Maldonnes – Virginie Vanos – 2018

Quatrième de couverture

Le paisible quotidien de Boris et sa sœur Mélanie est bouleversé par la venue d’une cliente pas comme les autres dans leur épicerie. Mannequin de haut couturier, Elisabeth Mayne, les éblouit tous deux par sa grâce et sa sympathie. Les deux femmes se lient d’amitié , tandis que l’amour naît progressivement dans le cœur de Boris. Mais derrière sa beauté de façade, la célébrité se révèle une arriviste égocentrique venue semer le trouble. Les apparences sont trompeuses et le jeu de dupes qui s’instaure entre les personnages mène bientôt à un drame inéluctable. A travers le destin tragique de cette idole sacrifiée au culte du paraître, Virginie Vanos entend dénoncer les dangereux travers de la société contemporaine.

 

Mon avis

Tout commence par une belle nostalgie. De celle qui nous arrive à tous et qui nous renvoie à nos propres souvenirs. Une rencontre somme toute banale. Etrangement banale. Puis, vient la curiosité. Le désir de connaître. De savoir. De rencontrer. Humainement. Sans fards. Deux mondes qui se heurtent et fusionnent. Des hasards de lamaldonnes vie.

C’est avec une grande curiosité que j’ai commencé ma lecture. Trop curieuse de ces histoires. Si différentes. Faites de rêves avortés plus ou moins digérés. Acceptés. Des vies si différentes et pourtant si semblables. Une belle histoire. Ce que j’ai aimé, c’est la manière dont chacun raconte son histoire. Sa vie. Ce regard porté sur l’autre. Bizarrement, j’ai adoré Elisabeth et sa grande fragilité. Elisabeth et saMaldonnes chro force apparente. L’image qu’elle véhicule de son moi intérieur. Son égocentrisme apparent. Je me suis attachée à elle. Avec beaucoup de tendresse.

La lecture se fait facilement. Les chapitres sont courts. Pleins d’humour. De sensibilité. ils dépeignent en parallèle la vie de chacun des personnages. Des personnages auxquels on s’identifie facilement. Dans cette histoire, qui a manipulé l’autre et s’est fait des illusions? Attention au retour à la vraie vie. La lecture reste très agréable et les personnages sont quelque peu énigmatiques. Chacun à sa manière. Je reste dans l’expectative quant à leurs actions. Quels sont les liens qui tissent une amitié? Quelles en sont les attentes?

Maldonnes est un livre qui se lit d’une traite. Un livre sur l’illusion humaine. Même après l’avoir terminé, j’ai continué à penser aux personnages si attachants. Aux quiproquos qui peuvent blesser, briser une vie, altérer une image que l’on peut avoir de l’autre. Une réflexion sur la nature humaine.

Un livre qui fait passer de bons moments. Léger. Facile à lire.

Ma note 15/20

ISBN 9782414182190  Ed. Edilivre  146 p.   Broché 13,50€

 

 

Publicités

Global work: on marche sur la tête – Angeline Vagabulle – 2016

Quatrième de couverture

Angeline a en charge une multitude de projets auxquels contribuent des collaborateurs de nombreux pays dans une grande entreprise globale.

Un jour, grâce à un manteau qui la distingue dans l’environnement gris  des Grandes Tours de La Défense, elle décide de regarder les choses différemment, de s’amuser des situations, de rire des absurdités d’un monde technologique qui lui complexifie la vie au lieu de la lui simplifier, observe en souriant ces hommes et ces femmes qui courent dans des gares et des aéroports en tirant des valises à roulettes qui font « zui, zui », s’interroge sur le lien entre l’épaisseur de la moquette et son niveau d’influence dans l’entreprise, essaye de concilier sa vie de femme et de maman avec sa vie professionnelle qui tourne 24h/24 au rythme du business global.

Vous ne regarderez plus votre boîte mail ni vos collègues de la même façon après avoir lu ce livre, illustré avec humour par Renard.

 

Mon avis

Le monde du travail dans toute sa splendeur! Qui n’a jamais regardé avec du recul, de la curiosité voire de l’humour, le monde qui nous entoure? En lisant Global work, je me suis retrouvée face aux réflexions que je me faisais quand j’évoluais dans le monde de la santé. Cette réflexion qui va au fond des choses. De l’être humain. De ses manies. Endosser la blouse avant d’entrer dans son service, c’était laisser sa vie au vestiaire et seglobal work l’approprier en partant. Je ne suis pas la seule à avoir le cerveau à l’envers. C’est réconfortant.

