 2019

Quatrième de couverture

JULIEN – J’écris leur douleur, son corps sans habit… J’écris ce qu’ils disent… Mais j’ai peur de cette écriture-là. J’ai peur qu’elle ne soit que leur propre prison… C’est comme ces images qu’ils regardent sans cesse. La douleur, ça prend tout le regard!… Quand on m’a demandé de venir, j’avais peur d’y aller… Je suis venu…

Ils n’ont pas péri dans l’attentat, mais ils ne sont que des ombres. Meurtris dans leur chair, anéantis, ils racontent l’horreur en boucle sans pouvoir l’exorciser. Patiemment, Julien les écoute, arrêtant leur récit intarissable sur les quelques mots vivants qu’il leur reste. Alors, ils se raccrochent à leur propre histoire, retrouvent leur existence, leur être, leurs espérances, un élan de résilience…

Chronique

« L’horreur ne s’écrit pas et ne se parle jamais tout à fait, c’est une illusion de le croire » dit l’auteur dans sa préface. Cependant, quand on a vécu l’horreur, l’écriture et la parole deviennent une nécessité pour soigner cette meurtrissure qui peine à se refermer. Comment raconter? Comment témoigner? Quels mots utiliser? Peut-on raconter?

Promenade est une pièce de théâtre qui raconte un certain quatorze juillet, un feu d’artifice comme tant d’autres avant. Un jour qui ne sera plus jamais comme les autres. Une nuit de fête cauchemardesque. Pourquoi certains sont-ils partis? Pourquoi d’autres ont-ils survécu? Des questions que se posent les témoins obnubilés par la présence des absents. Des témoins obnubilés par leur bruyant silence. Nous découvrons des personnes hébétées qui découvrent une scène de guerre. Des personnes qui découvrent un carnage sans nom. Ce sont des personnes terrorisées qui tentent de retrouver leur esprit pour comprendre l’incompréhensible. Comment une fête familiale a t-elle pu virer au cauchemar?

Promenade, à travers ses personnages, nous fait revivre ces moments que le cerveau a du mal à accepter. Ces moments que le cerveau a du mal à analyser. Chacun se souvient de cet instant où la vie a basculé. De cet instant où la mort s’est invitée. Instants que le cerveau enregistre et efface infiniment tel un ordinateur qui bug et peine à s’éteindre. Chacun regrette un geste, un regard, un état d’âme. Des regrets vecteurs d’une souffrance sans nom. Des regrets vecteurs d’un deuil quasi impossible. Promenade, une pièce de théâtre qui appelle à la tolérance, à la résilience, malgré cette nuit d’horreur sur la Promenade.

Note 18/20

9782343174952   Editions L’Harmattan    Collection En Scène    60 p.   10€

à la Une
Publié dans Jeunesse, récit, romans

Parfums d’enfances – Aude Lafait – 2012

Quatrième de couverture

Kim habite la région parisienne, où elle a été adoptée par une famille française à l’âge de cinq ans. A vingt-deux ans, elle retourne en Thaïlande à la recherche de ses racines.

Chronique

L’adoption est toujours un moment délicat dans la vie d’une personne. Dans la vie d’une famille. Kim est une enfant adoptée. Qu’est-ce qui a bien pu conduire à cette adoption? Pourquoi elle? Comment s’est passée son adaptation dans son nouveau pays? Parviendra t-elle à oublier ses racines, son pays d’origine? Tant de questions auxquelles il lui est si difficile de répondre. Et si elle faisait le chemin en sens inverse afin de trouver des réponses?

Parfums d’enfances nous embarque dans une histoire racontée par chaque membre de la famille de Kim. Chacun revit ce moment qui a bouleverse sa vie. C’est un roman de douleur. La douleur de ne rien savoir de son histoire personnelle. La douleur d’une mère adoptive qui fait face aux questionnements de sa fille. La douleur d’une mère acculée par la misère. Nous plongeons dans la peur d’une famille qui craint de perdre l’être aimé au cas où cette dernière retrouverait sa mère naturelle. La peur de cette famille d’être reniée, rejetée, ignorée. C’est l’histoire d’une famille qui s’interroge. Cette adoption devait-elle se faire? Kim les reniera t-elle si elle retrouvait sa mère naturelle?

Parfums d’enfances est un récit plein d’amour. De tendresse. C’est un récit avec des moments d’une force incroyable. C’est un roman qui interroge sur l’adoption. Sur les choix guidés par la misère. Sur la recherche des origines. C’est le récit de la séparation. Une séparation douloureusement merveilleuse afin de mieux se retrouver. Une séparation-retrouvailles aux parfums d’enfances.

Note  17/20

9782296570238    Editions l’Harmattan    140 p.    13€

à la Une
Publié dans Contemporain, fiction, romans

En toi tous les soleils – Marianne Poncelet – 2019

Quatrième de couverture

En des temps anciens, alors qu’elle n’est qu’une enfant vivant au cœur des terres lointaines, Maya reçoit d’une veille femme une pierre lumineuse dotée de mémoire. Cette pierre va pousser la jeune fille à suivre une route parsemée d’aventures, à la recherche de celui à qui ce talisman appartient. Poursuivant le destin de Maya, Anya rencontre Diego. Ils connaitront ensemble la fulgurance de la passion, mais aussi sa brûlure. Anya ne l’oublie pas. Comment oublier la splendeur? Partie à sa recherche au gré des routes, elle rencontre le vieux Kakou, un sage magnifique qui la prendra sous sa protection puis disparaîtra avec le vent, après lui avoir fait prendre conscience de sa propre force de femme libre. Au terme du voyage, la jeune femme brillera de mille soleils, invincible et belle, incarnant la Puri Dhai du peuple tsigane, celle qui sait et qui indique le chemin.

Chronique

Un jour, la terre fut belle. Riche. Superbe. Puis l’homme y chut. Destructeur. Egoïste. Pétri de haine. D’envie. De vengeance. De rancœur. Et il la détruisit. Il la méprisa. Ainsi commence l’histoire. L’histoire d’un peuple. Le peuple de la route. Le peuple qui suit le vent et parcourt cette terre où il puise ses forces: les tsiganes.

En toi tous les soleils est un récit qui commence comme une légende. Un récit qui fait prendre conscience du caractère éphémère de ce qui nous entoure. Un récit qui montre le manque de liberté au travers de l’acquisition de ce qui parait indispensable à la vie. Maya reçoit un bijou, symbole de la Terre-Mère respectée. Un bijou qui se transmettra de génération en génération. Symbole de la nature et de la liberté. Symbole d’amour et de vérité. Symbole de bonheur.

En toi tous les soleils est l’histoire d’une transmission. La transmission de la liberté. La transmission de l’écoute du vent. La transmission de la sagesse. Par le biais d’une femme qui fut à l’origine du peuple des routes. C’est aussi l’histoire d’une transmission à travers les rencontres. Rencontres faites de liberté. Liberté de choix ou d’amours éphémères, telle celle de la nature et du ciel. Des rencontres créant un autre ailleurs toujours libre. Dans des mondes où les hommes brillent comme des étoiles dans la voûte céleste. En totale union avec un talisman venu des siècles lointains. Un héritage, ce talisman qui semble dire à chacune de ses propriétaires, en toi tous les soleils.

