Josée, le tigre et les poissons – Seiko Tanabe – 2017

Quatrième de couverture

Neuf nouvelles. Neuf femmes. Kozué la rêveuse, Uné la sensuelle, Kaori la romantique, Iwako la douce, Mimi la gourmande… Les neuf nouvelles de ce recueil ont pour cadre le Kansaï – principalement Osaka mais aussi Kôbe ou Kyôto – et nous parlent d’amour. Interdites, insolites, cachées, rêvées, des amours qui se soucient peu des règles sociales du Japon de l’époque.

Chronique

« Les histoires d’amour finissent mal, en général » dit la chanson. Certains pourraient rajouter « pas pour tout le monde« . Des femmes qui ont connu l’amour, la trahison, le remords, la douleur. Des femmes qui ont passé le cap de l’interdit. D’autres qui en rêvent. L’amour, c’est parfois compliqué.

Josée, le tigre et les poissons nous entraine dans le sillage de ces femmes. Des femmes déçues par l’être aimé. Des femmes qui savent ce qu’elles désirent et ne reculent devant rien pour assouvir ce désir. C’est un recueil de tendresse. Tout en pudeur. Nous découvrons une société où tradition et modernisme se côtoient, se mêlent pour donner des récits profonds. Pudiques. Vivants de réalité. Dotés d’une grande sensibilité.

Seiko Tanabe a l’art de raconter. De nous faire rêver en même temps que ses personnages. De nous pousser à nous faire discrets pour être témoins  de ces histoires criantes  de vérité. Criantes de réalisme. Chaque chapitre est une tendre histoire. Une belle histoire qui engage des destins. Une histoire qui fait fi des liens familiaux. Nous dansons cette sérénade merveilleusement forte. Doucement violente de cette ode à l’amour. A petit pas, nous entrons dans des vies pleines de tendresse, de mélancolie, d’humanité. Des bribes de vie dans le Japon intemporel. Une belle invitation à la lecture.

Note 18/20

9784990874636   Editions d’Est en Ouest   182 p.   15€

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Le meurtre d’Alice – Yasumi Kobayashi – 2016

Quatrième de couverture

Alice est suspectée de meurtre au Pays des Merveilles. Les crimes se multiplient  et se répercutent dans le monde réel, au sein d’une université japonaise. Petit à petit Alice se sent menacée tout comme Ari Kurisugawa, une des étudiantes du campus. Deux mondes mystérieusement liés dans lesquels se cache un meurtrier expert en faux semblants. Alice et Ari parviendront-elles à le démasquer et à sortir indemnes de cette histoire qui frise la folie?

Chronique

Un meurtre au Pays des Merveilles. Un meurtre dans un laboratoire universitaire. Quel rapport? Un rêve? Une réalité? Une prémonition?  Deux monde parallèles? Et si les deux mondes n’en faisaient qu’un? Dans un récit épique haletant, nous accompagnons Ari Kurisugawa  dans son enquête. Elle cherche à comprendre. Pourquoi ce meurtre? Y a t-il un rapport avec le monde fantastique?

Dans le meurtre d’Alice, Yasumi Kobayashi nous entraine dans le Pays des Merveilles. Dans le monde réel aussi. Les personnages sont attachants et pourraient exister aussi dans le monde réel tant ils sont proches les uns des autres. Quel est le lien entre eux? Quel est le lien avec le meurtre dans le monde réel? De discussions bizarres en dialogues de sourds, l’enquête suit son cours sans que nous nous départissions de notre sourire. L’humour reste le fil rouge de cette histoire de meurtre qui n’en finit pas de nous questionner.

Nous suivons l’évolution de l’enquête par le biais des personnages et leurs discours édifiants. Le meurtre d’Alice est un roman policier fantastique. La lecture est très agréable et les personnages sont hauts en couleur. Nous naviguons entre deux mondes sans perdre le fil de l’histoire. Au contraire.

Note 18/20

9784990874612   Les éditions d’Est en Ouest    259 p.    18€

Pourquoi? – Maureen Grégoire – 2019

Quatrième de couverture

Susan et ses camarades de classe s’éveillent au beau milieu d’une forêt inconnue et effrayante. Comment sont-ils arrivés là? Des membres du groupe commencent à disparaître, ils sont traqués… En cherchant à retrouver leur chemin, ils font des découvertes macabres, les frontières du réel se brouillent. Mais, dans ce mauvais rêve, une question reste en suspens, dominant toutes les autres: pourquoi?

Chronique

Une sortie scolaire qui tourne au fiasco. Un monstre. Une caverne. Des phénomènes paranormaux. Tout ce qu’il faut pour créer du suspens, de la peur auprès de jeunes élèves et du lecteur que nous sommes. Que se passe t-il dans cette forêt? De qui sont-ils prisonniers? Pourquoi?

Entre fiction, fantasy et horreur, nous nous immergeons dans un monde hors norme. Une sorte de rencontre du troisième type cauchemardesque. Un monde étrange où le réel et l’irréel  se mêlent en une histoire qui fait peur. Une histoire qui fait frissonner. Une histoire où l’espoir et le désespoir alternent pour nous laisser ivres de peur, de doute et d’un espoir ténu. Peut-être que…?

Pourquoi? est une vision cauchemardesque d’une sortie scolaire qui fait douter de tous ces jeunes. Est-ce une blague d’Halloween? Un cauchemar éveillé? C’est un cauchemar qui s’épaissit, qui s’éternise au fil des pages. Au fil des mots. Une vision qui troublerait le sommeil de tout parent dont l’enfant est en sortie scolaire. Une histoire racontée à la première et à la troisième personne qui porte le trouble à son maximum. Pour nous faire frémir au plus haut point.

Que se passe t-il? Qui est à l’origine de tout ce gâchis? Avec les personnages, nous nous surprenons à perdre pied. Nous nous surprenons à vivre de grands moments de stress tant le suspens est à son comble. Nous nous surprenons à regarder dans notre dos. Et si jamais…? Sans oublier cette éternelle question qui trouvera peut-être réponse: Pourquoi?

Note 18/20

9782754744928   Editions du Panthéon   200 p.    17,90€

Chroniques de Katmandou – Jérôme Edou – 2015

Quatrième de couverture

Lorsque les premières peuplades arrivèrent sur les contreforts de l’Himalaya, stupéfaits par la grandeur, elles en firent la résidence de leurs dieux. Aujourd’hui, la région est confrontée aux assauts de la modernité faisant suite notamment à l’annexion du Tibet par la Chine, elle est sous le coup du désastre provoqué par le séisme du 25 avril 2015 et doit faire face à l’immense défi de la reconstruction.

Chronique

Qui n’a pas entendu parler ou vu le tremblement de terre qui a secoué Katmandou en 2015? Comment un peuple dont la survie  avait été, ainsi, mis en suspens, a pu s’en sortir? Un magnifique portrait brossé du Népal. A travers chroniques, anecdotes personnelles, légendes, pièces de théâtre, nous faisons connaissance avec ce pays de montagne. Une douce et merveilleuse présentation d’un pays qui défraya la chronique lors de l’assassinat de la famille royale. Jérôme Edou nous fait ressentir son amour pour ce petit pays de l’Himalaya à travers ses récits, ses souvenirs.

Chroniques de Katmandou est un petit bijou qui tient dans le sac, la poche et qui peut être lu partout. Les chapitres sont courts et titrés, et cependant, très denses en émotion et en renseignements. La lecture se fait d’une traite tant nous avons l’impression de passer d’un conte à l’autre, d’une découverte à une autre. Jérôme Edou mêle faits historiques contemporains, politique, évènements passés. Des histoires qui s’imbriquent les unes aux autres pour donner un récit rythmé, soutenu, clair et attrayant. Nous nous laissons emporter avec plaisir.

Chroniques de Katmandou est un voyage à la rencontre de l’Himalaya et de son peuple. A la rencontre d’une histoire qui fut commune à de nombreux pays tels que l’Inde, le Tibet, le Bhoutan. Des noms qui font rêver. Des histoires qui font voyager grâce aux chroniques de Katmandou.

Note 18/20

9782919270057   Editions Les Trois Platanes   170 p.   18€

 

 

Un monde désorbité – Christine Bry – 2018

Quatrième de couverture

– Vous aimez Proust?

– Ah, vous savez, je suis comme Céline. Trop de mots!

Un verre tinte. Le silence se fait dans Le Café de la Paix de Valréas où se tient la réunion littéraire mensuelle. La voix de Christine Bry s’élève. Elle ne faiblira plus pendant une heure jusqu’à ce que jaillissent les applaudissements. Il y a décidément trop à garder en soi après une lecture  de A l’ombre des jeunes filles en fleurs, ce roman que Proust a achevé pendant la guerre de 14, époque particulièrement désorbitée. D’habitude, les lectures s’accumulent dans la mémoire en strates géologiques. Ici, la mémoire déborde, il faut la partager. […]

Chronique

Un voyage. Dans le temps. Dans le monde…des arts. Entre Van Gogh et Proust en passant par… Maupassant. Dans le salon de la famille Blanche. Un endroit où tous les artistes se rencontrent. Un voyage à travers le monde littéraire de l’époque accompagné de trois belles lettres lues avec émotion.

Le monde désorbité est une plongée passionnante dans le 19ème siècle. Par le biais des écrits, des tableaux. Dans les salons tenus par des intellectuels de l’époque. La vie de ces hommes et de ces femmes qui ont marqué l’art, la littérature, des matières qui ont encore un impact dans notre société actuelle.

Nous évoluons, au fil des pages, dans une ambiance ouatée où chacun se raconte dans un murmure. Dans un souffle. De peur de bousculer une société refermée sur elle-même. Une société qui choisit ses élites. Un monde où la vie se raconte dans des textes, des peintures, de la musique. En parallèle se raconte une vie qui, paradoxalement, sort de ses habitudes. Une vie qui sort de ses repères et semble se perdre au-delà de ce qu’elle voulait ou souhaitait.

Le monde désorbité est une mémoire schizophrène. Une mémoire parfois vacillante d’un passé qui fut, d’un présent qui est. D’un présent asthmatique qui peine à se retrouver. Une époque qui se vit tel le monde désorbité.

Note 16/20

9782919270088   Editions les trois platanes   114 p.   15€

Pomme – Yaël Delalandre – 2015

Chronique

Une histoire sans mots. Une histoire en images. Une histoire imaginative. Une histoire pour enfant. Pour stimuler son imagination. Pour le laisser se fabriquer son histoire. Pomme. Le fruit ou la petite fille. Les tribulations d’une pomme et de son pommier. La fidélité d’une petite fille à son arbre. Disons  même, les aventures et les mésaventures d’une petite fille et de son pommier préféré.

Pomme est un petit livret pour enfant de plus de trois ans. Les croquis sont couleurs pastel. Une couleur qui accroche le regard. les pages sont épaisses et peuvent être tournées, manipulées par un enfant. Les dessins sont stylisés de manière à ce qu’un enfant s’y retrouve sans peine car il aura l’impression de les avoir dessinés. De beaux moments de partage parents-enfants. Pomme stimule l’imaginations des tout petits qui raconteront leur histoire. Leur conte. Une histoire qui changera chaque jour peut-être. Selon leur humeur. Ils feront un bout de chemin avec pomme.

Note 18/20

9782322016372   Book on Demand   28 p.   8,88€

 

 

Les collines de Berkeley – Françoise Autin – 2010

Quatrième de couverture

Les collines de Berkeley qui donnent leur nom au livre, servent de cadre à une conversation entre l’auteur et une amie qui lui tient lieu de double, de miroir. Aux paysages californiens répondent les paysages européens de l’enfance, de la jeunesse et de la maturité, lieux de souvenirs et d’évocation.  De ces rebondissements dans l’espace et le temps jaillit, sinon la révélation du sens de la vie, du moins une source de bonheur intense.

Chronique

A la poursuite du bonheur. A la construction du bonheur. Tels sont les titres que j’aurai aussi pu donner à ce livre. Qu’est ce que le bonheur, d’ailleurs? Comment le représente t-on? Quels sont les moments de la vie où nous avons éprouvé ce sentiment? Des souvenirs désordonnés qui surgissent dans la pensée. Réels ou irréels? Peu importe. Ils sont là et ils sont beaux et doux. Un échange épistolaire entre deux femmes. Deux vies racontées. L’une  vit en France, l’autre en Amérique. Leur lien? Leur quête irréversible du bonheur. Un échange où rêves et réalité s’emmêlent pour former un tout. Pour faire remonter les souvenirs. Pour les magnifier. Peut-être?

Les collines de Berkeley est un petit livre qui tient facilement dans un sac, dont les feuilles beiges emmagasinent des trésors de mots. Des trésors d’histoires qui nous font voyager dans le temps. A travers le temps. A la rencontre de mystérieux châteaux. De mystérieuses demeures par delà l’Atlantique. A la rencontre des joies incommensurables de l’enfance. Souvenirs réels? Magnifiés? Peu importe, du moment qu’ils sont acceptés, relatés et un brin idolâtrés. Les souvenirs d’une petite fille devenue femme. Une femme qui « reconstitue » ses souvenirs disparus. Oubliés

Les collines de Beverley est un roman qui se lit comme un conte. Un conte inventé au fur et à mesure de la discussion. Un conte où nous reconnaissons des parcelles de nos vies. De nos souvenirs. Un conte qui se brode finement. Tel une dentelle. Tel les collines de Berkeley

Note 16/20

9782919270002   Editions les trois platanes    120 p.   12€

Cocktails des Antilles – 2016

Quatrième de couverture

Ti punch, planteur, punch coco, piña colada, mojito, daïquiri ou shrubb … Les recettes classiques de cocktails à base de rhum n’auront plus de secrets pour vous. Cet ouvrage vous propose également des recettes traditionnelles d’amuse-gueule à servir avec vos cocktails pour des apéritifs créoles hauts en couleurs.

Chronique

L’été rime avec plages, famille, amis, barbecues, repas entre amis et avec la famille. C’est l’idée que je me suis faite en parcourant ce livre de recettes. La curiosité a été plus forte. Alors, avant d’en parler, j’ai demandé à des amis de tester les recettes et de me dire ce qu’ils en pensent. J’ai aussi testé, mais leur opinion m’importait beaucoup. Les mots qu’ils ont utilisé sont « fraîcheur, génial, super bon, voyage, facile etc« . Certains, ils se reconnaitront, m’ont même demandée en vain, que je leur donne le livre. Ben, figurez-vous que moi aussi, j’adore les bonnes choses et encore plus quand elles sont succulentes.

Vous découvrirez de superbes photos et des recettes très faciles. Je suis une paresseuse en cuisine et, pourtant, je les ai réussies haut la main. On peut même dire, les doigts dans le nez. Les recettes sont simples et faciles à exécuter, et c’est ce qu’on préfère. Le choix est varié. Ah, une astuce, pour les accras, vous pouvez préparer la pâte la veille ou quelques jours avant et la mettre au congélateur. Il faut juste penser à la sortir une heure avant utilisation et la laisser à température ambiante. Devant chaque recette, vous avez une photo qui vous montre à quoi ressemble la recette terminée. Pour notre plus grand plaisir.