Au début, j’ai souri. Puis, je me suis surprise à rire aux éclats. Ce livre raconte le monde du travail (quel que soit le métier). Côté absurdité. Côté humour. Pour notre plus grand plaisir. Chaque caricature représente quelqu’un qu’on a côtoyé. Les croquis illustrent bien ce monde qui court après le temps. Qui brasse de l’air. Pour exister. Pour faire face au néant. Pour aller versA. Vagabulle l’infini. Avec beaucoup d’humour et de tendresse, Angeline Vagabulle et son acolyte Renard (dessinateur) nous font vivre le monde du travail au travers du regard d’Alice au pays des grandes tours.

Je pense que ce livre dont les chapitres sont courts et bien illustrés vous parlera comme il m’a parlé. Les petits relevés quotidiens nous confortent dans l’idée que cela fait du bien de rêvasser dans ce monde de fous.  On lit avec délectation. Sans voir défiler le temps. Vous vous régalez avec l’écrit et les croquis sont la cerise sur le gâteau. Vous vous retrouvez hoquetant, la larme à l’œil, tant vous riez.  De bons moments à partager. N’hésitez pas. Lancez-vous. Effacez la morosité qui vous entoure!

Ma note 16/20

ISBN 9782955545201   Ed. Les Funambules 152 P.    Broché 15€ Kindle 4,99€

Le poème dont vous êtes le héros – Guillaume Prié – 2017

Quatrième de couverture

Et je me penche alors, je regarde les flots:

c’est ma vie que je vois, je suis une goutte d’eau

un être qu’on emmène, sans lui dire où il va

Vers la mer où finit son voyage ici-bas

Rencontre avec quelques gouttes d’eau intimement liées les unes aux autres, qui rêvent de vivre et vivent pour rêver. En refusant de se laisser ballotter par les évènements et les règles imposées, ils découvrent petit à petit que la vie qu’on mène est, toujours, celle qu’on choisit. Que si la destination est connue, il n’est jamais trop tard pour détourner la rivière!

 

Mon avis

De la poésie. Des strophes qui accompagnent des tranches de vie. Des vie de Monsieur et Madame Tout le monde. Des strophes. Des vers croisés ou embrassés qui débutent chaque vie. Une poésie qui vagabonde et tisse des vers dans la vie des personnages et lesguillaume Prié lie à jamais les uns aux autres.

Du sérieux. De l’humour. Un humour très fin. Qui se lit dans les mots. Entre les mots. Dans les pensées des personnages. Personnages sublimes de suffisance, tel Anatole. Anatole qui reconstruit le monde. Son monde, au gré des discussions. Discussions de Ban Bayan. Ban Bayan qui reprend sa vie en main, comme tous les personnage de ce livre. La lecture est très fluide.

Les mots sont secs. Francs. Précis. Profonds. Ils chantent une ode au renouvellement. Au recommencement. A la renaissance. Les mots font la ronde autour des vies, des destins. Et tel le fil d’Ariane les guident vers leurs choix. Leur destinée.  Des mots qui chantent la liberté. Le renoncement qui annonce l’accès à une autre vie.  La poésie n’est pas que dans les strophes. Elle est aussi dans les textes. Textes qui peuvent être d’une bellepoème héros légèreté. Légèreté  faite de profondeur. Profondeur des personnages. De leur vie. De leur âme. De leur destin.

La lecture est rythmée. Poétique. Profondément belle. Le poème dont vous êtes le héros est un petit livre riche de beauté. Qui tient dans la main. Dans la vie. Qui chante la vie  et l’embellit. Il est d’une rare beauté. Beauté subtile. Subtilité des mots. Des histoires. Le poème dont vous êtes le héros vous fait réfléchir à l’influence que vous pouvez avoir sur votre vie. Vos choix de vie. Votre devenir. Qui n’a jamais pensé  » Et si j’avais fait Autrement…? ». Ce livre peut être une très belle réponse. Il se termine par un beau recueil de poème qui nous régale de rêves. De force.

A mettre entre toutes les mains. Sans modération. Un livre qui chante la liberté de penser. De choisir. D’être tout simplement.

Ma note 16/20:

 

ISBN 9782956207009  Ed. Le livre en papier   185 p.

Planète centrale – Yaël-July Nahon – 2018

Quatrième de couverture

Aya Stilstone vient de la Planète Centrale colonisée par les humains depuis des temps immémoriaux. Elle est la jeune capitaine d’un gigantesque vaisseau-déchets, le 55B. Elle vogue seule de planète en planète pour accomplir sa tâche routinière.

L’abordage du 55B par un navire-corsaire va bouleverser la monotonie de sa vie. Les révélations du commandant Shamgar sur la réalité de sa planète, régie par un système autoritaire fait d’intrigues, de guerres larvées, de coups d’Etat feront s’effondrer les certitudes de l’indisciplinée Aya.

En découvrant un nouvel univers où le pouvoir n’est pas là où on le pense, un univers où l’obéissance aveugle n’est pas une fatalité, un univers où les guerres sont légion tout comme l’émerveillement et l’amitié qui lui était jusqu’alors inconnue. Aya devra s’affranchir du système d’enfermement imposé par la Planète Centrale pour concrétiser son désir de liberté. Des aventures l’emmèneront dans des mondes inconnus, à la rencontre de peuples fantastiques et attachants aux coutumes étranges sur fond de guerre intergalactiques.