Note 18/20

9782343178684    Editions L’Harmattan    Collection Amarante    108 p.    13€

 

à la Une
Publié dans #fantastique, fantasy, romans

La lente marche du cataclysme – A.J. Woodwind – 2019

Quatrième de couverture

Formée depuis l’enfance à courir parmi les branches des arbres géants, Wao est une Klélech chevronnée. Pourtant, rien ne l’avait préparée à ce qu’elle devait découvrir, seule au milieu de nulle part. Face à la nouveauté, elle devra s’adapter et prendre des décisions cruciales pour elle et la tribu. Cadalon, nation mineure du nord du continent, est devenue le centre des tensions internationales. Bavis zo Freyg s’y rend, mais son objectif n’a rien à voir avec sa soi-disant mission diplomatique. Muette, amnésique et perdue dans les méandres d’une ville tentaculaire où le soleil n’apparait jamais, l’inconnue tombée du ciel n’a qu’un mot la reliant à son passé: son propre nom. Trois époques, trois contrées et trois vies pour un seul cheminement à travers les méandres de l’identité où rien n’est jamais ce qu’il paraît.

Chronique

Un peuple en perpétuel exode face à une menace terrible. Une femme à la découverte de son environnement. Guerrière? Chasseresse? Eclaireuse?  Une femme face à l’inconnue, ou plutôt à une inconnue. Qui est cette dernière? Représente t-elle une menace pour elle? Pour la tribu? Pour son peuple? D’où vient-elle? Que veut-elle? Wao se doit de savoir. Pour se protéger. Pour protéger son peuple. Qui est cette inconnue qui traverse les mondes et les époques?

La lente marche du cataclysme nous emporte avec curiosité dans des mondes fantastiques. Des mondes  pour qui la préservation devient vitale. A quel prix? La survie d’une espèce au dépens d’une autre? Nous avançons d’abord avec une angoisse sourde. Que se passe t-il sur ces planètes? Le monde serait-il tombé sur la tête? ? Les trois parties semblent être trois histoires différentes. Cependant, elles se complètent face à cette menace ressentie.

La lente marche du cataclysme, à travers ses pages, ses chapitres, nous fait réfléchir à notre environnement. A notre monde. A une probable extinction de notre terre. Que se passerait-il? Sommes-nous préparés à cette éventualité? Une lecture feutrée et curieuse qui fait monter le suspens au fil des pages. Comment s’en sortiront ces peuples? Nous sommes pris d’affection pour ces derniers. Nous suivons leur évolution avec intérêt, avec une crainte et une avidité qui ne disent pas leur nom, face à la lente marche du cataclysme. Superbe.

Note 18/20

9781796780659   Auto édition    572 p.   17,77€


 

à la Une
Publié dans fiction, romans

Un migrant dans la cave de Dieu – Loro Mazono – 2019

Quatrième de couverture

Mabou quitte le Sénégal en quête de ressources pour subvenir aux besoins de sa famille. Une embarcation de fortune, le menant avec ses camarades jusqu’à la forteresse Europe, chavire en Méditerranée. S’il échappe à la noyade, c’est pour devenir ouvrier corvéable à merci d’un entrepreneur cupide qui voit en lui une main-d’oeuvre à bon compte.

Chronique

Ah le pays de cocagne! Pays où l’argent se ramasse à la pelle. Pays où le travail se trouve facilement. Pays où les gens ne souffrent jamais et ne meurent peut-être jamais. Non, ce n’est pas moi qui le dis, mais Mabou qui le pense pleinement. Dire que son cousin lui conseille de rester au pays car au pays de cocagne la vie est difficile. Mais, bien sûr!

Un migrant dans la cave de Dieu. Un titre qui laisse pensif. Un titre qui nous laisse imaginer le pire. Mais, nous ne savons pas à quel point nous sommes en dessous de la réalité. A quel point nous sommes en dessous de l’horreur. Des voyages hasardeux. Des rencontres plus ou moins bénéfiques. Des rêves qui s’effritent au fur et à mesure des kilomètres qui séparent Mabou de son village natal. Ce dernier se rend compte, mais trop tard, que la vie de migrant n’est pas de tout  repos. Au contraire.

Un migrant dans la cave de Dieu nous fait découvrir, dans une lecture frénétique, l’exploitation des migrants. Nous découvrons cette volonté qui leur permet de résister à toute bassesse humaine. C’est un roman d’une grande force et plein d’humanité. Nous entrons dans la peau d’un  de ces migrants et sentons sa peur. Sa terreur. Ses déceptions. Ses coups de blues. Surtout, nous ressentons ses inquiétudes pour ceux restés au pays. C’est un roman dur qui nous emmène à la rencontre d’un homme parti pour un rêve et qui finit par tenir debout par instinct de conservation . Telle est l’histoire de Mabou, un migrant dans la cave de Dieu.

Note 18/20

9782754742368    Editions du Panthéon    376 p.   19,50€

 

 

à la Une
Publié dans Jeunesse

Le coq et le crapaud – Marie Paule Huet –

Quatrième de couverture

Il était une fois un coq et un crapaud. Ils étaient très amis. Mais un jour…

Chroniques

Ainsi que le dit le proverbe malgache « l’amitié est comme un vieux pagne qui se déchire et que l’on raccommode au fil du temps« . Un proverbe dont devraient s’inspirer nos deux protagonistes. Deux amis bien différents qui partagent tout. Même les conseils. Cependant, qui sait ce qui est à l’origine de leur brouille?  Comment la situation a t-elle pu se dégrader à ce point? Ainsi est contée l’histoire de ces deux amis.

Le coq et le crapaud est une superbe histoire. Une histoire qui peut être lue pendant que l’enfant découvre les images. Des dessins tracés d’un trait fin et dont les couleurs sont concentrées sur les personnages principaux.

Le coq et le crapaud est un petit livret qui peut être emporté aisément partout, dans un sac, une pochette. La lecture se fait aisément. une lecture qui attise la curiosité des enfants et leur fait découvrir l’amitié, l’inimitié, la colère, le sens du partage, l’entraide et, surtout, leur apprend à verbaliser ce qui ne va pas. A ne pas être sans-gêne. Ils pourront ainsi  raconter avec leurs mots l’histoire de ces deux amis: le coq et le crapaud.

Note 17/20

9782350450438   Editions Ganndal  14p.    5,50€

à la Une
Publié dans policier, thriller

Jeux de morts et de miroirs – L.A. Bailey – 2019

Quatrième de  couverture

Le  corps d’Amboise Durant , un spécialiste du XVIIIème siècle est retrouvé dans la Seine. Parmi ses effets personnels, la page d’un mystérieux manuscrit. Il met en scène Marie-Antoinette à la veille de son exécution. Quand elle hérite de l’affaire, le Lieutenant Charlotte Legrand est perplexe. Le meurtre est-il lié à un trafic d’art? S’agit-il d’un règlement de compte ou d’un crime passionnel? Que signifie le texte retrouvé sur la victime? Pourquoi lui demande t-on de contacter un ancien flic reconverti en détective privé? Pourtant, Hugo Delatour s’était promis de ne jamais retourner à Paris, une ville aussi belle et dangereuse que le souvenir de son ex-femme est tragique et douloureux. Dans cette nouvelle enquête, le Détective Hugo Delatour et le Lieutenant Charlotte Legrand apprendront-ils à se faire confiance? Parviendront-ils à découvrir le noir secret qui se cache derrière les dorures et la splendeur de Versailles?

Chronique

La vie semble enfin sourire à Hugo Delatour. il réapprend à aimer et à profiter de tous les instants de sa vie. La routine, la monotonie ne sont pas sa tasse de thé. Alors, une enquête serait peut-être la bienvenue. Cela tombe bien, Charlotte Legrand, Lieutenant de Police, a besoin de son aide pour le meurtre d’un historien. Que pouvait bien savoir ce dernier qui entrainât sa mort?

C’est le début d’une enquête entre Montpellier et Paris. Une enquête donnant du fil à retordre à notre détective. Plus que d’habitude devrait-il aller au bout de lui-même afin de répondre à toutes les questions même les plus personnelles? Qui était cet homme féru d’histoire? Baignait-il dans le trafic d’art? Faut-il suivre la piste de la mafia russe? Entre amour, désamour et moments forts, Hugo Delatour se lance dans cette enquête avec le sérieux qui le caractérise. Avec fougue, épluchant méticuleusement chaque piste.

