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Nouvel Horizon – Yann-Cédric Agbodan-Aolio – 2017

Intelligence Artificielle, un avenir pour les Humains?

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Quatrième de couverture

Septembre 2088. S’ouvre pour la13ème année consécutive la sélection des candidats  pour l’admission au programme Nouvel Horizon. Cette nouvelle année sera loin de se dérouler comme les précédentes …

L’humanité est-elle toujours maîtresse de son évolution? Telle est la question que l’on peut se poser en lisant ce livre. Ce roman post-apocalyptique aborde les sujets du transhumanisme et de la biologie synthétique au service de la survie des Hommes immergés dans un monde toujours plus malmené par une Nature  et une Technologie imprévisible.

Mon avis

L’Intelligence Artificielle. Les robots. Leur place dans l’Humanité de demain. Des sujets très actuels. Ce sont les sujets de ce roman. J’adore la science fiction. Elle titille toujours l’imagination. Elle fait voler en éclats les certitudes. J’avoue qu’avec Nouvel Horizon c’était un peu particulier. Le début a été un peu difficile car l’histoire se met en place lentement. J’ai apprécié que l’action se passe en Afrique. C’est assez rare pour le signaler.

Dès le départ, on se trouve face à de nombreux personnages qui aident à tisser l’intrigue. A comprendre que la situation n’est pas aussi idéale qu’elle ne le paraît. Une sorte de huis clos entre initiés. L’histoire se déroule à travers leur discours. Ce qui rend ce roman particulier et intéressant. Et, quand l’action débute, le suspens nous tient jusqu’au bout. Des questions commencent à se poser. Que se passe t-il? Quel est le but de cette mission? Que réserve t-elle à l’Humanité? Est-ce vraiment pour son bien? Peu à peu des vérités voient le jour. Ces candidats sont-ils vraiment ce qu’ils avancent?

Le Monde des Humains dirigé, guidé et assisté par une entité, une Intelligence Artificielle douée de sentiments. Qui est peut-être plus humaine qu’elle ne le pense. Un projet qui tient en haleine le monde entier. Est-ce notre futur? Est-ce l’avenir que nous créons pour nos enfants? Est-ce le monde que nous leur lèguerons? Faut – il l’aide d’une intelligence artificielle pour sauver les terriens? Nouvel Horizon fait réfléchir, surtout à une époque où le réchauffement climatique est un enjeu mondial. Une urgence. On se projette facilement vers l’avenir avec des « si », des « pourquoi », des « comment » car nous nous sentons tous concernés.

Nouvel Horizon m’a laissée dans l’expectative. J’ai vraiment aimé et j’ai eu quelques petites difficultés. J’ai aimé l’histoire, l’intrigue. Mais, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. Pourtant, j’ai passé un très beau moment de lecture (je l’ai lu en une journée). Les chapitres sont courts et la lecture facile.

Nouvel Horizon est un roman qui fait réfléchir sur l’avenir de l’homme sur cette terre qu’ils martyrisent jusqu’à plus soif. A mon humble avis, j’aurais été curieuse de savoir comment vivaient les autochtones à cette époque. Cela aurait été intéressant.  Un roman intrigant, qui questionne et fait réfléchir. Une belle lecture.

Ma note 17/20

ISBN 9781976706790  213 p.  Broché 10€  Kindle 2,99€

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Fantôme d’amour – Cyrille Audebert – 2009

Amour et éternité. Est-ce possible?

Quatrième de couverture

« Excusez-moi Marie, mais… il y a un truc qui me chiffonne… Est-ce qu’il y a votre corps en morceaux dans la valise? » Marie retrouve son immense sourire. Elle ne s’était pas amusée comme cela depuis une éternité.

« A votre avis? »

« A vous voir comme ça, j’ai déjà du mal à vous imaginer morte. Alors, rangée en tranches… c’est plus fort que moi, j’y arrive pas

-Rassurez-vous alors. Je ne suis pas en petits morceaux et encore moins dans la valise. Si un jour vous deviez faire le curieux, vous ne trouveriez pas un puzzle sanguinolent à l’intérieur

-Merci, vous m’enlevez un poids

-oh ne me remerciez pas! je n’y suis pour rien. je n’ai pas choisi. Je ne sais même pas où se trouve mon corps

-c’est possible ça?