 

Mon avis

Au tout début de ma lecture, mon cerveau  s’est fixé sur Aya. Je lui enviais littéralement le fait d’évoluer seule dans son monde. Sa galaxie. En toute liberté. Qu’est-ce que la liberté? Pour l’héroïne, ce sera beaucoup de choses. Une aventure. Quelle aventure!! DuCVT_Planete-Centrale_166 caractère. Beaucoup de caractère pour cette héroïne qui ne sait pas faire comme tout le monde.

La lecture se fait en douceur. La zénitude de Aya nous accompagne et nous contamine. En toute positivité. Les descriptions des personnages sont faites avec beaucoup de tendresse, de légèreté, d’humour. D’humanité. Ce qui les rend si attachants. Dans toute cette légèreté, il y a des moments forts. Très forts, voire rudes. Au cinéma, la musique se serait faite plus intense dans ces moments: TAN DAN.. TAN DAN… Ce qui n’enlève rien au plaisir de lire. De découvrir le charisme des personnages et la beauté de l’histoire. Au contraire.

Planète Centrale est un livre qui se lit avec beaucoup de bonheur. Le « waouh » estplanète cent. présent jusqu’au bout. L’histoire tient la route. Elle est belle. Très belle, malgré le Monde froid dans lequel elle se déroule. Aya reste un personnage attachant tant elle peut être rêveuse et rebelle.

J’avais le sourire aux lèvres en refermant ce petit bijou. Un sourire songeur. Planète Centrale est un beau livre. Dur. Tendre. Un livre que l’on n’oublie pas dès le mot « fin ». Quelle belle histoire! Forte! Douce! Chaleureuse! J’ai adoré chaque mot. Même celui de « fin » qui n’annonce qu’un début. Un peut-être. Un « et si… ». A lire avec un bon verre, un bon thé à la main ou un Margarita, peu importe le lieu ou l’instant.

Ma note 18/20

ISBN 9781612277578  Ed. Rivière Blanche  176 p   broché 17€

 

La résiliente – Orianne Valdeau

Quatrième de couverture

L’histoire d’une femme des années quatre-vingt ou autant d’histoires que de chapitres dont chacun pourrait, l’un après l’autre, constituer la base d’un roman… Pourquoi une même vie accumule -t-elle autant d’épreuves? Résultent-elles d’un mauvais karma, d’une mauvaise étoile ou sont-elles de la responsabilité de l’héroïne et de ses choix? Choisit-on vraiment le cours de sa vie? Du « comment as-tu pu supporter cela »? au « Ta force nous effraie », le regard des autres sur une résistance peu particulière. est le point de départ de ce récit. La résilience, cette faculté de surmonter, par sa propre force, les obstacles est au cœur de ce roman, où trouver l’énergie en est le fil conducteur.

Pour fond: la difficulté d’être femme dans une époque et une France dites égalitaires. Pour sujet, les thèmes forts de notre société; l’échangisme, la famille mono parentale, la pédophilie, le handicap mental, l’inceste, le suicide, les addictions alcool et drogue, les institutions telles que le monde carcéral, l’administration juridique ou la psychiatrie, l’inégalité et la difficulté des femmes dans le monde du travail, l’accès au logement, la vie dans la rue, le décès d’un enfant, pour les principaux.

Il y a quelque chose à donner aux autres plus fragiles, plus touchés ou n’ayant pas simplement cette capacité à surmonter l’inacceptable. La résilience n’a pas de recette, ce récit non plus. Peut-être quelques pistes à cerner au détour des confrontations aux maux de notre société. aux réponses bonnes ou mauvaises apportées par une femme de tempérament, au choix qu’elle fait de ne jamais baisser les bras.

 

Mon avis

Que dire de ce roman? Un roman fait de miettes de vies? Et, quelles miettes!! Qu’il est beau. Tout simplement. Qu’il est humain. Qu’il est humble. La résiliente se lit d’une traite. Facilement car les chapitres sont courts. L’écriture est simple. Il est superbe. De vie. De force. De belles histoires en kaléidoscope. Des histoires faites de mots. De maux. Des mots qui disent, qui expliquent des maux. Comment continuer à aimer la vie quand cette dernière vous a éprouvé plus qu’il n’en faut? Quand, comme Job, vous allez au fondla-resiliente de la douleur, de l’horreur, pour en revenir encore plus fort, encore plus courageux? Je vais vous faire un aveu. Il est rare que je lise aussi rapidement un livre: j’ai mis trois heures. Ce qui veut tout dire.