Note 17/20

9782357202696   HC Editions   65 p.   10€

Oublie le sourire d’Angkor – Pierre Mazet – 2019

Quatrième de couverture

En 1923, Michel de la Tournière, jeune métis franco-khmer, s’embarque pour le Cambodge pour y occuper un poste paisible de fonctionnaire colonial. Las, il y arrive au moment où André Malraux est surpris en flagrant délit de pillage d’antiquités. La mystérieuse disparition du couple qui accompagnait les Malraux le replonge dans son histoire personnelle. En effet, quinze ans auparavant, sa sœur aînée a trouvé la mort à Angkor dans des circonstances mystérieuses. Installé au cœur de la cité d’Angkor, où la forêt enterre les temples et où mythes et légendes s’entremêlent, il va inlassablement poursuivre sa quête de vérité, ce qui ne l’empêche pas de participer activement à la renaissance de cette cité, symbole de la gloire de ses ancêtres. Avec l’aide du Commissaire Crettier et du grand architecte Henri Marchal, il va tenter d’élucider les disparitions mystérieuses survenues depuis l’arrivée des Européens et lever le mystère qui l’obsède. Il y parviendra, alors que le Cambodge est de plus en plus plongé dans une guerre dont il aurait dû être un simple spectateur, mais qui le conduira au plus noir de son histoire: la dictature des Khmers Rouges.

Chronique

Quand on vit un évènement, on ne connait pas toujours sa portée historique. Parfois, l’envie de prendre la plume est présente. Elle se réalise si l’encouragement est là. Alors, il faut raconter. C’est ce que fait Michel. Il témoigne. Il parle de la mystérieuse Angkor. Que s’y passe t-il? Pourquoi tant de morts énigmatiques? Quel rapport avec la mort de sa sœur?

Avec des chapitres courts et une lecture fluide, nous découvrons le pays des Khmers. Un pays encore sous influence coloniale où bien des mystères planent. Nous découvrons des personnalités françaises sous un jour pas vraiment flatteur. Nous évoluons dans la sphère des pilleurs de sites. Un monde qui n’est pas ce qu’il parait. Un monde où les disparitions  sont inexplicables.

Oublie le sourire d’Angkor est l’histoire d’un grand mystère. Celui d’une découverte. Celui d’un temple maudit. Celui d’un peuple attaché à son histoire. C’est aussi une recherche languissante pour savoir. Pour décoder un site historique. Pour connaître ceux qui ont gravité autour de ce site. Doit-on dire « Voir Angkor et mourir« ? Est-il possible de savoir enfin ce qui s’y passe? Michel nous fait partager un pan de l’histoire, des traditions cambodgiennes. Une histoire khmère que ne nous raconteront jamais les livres d’histoire. Une histoire dans l’histoire. Un huis clos dans le milieu colonial où la langue de bois est de rigueur. Un conseil qui devrait être donné à quiconque souhaite se lancer sur les traces d’aventuriers plus ou moins honnêtes : Oublie le sourire d’Angkor.

Note 17/20

9782343166261   Editions L’Harmattan   187 p.    18,50€

 

 

Le livre perdu de Léonard de Vinci – Francesco Fioretti – 2019

Quatrième de couverture

Milan, 1496. Léonard de Vinci attend avec impatience de rencontrer le frère Luca Pacioli, célèbre mathématicien dont il espère apprendre beaucoup. Il découvre à cette occasion un portrait énigmatique et un code caché que son nouvel ami souhaite lui faire décrypter. Mais suite à l’assassinat d’un moine et au vol d’anciens textes byzantins qui sont d’un intérêt inestimable pour les mathématiques, les deux hommes voient leurs projets perturbés. De Milan à Venise, de Florence à Urbino, à travers une Italie où s’achève l’époque pacifique de Laurent de Médicis et des Sforza, ils se lancent sur les traces de l’assassin et des manuscrits volés.

Chronique

Léonard de Vinci, à travers les siècles, attise la curiosité. Qui est cet homme qui a réussi de si belles, de si grandes oeuvres? Quel genre d’artiste, de chercheur, de pionnier était-il? Était-il déjà reconnu à son époque ou l’a t-il été beaucoup plus tard? Francesco Fioretti nous emmène à la rencontre de cet homme de connaissances.

Au fil des pages, des chapitres, des mots, nous découvrons un  homme d’une grande curiosité. Ce qui fera sa force. Nous découvrons une fresque de cette époque où les hommes étaient ouverts à la science, à la mécanique, à l’art sous toutes ses formes. Nous découvrons aussi comment Léonard de Vinci trouvait son inspiration et procédait pour peindre les personnages de la très réputée cène. Nous faisons la connaissance des prémices de ce qui augure les heures noires de la religion.

Le livre perdu de Léonard de Vinci nous peint une époque d’une grande richesse intellectuelle, scientifique et artistique. Cependant, une époque où les secrets abondaient et attisaient les convoitises. Des secrets qu’il fallait protéger au péril d’une vie. Léonard de Vinci le fit-il? Un récit intense qui nous plonge au cœur des mathématiques, des sciences, des calculs divers et variés (sudoku, entre autres). Le livre perdu de Léonard de Vinci est un récit qui nous fait voyager dans une Italie de complots et de trahisons où de nombreux secrets sont peut-être inscrits dans le livre perdu de Léonard de Vinci.

Note 17/20

9782357204553   H.C. Editions   255 p.   22€

 

Bois flottés – Jean-Marie Wallet – 2019

Quatrième de couverture

Il a choisi de s’exiler en Guadeloupe pour couler une retraite paisible, élu domicile dans un chalet en bois, tendu un hamac  où il s’adonne à sa passion de la lecture. Il agrémente son jardin de quelques statuettes de bois, un autre de ses hobbys. Peu à peu, il récolte sur la plage des bois flottés charriés puis déposés par l’océan et les assemble en de curieuses figurines qui ne manquent pas de charme. Sa vie devient une quête de pièces improbables, fruits du hasard. Il se laisse porter par les jours qui amènent leur cortège de surprise. Lui n’est plus dans la gouvernance et les projets.

Chronique

Quand la retraite approche, les projets pullulent, en général. Beaucoup rêvent d’une vie tranquille faite de voyages, de farniente, de petites siestes. De vivre au soleil.  Il suffit d’un message pour que toute tranquillité vole en éclats et qu’une retraite devienne active. Très active. Trop active?

Bois flottés est le récit d’un homme à la vie bien remplie. D’un homme qui ressemble à tout un chacun.  D’un retraité parmi tant d’autres. Le soleil était son souhait.  La Guadeloupe devint son jardin d’Eden. Un homme qui voulait passer sa retraite à penser à lui seul et à une vie nonchalante. Une vie routinière. Qu’est-ce qui va changer? Comment s’y prendra t-il pour honorer sa décision?

Bois flottés est un roman écrit à la troisième personne. Ce qui donne l’impression d’assister à cet évènement. D’être le témoin du changement subi et accepté finalement. Une lecture aisée et des mots parfois crus qui apportent humanité et humour au texte. La promenade insulaire est agréable et les personnages sont décrits avec beaucoup de tendresse. Avec beaucoup de réalité les rendant très touchants. C’est aussi l’histoire d’un homme  qui, un jour, arrête de se regarder le nombril pour voir le monde autour de lui. Pour voir la souffrance des autres et décider de réagir. A sa manière.  Son but n’est-il pas d’améliorer la situation des autres? D’essayer d’apporter une solution? C’est l’histoire d’un homme qui se rend compte que les humains méritent plus d’égard que les bois flottés. 

Note 17/20

9782343170848   Editions L’Harmattan    109 p.   13€

 

 

Pavane Alexandrine – Dominique Gogny -2016

Quatrième de couverture

Béatrice est chartiste à Alexandrie. Elles fouille les archives des grandes familles locales et soudain, au soir d’une vie turbulente, parait dans son ciel méditerranéen la comète d’un nouvel amour qui se dirige vers Rouen, sa ville et celle de François un musicien qui entre comme par effraction dans sa vie. Elle compose alors sur sa tablette une pavane littéraire faite de brefs messages écrits dans la spontanéité de l’émotion. Quand la musique se tait, la plume se fait scalpel et dissèque dans un épilogue fulgurant de lucidité le cadavre d’un fol amour.

Chronique

Peux t-on qualifier un livre de ballade musicale? Ce sont les mots qui me sont venus à l’esprit en lisant Pavane Alexandrine. Avoir un amour épistolaire, est-ce un véritable amour? Pourtant, il y parait quand les mots font chanter les cœurs et danser la vie. Quand l’avenir se fait tendresse et que le présent se fait passion. Entre l’Egypte et la France, un tendre échange voit le jour et devient chaque jour plus fort et plus intense. Une vie qui se raconte par le biais de courriers. Un amour qui devient tendrement passionné.

Une femme amoureuse raconte sa vie. Leur vie. Les moments de doute. De remords. D’angoisse. De bonheur. Ce moment où les mots deviennent poésie. Une poésie qui chante la musique. La musique de l’hymne à l’amour. Qui est cet homme à qui ces tendres récits sont destinés? Cet homme qui reçoit les mots de l’amour-passion, peut-être, de l’amour-mortifère? Comment aime t-il en retour? Quel genre d’amour au titre de films ou de musique classique?

Une lecture qui se fait d’une traite tant les mots sont beaux. Touchants. Bluffants. Crus. Nous découvrons la vie Alexandrine à travers le regard d’une femme qui laisse avec bonheur son regard s’égarer sur la vie qui l’entoure. Pavane Alexandrine nous démontre que l’amour malgré la distance se nourrit de passion. De la tendre vision de l’aimé. Une passion qui peut déboucher sur une froide réalité. Un ego surdimensionné. Un égoïsme à toute épreuve. Un éveil rude au non amour. Béatrice fera face à François et à l’égocentrisme de ce dernier. Un jour viendra le temps de la rédemption. Un jour.

Note 18/20

9782919270064   Editions Les Trois Platanes   163 p.   18€

Midi moins n’oeuf – Nathalie Antien – 2019

Quatrième de couverture

Entre mystère et fiction, évoluant dans les méandres de l’utopie, de l’imaginaire et du suspens, ce recueil de nouvelles nous plonge avec délice dans un univers étonnant au sein duquel des personnages inattendus vous envoûtent et dévoilent leurs secrets, vous conduisant vers une fin improbable.

Chronique

Les nouvelles sont une forme de littérature que j’apprécie beaucoup. De nombreux et différents bouts de vie. Une particularité pour chaque histoire. Un suspens qui s’installe du début à la fin. Une véritable acrobatie de l’écriture. Un kaléidoscope de genres littéraires. Un patchwork d’époques.

Avec Midi moins n’oeuf, c’est à pieds joints que nous entrons dans ces mondes rêveurs ou cauchemardesques. Un monde où l’imagination est stimulée. Un monde où la fin de l’histoire nous surprend. Des récits glaçants voire d’une magnifique horreur. Si fortes et si différentes. Pleines de mystères telles celle de cet animal qui s’attache aux humains. Des récits qui font entrer dans une dimension particulière. Entrer dans une vie quotidienne voire banale, au début, dont la fin nous laisse dans l’expectative.

Les pages défilent. Le suspens s’intensifie. Chaque chapitre nous raconte la vie de gens qui semblent découvrir la leur. La lecture se fait addictive et nous laisse accrochés à la dernière ligne, des idées plein la tête. Midi moins n’oeuf est un recueil de nouvelles qui mêle fantastique, romantisme et thriller. Des écrits qui nous font découvrir une autre face de l’humain. Des mystères que ce dernier parvient plus ou moins à éclaircir. Les mots nous transportent  et nous font rêver ces vies qui se déroulent au fil des pages. Ils nous introduisent dans des aventures où nous accompagnons les personnages dans leurs découvertes. Leurs questionnements. La fin de leur histoire. Pour notre plus grand plaisir.

Note 17/20

9791097513122   NDB Editions    231 p.   18,90€

Orlan & Byggvir une vérité inattendue – François Curchod – 2018

Quatrième de Couverture

Orlan accompagné par son ami Byggvir va bientôt quitter le petit village de Morneséjour où ils ne se sont jamais sentis à leur place, pour rejoindre la capitale Catalgam. Son objectif, remporter le tournoi des aspirants chevalier et entrer au service de l’empereur pour partir combattre les Orghoviens. Pourrait-il réaliser son rêve ou sera t-il rattrapé par les étranges évènements qui se déclenchent autour de lui, de son ami et de Baldur, le terrible ministre de la Guerre qui semble avoir une dent contre eux?

Chronique

Deux amis d’enfance unis par leurs rêves. Unis par leur famille atypique. Ils mènent une vie routinière jusqu’au jour où le ciel leur tombe sur la tête. Que se passe t-il? Qui pourra leur expliquer? Quel sera leur destin? Ils ont des projets plein la tête et savent que leur avenir est tout tracé. L’accompliront-ils?

Orlan &Byggvir une vérité inattendue est l’histoire d’une amitié. D’une loyauté. D’une longue complicité entre deux hommes. C’est aussi l’histoire d’un secret longuement gardé. Quel est-il? Qui en est le dépositaire? Ont-ils une destinée à accomplir? C’est le récit de nombreux secrets ignorés par les deux amis. Des secrets qu’ils sont loin d’imaginer. Les découvriront ils? Ces secrets pourront-ils les aider à accomplir leurs rêves? Qui sont toutes ces personnes qui gravitent autour d’eux?

Les chapitres sont titrés et nous permettent d’augurer la suite des aventures des deux héros. La lecture est addictive car nous sommes intrigués par tout ce qui se passe et curieux de la suite. Les mots se suivent et nous décrivent un monde fantastique fait de secrets auxquels nous ne pouvons accéder que par à-coups, aiguisant ainsi notre curiosité. Les personnages sont plus mystérieux les uns que les autres.

Orlan et Byggvir une vérité inattendue est le récit d’un destin que l’on a du mal à cerner, mais pressenti comme grandiose. Des pouvoirs sont dissimulés. Des vérités sont tues. Mais la promesse d’un bel avenir est présente en filigrane et reste le fil rouge de l’histoire. Un grand mystère qu’on prend plaisir à découvrir.

Note 17/20

9782889490646   5 Sens Editions    260 p.   17€

Extérieur Jungle – Vanessa Fucks – 2019

Quatrième de couverture

Ce qu’il avait voulu, c’était quoi? Etre un artiste, être aimé, se voir, qu’on le voit? Mais qu’on le voit tel qu’il était ou tel qu’il voulait être? Oui, il voulait son nom en gros sur les affiches, et cette femme si belle, si talentueuse à son bras. Il avait voulu tout cela si fort et pourtant tout avait disparu. Mais, n’était-ce pas justement cela l’essence de l’Art? Tristan est un acteur, du moins il le croit. Il croit que le vide qui l’habite peut s’emplir de la vision d’un autre et rayonner au-delà de sa propre existence. Et tant pis si  cette vision ressemble plus à un gouffre sans fond qu’à une aura. Qu’a t-il à perdre à présent, à part le peu de lui-même qu’il lui reste?