-J’en suis la preuve vivante. Enfin… Vivante… »

 

Mon avis

Le titre « Fantôme d’amour » a éveillé mon intérêt. Je ne suis pas déçue. Dès le début, on se trouve pris dans une scène intrigante. Bizarre. Qui interpelle. Que se passe t-il? Le trouble vous prend à la gorge sans que vous sachiez pourquoi. Quel est ce rituel? Etrange!!! A quoi sert – il ? C’est presque un huis – clos. Léger et plein d’humour. Deux êtres aux antipodes l’un de l’autre qui apprennent à se connaître, malgré le fait qu’ils vivent dans deux mondes différents.

Fantôme d’amour est une histoire toute en douceur qui nous laisse accompagner les personnages dans leur quête. Quête de connaissance, de découverte de l’autre. Pas à pas, nous suivons l’histoire de cette découverte commune. Nous assistons à un jeu du chat et de la souris très subtil. D’une extrême douceur. Une recherche afin d’en apprendre plus sur l’autre. Sa vie. Sa situation actuelle.  L’enquête est fine et se déroule avec une touche de tendresse. Deux personnages aussi étranges l’un que l’autre.

Youn est un homme attachant qui semble délirant, mais, si profondément humain. Les personnes qui gravitent autour de lui sont particuliers. Il ont une sorte de tendresse qui les rend uniques. Même la course à la recherche d’un amour évanescent se fait entre délires, rires, ironie. Le tout, en toute tranquillité. Une course poursuite spéciale après un amour spécial. Un amour presque perdu. Existe t-il vraiment? Est-ce un rêve éveillé?

Le style est très léger et plein d’humour. Et cette impression d’être devant un écran et d’assister à la renaissance de deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer. C’est si agréable! L’écriture est délicate. Les mots sont aussi légers que l’histoire qu’ils racontent.

Les chapitres sont courts et la lecture agréable et facile. Dès le début, on se sent connecté à Youn cet homme troublant et à son obsession. A son délire qui n’en est peut-être pas un.  Sa douce folie. Fantôme d’amour est superbement écrit. Avec cœur. Avec un brin d’humour. Il fait passer le temps sans que l’on s’en rende compte. Un très bon compagnon de vacances. De voyage. Un très beau moment de lecture.

Ma note 18/20

ISBN 9782952857376  Ed. Sindbadboy  Broché 17€  Kindle 2,99€

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L’essence des Ténèbres – Tom Clearlake -2018

Un voyage au bout de l’horreur, de l’amour

Quatrième de couverture

La petite ville de St Marys est frappée par des disparitions d’enfants inexpliquées. Cinq au total, en l’espace de quatre mois. Bien qu’aucun indice formel n’ait été relevé par les forces de police, tout porte à croire qu’il s’agit d’enlèvements. Le FBI est chargé du dossier. L’agent spécial Eliott Cooper est envoyé sur place pour enquêter.

Peu à peu, il va être confronté à des faits qui ne relèveront plus de ses compétences d’agent, mais de sa capacité à lutter contre un mal obscur qui semble s’être emparé des forêts alentour de la ville… et ça n’est que le début de son enquête.

 

Mon avis

Dès le début, on se retrouve dans un monde inquiétant, en compagnie de l’agent Cooper dans les balbutiements d’une enquête. Une enquête qui démarre comme toutes les autres. Rien de spécial. Jusqu’à ce que… Et le monde bascula. L’horreur. L’innommable se révèle  et l’enquête prend un nouveau tournant. Et la terreur fut!

L’essence des ténèbres est un roman prenant. Qui ne laisse aucun moment de répit, même si l’enquête commence en douceur. Puis, fil des pages, le rythme se fait trépidant. Pas le temps de reprendre son souffle. Les pages défilent et ne se ressemblent pas. Pour notre plus grand bonheur. Les questions se posent de plus en plus et notre cerveau entre en ébullition.  Ce cauchemar se terminera t-il? Va t-il se répandre à travers la planète? Qui ou qu’est-ce qui est derrière tout çà? On suit le déroulement de l’histoire à travers les mots. Le monde.

L’essence des Ténèbres se lit facilement. Les chapitres sont courts et nous emportent de plus en plus loin dans la noirceur des hommes, du monde, du désir de pouvoir. Au-delà de l’imaginable. Dans l’amour. Amour puissant qui peut lier à jamais deux âmes. Un amour au-delà de l’inexplicable. Dans ce voyage au tréfonds de l’inconnu, la fin devient une apothéose. La réunion de tout ce qui nous a tenu en haleine.

Un très beau roman. Une histoire vécue comme une course effrénée. Vous ne vous ennuierez pas. Vous accompagnerez les personnages. Vous serez les personnages. Longtemps après avoir lu le mot « fin », vous flotterez encore dans ce monde mystérieux.  L’essence des Ténèbres est un roman fait pour le cinéma. Un roman à emporter partout avec soi, dans son sac. En promenade. En vacances. Vous ne le regretterez pas.