L’histoire d’une lutte récurrente. une lutte de chaque instant pour garder sa vie en main. Faire face. Toujours. Ne pas plier. Les mots sont naturels. Naturellement beaux. Naturellement forts. Que de belles batailles! Que de belles victoires! Un livre bouleversant qui vous remue l’âme et vous donne l’envie de prendre Sophie dans vos bras. Pas par pitié. Non, ce serait insultant. Mais, par respect pour sa force.

Un livre de tendresse. Un livre de douceur. Malgré les maux. Un livre où l’enfer est de plus en plus glauque. Où l’Humain montre son côté obscur. La profonde noirceur de son âme. j’ai eu beaucoup de respect pour ce petit bout de femme qui va au plus profond de la vie pour pêcher un sourire, y prendre une volonté de fer. Pour survivre. Pour vivre. J’ai adoré La résiliente. J’ai aimé les mots. C’est une ode à toutes ces personnes anonymes qui se battent tous les jours pour exister. Juste exister. A lire. A conseiller. A garder à son chevet. Une belle leçon de vie.

Ma note 17/20

ISBN 9782367281049      216 Pages      Les plumes d’Ocris      Broché 20€

 

Singularité – Léo-Paul Bailly-Kermène 2017

Quatrième de couverture

Comment vivre quand la mort n’existe plus? Développé dans la Silicon Valley Par les grandes entreprises technologiques, le processus de Conversion permet désormais de conserver les consciences individuelles dans le cloud, altérant les fondements de la société humaine.

Dans Londres, transformée en profondeur par le changement climatique, Oscar succombe peu à peu à l’ennui qui a déjà gagné une humanité sans but. Une rencontre fortuite l’amène à découvrir ce que vivre signifie dans un monde dominé par une dictature numérique.

 

Mon avis

En voilà un roman intrigant. Un roman que ne renierait pas Orwell. Il semble être la suite de 1984. J’avoue que j’ai soupesé le livre. J’ai tourné autour comme pour une danse vaudou. Comme pour l’exorciser. Tout cela en me demandant où je mettais les pieds. Un scientifique. Un roman. Trouvez l’erreur. Entre nous, il n’y en a pas. Comme j’adore réfléchir en lisant (si, si, c’est vrai!), j’ai passé les deux premiers chapitres dans une totalesingularité désorientation temporo-spatiale. Puis, eurêka, j’ai compris. Eh oui, j’ai enfin compris. Et la lecture a été plus paisible.

Ce roman est écrit dans un parfait style des écrivains américains avec des descriptions très détaillées. Ce qui permet de bien mettre les personnages à leur place. A l’inverse, cela peut, parfois alourdir le récit. Cependant, il ferait un parfait scénario. L’histoire se lit facilement et tient la route.  Les chapitres sont courts. Le titre sied au roman qui est singulier. L’histoire est belle et très bien écrite. Léo-Paul Bailly-Kermène nous emmène dans un monde qui nous fait réfléchir. L’immortalité? Oui, et après? Comment gérer les limites des découvertes? Est-ce l’essence même de l’homme?

On rentre dans un monde où l’ennui est roi car tout est déjà prévu quant à l’avenir de tous les hommes. Tout est millimétré, posé, carré. Aucune place pour un moment de folie. Toute la vie des personnages immortels tourne autour d’un objet insolite et multifonctionnel.  La manipulation génétique est un geste tellement courant que cela ne questionne plus, sauf certains. Mais, peut-on revenir en arrière? A quel prix? Par contre Singularité questionne le monde d’aujourd’hui où tout est eugénisme. Un  monde oùsingularite l’homme est à la recherche de la jeunesse éternelle. Je pense que ces adeptes devraient le lire.

Singularité est un roman d’anticipation dérangeant. Dans le bon sens du terme. Le monde dans lequel évolue les personnages paraît froid. Aseptisé. Les sentiments n’ont pas leur place. En refermant le livre, je suis restée pensive. Dans le bon sens du terme. Je suis très intriguée et je me questionne. Je reste dans l’expectative et mon impression est très mitigée. Une fois refermé, je l’ai gardé longtemps dans mes mains pour analyser mes ressentis. Mes pensées se sont bousculées. Je n’arrive toujours pas à trancher: J’ai aimé le roman, l’histoire. Mais, je ne suis pas arrivée à faire la part belle aux personnages, même à Oscar et Rose. Un roman qui ne laisse pas indifférent, c’est sûr.

Ma note 15,5/20

ISBN 9782889490080   Ed. 5 sens   Broché 17,50€

L’exilée – Virginie Vanos – 2016

4ème de couverture

Après la fin tragique de son meilleur ami, Marek , un jeune pédiatre timide et passionné, se lance à la recherche d’Alexandra, la femme qui fut l’ultime passion d’Axel.