Chronique

Qui n’a pas connu une rupture douloureuse? Celle qui vous arrache le cœur, vous démolit l’âme et vous laisse hagard de douleur? Tristan traverse ce moment avec pénibilité et une bonne dose de plaisir à l’autodestruction. Cependant, il doit s’efforcer à reprendre sa vie en main s’il ne veut pas que sa vie professionnelle se termine dans le même état que sa vie privée.

Nous suivons le parcours d’un homme qui se noie dans sa douleur. D’un homme pris d’une douce folie destructrice et qui ne semble pas pouvoir remonter la pente. En a-t-il seulement envie? Peut-être qu’un voyage, un film à l’étranger, en compagnie d’un metteur en scène talentueux et complètement fou…

Extérieur jungle. Un euphémisme. Une folie des hommes. Une fin de non recevoir d’un artiste au bout de lui-même. D’un acteur  pris dans les rêtres d’un savant fou avec un clap pour arme. Mais pas que. Devrait-il aller au bout de la folie pour retrouver le goût de vivre? Aller au bout de la douleur pour se sentir renaître? Aura t-il ce sursaut de survie qui l’empêchera de plonger au fond de la détresse, du désespoir? Devra t-il subir l’extrême folie de l’humain pour enfin assainir sa douleur? L’existence est-elle en fonction de la reconnaissance mondiale? Ce qui est sûr c’est que le début sera la fin et peut-être que la fin sera renaissance.

Note 18/20

9782379120039   Editions Et le bruit de ses talons    149 p.   15€

 

Jouer le jeu – Philippe Paternolli – 2019

Quatrième de couverture

Un petit caïd met le feu à la bonne ville d’Albi le 31 décembre 2012 et se retrouve embauché pour ce « fait d’armes » par un réseau de produits dopants. Le vendredi suivant, les joueurs de la rencontre opposant le Toulouse FC à l’AC Ajaccio finissent le match à l’hôpital dans un état critique. En poste à Albi depuis peu, le commandant Vincent Erno se retrouve avec ces affaires sur les bras. Et personne dans cette histoire ne jour le jeu. Erno encore moins qu’un autre…

Chronique

Un quartier « chaud ». Un jeune désœuvré qui rêve de devenir un délinquant de grande envergure. Une « frappe » ainsi que le nomme si bien le langage populaire. Eh oui, chacun souhaite arriver au sommet de l’échelle sociale… à sa manière. Pour Kévin, la voie est toute tracée, plutôt que de s’ennuyer dans sa cité, fut-elle au soleil.  Est-ce si simple qu’il n’y paraît? Juste que le gang soit et le gang fut?

Jouer le jeu nous emmène dans un monde de tueurs. Tueurs pour le plaisir. Tueurs pour l’ego. Tueurs qui se meuvent dans le noir. Froidement. Sans état d’âme. Cette série de meurtres est-elle liée au même assassin? Quel est le rôle de l’Etat, du monde du foot dans cette histoire? Le Commissaire Erno, d’une intelligence très fine, nous emmène sur ses pas, à la découverte de certains secrets qu’il faudrait peut-être taire.

L’écriture est claire. Sans fioritures. La lecture se fait d’une traite tant le suspens est présent. Un suspens qui est entretenu par des rebondissements qui tiennent en haleine. Les personnages sont hauts en couleur et dotés d’une personnalité forte. C’est ainsi que nous les suivons dans ces enquêtes énigmatiques. Des enquêtes que poursuivent le commissaire Erno et ses collègues. Des enquêtes qui peuvent être bouclées rapidement à condition que tout le monde accepte de jouer le jeu.

Note 17/20

9782919066759   Editions du Caïman   175 p.    12€

La belle Fanny – Pedro Lenz – 2018

Quatrième de couverture

Pedro Lenz revisite avec humour, tendresse et espièglerie le mythe ancestral de la beauté féminine inspiratrice. Une belle Fanny hante le milieu artistique d’Olten, petite ville postindustrielle du plateau suisse en passe de devenir une capitale culturelle. Le héros de ce roman s’appelle Jackpot, c’est un parieur professionnel aux aspirations littéraires. Il fait partie d’une bande de copains artistes peintres et musiciens dont il ne comprend pas forcément les règles. Jackpot se considère plutôt comme « un normalo, sans signe distinctif  » jusqu’au jour où il tomba fou amoureux d’une femme mystérieuse et indépendante…..

Chronique

Tout commence par une banale histoire d’amitié entre un peintre et un écrivain. Chacun a son idée sur son art. Chacun sa petite histoire de vie. Mais, la vie n’aime pas la routine. Elle aime embrouiller les hommes. Elle aime leur soumettre ses choix et faire un pied de nez à leur destin. Ces deux hommes qui cherchent chacun leur Graal artistique. Puis Fanny fut. Et un destin chut.

La belle Fanny est écrit à la première personne. Dans un style un peu argotique. C’est un roman raconté par un écrivain qui écrit comme il parle. Ce qui rend la lecture agréable et l’humour caustique. C’est un roman qui baigne dans le monde de la peinture. Un monde où l’être est sensible, fantasque avec un ego plus ou moins démesuré. Mais c’est un être attachant et profondément humain. En tournant les pages, nous suivons l’histoire de personnes enfermées dans un monde qui les force à se tourner autour. Louis le peintre et Jackpot le presqu’écrivain aiment-ils la même femme? Peut-on parler d’amour? Comment se terminera l’histoire de ce trio?

En filigrane, les paroles des plus grands chanteurs bercent ce conte des temps modernes et donne une particularité appréciable au texte. Le cœur de la belle Fanny vers qui penche t-il? Ne serait-elle pas simplement une muse? La belle Fanny est une superbe promenade dans l’amour, la jalousie. Dans la vie. Une vie de bohême. Rythmée par la peinture, la musique, l’écriture. Un monde où la muse se dénomme la belle Fanny.

Note 17/20

9782829005824    Editions d’en bas   196 p.

 

Partis sans laisser d’adresse – Susin Nielsen – 2019

Quatrième de couverture

Félix Knutsson, douze ans trois quarts, vit avec sa mère, Astrid, et sa gerbille Horatio. Tous trois vivent dans un Combi Volkswagen « emprunté ». Astrid assure que la situation va s’arranger dès qu’elle aura trouvé du travail, et fait promettre à Félix de garder le secret. L’adolescent tient sa langue et parvient à faire sa rentrée dans un nouveau collège, comme si de rien n’était. Mais à mesure  que l’hiver s’approche les temps se font de plus en plus durs. Félix en est sûr: la meilleure manière de s’en sortir est de participer à son émission favorite, qui, que, quoi, quand?. S’il gagne, il remportera vingt cinq mille dollars, et alors Astrid et lui n’auront plus aucun souci à se faire.

Chronique

Un jeune garçon un brin mature. Une mère qui est une sorte d’adolescente dans sa manière d’agir. Une mère aventurière qui prend la vie comme elle vient. Ce qui rend leur vie bien aventureuse. Hasardeuse.

Félix subit la vie que lui fait mener Astrid, sa mère. Avec stoïcisme. Cependant, il n’est pas facile de vivre quand on se retrouve sans logement et que l’on vit dans un Combi. Que répondre quand on vous demande une adresse? Comment avoir un minimum d’hygiène quand on prend un bain à la sauvette? Comment expliquer sa situation à des amis, surtout quand on a douze ans trois quarts? Félix le geek se sent plus responsable que sa mère. Il n’accepte pas toujours les actions de cette dernière. Mais comment le lui dire? Comment lui expliquer sa colère, son ras le bol? La colère de subir son caractère à l’origine de tout leurs déboires. Et que dire de sa mauvaise foi et de son orgueil mal placés?

Partis sans laisser d’adresse est l’histoire d’une longue descente aux abymes d’un enfant et de sa mère. Deux personnes qui perdent peu à peu pied pour s’installer dans une voiture. C’est l’histoire d’une famille qui se cache du regard des autres. Du regard que la société pourrait leur porter. C’est l’histoire de milliers de gens qui nous entourent, qui vivent cette détresse et qui font tout pour se fondre dans la masse. C’est l’histoire d’une désespérance. C’est un cri terriblement muet que poussent des milliers de familles autour de nous. Partis sans laisser d’adresse est le récit d’un espoir envers la générosité humaine. C’est un roman, très pudique, qui nous fait réfléchir profondément. Qui nous pousse à regarder autour de nous pour voir ce qui se cache sous un vernis d’apparence. Cette misère tue par les mots. Criée par les attitudes et les comportements. C’est un roman qui nous fait comprendre pourquoi certains courriers sont retournés avec la mention « partis sans laisser d’adresse« .

Note 17/20

9782330120566   Editions Hélium   240 p.   14,90€

 

 

 

How to stop time – Matt Haig – 2019

Quatrième de couverture

Tom Hazard vient de postuler pour devenir professeur d’histoire dans un collège londonien. Il se tient résolument à l’écart des autres. Car Tom a un secret. Il est atteint d’anagérie, une condition qui survient à la puberté et provoque un vieillissement extrêmement plus lent que la normale. Il doit donc tout faire pour ne pas éveiller les soupçons  et risquer de devenir un objet d’étude scientifique ou, pire, d’être tué. Il renonce ainsi, à chaque fois que le danger se précise, à la vie qu’il s’est construite, recommençant tout à zéro ailleurs. C’est ainsi qu’il a dû abandonner sa fille, atteinte du même mal que lui. Depuis lors, il n’a qu’une idée en tête: la retrouver, morte ou vivante. Mais voilà qu’il est en train de tomber amoureux de Camille, une simple mortelle _ lui qui sait que l’envie de se rapprocher d’elle est la pire chose qui puisse lui arriver…

Chronique

il existe des livres qui, dès la première page, nous donnent une envie furieuse d’aller à la dernière page pour voir la fin. Et on se fait violence pour le lire normalement de la première à la dernière page. How to stop time en fait partie. Qui n’a jamais rêvé de vivre longtemps?  Très longtemps? De traverser les siècles en secret? D’être multi centenaire? Comment le vivrez-vous? Figurez-vous que Tom jouit de ce privilège. De cette malédiction. Comme lui, auriez-vous la force de traverser les siècles et de revenir à votre première vie? Supporterez-vous de voir disparaître les personnes que vous aimez?

How to stop time nous fait revivre les tribulations d’un homme qui a un lourd secret. un secret qui le ronge jusqu’à la moelle. Un secret qui peut se révéler dangereux pour lui. Un secret qui lui pèse tant qu’il a envie de s’en défaire. Cependant, ce n’est pas si simple. Avec cet homme, nous empruntons les pas de l’histoire. Des réalités de diverses époques. Nous assistons à l’annihilement de nos certitudes historiques. Sur la pointe des pieds, nous le suivons dans sa recherche de sa seuls réussite. Dans la recherche du grand regret de sa vie: Sa fille Marion qu’il abandonnée.

How to stop time est un roman d’un grande tendresse. D’une grande humanité. Un romans fait de nombreux flashbacks  d’un humour très fin. De souvenirs qui s’incrustent et font fi des états d’âme de Tom. Des souvenirs qui font fi de ses regrets.  Des souvenirs qui s’imposent comme un pique-assiette sans vergogne. Tom poursuit ses errances au gré de ses souvenirs. Il est possible qu’il veuille échanger son sort contre celui d’un éphémère. Qu’il soit prêt à lui expliquer how to stop time.

Note 17/20

9782330117245    Editions Hélium   352 p.    16,50€

 

Zone Rouge – Planète centrale 2 – Yaël-July Nahon – 2019

Quatrième de couverture

Aya Stilstone vient de la Planète Centrale colonisée par les humains depuis des temps immémoriaux. Elle est la jeune capitaine d’un gigantesque vaisseau-déchets, le 55B. Elle vogue seule de planète en planète pour accomplir sa tâche routinière. L’abordage du 55B par un navire-corsaire va bouleverser la monotonie de sa vie. Les révélations du commandant Shamgar sur la réalité de sa planète, régie par un système autoritaire fait d’intrigues, de guerres larvées, de coups d’état feront s’effondrer les certitudes de l’indisciplinée Aya. En découvrant un nouvel univers où le pouvoir n’est pas là où on le pense, un univers où l’obéissance aveugle n’est pas une fatalité, un univers où les guerres sont légion tout comme l’émerveillement et l’amitié qui lui était jusqu’alors inconnue, Aya devra s’affranchir du système d’enfermement imposé par la Planète Centrale pour concrétiser  son désir de liberté. Des aventures l’emmèneront dans des mondes inconnus, à la rencontre de peuples fantastiques et attachants aux coutumes étranges sur fond de guerres intergalactiques.

Chronique

Quand on a réussi à grimper l’échelle sociale et professionnelle, quand on est au zénith de sa réussite, en général, on prend le temps de tout savourer. On se retourne pour voir le chemin parcouru et éprouver de la fierté envers soi. Ce qui n’est pas le cas d’Aya. Pourquoi, après tant de sacrifices, de lutte acharnée, ne cherche t-elle pas à savourer sa réussite? Qu’est-ce qui la pousse à passer en zone rouge?

Avec Zone Rouge – Planète Centrale 2 et dans les pas de Aya, nous entrons dans un monde glauque où les règles, les lois n’existent plus. Un monde où chacun est une menace pour l’autre. Un monde sans foi ni lois. Cependant, ce monde ne jouit-il pas tout simplement de ses propres règles? Aya devra user de subtilité pour le découvrir. Nous retrouvons notre jeune femme plus décidée que jamais à aller au-delà des choix de ses supérieurs pour aller à l’aventure.