Jeux de morts et de miroirs nous transporte dans une enquête minutieuse, rythmée par les évènements que vivent les personnages. L’assassin se joue-t-il des enquêteurs? Qui est vraiment Amboise Durant? Au fil des pages, l’enquête nous mène dans un monde de suspens. Un monde où nos émotions sont pris en otage. Une enquête faite de jeux de morts et de miroirs.

Note 18/20

9781074195106   Autoédition   292 p.   14,77€

à la Une
Publié dans Jeunesse, romans

Moi, Salikéra… – Elizabeth Fromenteau-Pucheu – 2019

Quatrième de couverture

Salikéra habite avec sa maman dans le sud de la France, un petit village des Albères, sur le bord de la Méditerranée. Ses cheveux très bouclés, son teint mat, son sourire aux dents blanches ne peuvent néanmoins cacher une « différence » que certains enfants à l’école, lui renverront cruellement. Mais qui est-elle donc? Qui est son père? Sa maman diffère toujours le moment de l’aveu. Nous découvrons Salikéra en classe de 6ème. Et en 6ème, elle estime qu’elle est déjà assez grande pour soulever le mystère qui pèse sur sa naissance. Un concours de circonstances provoqué par l’enfant va obliger sa mère à révéler enfin qui est ce père douloureusement absent. A la fin de sa quête, l’optimiste Salikéra va enfin faire ce grand voyage dont elle a toujours rêvé et qui donnera sens à sa vie, à sa naissance, à sa deuxième culture qu’elle va découvrir…

Chronique

Salikéra est une petite fille de onze ans. Elle découvre sa couleur métissée parce qu’on le lui a dit à l’école. Elle ne comprend pas trop pourquoi. Mais, ce n’est pas sa seule question. Qui est son père? Où est-il? Pourquoi sa maman n’en parle-t-elle jamais? Autre mystère: que cache ce courrier mystérieux qui vient de Nouvelle-Calédonie? Il émane peut-être de son père? Que de mystères…

C’est avec un grand plaisir que nous abordons la vie de Salikéra qui nous raconte son quotidien. Sa vie de préadolescente. Ses petits bonheurs. Ses amis. Sa vie avec sa maman solo. Seule ombre au tableau: Quelle est son histoire? Comment répondre, à chaque rentrée des classes, à la question des professeurs: Parlez de vos parents.

Moi, Salikéra… est tout en tendresse. C’est un doux cri, une douce révolte pour la découverte des origines. La recherche de la figure paternelle. La recherche du parent manquant.. Comment combler le vide laissé? Comment dire au parent présent que l’on se sent incomplet? Comment le lui dire sans le blesser? Sans éveiller en lui des sentiments de tristesse, de culpabilité? C’est bien difficile quand on a onze ans. Inutile de dire que la lecture est agréable et addictive et se fait d’une traite, tant la petite Salikéra nous emporte dans son monde. Elle sait qu’un jour, elle pourra dire Moi, Salikéra… Un jour je ferai un grand voyage.

Note 17/20

9782343166582    Editions l’Harmattan   Collection Portes Océanes  88 p.   12€

à la Une
Publié dans fiction

Folles vies – Alessia Valli – 2019

Quatrième de couverture

Fille d’un chauffeur de maître qui l’a élevée seul dans des conditions modestes, l’héroïne se fait appeler Audrey car elle s’identifie à Audrey Hepburn dans le film Sabrina. Il souhaite pour elle une existence rangée alors qu’elle aspire à une vie romanesque et dorée. Suite à une rencontre fortuite, Audrey est admise à 20 ans dans la très sélect Biotech Society, un club privé d’investisseurs fortunés. Plusieurs membres tenteront de la séduire, mais elle sera attirée par le très charismatique Adriano Cervi, fondateur de Genesis, une société de biotechnologie pionnière dans l’édition du génome, cotée sur le Nasdaq. Elle s’investira et investira tout dans Genesis dont le parcours en dents de scie fera écho à sa relation passionnée avec Adriano, entre euphorie et désespoir. Audrey se cherche, cherche l’amour et la fortune. Comment s’inventer une vie quand on veut sortir et s’affranchir de son milieu? Comment devenir adulte sans renoncer à ses rêves?

Chronique

Quoi de plus normal de rêver sa vie? De désirer une vie meilleure? Surtout quand on fait partie de ceux qui n’ont jamais eu beaucoup de moyens financiers.  Quand on fait partie de ceux qui ressentent un grand vide dans leur vie. C’est le cas d’Audrey qui rêve de liberté, de reconnaissance, de richesse. Pourquoi ne pas avoir un alter ego prêt à toutes les folies pour se sentir exister? Peut-être est-ce enfin une chance de vivre la vie dont elle avait tant rêvé?

Folles vies. Je serai tentée de dire Folles Espérances. Un roman intrigant qui vous pousse à vous questionner sur le destin. Sur l’amour. Sur le hasard des rencontres. C’est un roman de tendresse. De force. C’est un roman qui nous narre la forte fragilité d’une femme. Sa capacité à tout faire pour donner vie à ses rêves et à y croire. C’est un roman bouleversant qui nous fait découvrir un amour hésitant. Un roman qui nous fait découvrir une femme si forte de faiblesse. De douceur. De tendresse. Une jeune femme qui en veut et se donne les moyens. Y arrivera t-elle sans se brûler les ailes tel un papillon face à la lumière? Comment s’en sortira t-elle? Sera t-elle assez forte?

Une lecture toute en douceur. Avec une sorte de sérénité  qui nous fait tourner les pages avec curiosité. Avec un plaisir accru. Folles vies est l’histoire d’une femme hors norme. Une femme entière qui se découvre à travers ses rêves. Ses projets. Une femme qui se donne les moyens. Une femme qui se donne la chance d’y arriver même si pour cela elle devrait vivre de folles vies.

Note 17/20

9791030202816    Editions Fauves    168 p.    17€

à la Une
Publié dans conte, romans

Pourquoi les baleines chantent-elles? – Françoise Kérisel – 2006

Quatrième de couverture

« Les chefs des animaux et ses sujets avaient des pirogues légères, qui ne pouvaient résister aux courants et aux cyclones. Seule l’énorme baleine possédait une barque immense, une arche solide, dans laquelle il y aurait de la place pour tout le monde. Au nom des siens, le chef lui parla.
– Baleine mon amie, entends notre requête. Ici, c’est la misère, et là-bas, une bonne terre nous attend. Il nous faut partir au plus vite. Seule ta superbe embarcation pourrait nous y transporter en un seul voyage, contre vents et marées. Prête-la nous, nous t’en prions.
-Non, dit-elle, je ne la prêterai jamais à des animaux des terres.
Et avec mépris elle cracha haut son écume. Il fallait donc s’emparer de son arche par la ruse ! »

Chronique

Des contes océaniens. Des contes qui solutionnent les mystères de la vie. A leur manière. Comment faire quand on est dépositaire de la mémoire d’un peuple et que ce dernier pose des questions existentielles? Comment aller à la découverte du monde en apprenant les mystères et en écoutant? Ainsi qu’ils le disent en Australie, « fermez la bouche, que vos oreilles entendent. » C’est si joliment dit.

Les contes sont courts et proviennent de toute l’Océanie. Chacun a sa formule pour débuter un conte. Les croquis qui respectent les codes de ce continent sont en noir et blanc et sont superbes. Ils décorent chaque conte que le lecteur prendra plaisir à découvrir. Ces contes expliquent les coutumes, les cultures de cette partie du monde. Savez-vous comment sont nés les cygnes noirs? Savez-vous comment les hommes ont connu le feu et la nuit? Des questions qui, j’en suis sûre, vous empêchent de dormir. Alors, vous trouverez une réponse belle, exotique et si simple que vous aurez du mal à l’imaginer.