Entre Genève et Bali, en passant par la Turquie et le Mexique, Marek tente de percer  les mystères de cette femme audacieuse et ambiguë, et de comprendre le lien étrange qui l’unissait à son ami. Au fil de voyages et des rencontres, Marek arrivera t-il à retrouver Alexandra?  Et celle-ci lèvera t-elle le voile sur la vraie nature de ses sentiments?

 

Mon avis

l'exiléeDire que j’ai voulu sortit de ma zone de sécurité! J’ai souhaité changer de registre. Eh bien, vous savez quoi? Je ne le regrette pas un instant. C’était un bon choix de ma part. L’exilée est un beau roman. Une belle histoire bien écrite. A la première personne. Ce qui facilite son identification au héros, Marek. On prend sa place tout naturellement.  Une recherche qui nous plonge dans les méandres d’un passé qui fut heureux mais mystérieux. Les chapitres sont courts et agréables à lire.

 Il s’agit de l’histoire d’une amitié. Une amitié entre hommes. Une grande amitié. Presque une fraternité. Une histoire simple d’une quête vitale. Amicale. Humaine. Je me suis retrouvée embarquée dans cette quête. A la recherche de la vérité.Vanos Vi. Une recherche faite de rebondissements, de douleurs cachées, d’âmes en peine. Le tout avec une forte impression d’attendre Godot. Une attente positive.

Marek, ce jeune médecin, essaie-t-il de faire le deuil d’une amitié? Va-t-il trop loin dans ses démarches? Que découvrira-t-il ? Cela valait-il la peine de remuer ciel et terre? Trouvera-t-il ce qu’il cherche? L’histoire ressemble à une fuite en avant. Au bout de soi. Au bout de la douleur. Au bout de la vérité. Le prix à payer  par Alexandra pour retrouver sa candeur. Son droit à la vérité. Son droit à être soi. Son droit à être vraie. En toute intimité.

vanos0 (2)Quand j’ai refermé ce livre, je suis restée rêveuse. Positivement rêveuse. C’est un très beau roman. Tout en douceur. Un roman subtile qui se déroule autour d’une énigme. Tout en finesse. Avec une sorte de tendresse envers les personnages principaux: Marek et Alexandra. Une histoire splendide. Un roman comme on les aime. Avec une fin qui surprend, mais qui génère une énorme tendresse. Une furieuse envie de materner les personnages. Quand j’ai refermé ce livre la seule chose que j’ai pu penser très fortement. Presque un cri. Un cri qui vient du cœur. Ce fut: « Bon sang! ». Vous avez compris, j’ai aimé. Tout simplement.

Ma note 17/20

ISBN 9782334060486 – Editions Edilivre – 128 p – 2016

Broché 13,50€

 

 

Une autre couleur du bonheur – 2015 – Paule Auriane Ntchouadep

4ème de couverture

« Je ne savais pas comment réagir. Si je devais moi aussi quitter le domicile parental ou pas. Je ressentais plutôt le besoin de soulever ma mère du sol et de la consoler. En effet, je me rendais compte que je ne lui en voulais pas du tout, mais uniquement à la naturePaule auriane nt de m’avoir fait naître dans une famille comme celle-ci. En réalité, mes sœurs et moi n’avions pas la même vision du problème. Elles s’en prenaient à ma mère, tandis que j’aurais tous changé si la possibilité s’était présentée, mère, maison, sœurs.. ».

Après voir passé une partie de son enfance loin des siens, l’héroïne, une insouciante jeune collégienne  découvre le visage effarant de ses proches. Dans une société bien pensant, où les enfants n’ont pas droit à la parole, commence alors le chemin de croix de celle qui doit, pour survivre, juger ses parents.

 

Mon avis

Un grand plongeon dans la vie d’une famille, c’est ce qui vous attend en mettant le nez dans ce livre. Je pense qu’en lisant une autre couleur du bonheur, vous regarderez différemment les adolescents qui vous entourent. Comment comprennent-ils les actes des adultes? Eh oui, Messieurs et Dames, Tania, la jeune héroïne, décortique le monde autour d’elle. Ce monde qu’est sa famille. Une famille bizarre, atypique, normale, quoi! Vous allez faire une plongée vertigineuse dans son esprit, dans sa vie.une-autre-couleur

J’avoue qu’au début, j’étais aussi perdue que l’héroïne devant la découverte de cette famille qu’elle a longtemps idéalisé. D’une famille qu’elle découvre lors de vacances scolaires. Passer d’une vie ordinaire dans un milieu où tout parait simple à l’antre, que dis-je? à la dernière strate de la pauvreté.  On avance précautionneusement avec cette jeune adolescente. On découvre lentement chaque membre de sa famille avec ses traits de caractère qui lui sont propres.