Avec une lecture addictive, nous accompagnons cette jeune femme à la recherche de la vérité. A la recherche de SA vérité. A la recherche d’elle-même. A la recherche de l’amour? Nous volons  en compagnie de vaisseaux pour atterrir, pour amerrir, pour se poser sur des planètes exotiques aux populations tout aussi exotiques et énigmatiques. Notre jeune guerrière en quête de devenir ressent-elle quelque subterfuge qui pourrait mettre en péril l’équilibre de cette planète où elle a toujours vécu? Cette planète où elle se sent à l’étroit? Est-elle seulement en alerte par rapport à tout ce qui lui arrive? Aya trouvera t-elle des réponses à ses questions? Toujours est-il que, comme d’habitude, elle ira au bout d’elle-même. Au bout de sa curiosité. Au bout de ses désirs. Pour bien des aventures encore…

Note 18/20

9781612278643   Editions Rivières Blanches    210 p.    18€

La ronde des derniers Maîtres du Bèlè – Jean-Marc Terrine – 2015

Quatrième de couverture

Les anthropologues, les ethnologues, les musicologues, ont parlé d’eux, les gens du Bèlè. Un art des mornes autour du chant, de la danse et du tambour, pratiqué par des paysans dans les campagnes de Bezaudin, de Pérou et de Reculée, au Nord de la Martinique, dans la commune de Sainte-Marie. Une expression diabolisée depuis la nuit des temps, qui a survécu tant bien que mal depuis l’esclavage. Les rencontres Bèlè se multiplient depuis les années 1980; les Martiniquais renouent peu à peu avec un grand mouvement culturel qui fut longtemps marginalisé. L’univers du Bèlè a enfin gagné ses lettres de noblesse; on ne parle plus d’art archaïque, ni de « mœurs de vieux nègres ». Les artistes, les Maîtres du Bèlè, sont malgré tout restés dans l’ombre à ce jour. Les derniers chanteurs, danseurs, joueurs de tambour sont peu nombreux, ils sont issus d’une longue tradition initiatique. Leurs parcours, leurs danses, leurs styles, leurs expressions, ils n’en ont jamais parlé. On ne leur en a jamais donné l’occasion.

Chronique

La traite des esclaves n’est plus un mystère pour grand monde. Avec eux, les hommes ont emporté sur leurs terres lointaines leurs coutumes, leurs traditions. Elles se sont adaptées à leur nouvelle vie pour créer de nouvelles traditions. Le Bèlè en fait partie et des maîtres de cette musique ont émergé de cette culture musicale.

La ronde des derniers Maîtres du Bèlè nous introduit dans le monde des esprits par le biais de cette musique, de cette danse spécifique qui l’accompagne et nous fait flirter avec le monde de l’invisible. Cet art est longtemps tombé en désuétude. Connu de quelques initiés qui, peu à peu, emportaient leur savoir dans leur dernière demeure. Dans l’indifférence générale. Il fut une époque où cette musique animait les soirées. Aujourd’hui,  rares sont les maîtres du tambour, les maîtres de la parole. Nous découvrons, ainsi, les derniers seigneurs de cet art. Plutôt de ceux qui acceptent de parler  de leur art. Certains, blessés par les rejets ou les détournements de leur parole, sont devenus méfiants. Trop méfiants. Ils ont refusé de parler de cette musique dont la danse apprend la vie, les coups du sort et la résilience à toute épreuve, tels le Kalenda, danse des esclaves, le ladja qui accompagnait les combats.

La ronde des derniers Maîtres du Bèlè est une poésie. C’est une ode à la tradition. C’est une remise en question de cette société moderne qui met à bas certaines traditions afin de mieux avancer. C’est aussi un appel à la sauvegarde de richesses culturelles qui tombent dans l’oubli, volontairement ou non. C’est un appel à la protection d’un art en voie de disparition. C’est une vie spécifique qui n’est plus. Des bibliothèques ont brûlé et l’art est tombé en désuétude car trop de rapport avec les ancêtres venus d’au-delà des mers. Cependant, ils sont devenus si peu nombreux, ces artistes, rendus muets par l’indifférence générale. Tous ces hommes et ces femmes sont dépositaires d’un savoir. Mais ils sont trop peu nombreux pour entamer la ronde des derniers Maîtres du Bèlè.

Note 19/20

9782357202610   HC Editions    165 p.     14,50€

 

Cuisine créole Vol. 1 Français/English – Exbrayat – 2012

Chronique

A elle toute seule, la couverture fait rêver. Elle nous donne faim. Des punchs. Des accras. Des pâtés. Des recettes qui nous font saliver. Qui nous font voyager. Des recettes qui nous font penser à l’été. Aux retrouvailles en famille ou entre amis. Au bord de la mer, à la campagne, en montagne ou sur la véranda.

Cuisine créole est le premier d’une longue liste de livres qui présentent chacun des recettes particulières, de l’entrée au dessert. Il y a une recette par page, en français et en anglais. Des recettes maison avec de petites astuces pour les réussir. Des punchs aux couleurs variées, à base de différents fruits. Des entrées avec des ingrédients exotiques, mais pas toujours. Savez-vous faire une mousse d’avocats? Une chiquetaille de morue? Et un gratin de christophines accompagné d’un daïquiri?

Les photos sont superbes et font saliver. Les recettes sont très faciles. J’avoue que j’ai testé. Vraiment des recettes très simples. Les explications sont courtes et aisées. Elles nous invitent à la dégustation, avant ou après une belle journée passée à l’extérieur. Un petit moment de détente apprécié qui fait voyager dans les îles. Un vrai régal.

Note 17/20

9782915390575   Ed. L’Harmattan   40p.

Un goût d’Europe – Janelly Fourtou – 2019

Quatrième de couverture

Janelly Fourtou retrace pour nous le quotidien d’un député européen au féminin. Avec humour et sensibilité, elle décrit au fil des jours  ses dix années de mandat, marquées par un réel sens de l’engagement: un parcours d’abord initiatique, avec ses codes minutieux, mais aussi les nombreux voyages et la découverte de lieux extraordinaires – dont l’imposant Parlement de Bruxelles -, sans oublier les rencontres avec ses confrères d’horizons si différents. Au-delà du devant de la scène, Janelly, telle Candide en Europe, nous livre ses réflexions, tout en finesse, et toujours sans concession, sur le backstage (l’envers du décor) souvent cruel, notamment pour les « débutants », les détails matériels qui ont pour autant leur importance, les échapppées entre d’interminables réunions, salutaires ou déprimantes, et beaucoup d’anecdotes […].

Chronique

Comment s’adapte un  député Européen? Quel est le chemin qui mène à ce creuset tant désiré et si intimidant? Janelly Fourtou  nous fait découvrir un monde dont tout le monde parle, mais  que personne ne connait. Un monde hermétique. Un monde énigmatique.

C’est avec un humour fin que nous accompagnons l’auteure dans son voyage vers ce projet dont elle ne rêvait pas et qu’elle a atteint presque par hasard. C’est pas à pas, avec précaution que nous entrons dans la sphère de l’Europe. Dans un goût d’Europe – journal d’une députée européenne, nous assistons à sa prise de poste. Un saut vers l’inconnu. Avec beaucoup d’humour, nous assistons à son besoin de satisfaire tout le monde quitte à s’éreinter entre deux réunions, deux trains, deux hôtels. Le grand écart est de mise. Finalement, c’est le même cheminement que tout quidam qui prend son nouveau poste, sauf  que le lieu est impressionnant.

Un goût d’Europe, journal d’une députée européenne nous invite à suivre chaque démarche. Chaque réunion. Ce qui est très intéressant et en aucun cas ennuyeux. Au contraire. Comment se passent les débats? Comment sont préparées les motions? Et ces rencontres entre ténors de la politique? Pas de secret. Pas de langue de bois. Tout est dit. Tout est expliqué. En sus, nous avons les réflexions de l’auteure. Ce qui est très amusant.  Un humour très fin. Nous avons l’impression d’assister aux passations du pouvoir. Un journal qui raconte avec des mots simples qui font du lecteur un témoin du monde Européen. Qui lui donne un goût d’Europe.

Note 18/20

9791030202809   Fauves Editions 254 p.   22€

La démocratie, et après? – Frédéric Bischoff – 2019

 Quatrième de couverture

La démocratie représentative semble en recul partout dans le monde. Avec une approche très originale, l’auteur analyse les mécanismes qui minent le fonctionnement de la démocratie, vu comme un organisme vivant. C’est de l’intérieur que les démocraties se délitent et c’est donc dans ce qui les constitue  qu’il faut chercher les causes de leur mal… Les citoyens redeviennent des individus. Les anciennes fractures, un temps estompées par la force intégratrice de la démocratie, réapparaissent. Les partis traditionnels se laissent contaminer par les discours clivants, et n’agissent plus que dans l’urgence. Plutôt que de lutter contre les discours populistes sur le terrain que ceux-ci ont choisi, ne devaient-ils pas rechercher et traiter les causes de la désaffection des électeurs pour leurs propres idées? Le rejet des élites, la distance entre élus et électeurs, la persistance des inégalités ou le manque de résultats concrets peuvent pourtant avoir une réponse.

Chronique

Dans le monde actuel, la démocratie parait obsolète pour de nombreux pays à travers le monde. Au vu des pays en guerre, des pays où l’état de droit n’est plus qu’une illusion. La paix règne entre deux guerres, deux attentats. Qu’en est-il vraiment? La démocratie est un modèle qui diffère selon les états, les continents.

A travers la démocratie, et après? nous faisons face à cet esprit qui est le vœu de tout citoyen et à son paradoxe  dans les mêmes pays qui les applique. A travers l’histoire, le monde a montré les limites de cette démocratie tant souhaitée. Tous les peuples sont-ils égaux face à la démocratie? Que représente cette dernière  pour les hommes politiques qui se doivent de l’appliquer? Que représente t-elle pour le peuple?

Au fil des pages, Frédéric Bischoff nous présente un éventail d’applications de la démocratie. Sur les plans sociaux et étatiques. Dans les médias. Le monde doit-il se préparer à  un nouveau modèle plus adapté à notre mode de vie? Quelles sont les propositions et leurs conséquences sur la société actuelle? Comment faire pour qu’elle soit adaptée à tous. Est-ce une utopie? Surtout, sera t-elle adaptée à l’écologie actuelle? A travers des exemples précis, Frédéric Bichoff présente une capacité à faire cohabiter démocratie et écologie à l’échelon mondial, tout en démontrant la complexités de ces solutions. Ce qui fait réfléchir  et poser la question suivante: la démocratie, et après?

Note 17/20

9791030202885   Fauves Editions   232 p.   19€

 

Pitié pour la DRH! – Philippe Lecat – 2019

Quatrième de couverture

A quoi sert la fonction RH dans l’entreprise? Cette question est le fil conducteur de cette pièce. Certains des personnages ont une idée sur la question, d’autres non. Au fil de l’intrigue, le rôle attribué à la fonction RH va changer. La titulaire de la fonction n’est pas systématiquement celle qui l’entend le mieux. La scène commence par le constat d’un meurtre parla patronne de l’entreprise et le responsable de la paie. Pour comprendre ce qu’il s’est passé, ils vont visionner la vidéo surveillance des jours précédents. La patronne et son directeur commercial projettent de racheter une entreprise concurrente. Pour cela, ils débauchent un commercial de ce concurrent et, une fois l’opération réalisée, pensent se débarrasser de lui à moindre frais. Mais, bien sûr, cela ne se passe pas comme prévu. L’action se déroule dans une entreprise de pompes funèbres.

Chronique

Ah, la DRH, nous avons toujours quelque chose à dire à son sujet. En bien ou en mal. Et combien sommes-nous à connaitre réellement son rôle dans l’entreprise? Nous accompagnons Simone dans sa vie professionnelle. Dans une entreprise de pompes funèbres. Qui l’a tuée? Pourquoi?

Nous revenons sur la vie d’une entreprise par le biais de sa DRH. Nous entrons dans les secrets des tractations. Des OPA (Offres Publiques d’Achat). Des mensonges. Des coups bas. Avec un humour caustique, nous faisons la connaissances des personnages auxquels nous pouvons identifier des personnes que nous avons l’habitude de côtoyer. Nous découvrons les aleas de la vie professionnelle d’une DRH. De quoi peut-elle bien s’occuper?  De tout? De rien? De presque tout? De presque rien?

Pitié pour la DRH est une pièce de théâtre pleine d’humour. Les dialogues sont d’une cynisme succulent. Pour le plus grand plaisir du lecteur. Avec les employés, nous sommes curieux de savoir qui a bien pu tuer cette femme si peu aimée. Tant adulée. Cette femme dont tout le monde se servait. Et qui ne servait à rien. A part…. A quoi, au fait? Nous allons à la rencontre d’une femme pétries de bonnes intentions et qui veut faire plaisir à tout le monde. Une femme qui a l’air de savoir quel est son rôle dans une entreprise. Mais qui doute de son rôle dans ce service de pompes funèbres. Tout ce à quoi elle pouvait penser était pitié pour la DRH.

Note 17/20

9782343171968   Ed. L’Harmattan   68 p.    10,50€

Une vie au service de la police technique et scientifique – Patrick Nazet – 2018

Quatrième de couverture

Patrick Nazet a exercé pendant 32 ans un métier passionnant, de quoi remplir sa mémoire de secrets, d’expériences et d’anecdotes qu’il a accepté de révéler dans ce livre. Il a participé à bien des enquêtes dont celles qui ont marqué les esprits et dont on parle encore: Jacques Mesrine, Thierry Paulin, Claude François et bien d’autres. Il a contribué aux évolutions de son métier, aidé à la construction de nouvelles techniques, de nouveaux fichiers. Il nous propose un témoignage professionnel dans un livre découverte, celui de son métier, tant médiatisé et finalement méconnu du grand public.

Chronique

Je ne sais pas pour vous. Mais, j’ai toujours rêvé de savoir comment fonctionnait la Police Scientifique. Quoi de mieux que d’avoir un authentique policier pour nous l’expliquer. Nous découvrons l’expérience de l’auteur au décours des années passées dans la police. Nous découvrons l’histoire de la police judiciaire des premiers balbutiements à nos jours. Nous accompagnons Patrick Nazet pas à pas dans le dédale des faits scientifiques. Des déroulements des enquêtes. Des faits sur lesquels ces dernières s’appuient pour mettre à mal les actes des délinquants. Les actes de ceux qui ont décidé d’ignorer la loi et de vivre en fonction de leur propre loi.

Une vie au service de la Police Technique et Scientifique nous fait découvrir les grandes enquêtes qui ont défrayé les chroniques. Nous entrons dans le saint des saints: le 36 quai des orfèvres. une adresse mythique. Savez-vous comment sont relevées et analysées des empreintes? Avez-vous déjà assisté à un interrogatoire? Comment s’est passé l’enquête sur la mort de Claude François? Sur l’enlèvement du Baron d’Empain? L’auteur nous raconte sa première enquête sur un vol à main armée. Sur un homicide. Rien à voir avec les séries américaines. Il nous raconte ses années d’expérience après une vie au service de la police Technique et Scientifique 

Note 16/20

9791092613667   Editions Chum   310 p.   18€

Le cri de l’arbre – Philippe Vergeraud – 2009

Quatrième de couverture

« Renaud s’éveille, glacé, aux premières lueurs de l’aube, avec à nouveau la sensation d’une menace globale et indéterminée. Il s’approche l’arbre en rampant, progresse ainsi de plusieurs mètres, son corps frissonnant tapi dans les fougères et parcouru d’ondulations sauriennes. Puis il se redresse, se met debout à côté d’un tronc énorme et pétrifié par les siècles. C’est alors que quelque chose se passe ».