 

Ma note 18/20

ISBN 9782956131618    Ed. Moonlight   462p.  Broché 17,92€  Kindle 2,99€

 

 

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Manhattan Marilyn – Philippe Laguerre – 2016

Quand Marilyn Monroe et son amour de président nous font rêver ou… cauchemarder.

Quatrième de couverture

Ancienne marine en Irak, Kristin Arroyo  découvre dans les affaires de son grand-père décédé – un célèbre portraitiste – des clichés inédits de Marilyn Monroe. Aidée par un photographe, elle décide de monter une exposition.

Malheureusement, rien ne se passe comme prévu: une mystérieuse organisation s’en prend à eux. Pourchassée, traquée, la jeune femme va rapidement comprendre que son destin est lié à celui de Marilyn Monroe et s’efforcer de reconstituer les derniers jours de l’égérie hollywoodienne afin de percer le mystère qui entoure sa disparition.

 

Mon avis

Qui, dans le monde, ignore cette histoire d’amour d’un président américain et d’une super star hyper sexy? Très peu de personnes, je pense. Le mystère autour de leur mort reste fascinant. Manhattan Marilyn nous offre une version admirable. Et pourquoi ne pas y croire? Juste pour le plaisir… Comment ces mystérieux évènements peuvent-ils impacter notre société actuelle? Quel est le lien? Surtout, quel rapport avec l’héroïne Kristin Arroyo? Qui sont ses ennemis? Pourquoi ces attaques insidieuses?

C’est là toute la beauté, toute la force de ce roman qui débute en douceur. Puis le rythme s’accélère. Une vie des plus normales. Une découverte des plus dangereuses. Et le Monde change de visage. L’inquiétude, la peur, l’adrénaline deviennent le quotidien de Kristin. Un quotidien explosif. En tant que Marine, Kristin pensait avoir tout vu. Tout vécu. Mais, la vie joue parfois des tours pendables.

En lisant Manhattan Marilyn, j’ai pensé à cette information parue il y a quelques années concernant des photos inédites de Marilyn Monroe. Est-ce la base de ce roman où on se laisse porter par l’histoire? Oui, oui, vous devenez Kristin. Vous vous trouvez traqués sans savoir à qui se fier.

Une très belle histoire qui nous fait penser que tous les scenarii sont possibles pour ce conte de fée du XXème siècle. Manhattan Marilyn est un livre qui se vit et se lit facilement au rythme de la traque. Un récit qui vous emporte dès les premiers mots avec un suspens prenant. L’écriture est rythmée et dense et se fait dans une envolée de mots claquants. C’est un excellent roman.  Agréable à lire.

Ma note 17/20

9791090648562   Ed. Critic    348 p.    Broché 19€  Kindle 12,99€

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A la table du Roi Soleil – 35 recettes royales et simples – Marie et Françoise de La Forest – 2017

Et si vous étiez invités à la table de Louis XIV?

Mon avis

Quel beau livre! Pour une passionnée d’histoire comme moi, c’est un délice. A la table du Roi Soleil fait partie de la collection Cuisine d’histoire. Ce qui augure une superbe collection culinaire. Eh oui, préparez-vous à faire un merveilleux voyage dans l’univers de Roi Soleil.

On plonge dans une époque qui n’est pas méconnue des Français: celle du Roi Soleil, Louis XIV pour ne pas le nommer.  Une époque où l’art culinaire était prise très au sérieux. Elle reflétait la richesse et l’élégance royale. Du point de vue de la table. Des mets. Et même des métiers de la cuisine.

Oui, je l’avoue. Je me suis délectée. En grande gourmande que je suis. En épicurienne. Des mots. Des mets. De l’évolution de la table royale. Des traditions qui perdurent. En effet, vous découvrirez avec bonheur les origines de la présentation de plusieurs menus. L’étymologie des recettes, des plats présentés. Contrairement à ce que l’on peut imaginer, ces derniers étaient très élaborés et très diététiques. Chaque légume, chaque fruit avait sa raison d’être dans le menu. Les habitudes culinaires royales étaient nombreuses et tordent le cou à de nombreux préjugés tels que des leçons de maintien à table qui existaient déjà.