Pourquoi les baleines chantent-elles? est une ode à la nature. Une invitation à la respecter. A l’écouter. A l’entendre pour mieux la comprendre. Françoise Kérisel nous fait voyager à travers les mots. A travers les paysages. A travers les récits. Elle nous fait voyager d’île en île pour répondre à une question bien simple: Pourquoi les baleines chantent-elles?

Note 18/20

9782296002234   Editions l’Harmattan   Collection La légende des mondes   74 p.   10,50€

 

 

à la Une
Publié dans Théâtre

Mickey Mouse Project -Frédéric Feliciano-Giret – 2019

Quatrième de couverture

Patrick perd une amie dans un attentat à la bombe en Inde en 2010. Après des années d’enquête, la police indienne n’a pas identifié les coupables.  Patrick revient sur les faits des années plus tard  avec l’espoir que la lumière soit faite sur le meurtre de son amie. Contraint à faire face à un imbroglio surprenant où se mêlent services secrets américains et terrorisme islamiste. Patrick arrivera t-il à ses fins?  Mickey Mouse project était le véritable nom de code utilisé par David Headley dans ses communications téléphoniques pour parler de ses projets d’attaque sur le territoire indien. Mickey Mouse Project est inspiré de faits et de personnages réels.

Chronique

Les attentats ont secoué la quiétude du monde. Ils ont bouleversé les routines familiales. Ils ont créé des absences pour des personnes pleines de vie. Les attentats ont poussé à se souvenir de l’être aimé et à en parler difficilement au passé. Les attentats… Une plaie dans le tableau social et sociétal. Une plaie aveugle, indigne et monstrueuse qui fait douloureusement supporter la perte de celui ou de celle qui ne sera plus. Une plaie béante qui ôte la vie à ceux qui souhaitaient vivre.

Mickey Mouse Project raconte, à travers les mots de Patrick, les lendemains d’attentat. Les jours tristes où la douleur est muette de stupéfaction. Une douleur lourdement silencieuse. Viscéralement forte. Une douleur faite de cris muets. Une douleur où l’absent est si présent. C’est une pièce de théâtre qui parle des terribles lendemains où les gestes sont si durs. Des lendemains où il faut préparer l’après alors que le présent est si terrible. Pourquoi? Comment vivre sans l’être aimé? Comment ne pas éprouver ce sentiment de culpabilité d’avoir continué sa vie routinière? Comment parler de son amie Nadia au passé alors que les souvenirs sont si vivaces? Si présents? Alors que les souvenirs hurlent l’évidence d’une absence qui met à mal ceux qui restent et qui peinent à faire le deuil?

Mickey Mouse Project, une pièce de théâtre qui raconte une histoire vraie. Une pièce de théâtre qui, malgré la douleur, tire la langue à ces êtres sans cœur qui tuent aveuglément. Qui fait un pied de nez au destructeur, à l’assassin. Malgré le silence assourdissant des autorités indiennes face aux questionnements de Patrick. Malgré la colère de ce dernier et de la famille de Nadia. Des personnes qui tentent de se reconstruire. Des personnes qui font une place à l’absente tout en reprenant une vie pleine de questions sans réponse. Une vie pleine de larmes où la culpabilité est si présente. Culpabilité de ne pas avoir été là. Culpabilité d’être encore en vie. Une vie de résilience après le Mickey Mouse Project.

Note 18/20

9782343177090    Editions l’Harmattan    Collection En Scène    66 p.   10€

à la Une
Publié dans historique, romans, témoignage

Opalescence le secret de Pripyat – Amaury Dreher – 2019

Quatrième de couverture

Et si les vestiges radioactifs de Tchernobyl n’étaient qu’un piège?

Chronique

Qui n’a pas entendu parler de la catastrophe de Tchernobyl? De ce jour où l’Europe voire le Monde a tremblé et basculé dans l’horreur? Amaury Dreher nous propose de vivre l’évènement de l’intérieur. De vivre ce cauchemar mondial qui n’en finit pas d’avoir des conséquences. Pas à pas, jour après jour, Tchernobyl s’offre à nos yeux de lecteurs intrigués. Toute la vérité a t-elle été dite sur cette catastrophe? Qu’en est-il des décennies plus tard?

Opalescence – le secret de Pripyat nous entraine dans une enquête qui ne dit pas son nom. A la recherche d’une réponse qui puisse tranquiliser les esprits. Surtout pour le narrateur pour qui c’est un retour aux sources. Un narrateur qui, bien que jeune a été témoin de cet accident nucléaire. Lui et sa famille y étaient. Qu’est devenue Pripyat, sa ville, après le départ de la population? Que cachait vraiment le silence des autorités soviétiques de l’époque? Au fil des rencontres, le mystère s’épaissit. Qui sont ces personnes qui vivent toujours dans la zone contaminée? Pourquoi sont-ils encore là? Les légendes telles que celle du trésor sont-elles vraies? Surtout, qui est Oleksandr, cet homme qui semble le suivre dans ses pérégrinations?

Le récit à la première personne fait de nous les témoins des évènements. Des témoins muets et curieux pour qui opalescence – le secret de Pripyat devient une scène de crime. Malgrés tous les dangers, est-ce raisonnable de trainer dans la zone? Au fil des pages, nous plongeons dans une intrigue profonde. Ce retour aux sources n’est-il pas un piège? Plongés dans une lecture intrigante, nous tournons les pages avec une curiosité exacerbée. Cette descente aux enfers est-elle un rêve ou une réalité? Toujours est-il que ce rêve, cette réalité ou ce cauchemar  nous émerveillera.

Note 17/20

9781795854573   Autoédition    147 p.   11,98€

à la Une
Publié dans #fantastique, fantasy, Saga

Kyan Rogh – T. 1 – L’artéfact insoupçonné -Charles Chehirlian – 2018

Quatrième de couverture

Dans la nuée des mondes, sur le monde d’Hashkaria, terre de mystères et de légendes, d’honneur et d’infamie, de fééries et d’atrocités où l’acier, la magie et le savoir cohabitent, où des royaumes s’entredéchirent depuis la nuit des temps, où d’autres prospèrent , où des hommes au destin glorieux en croisent d’autres au sombre passé et aux desseins funestes, le monde où le dieu Kyan Rogh, créateur de toutes choses, est vénéré. Ce qui aurait dû être oublié à jamais ressurgit par la seule volonté de l’inextinguible soif de pouvoir qu’est celle de l’homme, menaçant le fragile équilibre de tout ce qui est. Le Roi Elhmor l’usurpateur, Kerek Galdine, mage noir d’Idhelheim, sont de ceux qui convoitent le Manuscrit des Anciens, alors que Khaynes le Roi Sanglant se prépare à l’invasion et à la destruction de toute chose. Au milieu des complots, des guerres et des histoires qui façonnent ce monde, une poignée d’êtres, à la convergence improbable, à la force et aux intentions imprédictibles, se lancent dans une quête dont l’issue pourrait à jamais changer la face du monde…..

Chronique

Un royaume où les secrets sont loi. Un royaume où le roi est un usurpateur. Où Eminaelle, grande guerrière est prête à tout pour protéger sa noble amie. Quel rapport? me direz-vous. Un secret qui peut coûter des vies. Des vies qui se perdront par cupidité. C’est ainsi que cela se passe dans les royaumes fantastiques. Des vies pour un objet bien secret. Que représente t-il? Pourquoi tant de détermination à l’acquérir?