Tout commence lentement, prudemment car on ne sait pas trop où on met les pieds. Puis, petit à petit, on va de découverte en découverte. La vie bascule du jour au lendemain. Comme le dit si bien un certain chanteur « on ne choisit pas sa famille ». Toutes les familles ont un cadavre dans le placard. Imaginez, alors, quand une famille est bâtie de plusieurs cadavres dans les placards. Les retrouvailles peuvent s’avérer difficiles et les découvertes de plus en plus déroutantes.

Paule AurianeChaque membre de cette famille est une blessure  ouverte qui complète le tout. Chacun vit cette blessure à sa manière et trouve en l’autre son exutoire. Pour ma part, je me suis attachée à Amavi, l’un des membre de cette famille brisée par les secrets. Elle est poète dans l’âme, aussi fragile que la Dame aux Camélias. Elle jouit d’une superbe philosophie, bien que la vie ne l’ait aucunement épargnée. Elle vit dans l’instant tout ce que lui offre la vie, en douceur, avec tendresse. J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce petit bout de femme, pétrie de bonté, d’empathie.

J’ai une véritable tendresse pour ce roman. Une adolescente qui raconte son histoire avec ses tripes. Les émotions sont intenses. Simplement intenses. Merveilleusement vivantes. C’est un cri d’amour. Un cri de haine. Une naissance. Une re-naissance. Un enfantement. Dans la douleur. Une extrême douleur. Tania doit grandir, avancer, en effeuillant un à un les secrets de famille. Tourner enfin la page. C’est un roman d’émotions fortes, entières. Un roman qui ressemble à la vie. Tout simplement.

Ma note 17/20

ISBN 9956429000279 – Editions Proximité – 148 p – 2015

Vente auprès de l’éditeur

Les cercles de l’éternité – 2017 – Jean-Louis Ermine

4ème de couverture

Dans un  futur lointain, les hommes découvrent le secret de l’éternité, mais cette invention a un prix. La personne qui choisit de suivre cette voie entre dans un processus inéluctable de dégénérescence qui fait ressortir ses plus bas instincts. Le monde se divise alors, et se structure en « cercles », correspondant chacun à des stades de décadence plus ou moins avancés.

Face au déclin de l’humanité, le gouvernement cherche des solutions et finit par retrouver la trace d’un mystérieux scientifique dont les recherches sur l’immortalité auraient abouti. Laurie et Simon, deux marginaux que tout oppose, sont chargés de ramener le professeur et de redonner espoir aux habitants des cercles. Pour cela, ils devront s’aventurer au-delà des terres connues, là où la barbarie  a tous les droits.

Une chasse impitoyable est lancée  et les entrainera dans une véritable traversée des enfers. L’éternité leur réservera encore bien des secrets.

 

Mon avis

Comme d’habitude, quand je commence un roman, je suis en terrain inconnu. Avec les cercles de l’éternité, j’ai été servie. L’inquiétude est le premier mot qui me vient à l’esprit. Elle vous happe dès la première ligne. Vous découvrez un monde qui questionne. Un monde angoissant. Cependant, la curiosité prime. Vous suivez l’intrigue pas à pas. Le souffle court. Vous haïssez cet œil froid qui se délecte de la situation. Une situation ausunset-47247 ralenti qui se termine en apothéose. Bienvenus! Vous venez de faire connaissance avec un des cercles!

Puis, ce roman va crescendo. Le rythme est de plus en plus rapide. Vous n’avez d’autre choix que de suivre. Vous rencontrez Laurie et Simon, les deux héros, et vous ne pouvez que vous attacher à eux tant ils sont poignants, tant leur quête de survie dans ce monde de fous est prenant.

Jean-louis Ermine a une écriture facile à lire. Pour un matheux, je m’attendais à un roman plein de théorie, très carré, bourré de mots techniques. De la part d’un féru de maths, je pensais avoir droit à une histoire froide dans les mots, les situations.  Eh bien, non, non, non. Du tout. L’histoire est chaleureuse, pleine d’humanité, de chaleur humaine.  Les mots claquent, volent, s’adoucissent au rythme de l’histoire. Du purwarrior-1056727__340 bonheur! L’histoire tient la route. Oh que oui! La quête menée par les deux héros nous tient en haleine et nous les accompagnons volontiers dans leurs aventures. Cette histoire nous raconte jusqu’où l’homme peut aller dans sa quête de l’immortalité. Jusqu’au bout du sordide, de l’inhumain.

J’ai lu le livre d’une traite. A peine ouvert, impossible de le refermer. Il va vous prendre dans ses filets et vous allez adorer et en redemander, encore et encore. J’ai beaucoup de tendresse pour ce roman qui nous entraine dans un monde absolument terrifiant, un futur que l’on ne souhaiterait pas connaître, mais qui reste intriguant, envoûtant.

De l’action. Une belle histoire. Des personnages attachants. Tout est décrit en finesse. Une écriture très pointue. Les mots sont là pour toucher au cœur. Un roman terriblement réaliste et humain. Et cette fin, cette fin, cette fin… Une pure merveille. Totalement inattendue et profondément humaine. J’ai kiffé. Complètement.