Chronique

Peut-on se fuir soi-même? Peut-on vivre en dehors de la réalité pour être soi-même? Comment faire quand des personnes autour de la bulle que l’on s’est fabriquée? Dans la vie, il est des moments où l’homme se sent perdu dans l’immensité qui l’entoure. Il est un moment où il s’accroche désespérément à quelque chose, à lui-même, pour ne pas sombrer. Sombrer c’est se perdre. C’est peut-être aussi la folie douce. Deux hommes vivent dans la société avec un vernis de politesse. Pour faire ce qu’il faut. Comme il se doit. Plutôt un homme vit deux vies. Deux identités. Une profonde dichotomie. Une sorte de Docteur Jekill et Mister Hyde.

Le cri de l’arbre est un tableau. Une toile vierge où les mots se dessinent, s’effacent et se réinventent. Une toile créée pour la poésie des mots. Pour la poésie des hommes. Les chapitres sont courts et semblent décousus. Cependant, ils se complètent et se lisent comme des puzzles de vie, d’actions, de personnages. C’est aussi l’histoire d’un homme qui se perd en lui-même et ne peut se retrouver. Renaud est un homme en morceaux qui, peu à peu, perd le sens des réalités pour mieux tenter d’être lui-même. Peut-être d’être Ren tout simplement. Quel homme sera t-il? Endossera -t-il son côté obscur?

L’écriture est belle et sobre. Les tableaux défilent avec douceur. Avec force. Avec horreur. Chaque geste est disséqué dans un monde ralenti qui, de temps en temps, se précipite pour le pire. Rien que le pire. Ce thriller glaçant  nous présente cette âme disséquée en perdition. En errance. Seul un arbre centenaire arrive à calmer ses angoisses. Pour combien de temps? Un homme face à sa conscience? Peut-être. Un homme qui lave sa conscience au contact de cet arbre centenaire. Un homme dont la schizophrénie, la douleur d’être s’expriment dans le cri de l’arbre.

Note 18/20

9782953334326   Editions Fondencre   155 p.   17€

La fille de juin – Laurent Maillard – 2018

Quatrième de couverture

Quelque part dans les Cevennes, un couple de retraités sauvagement assassinés sans mobile apparent… A quelque temps de là toujours traquée par les autorités, l’ex-tueuse Aurélie Van-Root se retrouve en cavale non loin des lieux du drame et se voit bientôt contrainte de fuir aux côtés de Julie Massol, une jeune artiste impliquée dans une sordide affaire de stupéfiants. Alors que dans un premier temps, Julie propose à Aurélie de la guider à travers la région en échange de sa protection, leur association vire rapidement au cauchemar. Malgré les avertissements du « huguenot », pour échapper aux trafiquants et aux forces de l’ordre les deux femmes se réfugient au Havre, un domaine hébergeant les membres d’une secte. Accueillies par un groupe de druides régnant sans partage sur ce microcosme médiéval totalement reclus du reste du monde, les fugitives découvrent que sous le vernis d’un communautarisme idyllique, leurs hôtes vivent dans la terreur permanente du « croquelat », un mystérieux tueur qui terroriserait la contrée. Face au comportement de Julie qui semble de moins en moins étrangère à ses déboires, le doute s’installe bientôt chez Aurélie. Et lorsque cette dernière découvre que dans une cave, les fidèles vénèrent également pour ses prétendues vertus, « une chose tombée du ciel », il y a vraiment de quoi devenir dingue…

Chronique

Un crime odieux. Une course poursuite avec les gendarmes. Qui est cette femme qui tente de leur échapper? Quel est son crime? Qui est cette jeune femme qui décide d’aller en cavale avec elle? Etre en cavale n’est pas chose facile. Encore moins lorsqu’une inconnue est de la partie. Comment la confiance peut-elle s’instaurer? Qui sont ces deux femmes qui sèment la mort sur leur passage?
Dès le début, le ton est donné. Nous entrons de plein pied dans un monde où les armes prennent un grand plaisir à parler le langage de la mort. Nous accompagnons Aurélie et Julie dans leur fuite en avant à travers les Cevennes. Elles fuient la police. Chacune a ses raisons. Elles fuient leur douleur. Elles fuient leur passé en miettes. Elles fuient leur vie en décadence. Est-ce si simple? Comment se terminera cette cavale?
La fille de juin est un policier agréable à lire. Le suspens est toujours présent et l’adrénaline nous accompagne à chaque page. Chacune des pages tournées nous réserve une énigme de plus. Courses poursuites. Coups de feu. Cadavres. Quatrième dimension. Tout est là pour instaurer le suspens jusqu’à la dernière ligne. Une dimension où nous plongera avec bonheur la fille de juin.

Note 17/20

9782379120015   Editions Et le bruit de ses talons   165 p.   15€

 

Je t’aime affreusement – Estelle Gapp -2018

Quatrième de couverture

Si Marina Tsvetaeva (1892-1941) compte aujourd’’hui parmi les grands poetes russes du XXe siècle, on le doit au destin et au tempérament hors du commun de sa fille, Ariadna Efron (1912-1975), seule survivante d’une famille broyée par la Terreur stalinienne. Après seize ans de Goulag, elle consacre les vingt dernières années de son existence à faire publier l’’œœuvre de Marina. La « fille prodige » deviendra le premier éditeur de sa mère. Je t’’aime affreusement est une lettre fictive qu’’Ariadna aurait pu écrire, depuis le premier jour de sa libération, en 1955, jusqu’à’ sa mort, en 1975. […]

Chronique

Quand nous pensons à notre enfance, à notre mère, c’est souvent avec une tendre nostalgie. Tendre malgré les coups durs de la vie. Nous portons d’habitude un regard plus compréhensif sur certains faits. Compréhensif après le temps qui passe, le regard de l’adulte que nous sommes devenus. Pour Ariadna, ce sont des souvenirs doux-amers d’une période qui ne fut pas facile.

Je t’aime affreusement est un cri d’amour d’une fille à sa mère. Une mère qui est allée au bout de son amour maternel. Parfois en faisant les pires choses pour le bien-être de sa progéniture. L’enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on. L’enfance d’Ariadna a été voué à l’enfer éternel. Au froid sibérien. Une enfance marquée par la Première Guerre Mondiale et l’autocratie de Staline. Une enfance de crainte, de cris, de désespoir.

Je t’aime affreusement est la colère d’une enfant qui le restera malgré les années. Qui le restera face à cette mère absente. C’est le cri de colère d’Ariadna qui voit le monde se vider autour d’elle sans trop savoir ce qui se passe. Des disparitions que la petite fille prend pour une punition. C’est aussi une promesse. Promesse faite en échange du retour  et de l’amour d’une mère disparue. La promesse de faire connaitre l’oeuvre de sa mère-fantôme. Malgré certains regrets. Malgré les promesses échangées contre un peu d’intérêt, je t’aime affreusement est fait d’amour. D’un amour fort et sincère. D’un amour qui a fait tomber tous les obstacles. C’est un superbe cri d’amour d’une fille à sa mère, envers et contre tout: je t’aime affreusement.

Note 17/20

9782940628155   Edition des Syrtes   172 p.   13€

Le manuscrit improbable – Patrick Amand – 2019

Quatrième de couverture

13 janvier 1937 en pleine nuit, Louis Aragon débarque dans la demeure de son ami écrivain Jean-Richard Bloch à Poitiers, La Mérigote. De ce rendez-vous nocturne naitra Ce soir un des plus grands quotidiens.

80 ans plus tard, jour pour jour, le maire de Poitiers Charles Salviac annonce à la surprise générale la création d’une résidence d’écrivains dans ce lieu. Face à d’obscures motivations où seront mêlés bibliothécaires, chercheurs, étudiants, la demeure de l’écrivain poitevin dans laquelle se sont côtoyées les plus grandes plumes de l’entre-deux guerre – Zweig, Malraux, Rolland, Aragon, Romaine…- devient soudainement une maison où tourbillonnent le passé et des quêtes obsessionnelles.

Le jeune journaliste Jean-Michel Hénère, fondateur de l’hebdomadaire C ton Poitiers se retrouve bien malgré lui embarqué dans une aventure romanesque. Avec son lot de drames, il devra assembler un puzzle dont il découvrira les pièces au fur et à mesure de ses investigations et des morts qui jalonnent sa route sur le chemin de la Mérigote.

Chronique

Il est des propositions que l’on a du mal à accepter, même si elles émanent de Louis Aragon en personne. Jean-Richard Bloch acceptera t-il celle de son ami pour participer à la création du journal « Ce Soir« ? Nous sommes en 1937 et cette rencontre secrète et tardive a lieu à La Mérigote, demeure de Jean-Richard Bloch. En 2017, un projet controversé doit voir le jour à propos de La Mérigote. Il a du mal à faire l’unanimité.

Une bataille lente, silencieuse se met en place. Au fil des pages. Chacun tente de mettre fin au projet ou de trouver une bonne raison pour le faire aboutir. Ce thriller assez particulier se déroule dans le milieu littéraire. Qui a dit que les écrivains étaient de doux rêveurs? Qu’ils ne se passionnent que pour les livres?

La recherche d’anciens documents ne fait que relancer la bataille. Il s’agit d’un mystérieux manuscrit qui est recherché avec l’énergie du désespoir. Le trouveront-ils au cours de la rénovation? Existe t-il réellement? Est – il à l’origine du meurtre perpétué à Poitiers? Nous accompagnons Durandal et ses coéquipiers dans cette enquête abracadabrante. Tout se déroule autour de cette villa et de ceux qui prenaient part à sa rénovation. Le ou les assassins sont-ils vraiment ce qu’ils disent? Cette violence mettra t-elle à jour le manuscrit improbable? Nul ne le sait.

Note 15/20

9782919066742    Editions du Caïman   166 p.   11€

 

 

Lâche-moi les crampons – Giuliana Olivero – 2019

Quatrième de couverture

Grazia n’est ni jolie, ni riche, ni cultivée. De surcroit, malchanceuse, elle traine une  enfance difficile. Seul le football arrive à illuminer sa vie morose sans perspectives d’avenir. Grazia ne se contente pas d’assister aux matchs du dimanche comme le tifoso lambda, mais son plus grand plaisir est de suivre, depuis le bord de la pelouse, les entrainements d’équipes aussi prestigieuses que la Juventus de Turin. Deux mondes bien différents cohabitent. En effet, la réalité de tous ces sportifs, devenus au fil du temps l’objet de son besoin effréné d’amour, est à des années lumières  du quotidien de l’héroïne. Celle-ci a d’abord idolâtré les rockstars, avant de tenter de se rapprocher des footballeurs, en apparence plus accessibles et disponibles. Mais ses lubies  et ses fantasmes auront raison de son innocence et d’un rêve  de vie meilleure. Son petit cœur souffre. De leur côté, ces magnifiques athlètes au zénith de leur gloire n’acceptent pas l’intrusion de Grazia, ne comprenant pas la pureté de ses sentiments et sa recherche éperdue de contact. Un seul d’entre eux fera preuve d’égards et d’humanité.

Chronique

Une femme. Une fan. Une histoire de foot. Quel rapport? Les groupies existent. Partout à travers le monde. Quelle est leur histoire? Pourquoi un tel acharnement à suivre une personne, une équipe? Grazia va nous faire découvrir son monde. Ses coups de cœur. Ses déceptions. Comme toutes les groupies ou presque. Une vie bien compliquée. Et c’est peu de le dire pour peu qu’elle vire à la pasionaria et elle devient infernale pour tout le monde.

Dès l’instant où elle l’a décidé, Grazia bat les terrains de football à la recherche des signatures de la Juventus et surtout de Platini, son idole. Au fil des pages, nous découvrons ses succès, ses déboires. Les liens plus ou moins hasardeux  qu’elle noue avec les joueurs. A quel moment est-elle passée de groupie à harceleuse? Que peut-elle bien penser de l’impact que cela a dans la vie de ces joueurs qu’elle suit nuit et jour? Grazia nous fait sourire pour son amour platonique pour Platini. Est-ce vraiment de l’amour?

Lâche-moi les crampons, d’une manière ludique, nous démontre les relations bipolaires entre une fan et l’objet de sa passion. Une passion dévastatrice qui peut détruire tout sur son passage. Et, parfois, l’objet de la passion. Les situations prêtent à sourire tant elles frôlent l’absurdité. Des courses-poursuites pour un regard, un mot, une poignée de mains. Des rendez-vous fantasmés par ces groupies dont l’objet de leur passion ne pense qu’à dire « lâche-moi les crampons ».

Note 16/20

9782812710537   Editions Les Presses du Midi   203 p.    16€

A fleur de fables – Dritëro Agolli – 2010

Quatrième de couverture

Va, petit, va, dans la fournaise de l’été. Va, dompte ce cheval à l’échine rebelle. Dont la crinière flamboie comme un brandon. Pousse-le au plein cœur de la montagne verte.

Chronique

Quand j’ai vu le titre dans le catalogue des Editions Fondencre, cela a été un véritable coup de cœur. A fleur de fables. Un titre qui est un poème à lui tout seul. Effleure t-on les fables? S’envolent-elles au gré des mots? Les effeuille t-on comme les marguerites en murmurant « un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout« ? Ce titre m’a fait rêver et je n’ai pas été pas déçue.

Des poèmes courts, longs. Des poèmes où les mots s’épèlent dans un doux bruit. Un doux murmure. Un plaisir fin et fort. Fermer les yeux et déclamer: « Le neige est silence tant qu’elle est neige vive Et ne parle jamais qu’au moment de mourir« . Nous entendons le bruit du silence. Le crissement des pas  dans la neige qui se meurt. Ces mots écrits sur des feuilles ivoires, accompagnées ou plutôt illustrées de superbes graphiques.

Les sons nous emportent dans un monde où l’imagination est sans fin. Nous voyageons au gré des allégories, des rimes, des silences qui étreignent le rythme de la déclamation.  A fleur de fables nous fait rêver les mots. La beauté des mots. la douceur des rimes. Au rythme des alexandrins qui sautillent dans un doux silence, pour embrasser ou croiser les rimes au gré du poète. Des poèmes qui nous caressent à fleur de peau. A fleur de fables.

Note 19/20

9782953334333   Editions Fondencre    63 p.    17€

 

 

 

Dragon de sable – le journal du premier Marcheur – Marc Ismier – 2018

Quatrième de couverture

La paix et la justice de Gladsheim s’étendent progressivement sur les royaumes d’orient. Gylfi, Roi le plus puissant parmi les Puissants, en assure la stabilité par les Questes de ses Marcheurs. Les guerres sont oubliées depuis des siècles et les Arts se développent étendant toujours plus les Pouvoirs et la science des Maîtres. Mais Bryan, Premier Marcheur, est arraché à une Queste  dans les brûlants déserts du sud par Snorri, le sculpteur. Pendant son absence, Gylfi a disparu, menaçant les ordres établis et faisant ressurgir la perspective d’affrontements oubliés qui déchiraient les peuples.  Derrière le trône, la nuit tisse ses complots au-delà des frontières et menace l’existence des Royaumes. Entre alliances et trahisons, se révèlent de nouveaux pouvoirs au cours de la plus redoutable Queste du Premier Marcheur.