Nous assistons à des batailles rudes. Parfois des batailles-éclair menées par des hommes, des personnages fantastiques. Dans un monde quasi féérique où les royaumes convoitent le même objet. Des trahisons. Des alliances plus ou moins respectées. Des mésalliances. Le rythme est soutenu. Des rebondissements qui mettent en lumière l’âme de l’homme. Pas forcément le côté sympathique. Nous apprenons l’origine des onze royaumes. Une histoire magique. Magnifique. Digne des grandes salles de cinéma. Les descriptions sont détaillées et belles. La lecture est addictive tant les évènements sont nombreux et titillent notre curiosité. La magie des mots. La magie des lieux nous emportent dans ce monde fantastique et nous adorons.

Kyan Rogh – L’artéfact insoupçonné nous présente des mondes incroyables. Des mondes où la paix est chèrement acquise.  Des mondes où la paix et la guerre se vivent avec la même passion. Avec la même frénésie. C’est un roman fort. Beau. Un roman qui permet de chercher avec des personnages incroyables, entiers, forts, l’artefact insoupçonné.

Note 18/20

9791022784412   Autoédition    594 p.     26,30€

à la Une
Publié dans fiction, romans

La Môme-Hulotte – Andrea B. Cecil – 2018

Quatrième de couverture

Rose Magras, célèbre romancière à succès, mène une vie un brin mystérieuse et assez solitaire avec ses deux chats. Elle tolère néanmoins dans son quotidien la présence de son agent littéraire mais également de celle, jeune et dynamique, de sa « môme-hulotte ». Plusieurs évènements concomitants mais bien indépendants vont brusquement bouleverser son petit rythme, révélant finalement au grand jour un secret bien gardé. Rose, défaite, va finalement devoir se reprendre et se ré-apprendre…

Chronique

Qui est vraiment Rose, écrivaine de renom? Pourquoi un coup de fil a t-il mis fin à sa séance de dédicace avant qu’elle ne commence? Pourquoi raconte t-elle cette histoire abracadabrante à Solveig sa jeune voisine? Est-ce la vérité? Ce sont les premières questions qui viennent à l’esprit en lisant les premières pages.

La Môme-Hulotte est écrit à la première et à la troisième personne. C’est un roman raconté à deux voix. Un récit sur les aventures d’une écrivaine. Cette relation avec une parfaite inconnue. D’ailleurs que lui veut cette femme qui s’est insinuée dans sa vie? S’incruster serait le bon mot. C’est l’histoire d’un secret longtemps et lourdement gardé. Un secret qu’elle a appris à taire pour se donner une image lisse et quelconque.

Au fil des pages, nous découvrons une intrigue machiavélique qui se met en place. Pour détruire. Pour salir. Pour mettre à mal  quelqu’un juste pour de l’argent. Une histoire qui se termine pour donner le jour à une nouvelle aventure. La Môme-Hulotte nous parle de la facilité avec laquelle une vie peut être saccagée. Sans aucun remords. Avec froideur. Pour atteindre un but. Pour acquérir la notoriété. Ce n’est pas ce que nierait la Môme-Hulotte.

Note 18/20

9781983280214    Autoédition   240 p.   9,07€

à la Une
Publié dans autobiographie, historique, récit, romans, témoignage

Les étoiles cachées – Régine Soszewicz – 2019

Quatrième de couverture

Lorsque la guerre éclate en septembre 1939, la vie de Régine et de sa famille est bouleversée. Juives, elles sont soumises aux multiples interdits. Maurice, leur père, engagé volontaire, est alors prisonnier de guerre. Grâce au courage et à la détermination de Marie, leur mère, échappant aux rafles annonçant une mort certaine, Régine et sa sœur Marcelle, aidées clandestinement, fuient Paris. Elles trouvent refuge  et la vie sauve auprès de paysans accueillants. Elles partageront leur quotidien et le travail à la ferme. Régine raconte….

Chronique

Il est des périodes dans l’histoire que ne nous envieraient pas les pires animaux. Des périodes qui n’ont rien d’honorable pour les humains. Les étoiles cachées nous les rappelle fortement à notre bon souvenir. Qui n’a pas entendu parler de la rafle du Vel d’Hiv, des pogroms, des stalags? Surtout, qui ignore cette étoile jaune qui a stigmatisé tout un peuple?  Une étoile qui rappelle l’indignité  et la honte humaine? Une étoile qui a marqué un peuple qui devait être sacrifié sur l’autel de la folie des hommes.

Les étoiles cachées nous parle d’innocence, de la vie simple d’une famille heureuse que les appels à la guerre de 1939 mènera à la quasi extinction. Une famille dont certains membres seront victimes de la shoah. Alors Régine a pris la plume pour raconter. Pour témoigner. Pour la postérité. La guerre à travers le regard d’une petite fille qui ignore que les horreurs toucheront profondément sa famille. Que ces horreurs transformeront sa vie à jamais. Que d’innocence dans ce regard!

Nous assistons à la lente et longue descente aux enfers d’une famille. Seuls les adultes se doutent. Les enfants sont loins de tout cela, cachés dans la campagne française. Un endroit où l’horreur ne les touchera pas. Nous ressentons cette lente dégradation sociale pour la population juive. Une atmosphère délétère qui l’isole peu à peu. Des actes qui la stigmatise de plus en plus, la mettant en grand danger. Régine présente des photos touchantes, montrant la vie d’une famille comme toutes les autres, si ce n’était cette grossière étoile  qui les désignera à la vindicte populaire, à la haine. Ces photos sont remplacées par celles de la honte, de l’horreur, de l’invivable, de l’inavouable. Ces étoiles qui ne marqueront pas les innocentes cachées en Province, ces deux sœurs qui sont les étoiles cachées de cette période sanguinaire.

Note 19/20

9782343177649    Ed. L’Harmattan   180 p.    19€

à la Une
Publié dans Jeunesse, Polar, thriller

Le secret de la princesse Maya

Quatrième de couverture

Au Nord-Ouest du Yucatán au Mexique, perchée sur la falaise, dominant les flots, la cité maya de Tulum frappe et séduit par son site romantique, intrigue et surprend par le rôle essentiel qu’y tiendrait un mythique « trésor »: de ce trésor dépendraient la puissance, la gloire et le prospérité de la cité. Il y a mille ans, Ashanaya, une jeune et courageuse princesse maya entreprend de restaurer la grandeur déchue de la cité de Tulum, mais en gardant le secret de ce trésor devenu légendaire. Mille ans plus tard, en contrepoint avec ce projet de l’intrépide princesse, la quête du mystère se poursuit, mais à l’initiative d’une petite équipe de minables aventuriers. Cette tentative peut-elle réussir? Le rêve l’emporter sur la réalité?

Chronique

En 2013, un chercheur meurt sous la torture au Mexique. Une enquête débute puis s’éteint. La vie continue sauf pour Claire, une admiratrice du chercheur. Que s’est-il passé? Pourquoi assassiner un professeur du CNRS? Avait-il trouvé quelque chose de compromettant? Quelque chose qui attise les convoitises? Si c’était la cas, pourquoi n’en avait-il parlé à personne? Pourquoi Claire tient-elle tant à éclaircir ce mystère? Quel rapport avec Ashanaya la princesse qui vivait il y a des centaines d’années? Que de mystères!
Le secret de la princesse maya est un thriller qui débute dans le royaume maya et qui nous tient en haleine durant l’enquête contemporaine. Nous découvrons les coulisses des intrigues de palais telles qu’elles existent dans toutes les royautés. Un récit entre trahison, meurtres et vengeance. C’est un roman qui ravira les adolescents, les adultes et qui leur fera découvrir des faits historiques ainsi que les traditions mayas.

Le secret de la princesse maya se lit aisément et d’une traite. Les mots sont lourds comme le destin de ces hommes tués pour un trône. Lourds tel le destin de cette princesse rescapée et en danger. Les chapitres sont titrés et introduisent à chaque fois le lecteur dans un pan de l’histoire. Dans un lieu. Est-il possible que Claire ait réussi à découvrir le lien entre les deux mondes? Elle aurait alors percé le secret de la princesse maya.