Un roman à lire, à chouchouter, à conseiller. Un très beau roman. Ne vous privez pas.

Ma note 19/20

ISBN 9791023606966

Editions Publishroom

Broché 15€  Kindle 2,99€

Un jour, un moment

C’est arrivé. Un jour. A un moment. Un moment furtif. Immobile dans le temps. Un temps furtivement lent. Furtivement long. Le genre de moment qui vous marque. Qui vous fait oublier l’instant. L’instant présent. L’instant important. Plus important que le souffle de la vie. Ce moment là….

clouds-21156__340C’est arrivé. Personne ne l’a su. Personne n’a voulu le savoir. C’est arrivé. Dans une indifférence générale. Un moment invisible. Lumineusement invisible. Bruyamment insonore. Un jour qui semble être comme un autre. Mais si unique. Si insaisissable. La nouvelle est tombée…

Une nouvelle incroyablement violente. D’une violence crasse. D’une violence sans nom.sunset-205717__340 Le genre de violence qui balaye tout sur son passage. Qui vous laisse à genoux. Sans voix. Sans souffle. Une tempête. Un raz de marée. Tout à été balayé. Emporté. Noyé. Brisé. Même l’horloge du temps. L’horloge de la vie.

Il s’en est allé. Il a tiré sa révérence. Il s’est enfui. Il a fui. Sur la pointe des pieds. Doucement. Sournoisement. Il s’en est allé. Laissant la place au silence. Au terrible silence. Silence de désespoir. Silence de culpabilité. Silence… Il n’est plus. Il ne sera peut-être plus. Pas la peine de le chercher. Il est resté introuvable. Il a louvoyé entre les moments de la vie. Il s’est éclipsé. Il s’en est allé, oubliant cette marionnette branlante de la vie. Il s’en est allé. Sans un regret. Sans un regard en arrière. Le bonheur….

Divine Corruption -Tome 1 Déviance David & Alexandre Rousseau – 2018

4ème de couverture

Que devient-on à notre mort terrestre? Un paradis, un dieu aimant et bienveillant attendant patiemment notre venue, facétie ou vérité? Derrière la beauté se cache parfois la pire des cruautés.

Joseph est un soldat humain tricentenaire, ambitieux, à la recherche d’une opportunité rare, rejoindre la caste céleste. Pour ce faire, il entre au service d’un archange manipulateur et avide de pouvoir qui l’entraîne dans une course pour sa propre survie. Fier et déterminé, il accepte sans hésitation la tâche qui lui est confiée, loin d’imaginer toute la portée de cette décision

 

Mon avis

En ouvrant ce roman, j’ai plongé dans un monde que je n’imaginais pas. J’étais même à des lieues de l’imaginer. Ce qui est sûr, c’est qu’on rentre de plein pied dans l’histoire, dès la première page. Dans l’autre monde. Un monde que l’on souhaite ne jamais connaître. Qui frappe l’esprit dès le départ. L’horreur. Le cauchemar  dans toute sa splendeur. C’est ce qui, bizarrement, rend l’entrée en matière intéressante. La curiosité vous happe et vous fait oublier l’horreur du moment. Cependant, on se rend compte de cette horreur de la situation que très tard dans la lecture tant les mots sont bien choisis et que l’atmosphère n’est pas étouffante.rousseau (2)

Après cette entrée en matière, on entre dans l’histoire dans la foulée. Tout va vite et lentement. La suite de l’histoire se déroule avec beaucoup de beauté, d’imagination. Rien à voir avec le début. Ce qui est surprenant, c’est qu’on se laisse emporter dans cette quête du pouvoir avec presque de la tendresse pour les personnages dont les portraits sont si riches, si complets, si réalistes. Chacun d’entre eux est pourvu d’une âme, d’une ambition terriblement humaine. A tel point que l’on s’identifie à eux naturellement. Même les batailles pourtant si sanglantes sont d’une beauté à couper le souffle.

Les lois au début de chaque chapitre vous promettent un monde différent de celui visité et pourtant si complémentaire. Votre curiosité est, ainsi attisée et vous n’avez qu’une hâte: tout découvrir de ce nouveau monde et de son histoire.divine corruption

Selon moi, les derniers chapitres des romans démontrent les qualités d’un écrivain. Et ici, on est servi. La fin est terriblement tendre, humaine, vivante. C’est d’autant plus beau qu’il s’agit d’un roman écrit à quatre mains. A aucun moment, on ne s’en rend compte. Un seul esprit, une seule histoire. Et quelle histoire! A croire qu’elle a été écrite par des jumeaux monozygotes. Pourtant, bien qu’ils soient frères, David et Alexandre Rousseau ne sont pas jumeaux et encore moins monozygotes. Avec Joseph, La céleste, Thola et les autres, ils nous font passer un excellent moment dans leur monde des cieux.