Chronique

Qu’est ce qu’un marcheur? Est-ce celui qui pratique la marche comme sport? Ce sont les questions que je me suis posées tout en sachant que la réponse serait bien plus compliquée, bien sûr. La réponse est une découverte surprenante et à la hauteur des attentes. Le royaume de Bryan est peut-être victime de complots, d’actes mal intentionnés. Le Marcheur doit le savoir. Que se passe t-il? Où est la famille royale? Qui est à l’origine de ce bouleversement? Il est urgent de trouver des réponses à ces questions. Bryan ne le sait que trop bien.

C’est avec beaucoup de curiosité que nous découvrons le mondes des marcheurs et celui des sculpteurs. Un monde mystérieux. Fantastique. Un monde de pouvoirs magiques. Un monde où la sincérité et l’honneur sont maîtres. Avec Bryan, nous découvrons les différents royaumes et leurs habitants parfois énigmatiques. Nous nous enfonçons, au fil de la lecture, dans ce pays de complots ourdis. Ce pays où les marcheurs ont des dons et s’en servent. Pour protéger le trône, la famille royale et le royaume.

Dragon de sable – journal du Premier Marcheur nous emmène dans un monde où le bien et le mal se côtoient pour un jour s’unir et déclencher la plus grande des poursuites et des enquêtes pour le royaume de Gladsheim habitué à la Paix. Que de trahisons! Que de quêtes! dans ce monde de mages où peu importent les pouvoirs, du moment que l’on a LE pouvoir. Que trouvera Bryan? Qui seront ses alliés, ses ennemis? Comment tout cela se terminera t-il? Bryan et ses amis nous réservent bien des surprises.

Note 18/20

9781980220886   Autoédition   417 p.    13,70€

La piquante douceur de la joue de papa – Alice Brière-Haquet/Sylvie Serprix – 2019

Quatrième de couverture

Des mots et des images qui s’amusent à nous surprendre en se rapprochant!

Chronique

Il existe des livres atypiques. Ils sont faits pour le plaisir des yeux, de l’intellect. Pour le plaisir de la discussion. Pour le plaisir de l’échange. Ce qui est le cas de la piquante douceur de la joue de papa. Un livre fait d’oxymores (l’utilisation de deux mots aux sens contradictoires). Dès le titre, nous savons que nous allons nous délecter des mots.

Un beau livre. Un grand livre très coloré qui attire le regard, quel que soit l’âge. En fait, une suite d’oxymores hilarants. Pour tout discours, une phrase sur une double page qui fait sourire. Des dessins qui expliquent l’oxymore avec beaucoup d’humour. Qui réveillent des souvenirs. Qui démontrent l’anachronisme de la vie. Ce qui en fait la beauté. Ce qui en fait la complexité. La piquante douceur de la joue de papa, une phrase qu’un enfant peut dire en toute innocence et dans un éclat de rire. C’est une joue douce mais qui pique car il y a une barbe naissante.

La piquante douceur de la joue de papa est un concentré d’oxymores. Elles s’étalent sur chaque double page. Ce sont des devinettes, des fous rires en perspective en famille. A chaque page, sa couleur. Une belle et brillante couleur qui accroche le regard. Des compositions très recherchées et faciles à expliquer. Des compositions qui éveillent la curiosité des enfants, des adultes. Des compositions très drôles. C’est ce qui est mis en exergue. C’est un superbe album qui permet à toute le famille de participer à une agréable partie de jeu de mots.

Note 18/20

9782360110889   Editions Motus    40 p.    13€

Avant que les ombres s’enfuient – Frédéric Surgan – 2017

Quatrième de couverture

Stan médecin quadragénaire, aurait bien du mal à dire quand il a commencé à s’éloigner de sa vie et même à succomber, lui, un ORL, sous le déluge de bruits qui lui labourent le crâne. Cela remonte peut-être à loin. Au fond. Depuis, en tout cas, il flotte sans repère, son humour grinçant et féroce le sauvant du naufrage sans pour autant le rapprocher des autres. Il a encore quelques ancrages pourtant. A vingt ans, il a connu un grand amour, Anne, qu’il a perdu ensuite, sans vraie raison. Et il a une famille singulière. Quand il était enfant, son oncle Yvon  qu’il aimait tant, s’est noyé en mer. Et au décès de son grand-père, patriarche redouté, d’autres secrets ont commencé à se dénouer. Mais le mystère perdure. Stan en est sûr: c’est quelque part par là que la vie s’est enfuie. Il doit comprendre l’histoire des siens, découvrir ce qui leur est vraiment arrivé. Il se lance sur leurs traces, il replonge dans le temps à leur recherche. Et puis il veut retrouver Anne. Peut-être qu’en réparant le passé, il pourra réparer le présent…

Chronique

Toutes les familles ont leurs secrets. leur bizarrerie. Elles ont ce genre de « truc » qui fait tiquer sans que l’on sache pourquoi. Quand Stan  nous présente la sienne, nous sommes pris entre la compassion et le fou rire. Il faut avouer qu’elle est particulière. C’est une famille qui semble figée dans son histoire, indifférente au temps qui passe. Aussi, quand Stan ne se sent pas à l’aise dans sa vie, nous le comprenons sans peine.

Avec un langage coloré, Stan nous présente sa vie vaseuse, hypothétique. Une vie où le rêve vire rapidement au cauchemar. Une vie où tout est incertain, même les êtres. Une vie où ses angoisses deviennent réelles et l’accompagnent à chaque pas. Peu à peu, il perd pied. Lentement. Inéluctablement. Des sursauts, l’instinct de survie se manifestent de temps en temps. Discrètement. Doucement. Sans pour autant s’imposer. Stan a t-il vraiment envie de s’en sortir? Si oui, comment y arrivera t-il? Ira t-il au bout de ses recherches?

Avant que les ombres s’enfuient nous invitent à accompagner un homme désespérément à la recherche de lui-même. A la recherche du désir de vivre. A la recherche d’une bouée à laquelle il pourra s’accrocher avec désespoir. Avec force. Un homme qui se sent aller à la dérive et qui souhaite s’ancrer quelque part dans sa vie. Dans la vie. Avant que les ombres s’enfuient.

Note 17/20

9782940583782   Editions des 5 sens   253 p.   18€

De roche & de sève -Alena Sizlo & Shovel – 2019

Quatrième de couverture

  • Notre roi est toujours absent, et ses nains sont à nos portes désormais!
  • Mais, que veulent-ils? Nos soldats nous rapportent que si nous ne nous dressions pas en travers de leur chemin, ils ne nous combattraient même pas!
  • Mais, leur chemin vers quoi? Cette ruée dévastatrice au creux de nos terres est sans précédent!
  • Nul ne le sait. Mais depuis l’accession du roi Wirkkin sur leur trône, notre espace vital se réduit chaque jour davantage. Nous devons y mettre un terme!
  • Et qui en prendrait l’initiative sinon le roi, d’après vous?
  • Vous, princesse. Vous n’avez plus le choix…

Chronique

La lignée royale est presque éteinte au pays des elfes. Un des souverains manque à l’appel. Où peut-il bien se trouver? Est-il mort? A t-il été enlevé? Tant de questions auxquelles il faut trouver des réponses rapidement. Dans ce monde fantastique, les elfes et les nains ne font pas bon ménage. Qu’a t-il pu se passer pour qu’ils aboutissent à une telle situation?

De roche et de sève, on ne nait pas elfe noire est une saga fantastique en quatre tomes. Les luttes pour l’accès au trône font rage en l’absence des héritiers de sang. Les luttes sont belles et meurtrières. A la hauteur des ambitions des chacun. Les planches sont en couleurs. Couleurs sombres. Couleurs foncées. Couleurs profondes. Couleurs qui représentent les états d’âme de chacun. Cependant, au vu de certaines scènes, cette bande dessinée est pour des adolescents et des adultes.

Nous assistons à des scènes fortes. L’ambition, la trahison, les batailles sont les nerfs de cette aventure à la recherche de l’héritier légitime du trône. Les monstres, les dragons sont à la hauteur de leur renommée: terriblement violents et dangereux. Retrouveront-ils le prince héritier? Règnera t-il un jour? Il y aura d’autres épreuves pour y arriver. D’autres secrets à découvrir ou à taire. Des batailles à accomplir. L’avenir le dira.

Note 18/20

9782919069620   Editions des bulles dans l’océan   48 p.

Les fleurs qui poussent en enfer – Mirza Mohammad Massoud (Dehati) – 2019

Quatrième de couverture

Parmi les romanciers des années trente-quarante, Mohammad Massoud, héritier comme tous ceux de sa génération des idées de la révolution constitutionnelle, offre la figure  du libertaire  et du redresseur de torts. Massoud est un « self-made man ». Issu d’une famille religieuse, traditionnaliste et économiquement défavorisée, il arrive à Téhéran encore adolescent […].

Chronique

L’Iran avant les ayatollahs. L’Iran à l’époque du Shah. Un pays qui se modernisait. Un pays où le port du voile avait été aboli. Un pays où la liberté de la parole n’existait toujours pas… C’est dans ce royaume qu’évolue Mohamed Massoud, journaliste satyrique.

Les fleurs qui poussent en enfer est d’abord un échange  épistolaire. Un échange qui démontre les rêves brisés. Qui montre la déception d’un homme de retour dans son pays. Pays où rien ne se fait dans les règles. Pays où règnent le mensonge et la peur. C’est aussi l’histoire d’un homme qui raconte son déclin, sa déchéance, ses désirs ensevelis sous des tonnes d’indifférence politique et sociale. C’est un cri dans le désert émotionnel, humain qui l’environne. Massoud s’est rêvé une vie en Iran avec son épouse européenne. L’Iran a assassiné ses rêves et dansé sur sa dignité.

Les fleurs qui poussent en enfer est une violente prise de conscience. De ce genre de prise de conscience qui annihile toute velléité de survie. Qui annihile toute joie de vivre et cueille dans le sang, la douleur et l’ignominie les fleurs qui poussent en enfer. Ces fleurs qui poussent au plus profond de l’être. Massoud nous dévoile un Iran effarant. Un pays qui va de mal en pis à travers son histoire. A travers ses gouvernants. Il présente l’enfer de Dante sur terre dans ses plaintes muettes. Dans ses larmes séchées par le feu de l’enfer. Dans ses rêves foulés au pied par une société tétanisée par la peur. Une société si violente qu’elle écrase volontiers les fleurs qui poussent en enfer.

Note 18/20

9782343169415 Ed. L’Harmattan   150 p.   13€

 

Loukoums sanglants – Soline Astier – 2018

Quatrième de couverture

Gabriel Lipari, misanthrope féru de diplomatie et fin lettré, est nommé à Istanbul au flambant neuf institut contemporain des civilisations méditerranéennes. Il traverse une crise sévère de la cinquantaine lorsque des cadavres se mettent à pleuvoir sur l’Institut, ne lui laissant aucun répit. Aux manettes du Learning Center, Gabriel devra jongler entre des oeuvres d’art salement attaquées, la susceptibilité du gratin international et des meurtres de plus en plus sinistres…

Chroniques

Avoir un bon métier qui permet de voyager et/ou d’habiter dans les plus grandes capitales du monde, qui n’en a jamais rêvé? Pour Gabriel Lipari, c’est la routine. La normalité. Jusqu’à son arrivée à Istanbul, ville mythique. Pourra t-il s’adapter à sa nouvelle vie? En attendant, depuis son arrivée, tout ne se passe pas comme il le souhaite. Que lui réserve l’avenir dans cette ville? Que penser de ses déboires familiaux? Cependant, la prise de son nouveau poste se passe relativement bien jusqu’au premier cadavre.

Loukoums sanglants est un thriller mené tambour battant. A un rythme quasi tropical pour un homme pétri de certitudes et ennuyeux à souhait. Que se passe t-il? Qui en veut à ce nouvel institut et à son tout nouveau directeur? La lecture est aisée. Le suspens tient en haleine jusqu’au bouquet final. Nous suivons avec inquiétude le déroulement de l’enquête à travers l’Europe. Nous doutons des étranges couples tous plus bizarres les uns que les autres qui gravitent autour du Learning Center. Qui est l’assassin? Quel est son but? Pourquoi s’en prend t-il au personnel de l’institut?

Peu à peu nous découvrons des secrets. Des anciennes blessures. Des sentiments refoulés. A travers Istanbul, l’enquête avance doucement mais sûrement. Au gré du temps. Au gré des policiers. Au gré des hommes qui ont lié leur vie à celui du tout nouvel institut. La suspicion règne et tout le monde peut être coupable. Alors, attention, les murs peuvent parler. Les pièces de musées aussi.

Note 17//20

9782343154152   Editions l’Harmattan   304 p.   25,50€

Le grogneux face à l’inexplicable – Iris Rivaldi – 2018

Quatrième de couverture

Le commissaire Paul Berger, surnommé « le grogneux » par tous ses collègues à cause de son fichu caractère, n’est pas au bout de ses peines. Ce policier un rien atypique est confronté tous les jours à un monde impitoyable à la lisière du sordide. Heureusement que ses amis dévoués et sa merveilleuse épouse à la nature espiègle et amoureuse lui permettent de souffler de temps  à autre. Seulement voilà, même s’il a une longue expérience de fin limier derrière lui, notre commissaire n’a encore rien vu  et va soudain subir d’étranges phénomènes, loin d’être le fruit de son imagination. En effet, il est brutalement projeté dans une dimension inconnue, par chance, dans la tourmente et croyant perdre l’esprit, quelqu’un plein de ressources croisera sa route. Une question se posera néanmoins: comment ce super flic incarnant loi et autorité se comportera t-il  face à l’inexplicable, lui d’habitude censé avoir réponse à tout?

Chronique

Après la perte de son remplaçant, le grogneux rempile en attendant l’arrivée du nouveau commissaire. Pour le moment, il doit faire face à un incendie criminel. Qui en est l’auteur? Pourquoi? Oubliant sa courte retraite, le grogneux se lance corps et âme dans cette nouvelle enquête. Avec la complicité de son épouse.

Le grogneux face à l’inexplicable est un roman policier plein de rebondissements. C’est une enquête où deux histoires se côtoient et intriguent. Malgré sa longue expérience, le commissaire devra faire face à une situation pas si facile à gérer. Ces deux enquêtes sont-elles liées?  quel est le message à retenir? Y a t-il un message?

Au fil des pages, la lecture se fait avec aisance. Nos policiers bien que fins limiers auront du pain sur la planche et beaucoup de mal à avancer dans leur enquête. Peu à peu, le grogneux nous démontre son esprit  vif et toujours en ébullition. Ce qui lui permet de rebondir facilement au gré des découvertes.

Le grogneux se jette dans ces enquêtes avec force. Avec discernement. Avec beaucoup d’enthousiasme. Peut-être est-ce la dernière avant de pouvoir profiter agréablement et pleinement de sa retraite. Une retraite où il déposera enfin les armes et ne sera plus le grogneux face à l’inexplicable.