Note 17/20

9782343166278   L’Harmattan   Coll. Archipels   140 p.     14€

 

à la Une
Publié dans Erotique, romans

Liu, esclave impériale – Blanche de Saint-Cyr – 2019

Quatrième de couverture

Le royaume de Nanzhao se désagrège sous la menace de l’Empire chinois. Les rivalités et les complots déchirent la cour du roi Taizu. A son service, Liu est une jeune esclave têtue qui rêve de séduire Calaf, le prince cadet. Malheureusement, c’est Ping, le vicieux héritier, qui répond à ses avances. […]. Sur fond de magie noire, Liu lutte pour sa survie dans une Chine légendaire peuplée de prédateurs sexuels.

Chronique

Un royaume vassal de Chine. Deux princes dissemblables dont l’un est l’héritier du trône. Une esclave qui rêve d’épouser l’un des princes. Rien de plus banal. Cependant, c’est compter sans le contexte, les traditions. C’est sans compter que dans ce palais asiatique, l’héritier du trône est un vaurien, un enfant gâté doublé d’un sadique.

Liu esclave impériale est un roman où l’amour, le désir font force de loi. Liu est prête à tout pour rester fidèle à son roi et le protéger. Surtout après la trahison des siens et l’assassinat de l’héritier du trône. C’est un roman historique qui nous plonge au cœur des batailles pour le pouvoir. C’est aussi l’histoire de la fidélité d’une servante envers son roi déchu. Une servante qui le suivra dans sa fuite, dans sa décadence.

Au fil de la lecture, nous découvrons une jeune femme volontaire, sensuelle, belle et dotée d’une intelligence très fine. Une femme d’une beauté qui ne laisse nul humain indifférent. Nous découvrons un monde où la torture  et la sensualité se font maîtres de destins. Des destins qui dépendent de la naissance de la personne. Entre vols et prostitution, Liu tient sa promesse faite à Calaf: prendre soin du roi. Comment tout cela finira t-il? Liu pourra t-elle protéger son roi pendant longtemps? Elle semble sûre d’elle. N’est-elle pas Liu, esclave impériale?

Note 17/20

9782363260727   Tabou Editions   Coll. Les jardins de Priape    272  p.   15€

à la Une
Publié dans Jeunesse

Sisyphe – Elisabeth Ludes Fraulob & Mona Leu-Leu – 2018

Chronique

Eh oui, il y a des jours où chacun décide de taper sur la table et de dire « ça suffit« , « j’existe« .  Quand on a l’habitude de voir ou de faire quelque chose, on pense que cela est normal. Eh bien, Sisyphe a décidé de se faire entendre. Il a décidé de se faire respecter. Il a décidé d’aller au bout de sa colère. Il veut que ses amis se rendent compte qu’il est vraiment indispensable. Alors, il fait la grève.

Sisyphe le bousier qui en avait assez de rouler sa boule est un petit livre dont la couverture cartonnée et les pages épaisses sont adaptées aux mains des enfants. C’est un livre qui aborde l’estime de soi, la grève. Ce dont les parents peuvent parler avec leurs enfants. Ils peuvent ainsi leur expliquer les différents mouvements sociaux actuels avec eux. Les dessins sont superbement esquissés à la gouache. Certaines pages peuvent être dépliées  et cachet de petits secrets que les enfants prendront plaisir à découvrir. Un superbe livre.

Note 18/20

9782367741406    Hikari Editions  26 p.     14€

à la Une
Publié dans Jeunesse, poésie

L’enfant qui n’existait pas – Nicole Schneegans & Romuald Reutimann – 1995

Quatrième de couverture

Quand la Reine dit au Roi
L’enfant ne vient pas, veux-tu
Que je retourne chez moi ?
Le Roi se sentit tout nu.

Car le Roi aimait la Reine
Et la Reine aimait le Roi
Ils eurent une idée, la même
L’enfant qui n’existait pas…

Chronique

Un petit livre spiralé dont le récit est un poème. Scandé. Page après page. Dessiné. Superbement. L’histoire d’un royaume. L’histoire d’un couple royal. L’histoire d’un désir. Celui d’être parent. Celui de rendre un enfant heureux. L’histoire d’un enfant désiré. Un enfant parfait dont il n’y aurait pas de deuil à faire à la naissance pour accepter celui qui est et non celui qui aurait dû être.

L’enfant qui n’existait pas est un livre qui invite les parents et leut  petit trésor à se raconter une histoire. A travers un poème. A travers un croquis. A travers une recherche. Celle d’un enfant caché dans les dessins avec son enfant pour trouver ce bébé caché. Ce bébé ou ce qu’il s’imagine être un bébé.

L’enfant qui n’existait pas aide l’enfant à inventer son histoire. A trouver la cachette. Ce qui peut donner un merveilleux échange parents-enfant où l’imagination fait la part belle à la parole des petits. Ces petits bouts de chou qui ont une imagination débordante qui ne demande qu’à être stimulée. C’est ce que j’aime avec les Editions Motus: la stimulation, la curiosité sont partie intégrante du livre. Un livre où un enfant peut se raconter, raconter ses rêves, ses fantasmes, sa réalité en cherchant l’enfant qui n’existait pas.

Note 19/20

9782907354387   Edition Motus   44 p.    9,50€

à la Une
Publié dans Jeunesse, thriller

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle – Rohan O’Grady – 2019

Quatrième de couverture

C’est les vacances et vous passez l’été sur une île paradisiaque. Vous êtes orphelin et l’héritier d’une très grande fortune. Votre oncle diabolique veut vous tuer pour mettre la main sur l’argent. Vous êtes malin et, grâce à une amie, vous trouvez la solution pour échapper à ses griffes meurtrières: essayer de le tuer en premier…

Chronique

Juste après la guerre, deux enfants que tout oppose, se retrouvent sur une île. Qu’est-ce qui a pu arriver pour qu’ils y soient envoyés? Pourquoi sont-ils si indisciplinés? Pourront-ils s’entendre sur cette île où ils sont les seuls enfants?

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est le récit de la vie d’une île à travers ses habitants dont les portraits sont parfois caricaturaux. Une vie paisible mise à mal par deux enfants espiègles. Comment leur apprendre le savoir-vivre? Comment leur apprendre à vivre sur cette île sans faire trop de bêtises et saper le moral des vieux iliens? Comment en parler avec cet oncle qui n’en finit pas de ne pas arriver?

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est un roman qui nous emporte dans l’imagination des enfants. C’est une découverte de leurs sentiments cachés sous de faux airs de durs, d’enfants qui n’arrêtent pas de faire des bêtises. Cela cache t-il quelque chose de plus profond. C’est une découverte de l’univers de ces deux enfants où la réalité et le rêve se prennent la main pour créer des projets abracadabrants. En toute innocence. En toute malice. Mais, des projets si réalistes et terriblement possibles.

Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle est un roman captivant  dont la lecture est fluide et amusante. Nous sourions à tant d’innocence. Tant de candeur. Tant d’esprit presque machiavélique qui, pourtant, raconte avec simplicité une vérité qui peut déranger. Tel cet homme qui pourrait pousser des enfants à commettre l’irréparable. Un geste qui leur permettra de dire Et c’est comme ça qu’on a décidé de tuer mon oncle.

Note 18/20

9791090724679   Ed. Monsieur Toussaint Laventure    304 p.    17,50€

à la Une
Publié dans poésie

Les fables de La Fontaine en argot illustrées – Jean-Louis Azencott – 2016

Quatrième de couverture

Le corbeau et le renard

Un pignouf de corbaque croassait pépère sur la branche d’un touffu pâlichon, un from’ton  bien fumant carré dans la trompe. Un renard qui musardait dans l’secteur, flatteur et tringlomane notoire, lui bonit à peu près c’te jactance:

_ Eh, salut ô superbe blakos, j’avais jamais gaffé que vous étiez aussi choucard et si bien balancé, diantre! Puis vous êtes trop stylé avec vot’ sape noire, puis tellement baraqué, vous avez des endosses de catcheur, ma parole… Et le premier qui renaude, j’y cloque le beignet séance tenante!