rousseau (3)J’ai aimé. Que dis-je? j’ai adoré ce roman. Je m’y suis perdue avec bonheur. J’y ai été l’otage admirative et terriblement consentante des personnages, de leur histoire. Je recommencerai avec autant de plaisir. Quand j’ai refermé Divine corruption, mes premiers mots ont été « oh, bon sang, oh mazette ». En général, quand je dis ça, c’est que la bavarde que je suis se retrouve muette de bonheur. Un livre à lire, à conseiller tant il est beau. Tant il est bon. A lire tout simplement

Ma note 19/20

ISBN 9781980500124 – 305 pages – Editions Amazon

Broché 16€

E-Book 4,99€

Points de vente: Amazon KDP Kobo, divinecorruption.fr

Moi, la dyslexique…

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Un jour, parmi tant d’autres, j’ai rêvé d’écrire. J’étais bien jeune. juste rêvé. D’un livre. D’une histoire. Peu importe l’histoire. Juste une écriture. J’avais six ans et la vie devant moi. Je ne me souviens plus de cette histoire. Peut-être sur la danse. Le chant. Les contes. Ils étaient mes désirs les plus fous. Je l’ai écrite, cette histoire. Avec ma dyslexie. Mon cerveau qui butait sur les lettres, les mots. Mes lettres absentes ou totalement déformées. Mes mots hachés. Incompréhensibles. Mais je l’ai écrite mon histoire. Elle ne ressemblait à rien. Elle était tout pour moi. J’avais six ans. J’ai toujours continué. Persévéré. Rêvé mon rêve…J’ai écrit mon premier livre. J’y suis arrivée. Moi, la dyslexique!

View original post

Noosphère – Audrey Pleynet – 2017

4ème de couverture

Et s’il suffisait de formuler une question dans son esprit pour en connaître immédiatement la réponse? Acquise par l’humanité du jour au lendemain, cette nouvelle faculté qu’on appelle rapidement Noosphère bouleverse les sociétés: Essor technologique époustouflant, avancées médicales révolutionnaires, effondrement de certains gouvernements corrompus, fin des élites intellectuelles… Au sein du laboratoire du gouvernement français, Inès Amnel tente de percer le mystère de la Noosphère. Malheureusement, s’attaquer à ce phénomène si absolu a des conséquences désastreuses pour le futur de l’humanité. mais, des années plus tard, une anomalie apparaît , qui peut tout remettre en cause. Inès se jure alors de protéger la Noosphère coûte que coûte.

 

Mon avis

J’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre en lisant ce roman. La surprise a été totale et agréable. A ceux qui ne le savent pas, je ne lis jamais les quatrièmes de couverture, ni les résumés. J’aime maintenir le suspens jusqu’au moment où je me plonge dans un livre. Donc, comme je disais, j’ai été ravie par ce beau roman. J’ai adoré et c’est peu dire. Le sujet est tellement actuel en ce début du 21ème siècle et face à l’essor des nouvelles technologies telles que l’Intelligence artificielle, entre autres.Noosphère

Dès les premières pages, Audrey Pleynet nous transporte dans un monde scientifique en douceur. L’ennui n’est jamais au rendez-vous. Le rythme est très soutenu et on se retrouve embarqué, avec bonheur, dans cette intrigue, sans même s’en rendre compte tant le style est tout en subtilité.

Les questions fusent. Noosphère nous questionne en même temps que Inès. Le monde est-il prêt à recevoir des connaissances d’une telle importance? Ces connaissances peuvent-elles être mises entre toutes les mains? Quelles conséquences pour l’Humanité?

Audrey Pleynet.txtLa plume est légère, naturelle et toute en sensibilité. L’âme humaine est décortiquée et mise à nu, ainsi que la relation humaine. La lecture se fait sans difficultés. Dès la première ligne, l’attention est captivée et l’on a du mal à lâcher ce roman. Eh oui, Messieurs-Dames, Je vous préviens: Noosphère se lit d’une traite. Il n’y a pas de temps mort. Le suspens est présent dès la première ligne et dure jusqu’à la dernière. Le dénouement nous tient en haleine et en refermant Noosphère, on se rend compte qu’on a retenu notre souffle tant la finale était en apothéose. Ce roman est digne des plus grands films d’action américains.

N’hésitez pas. Si vous avez envie de suspens, d’intrigue, de lecture agréable et rythmée, je vous conseille NOOSPHERE. Audrey Pleynet vous fera passer un agréable moment en compagnie d’Inès, Hervé, Matt, Francis et les autres. Vous ne le regretterez pas.

Ma note 18/20

Noosphère – ISBN 9781521884416 – septembre 2017 – Amazon

format Kindle: 2, 99€

Format Broché 14,99€