Note 17/20

9782322147571  Books on Demand   276 p.   19€

L’amère victoire des tikis – Jean-Claude Dinety – 2017

Quatrième de couverture

Presque vingt ans plus tard, la veuve, Izel Beaulaincourt, appelle à la rescousse un vieil ami vivant en Nouvelle-Zélande: elle dispose enfin des preuves de l’assassinat de son époux… s’ensuit une succession d’aventures. On croise un ministre corrompu et un chercheur fantasque, on se perd dans le maelstrom de l’Histoire et les détours du cœur, on pénètre une secte redoutable et une île hostile…

Chronique

Les meurtres existent même dans les îles paradisiaques. La Polynésie Française ne déroge pas à cette règle. Qui a tué Roger Leroux, ce journaliste curieux? Pourquoi l’enquête a t-elle tourné court? Pire, pourquoi a-t-elle été classée sans suite? Qui Robert Leroux dérangeait-il?  Pourtant, vingt ans plus tard….

L’amère victoire des tikis  est un roman policier qui retrace, à travers l’enquête, l’histoire d’une île, l’histoire d’un peuple. L’histoire d’un crime vite oublié. Quels sont les nouveaux éléments apportés à l’enquête? Permettront-ils de la relancer sur une histoire oubliée depuis si longtemps? L’enquête se déroule dans des îles où les mentalités n’ont pas forcément évolué et où la politique pose son empreinte bien profondément sur tout. Une île où les traditions sont une excuses pour museler les témoins. Ce qui rend l’enquête plus difficile. Presque insoluble.

La lecture nous entraine dans une partie de l’histoire de cette partie du monde. L’écriture est dense et l’histoire complexe. Une enquête qui se déroule après 2020. Ce qui perturbe un peu au début mais, ne nous empêche pas de plonger dans l’histoire sans trop de difficulté. Par  ailleurs, cette lecture nous laisse  entrevoir la difficulté d’enquêter dans un monde où la politique est plus que trouble. Un monde marqué par les affaires et où le secret est de mise.  L’amère victoire des tikis nous transporte dans un univers qui semble au-delà de la réalité. Dans un univers où rien n’est ce qu’il parait. Un univers où même les ancêtres semblent avoir baissé les bras. Un univers où éclaircir un meurtre est une gageure. Une gageure qui souligne l’amère victoire des tikis.

Note 15/20

9782343133562   Editions l’Harmattan   201 p.    20,50€

Ainsi vivent les femmes – Michèle Labbre-Cayla – 2019

Quatrième de couverture

Sept nouvelles pour décliner le doute, la solitude, l’espoir. On y parle de désir, de la difficulté d’aimer, de n’être pas aimé, au plus jamais, ou peut-être… De quête de bonheur et d’équilibre… Ainsi, elle n’espérait plus rencontrer l’amour, mais n’a-t-elle vraiment rien à perdre lorsqu’elle ouvre sa porte à un inconnu? Ce soir, elle a rendez-vous avec l’homme qui la hante. Mais, l’écrivain doit partir, abandonnant sur son bureau un roman inachevé qui révèle une étrange personnalité. Un invité de marque inquiétant. Quel rôle peut jouer l’amitié face à un drame intime, lorsqu’il est impossible de se défendre? Dans Au fil des pages, elle s’isole loin de celui qui l’a quittée. Un matin d’été, ils se retrouvent. Elle est étudiante et se prostitue. Mais qui est l’homme masqué, cette ombre dans le noir dont elle s’éprend? Peut-on se satisfaire d’avoir pour mère une inconnue qui vous a abandonnée à la naissance? D’accord, il faut parfois lâcher prise, au travail comme en famille, mais jusqu’à quel point?

Chronique

Des femmes du 21ème siècle. Des bribes de vie. Des bribes de leur vie. Chacune avec son histoire. Chacune avec ses douleurs. Ses secrets. Chacune trouve son courage où elle le peut. Elles sont fortes. Elles ont leur talon d’Achille. Elles ont un point commun: l’amour.

Ainsi vivent les femmes nous offre  des bribes d’histoire. Des histoires de femmes entières. Pleines de douceur. De tendresse. Des femmes sur qui la vie a laissé des empreintes plus ou moins profondes. Des empreintes qui démontrent leur solitude. Leur peur du désamour. Leur peur de se dévoiler. Des femmes qui se découvrent, parfois avec surprise. Elles sont modernes. Ce qui ne les empêche pas de s’avouer leur désespoir.  Cette part d’elles-mêmes qu’elles cachaient à tout un chacun.

Chaque histoire a son lot de drames. Son lot de surprises. Chaque histoire nous arrache un sourire ou un brin de compassion derrières ces détresses solitaires. Qu’en est-il de leurs rêves? Qu’en est-il de leurs désirs? Comment s’en sortent-elles au quotidien? Une lecture agréable et addictive où les mots, les phrases, les chapitres nous font voyager avec émotion.

Ainsi vivent les femmes. Non, ce n’est pas un mode d’emploi sur les femmes, ni sur le secret de leurs pensées d’ailleurs. C’est un florilège de vie intense. Vivant. Juste des bouts de vie où tout le monde peut se reconnaître. Des bribes de vie qui permettent de voir toute la force de caractère des femmes modernes. Leur faiblesse qui n’en est pas forcément une. Des vie d’une grande richesse. Des kaléidoscopes de vie qui font dire: ainsi vivent les femmes.

Note 17/20

9782343169217   Editions L’harmattan    144 p.   16€

Le temps des râteaux – Hervé Mestron – 2018

Quatrième de couverture

Edouard, boutonneux, en mal de filles, est accroc  aux jeux vidéo. Obéissant au médecin qui lui prescrit de la marche à pied, Edouard va accepter un job de promeneur de chiens. C’est ainsi qu’il rencontre Princesse Butterfly, un Yorkshire du sixième arrondissement, avec qui il va tisser une relation particulière. En effet, le chien lit dans ses pensées comme lui-même lit dans les pensées du cien. Et peu à peu, l’animal va le coacher et lui expliquer comment s’y prendre en amour. D’abord réticent,  voire mal à l’aise à l’idée d’écouter les conseils d’un clebs, Edouard va finir par jouer le jeu et affiner sa technique d’approche auprès de Nicoline, une copine de classe dont il est secrètement amoureux. Mais, si les premiers résultats sont prometteurs, la suite l’est nettement moins.

Chronique

Comment vivent les adolescents? Que pensent les ados du monde entier, qu’ils soient boutonneux ou non? Edouard en est un. Il a une vie routinière. Il traine son ennui, son addiction aux jeux vidéos ainsi que ses guêtres à travers son quotidien. Jusqu’au jour où sa mère l’emmène  ou plutôt, le traine chez le médecin. Et sa vie bascule. Peut-être pour toujours.

Le temps des râteaux, avec beaucoup d’humour nous entraine dans « l’enfer’ de ce jeune homme. Dans l’aventure de sa vie. Une vie qu’il partage avec une mère en pleine crise d’adulte ou d’adolescence, au choix. Edouard jette une regard tendre, filial, presque paternel sur cette femme qui lui a donné la vie et qui semble vouloir la lui reprendre. Avec de nombreux sourires, rires, éclats de rires, l’aventure tragi-comique de cet adolescent boutonneux nous emporte dans un monde transcendental. Un monde où les choses lui échappent, lui jouent des tours pendables.  Comment expliquer que la chienne qu’il promène lui parle? Que fera sa mère s’il lui disait que Princesse Butterfly s’immisçait dans sa vie sentimentale et qu’ils discutaient beaucoup lors de leurs promenades?

Le temps des râteaux parle de renaissance plus ou moins attendue. Renaissance d’un adolescent qui prend enfin conscience de ce qui l’entoure. Qui prend conscience du chien qu’il promène et de leur symbiose. De leurs discussions. Un adolescent qui, enfin, prend conscience de l’Autre au point de presque faire l’impasse sur ses questions existentielles face à celui du Yorkshire qui le conseille si bien. Le début d’une grande histoire?

Note 17/20

9782848591773   Editions Zinedi   137 p.   14,90€

Les roses et les oranges – Le diable s’invite à dîner – Francine Godin-Savary -2018

Quatrième de couverture

Quelques années faites de calme et de bonheur simple, sont passées depuis le quarante cinquième anniversaire de Paul et l’acceptation de son compagnon par tous ses enfants. Le châtelain de Warcliffe aurait aimé que cela continue, mais c’est sans compter sur le destin qui a, de nouveau, décidé de jouer avec sa famille et lui-même. C’est tout d’abord l’une des jumelles Eva qui se fait agresser dans Londres. Kevin, son fils adoptif qui fuit avec sa maîtresse, abandonnant le foyer conjugal. Jonah qui a de mauvaises fréquentations. Le summum est atteint lorsque tous apprennent la maladie incurable de la femme de Stephan. Seuls Barbara, Raphaël et Larry mènent une vie tranquille mais pour ce dernier, est-ce vraiment le cas?

Chronique

La nouvelle génération semble connaître un peu de répit. Une routine faite de petits tracas. En somme, une vie normale. Le destin a-t-il enfin décidé de les laisser tranquilles? Pour combien de temps? Cependant, ce dernier a plus d’un tour dans son sac et sait le rappeler aux gens, sans aucun état d’âme.

Une lecture aisée nous fait découvrir la dernière génération qui a survécu à toutes les turpitudes. Une génération qui a survécu aux coups du sort. Au fil de la lecture, nous découvrons une vie faite de secrets tus. Des secrets qui rongent l’humain au plus profond de lui. N’est-il pas plus simple de tout dire pour enfin mettre fin à la malédiction de cette famille si atypique? Pour cette dernière, la descente aux enfers sera de nouveau au rendez-vous. Est-ce vraiment une malédiction? N’est-il pas temps de rompre cette ronde de secrets qui détruit tout? N’est-ce pas le moment pour repartir d’un bon pied et d’offrir à la génération à venir un avenir serein?

Dans les roses et les oranges – le diable s’invite à dîner, aucune tare ne sera épargnée à la famille. La poly sexualité sera partout présente. Le diable s’incruste au sein de cette famille et saborde tout autour des membres. Il s’y incruste contre vents et marées. Il ne leur épargnera rien.  Quand finira t-il par les laisser tranquilles?  Quand lèvera t-il cette poisse qui colle à la peau des jeunes qui tiennent à s’affranchir de tout pour n’en faire qu’à leur tête? Un héritage familial qui jusqu’à présent ne leur a pas réussi. Un jour peut-être…

Note 18/20

9781034807390    Evidence Editions    428 p.   18,99€

Aya – Marie-Virginie Dru – 2019

Quatrième de couverture

« En Casamance on ne meurt pas pour de vrai. On reste toujours présent dans les arbres, les pierres, les rivières… La mort, c’est l’autre côté de la vie. A Karabane, les morts sont autour de nous, ils nous voient, pas nous. C’est tout« .

C’est le poème que son père lui avait appris. Aya, douze ans, le connaît par cœur. Elle sait que les arbres sont vivants grâce aux morts qui les habitent. Elle sait aussi que quelque chose en elle risque de mourir si elle reste aux côtés de son oncle. Alors, un jour, Aya décide de quitter son petit village adossé à ce vaste océan qui donne à ses larmes un goût de sel. Le voyage qu’elle entreprend va forger son destin et faire d’elle une femme libre d’aimer et de vivre.

Chronique

Ce roman me touche particulièrement et profondément car j’ai perdu des amis dans le naufrage du Joola. Une grande tragédie. Dans un petit village, au cœur de la forêt casamançaise, vivait une petite fille de douze ans: Aya. Ainsi aurait pu débuter cette chronique sur cette petite fille. Mais sa vie n’a rien d’un conte de fée, mais a tout à envier au cauchemar.

Aya nous emmène dans son monde. Un monde où elle a grandi trop vite. Un monde qui renferme des secrets douloureux. Un monde où sa mère, suite au naufrage du Joola, a laissé son esprit au fond de la mer en compagnie de son mari. La vie a fait d’Aya une adulte dans le corps d’une enfant. Un corps qui attise des convoitises. Aya rêve du retour de son frère parti vers l’Eldorado comme tant d’autres avant lui.  Où est-il? A t-il atteint son but? Pourquoi un si long silence? Pourquoi ne vient-il pas la protéger de ce parent lubrique et incestueux?

Les chapitre nous entrainent dans la vie de cette jeune fille. Enfant douce et victime.Que font les gens autour? Sa mère, bien qu’elle ait perdu son esprit, se doute t-elle de ce qui se passe? Son rêve de retrouver son frère sera t-il exaucé? Aya femme-enfant.  Aya mère courage. Un petit bout de femme qui lutte pour retrouver une mère saine d’esprit. Une femme qui lutte afin de pouvoir expliquer ce qui lui est arrivé. Comment le faire? Peut-elle échapper à ce destin mortifère?

Aya est un hommage. Un hommage aux femmes qui subissent. Aux femmes qui souffrent et qui trouvent la force de se re-créer. Aux femmes qui trouvent toujours de nouveaux buts pour avancer. Un hommage à toutes ces femmes enfants qui subissent en silence. Des résilentes. Des maîtresse-femmes telle que Aya.

Note 18/20

9782226438430   Ed. Albin Michel   219p.

Sœur Yvonne, vendéenne d’Ahmedabad – Didier Giroud-Piffoz – 2014

Quatrième de couverture

« Nous avions peu de moyens, c’était très primitif.  Quelques fois, pour prendre la température , nous mettions un crayon sous l’aisselle du patient. Il croyait que c’était un thermomètre… Nous avons guéri plein de gens. Nous mettions toujours un peu d’eau de Lourdes dans nos médicaments. Notre fondateur avait apporté des médailles du sanctuaire. Il nous avait dit:  » Mettez une médaille dans une bouteille et remettez toujours de l’eau ». Nous avions ainsi notre propre production d’eau de Lourdes (rires)« .

Chronique

Dans la vie, certaines personnes existent pour le bien  de l’humanité. Des personnes qui savent faire preuve d’empathie. De bonté suprême. Des personnes pour qui s’occuper des autres est un sacerdoce. Et quand l’Autre est au bout de sa souffrance, ces êtres sont les baumes qui cicatrisent les plaies, les blessures et insufflent le goût à une nouvelle vie.

Sœur Yvonne Vendéenne d’Ahmedabad est une histoire. Celle d’une femme. Celle d’une religieuse. Une femme ET une religieuse qui a su tendre la main à ceux que la société rejetait. A ceux que la société avait banni. A ceux à qui la maladie avait retiré toute once d’humanité: les lépreux. Aujourd’hui, retirée dans sa mission, elle revient avec humour, avec humilité sur ces années passées au service des Autres. Nous découvrons ses premiers pas auprès des personnes en souffrance (orphelins, femmes et enfants en souffrance, lépreux…). Des actions très réfléchies. Des actions très généreuses car son altruisme est né bien avant son entrée dans les ordres.