_ Taratata l’canidé! mâchouilla l’oiseau entre ses ratiches primitives, sans pour autant relâcher sa bectance, pressentant une entourloupe vacharde. Vous me flattez cher ami, au point de m’filer de l’oxygène dans ma tuyauterie à raisiné…

Chronique

Rien qu’en lisant le titre, le sourire vient aux lèvres et l’imagination devient débordante. Imaginez Le corbeau et le renard se terminant par « qui vole un from’ton puera du bec« . Les poèmes se succèdent d’abord dans la version originale, puis dans la version argot qui fait sourire ou rire. Au choix.

Tout le monde se souvient de la morale de Le lièvre et le tortue: « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ». En version argot, elle se transforme en « vaut mieux perdre une course, finalement, que d’choper des caries« . C’est ainsi au fil des pages. Je vous laisse imaginer la fable de la cigale et la fourmi. Toute une histoire. Des crises de fous rires garantis. Les dessins ne font que contribuer à ces éclats de rire.

Nous découvrons l’oeuvre de La Fontaine sous un autre univers. Les croquis sont exécutés comme des bandes dessinées avec des bulles de discussion. Des échanges épiques. C’est avec beaucoup de plaisir que nous tournons les pages. Chaque fable est une succulente découverte. Le rat des villes et le rat des champs devient une anthologie. L’esquisse de notre légendaire Perrette et le pot de lait augure de grands éclats de rires. Ces fables nous font passer de très bons moments, quelque part, en plein farniente, les doigts de pieds en éventail.

Note 17/20

9782848591537   Editions Zinedi   144 p.   17€

 

à la Une
Publié dans #fantastique, policier, thriller

Manhattan Ghost -Philippe Ward & Michael Laguerre – 2014

Quatrième de couverture

Elle attendit que son cœur reprenne un rythme normal avant de se décider à gagner le bar. Elle allait être en retard maintenant.
– Bonjour Lisa
La jeune femme se retourna brusquement surprise d’être ainsi abordée dans ce quartier.
– Peter, mais que fais-tu ici ?
Elle s’arrêta soudain., consciente de l’incongruité de sa question. Peter était décédé trois ans plus tôt d’un cancer généralisé dû au surmenage, à l’alcool et surtout à l’abus de cigarettes. Et il se trouvait face à elle, vêtu du costume bleu que Lisa lui avait toujours connu. Ses épaules étaient plus voûtées. Son visage plus pâle que dans ses souvenirs. Il lui souriait.
– Tu es resplendissante comme toujours.
Lisa Kilpatrick, une pure new-yorkaise, travaille dans la police, mais sa véritable passion demeure la musique. Un soir par semaine, après son service, elle joue du piano et chante dans un club new-yorkais. Un jour, elle assiste au Manhattanedge. Un soir par an, le soleil couchant se retrouve juste au milieu de la 14th rue, dans un alignement parfait vers l’ouest. Et là, elle va basculer dans un autre monde. Celui des fantômes de Manhattan.

Chronique

Lisa a une vie somme toute normale. Elle est policière et adore la musique. Elle se sent presque à l’aise dans son quotidien tout en ne supportant ni la mort, ni les cadavres. Un comble pour un policier de la Criminelle. Elle arrive à trouver un équilibre entre les deux jusqu’au jour où…  elle passe dans la quatrième dimension. Elle est engagée par les Manhattan Ghosts.

Avec un brin d’humour et beaucoup de curiosité, nous suivons l’enquête de Lisa. Une enquête où évoluent  de nombreux fantômes très connus. Une enquête toute en subtilité dans le New York de l’autre monde. Une enquête faite de réflexion et de déduction. Pas de coups de feu, ni de course poursuite. Mais un grand esprit d’analyse dans un monde où tout est différent.

Manhattan Ghost  est un roman policier atypique avec des photos qui accompagnent le récit et ajoutent une atmosphère adéquate au déroulé de l’enquête. Avec Lisa, nous découvrons avec une incrédulité curieuse les différents habitants de cette quatrième dimension avec leur force et leur faiblesse. Nous tentons, toujours avec elle, de conclure cette enquête fantastique en compagnie des Manhattan Ghosts.

Note 16/20

9781612272986   Black Coat Press   Collection Rivière Blanche   10€

à la Une
Publié dans Nouvelles

Josée, le tigre et les poissons – Seiko Tanabe – 2017

Quatrième de couverture

Neuf nouvelles. Neuf femmes. Kozué la rêveuse, Uné la sensuelle, Kaori la romantique, Iwako la douce, Mimi la gourmande… Les neuf nouvelles de ce recueil ont pour cadre le Kansaï – principalement Osaka mais aussi Kôbe ou Kyôto – et nous parlent d’amour. Interdites, insolites, cachées, rêvées, des amours qui se soucient peu des règles sociales du Japon de l’époque.

Chronique

« Les histoires d’amour finissent mal, en général » dit la chanson. Certains pourraient rajouter « pas pour tout le monde« . Des femmes qui ont connu l’amour, la trahison, le remords, la douleur. Des femmes qui ont passé le cap de l’interdit. D’autres qui en rêvent. L’amour, c’est parfois compliqué.

Josée, le tigre et les poissons nous entraine dans le sillage de ces femmes. Des femmes déçues par l’être aimé. Des femmes qui savent ce qu’elles désirent et ne reculent devant rien pour assouvir ce désir. C’est un recueil de tendresse. Tout en pudeur. Nous découvrons une société où tradition et modernisme se côtoient, se mêlent pour donner des récits profonds. Pudiques. Vivants de réalité. Dotés d’une grande sensibilité.

Seiko Tanabe a l’art de raconter. De nous faire rêver en même temps que ses personnages. De nous pousser à nous faire discrets pour être témoins  de ces histoires criantes  de vérité. Criantes de réalisme. Chaque chapitre est une tendre histoire. Une belle histoire qui engage des destins. Une histoire qui fait fi des liens familiaux. Nous dansons cette sérénade merveilleusement forte. Doucement violente de cette ode à l’amour. A petit pas, nous entrons dans des vies pleines de tendresse, de mélancolie, d’humanité. Des bribes de vie dans le Japon intemporel. Une belle invitation à la lecture.

Note 18/20

9784990874636   Editions d’Est en Ouest   182 p.   15€

à la Une
Publié dans policier, thriller

Le meurtre d’Alice – Yasumi Kobayashi – 2016

Quatrième de couverture

Alice est suspectée de meurtre au Pays des Merveilles. Les crimes se multiplient  et se répercutent dans le monde réel, au sein d’une université japonaise. Petit à petit Alice se sent menacée tout comme Ari Kurisugawa, une des étudiantes du campus. Deux mondes mystérieusement liés dans lesquels se cache un meurtrier expert en faux semblants. Alice et Ari parviendront-elles à le démasquer et à sortir indemnes de cette histoire qui frise la folie?

Chronique

Un meurtre au Pays des Merveilles. Un meurtre dans un laboratoire universitaire. Quel rapport? Un rêve? Une réalité? Une prémonition?  Deux monde parallèles? Et si les deux mondes n’en faisaient qu’un? Dans un récit épique haletant, nous accompagnons Ari Kurisugawa  dans son enquête. Elle cherche à comprendre. Pourquoi ce meurtre? Y a t-il un rapport avec le monde fantastique?