Sœur Yvonne Vendéenne d’Ahmedabad est l’histoire d’une abnégation. L’histoire d’une femme forte qui sait donner du bonheur, de l’humilité, de la joie de vivre à ceux qui l’entourent. A ceux qui viennent à sa rencontre. Elle raconte avec espièglerie son histoire. Ses histoires. Ses rencontres. Ses souvenirs. Elle raconte avec malice les leçons que la vie lui a inculqué. C’est une religieuse profondément généreuse qui partage avec plaisir ce que la vie lui a appris. La force que le Christ lui a insuflé durant toute son existence. Cette force qui a fait d’Yvonne Boyer, Sœur Yvonne Vendéenne d’Ahmedabad

Note 17/20

9782368030455    Ella Editions    182 p.   17€

Codex 632 – Le secret de Christophe Colomb – J.R. Dos Santos – 2015

Quatrième de couverture

La vie de Tomàs Noronha bascule lorsqu’on lui demande de déchiffrer les notes d’u professeur d’histoire retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel alors qu’il travaillait sur la découverte du Nouveau Monde. De Lisbonne à Rio, New York à Jérusalem, le jeune cryptologue se heurte à l’une des énigmes que les historiens n’ont toujours pas réussi à résoudre: l’identité de Christophe Colomb et la véritable histoire des Grandes Découvertes.

Pourquoi le nom de « Colomb » n’a-t-il jamais été trouvé dans les témoignages de l’époque? Pourquoi le navigateur a-t-il embarqué sur la Santa Maria quelques heures avant l’avis d’expulsion des juif du Portugal? Tomàs se rend vite compte qu’un mystère en appelle un autre. Pourquoi ce jeune Génois ne parlait-il ni italien, ni génois? Et l’Amérique était-elle vraiment inconnue avant 1492? Autant de questions auxquelles les spécialistes n’ont jamais vraiment pu répondre… jusqu’à aujourd’hui.

Chronique

Personnellement, les recherches en tant  que passionnée d’histoire m’ont appris une chose: L’histoire que nous apprenons n’a rien à voir avec la réalité de ce qui s’est passé. A la question « qui a découvert l’Amérique?« , la réponse est sans hésitation, en général: « Christophe Colomb ». C’est ce que nous apprennent les livre scolaires. Qu’en est-il réellement? Qui était cet homme? Qu’a t-il vraiment fait dans sa vie? Que signifie Codex 632? Et  si l’histoire était tout autre? Quel rapport avec un professeur d’histoire portugais?

Tomàs est un professeur d’histoire qui s’ennuie dans son quotidien. Une invitation à New York. Un départ précipité à Rio. Une énigme à résoudre. Ou plutôt, plusieurs. Au fil des pages, nous allons de découverte en découverte. Nous sommes de plus en plus intrigués par les résultats de recherche de Tomàs.  C’est une lecture passionnante et addictive où l’intelligence aigüe  de Tomàs nous fait regarder l’histoire avec un intérêt particulier. Peu à peu, le puzzle se met en place. Nous nous surprenons à réfléchir comme lui et à prendre un papier et un crayon afin de participer à l’analyse des mots.

Codex 632 le secret de Christophe Colomb  nous entraine dans un des mystères de l’histoire. Quel rapport entre le codex et Christophe Colomb? Nous suivons une enquête minutieuse, faite d’énigmes difficiles à résoudre, de messages obscurs. De messages d’une opacité profonde. Messages à ne pas mettre à la portée de tous. Une saine curiosité qui nous fera redécouvrir un fait historique. Une partie tue aux non initiés. Une partie nommée Codex 632 le secret de Christophe Colomb

Note 17/20

9782357201774   HC Editions   377 p.

L’espérance Macadam – Gisèle Pineau – 2006

Quatrième de couverture

Tout ça, c’était savane… Et là, il y avait des cases où roulaient des existence en chien qu’on serrait sous la tôle et  la  planche. Des bougresses qui comptaient plus leur marmaille. Sitôt laissée l’école, elles devenaient femelles, savantes en vices. Robes relevées, assurées que bondas et tétés allaient les délivrer de la misère, elles riaient. Mais, au bout d’un petit moment, égarées, tournées-virées par le roulis de la vie, elles étaient brisées sans le savoir. Et la ronde des ventres-calebasses commençait. Quand elles cherchaient la paix, qu’elles voulaient plus voir le portrait d’un homme, y avait déjà quatre-cinq enfants dans leurs pieds. Ventres et cartables vides. Patience des misérables et mâchoires contractées au guichet des Allocations Familiales.

Chronique

Après un évènement grave, c’est toujours le moment de faire un retour sur sa vie. Après le passage d’un cyclone destructeur, Eliette se remémore son passé. Tous les moments forts, douloureux de son existence. Toute la vie de son quartier. Elle laisse vagabonder ses souvenirs et nous fait découvrir son monde. Ses voisins.

L’espérance macadam nous fait entrer dans l’univers des compagnons d’infortune, de misère d’Eliette. Avec des mots fleuris, cueillis dans le créole, Cette dame nous raconte la déveine qui colle au corps des habitants de la ravine. Une vie colorée de misère, de crimes, de bons sentiments terrassés par la souffrance, la peur, la douleur. Une vie de déveine. Une vie scélérate et sans pitié.

Les mots sont terriblement beaux. D’une beauté enveloppée dans cette langue des gens antan lontan (autrefois). Un langage coloré et riche à souhait d’éclats de rire, de bribes de souffrance. Riche d’une vie scélérate. Les pages se tournent avec plaisir. Nous suivons Eliette dans ses souvenirs hachés, débridés qui nous font revivre le passé de chaque habitant. Des malheurs qui les frappent au petit bonheur la chance. Des moments où la douceur est éphémère. Où le bonheur est un rêve éternellement poursuivi.

L’espérance macadam nous emmène à la rencontre d’un peuple plein d’espoir bien que la misère soit quotidienne. Un peuple qui sait se réjouir de petits bonheurs arrachés à la dureté de la vie. Un peuple qui sait sourire et rire de ses coups du sort et y puiser la force pour continuer à espérer. Pour continuer à faire face au malheur. Pour rester bien droit dans ses bottes face à cette vie sans espoir. Une vie dont le futur se projette fatalement dans l’espérance macadam.

Note 18/20

9782911207549   HC Editions   200 p.   18,50€

Lisez & partagez, SVP. C’est urgent.

Aujourd’hui, je publie autre chose car je ne peux rester sans rien faire. Une personne souffre et est effrayée du lendemain.  Elle est atteinte d’un handicap. Merci

https://www.leetchi.com/c/handicap-et-nouvelle-vie-51722631

Bonjour,

Suite à une maladie neurologique toujours non étiquetée par le corps médical, je suis depuis quatre ans en incapacité de travailler, pour les médecins la reprise du travail est inenvisageable car cela détériorerait mon état de santé encore plus qu’il ne l’est. Sans salaire, sans aide (car je ne rentre dans aucun cadre): je suis à la limite de l’expulsion suite à des arriérés de loyer impayés, je suis devenu interdit bancaire suite à des crédits non payés car plus de moyens d’assumer mes responsabilités! Sans le sous, sans minimum vitale pour vivre, pas d’accès au soins. C’est pour cela que je vous sollicite pour m’aider à survivre à cette situation, pour que par la suite je reprenne des forces pour trouver un travail à domicile, qui me permettra d’avoir de nouveau un salaire et de retrouver un minimum pour vivre convenablement !Merci. Lydia

Faites passer. Partagez. Laissez parler votre cœur. Merci à tous et à toutes

Jours de pluie – Pascal Graff – 2019

Quatrième de couverture

Une semaine aux Antilles, François tient son journal de voyage. Explorateur contemplatif, il collectionne les sensations. Il découvre avec délice les eaux tropicales. Un autre jour, il gravit des collines et pénètre la forêt. En chemin, il rencontre trois hommes étonnants, trois destins brisés qui déroulent leur vie devant lui. Derrière l’image de carte postale, apparaît alors une réalité complexe et tourmentée, dans laquelle François est aspiré. Quand la pluie s’abat avec violence sur cette île de tragédie, les trois hommes décident de rejouer leur destin. Ils entraînent avec eux François, dans une histoire qui n’est pas la sienne: le meurtre a son témoin.

Chronique

François, jeune français est en vacances sur une île des Antilles. Le dépaysement est assuré. Les rencontres aussi sont dépaysantes, surtout quand la population est accueillante et sympathique. Des vacances où il va découvrir l’autre visage de l’île. Celui que les touristes ignorent. Celui qui donne une identité particulière à ce lieu.

Au fil des pages, nous faisons la connaissance d’un touriste en goguette. Nous le suivons dans des aventures qu’il vit à chaque rencontre. Des rencontres avec des personnages hauts en couleurs et énigmatiques. Des aventures où les découvertes sont mystérieuses. Mais, est-ce le bon moment pour visiter Saint Peter? Une période de l’année où la pluie s’invite très souvent? Une pluie comme seule peut en recevoir une île tropicale. Une pluie qui rythme les évènements. Une pluie complice des évènements, de la vie. Une pluie qui gère les sentiments et les ressentiments. Acceptée de tout le monde. Parfois bénéfique. Parfois dérangeante. Toujours acceptée car elle cache les secrets les plus sordides.

Jour de pluie, au travers de ses chapitres, de ses pages, de ses mots, nous invite à une visite. Etrange, il faut l’avouer. Une visite qui révèle des énigmes. Une visite qui révèle les secrets les plus sombres que recèle l’âme des iliens. La lecture est aisée et se fait d’une traite. En filigrane se dessine une histoire. Une histoire comme il en arrive partout. Une histoire qui reste secrète, cachée aux yeux des touristes. Une histoire qui tue parfois les jours de pluie.

Note 15/20

9782343165882   Ed L’Harmattan   135 p.   15€

 

Dans le tumulte du monde – Lahsen Bougdal – 2019

Quatrième de Couverture

Sous le tumulte du monde se cache une sensibilité poétique qui tente de suivre, dans les anfractuosités de l’histoire, le secret sinon de quelque vérité du moins une voie pour son approche. Ainsi, la poésie de Lahsen Bougdal témoigne d’une déchirure. Celle inconsolable, d’un être cher qui installe le poète, au-delà de la réalité brûlante du drame, dans un face à face avec l’absurdité du temps. C’est cette souffrance devant la mort qui lui permet en même temps de refaire surface dans la splendeur des mots comme une nouvelle promesse. De la ligne de l’absent à l’ombre de l’arc-en-ciel, en passant par la finitude des mots, de l’odeur de la terre, se révèle une tension profonde qui agite le poète confronté à l’insoutenable barbarie de l’être humain. Cette nouvelle voie sans concession est celle de la lucidité qui « écarte la nuit » selon l’heureuse expression de Pierre Reverdy. L’écriture d’une histoire inédite devient alors une urgence, car le poète nourrit sur un fond tumultueux le désir d’une lumière insoupçonnée. Sa poésie se déploie  dans cette aporie comme attachement à soi et aux autres. Elle ouvre la voie à un cri de travers, au-delà de l’entendement.

Chronique

Un amour. Une douleur. Des regrets. Des sentiments d’une telle force que les vers ont du mal à les contenir. La vie est tumulte. L’amour est tumulte. Ainsi que l’espoir et le désespoir. Tumulte d’un homme. Tumulte d’un être d’une grande sensibilité. Tumulte du monde. La poésie est le chant de la douleur. Le chant des sentiments. Sentiments forts. Profonds. Sentiments qui définissent la fragilité de l’humain. Les rêves brisés avant d’éclore. Rêves emportés par la force de l’incertain.

Dans le tumulte du monde démontre la profondeur de l’âme humaine.  Il démontre sa tendre faiblesse. Ses doutes. Les poèmes sont courts et denses. Chaque partie est précédée de dessins qui n’ont rien à envier à Picasso ou Dali. Des tableaux superbes d’horreur et de réalisme. Des tableaux en noir et blanc qui reflètent le tumulte profond de l’auteur. Qui reflètent intensément son désarroi, son questionnement sur la vie, sur l’amour. Qui reflètent sa grande désespérance si poétique. Des tableaux qui dépeignent sa colère, son lien à ses racines plantées profondément dans la terre de son pays.

Dans le tumulte du monde est un beau recueil qui chante les jours sans amour. Les amours tues ou brisées. Le bris de la terre. La terre de ses racines. Les racines en errance. Il hurle la souffrance secrète d’un homme. Un homme en colère. Une colère contre un monde hypocrite. Une hypocrisie qui réveille son anxiété et le pousse à poser les mots avec force, avec légèreté, sur une page blanche afin de s’affranchir  de ces maux, de ces sentiments qui se lient, se délient dans un grand tourment. Dans le tumulte du monde.

Note 19/20

9782343169439   Editions L’Harmattan   94 p.   12,50€

Les Editions d’est en ouest

Les Éditions d’Est en Ouest sont spécialisées dans la littérature japonaise contemporaine.
Nous avons créé cette maison d’édition pour permettre aux lecteurs francophones l’accès à la littérature japonaise contemporaine à travers des auteurs actuels et reconnus au Japon.

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En cliquant sur le logo, vous avez accès à la page de la Maison d’éditions. En cliquant sur les couvertures, vous accédez directement aux chroniques. Bonne lecture.

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Matins d’altitude – Claire Chastan – 2013

Quatrième de couverture

Clara n’a pas de mots pour décrire le ciel changeant et habité qui fait défiler sur nos têtes son train de créatures voyageuses… C’est pourtant ce que révèle Claire Chastan dans ces matins d’altitude que l’on avale d’un trait comme une bouffée d’oxygène arrachée aux cimes de la montagne au terme d’une lente montée.[…]

Chronique

Pour certains, la vie est faite de passion. Et la passion ne s’explique pas. Pour Clara, la vie, sa passion c’est la montagne. Plutôt SA montagne, la Lance. Là où elle vit ses habitudes et ses plaisirs. Une sensation intime d’isolement. Un sentiment de redécouvrir à chaque fois son domaine. Un domaine inconnu des autres. Un domaine où elle reconnait chaque brin d’herbe, chaque sentier.

Au fil de ses sorties, Clara fait des découvertes sur cette nature qu’elle aime tant. Elle se remémore les légendes qui illustrent cette terre sauvage où seuls les animaux ont leur place. Matins d’altitude est une aventure où nous nous faisons discrets pour ne pas troubler la quiétude des lieux. Pour ne pas déranger une passionnée de la montagne. Pour pouvoir flâner en compagnie d’un guide solitaire.

Matins d’altitude est un pèlerinage sur une terre d’amour. Une terre de regrets. Une terre où le bonheur côtoie le malheur. Une terre faite d’immensité. D’ingratitude humaine. D’exploits inénarrables. Une terre de toute beauté comme cela existe tous les matins en altitude.

Note 17/20

9782919270040   Editions Les Trois Platanes   122 p.   15€