Dans le meurtre d’Alice, Yasumi Kobayashi nous entraine dans le Pays des Merveilles. Dans le monde réel aussi. Les personnages sont attachants et pourraient exister aussi dans le monde réel tant ils sont proches les uns des autres. Quel est le lien entre eux? Quel est le lien avec le meurtre dans le monde réel? De discussions bizarres en dialogues de sourds, l’enquête suit son cours sans que nous nous départissions de notre sourire. L’humour reste le fil rouge de cette histoire de meurtre qui n’en finit pas de nous questionner.

Nous suivons l’évolution de l’enquête par le biais des personnages et leurs discours édifiants. Le meurtre d’Alice est un roman policier fantastique. La lecture est très agréable et les personnages sont hauts en couleur. Nous naviguons entre deux mondes sans perdre le fil de l’histoire. Au contraire.

Note 18/20

9784990874612   Les éditions d’Est en Ouest    259 p.    18€

à la Une
Publié dans #fantastique, thriller

Pourquoi? – Maureen Grégoire – 2019

Quatrième de couverture

Susan et ses camarades de classe s’éveillent au beau milieu d’une forêt inconnue et effrayante. Comment sont-ils arrivés là? Des membres du groupe commencent à disparaître, ils sont traqués… En cherchant à retrouver leur chemin, ils font des découvertes macabres, les frontières du réel se brouillent. Mais, dans ce mauvais rêve, une question reste en suspens, dominant toutes les autres: pourquoi?

Chronique

Une sortie scolaire qui tourne au fiasco. Un monstre. Une caverne. Des phénomènes paranormaux. Tout ce qu’il faut pour créer du suspens, de la peur auprès de jeunes élèves et du lecteur que nous sommes. Que se passe t-il dans cette forêt? De qui sont-ils prisonniers? Pourquoi?

Entre fiction, fantasy et horreur, nous nous immergeons dans un monde hors norme. Une sorte de rencontre du troisième type cauchemardesque. Un monde étrange où le réel et l’irréel  se mêlent en une histoire qui fait peur. Une histoire qui fait frissonner. Une histoire où l’espoir et le désespoir alternent pour nous laisser ivres de peur, de doute et d’un espoir ténu. Peut-être que…?

Pourquoi? est une vision cauchemardesque d’une sortie scolaire qui fait douter de tous ces jeunes. Est-ce une blague d’Halloween? Un cauchemar éveillé? C’est un cauchemar qui s’épaissit, qui s’éternise au fil des pages. Au fil des mots. Une vision qui troublerait le sommeil de tout parent dont l’enfant est en sortie scolaire. Une histoire racontée à la première et à la troisième personne qui porte le trouble à son maximum. Pour nous faire frémir au plus haut point.

Que se passe t-il? Qui est à l’origine de tout ce gâchis? Avec les personnages, nous nous surprenons à perdre pied. Nous nous surprenons à vivre de grands moments de stress tant le suspens est à son comble. Nous nous surprenons à regarder dans notre dos. Et si jamais…? Sans oublier cette éternelle question qui trouvera peut-être réponse: Pourquoi?

Note 18/20

9782754744928   Editions du Panthéon   200 p.    17,90€

à la Une
Publié dans récit, témoignage

Chroniques de Katmandou – Jérôme Edou – 2015

Quatrième de couverture

Lorsque les premières peuplades arrivèrent sur les contreforts de l’Himalaya, stupéfaits par la grandeur, elles en firent la résidence de leurs dieux. Aujourd’hui, la région est confrontée aux assauts de la modernité faisant suite notamment à l’annexion du Tibet par la Chine, elle est sous le coup du désastre provoqué par le séisme du 25 avril 2015 et doit faire face à l’immense défi de la reconstruction.

Chronique

Qui n’a pas entendu parler ou vu le tremblement de terre qui a secoué Katmandou en 2015? Comment un peuple dont la survie  avait été, ainsi, mis en suspens, a pu s’en sortir? Un magnifique portrait brossé du Népal. A travers chroniques, anecdotes personnelles, légendes, pièces de théâtre, nous faisons connaissance avec ce pays de montagne. Une douce et merveilleuse présentation d’un pays qui défraya la chronique lors de l’assassinat de la famille royale. Jérôme Edou nous fait ressentir son amour pour ce petit pays de l’Himalaya à travers ses récits, ses souvenirs.

Chroniques de Katmandou est un petit bijou qui tient dans le sac, la poche et qui peut être lu partout. Les chapitres sont courts et titrés, et cependant, très denses en émotion et en renseignements. La lecture se fait d’une traite tant nous avons l’impression de passer d’un conte à l’autre, d’une découverte à une autre. Jérôme Edou mêle faits historiques contemporains, politique, évènements passés. Des histoires qui s’imbriquent les unes aux autres pour donner un récit rythmé, soutenu, clair et attrayant. Nous nous laissons emporter avec plaisir.

Chroniques de Katmandou est un voyage à la rencontre de l’Himalaya et de son peuple. A la rencontre d’une histoire qui fut commune à de nombreux pays tels que l’Inde, le Tibet, le Bhoutan. Des noms qui font rêver. Des histoires qui font voyager grâce aux chroniques de Katmandou.

Note 18/20

9782919270057   Editions Les Trois Platanes   170 p.   18€

 

 

à la Une
Publié dans Correspondance, témoignage

Un monde désorbité – Christine Bry – 2018

Quatrième de couverture

– Vous aimez Proust?

– Ah, vous savez, je suis comme Céline. Trop de mots!

Un verre tinte. Le silence se fait dans Le Café de la Paix de Valréas où se tient la réunion littéraire mensuelle. La voix de Christine Bry s’élève. Elle ne faiblira plus pendant une heure jusqu’à ce que jaillissent les applaudissements. Il y a décidément trop à garder en soi après une lecture  de A l’ombre des jeunes filles en fleurs, ce roman que Proust a achevé pendant la guerre de 14, époque particulièrement désorbitée. D’habitude, les lectures s’accumulent dans la mémoire en strates géologiques. Ici, la mémoire déborde, il faut la partager. […]

Chronique

Un voyage. Dans le temps. Dans le monde…des arts. Entre Van Gogh et Proust en passant par… Maupassant. Dans le salon de la famille Blanche. Un endroit où tous les artistes se rencontrent. Un voyage à travers le monde littéraire de l’époque accompagné de trois belles lettres lues avec émotion.

Le monde désorbité est une plongée passionnante dans le 19ème siècle. Par le biais des écrits, des tableaux. Dans les salons tenus par des intellectuels de l’époque. La vie de ces hommes et de ces femmes qui ont marqué l’art, la littérature, des matières qui ont encore un impact dans notre société actuelle.

Nous évoluons, au fil des pages, dans une ambiance ouatée où chacun se raconte dans un murmure. Dans un souffle. De peur de bousculer une société refermée sur elle-même. Une société qui choisit ses élites. Un monde où la vie se raconte dans des textes, des peintures, de la musique. En parallèle se raconte une vie qui, paradoxalement, sort de ses habitudes. Une vie qui sort de ses repères et semble se perdre au-delà de ce qu’elle voulait ou souhaitait.

Le monde désorbité est une mémoire schizophrène. Une mémoire parfois vacillante d’un passé qui fut, d’un présent qui est. D’un présent asthmatique qui peine à se retrouver. Une époque qui se vit tel le monde désorbité.

Note 16/20

9782919270088   Editions les trois platanes   114 p.   15€

Publié dans Non classé

Les Editions d’En Bas

Créées en 1976 par Michel Glardon, les Éditions d’en bas se sont imposées depuis lors comme une maison au profil affirmé, aspirant à donner la parole aux « exclu-e-s » de tous bords et à développer de nouveaux regards sur la vie politique et sociale contemporaine.

En cliquant sur le logo vous accédez au catalogue. Bonne découverte!

ed. d'en bas

Vous voulez lire la chronique? Cliquez sur la couverture. Bonne lecture!

ob_7aea7c_la-belle-fanny-lenz