C’est un merveilleux voyage qui vous attend au pays des métiers de bouche. Beaucoup d’entre eux n’existent plus de nos jours. A la table du Roi Soleil vous permettra de les redécouvrir avec plaisir. Dites- moi, savez – vous ce qu’est une perce-pierre? Elles est servie avec une dizaine d’autres mets. Savez – vous qui sont les queux, les galopins, les avertisseurs? J’avoue, qu’avant de l’avoir lu, je n’en avais qu’une vague idée. Je vous laisse le bonheur de les découvrir.

A la table du Roi Soleil est une croisière au pays du plaisir culinaire qui s’enrichit de temps en temps du Français de l’époque. Une pure merveille. J’ai adoré. Cela donne beaucoup d’authenticité aux récits. Ce livre est une invitation au voyage. Un voyage à travers l’histoire. L’histoire de la cuisine royale. De ses recettes. Des hommes dont c’était le métier. Une histoire d’escapades au gré des menus, des traditions de la table. Une histoire dans l’Histoire.

Laissez – vous bercer par le vieux français, les anecdotes de la table royale. Voyagez en compagnie du Roy et de ses serviteurs. Vous ferez de belles découvertes, des rencontres insolites, inestimables et vous saliverez devant des mets fins et variés. Sans oublier les vins, bien sûr.

A la table du Roi Soleil est un beau livre à offrir. A garder précieusement dans sa bibliothèque. Surtout à lire pour avoir de bonnes idées de menus pour les repas de fête. Vous surprendrez vos invités.  C’est un livre à transmettre car la tradition se transmet de génération en génération. Oui, un livre qui est LA tradition culinaire Française. Tout simplement.

Ma note 18/20

ISBN 9791095480051   Les Editions du rêve   155 p.   Broché 35€

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Chicago Requiem – Carine Foulon – 2018

Et si Al Capone était une femme?

Quatrième de couverture

William, issu d’une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. il aide son épouse, Susan à reprendre sa carrière d’actrice malgré la corruption et la prohibition. La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu’elle pense responsables de son incarcération, elle s’établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone. Le vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville.

 

Mon avis

L’Amérique à l’époque de la prohibition. L’époque où de grandes familles dirigeaient l’économie clandestine tout en ayant pignon sur rue. C’est de plein pied qu’on arrive dans cette saga.  Mais, dans un environnement feutré. Une plongée lente et parfois glauque dans une tragédie Shakespearienne.

On découvre chaque membre de la famille Henderson. Des personnages hauts en couleurs. Des femmes fortes. Des femmes de caractère. Pour la plupart. On évolue dans une atmosphère plus ou moins feutrée, à l’époques de personnages mythiques telles que Al Capone, Sarah Bernhardt. Dans un superbe manoir. Dans cette famille boiteuse, il y achicago requiem un canard encore plus boiteux que les autres. Ce canard boiteux du nom de Meredith tentera de régner sur le monde de la pègre.

On assiste à l’éclosion, la mise en place d’une partie du Monde du banditisme sous la houlette d’une femme éprise de vengeance et de reconnaissance. Le côté obscur de l’Amérique pendant la prohibition était violent, sans pitié. La rancœur, la jalousie, l’amour peuvent mener très loin. L’enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions. Dans cette saga, les intentions étaient-elles toujours bonnes?

Dans ce roman, les grands héros de cette époque ne sont que des figurants dans l’histoirechicago requiem de cette dynastie. Chicago Requiem – La Saga des Henderson montre la naissance d’une famille qui verse dans des affaires plus ou moins troubles. Nous découvrons la société de l’époque. Le style de vie où la passion peut parfois faire des ravages. Que va devenir cette famille? Marquera t-elle son époque? Comment?

La lecture se fait facilement bien que les mots soient parfois durs. Forts. Intenses. Violents. Comme le veut l’époque de cette saga. Chaque chapitre nous transporte encore plus loin que le précédent, dans les complots. Dès la première page, cette famille intrigante nous prend dans ses filets et nous emporte dans ses aventures. Nous devenons des spectateurs privilégiés de leur vie trépidante. De ce grand théâtre familial.

Laissez-vous emporter dans les pérégrinations de la famille Henderson. Vous ne lâcherez ce roman qu’à la dernière page. Et encore… Un agréable moment en perspective. Laissez-vous tenter.

Ma note 17/20

ISBN 9781980714477     Broché 16,50€    Kindle 3,99€    388p.

 

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Battue – Virginie Vanos – 2013

La violence conjugale – un sujet d’actualité

Quatrième de couverture

De septembre 2000 à mai 2002, Virginie Vanos a été violentée, battue, torturée, humiliée… Mais, aujourd’hui, pour rien au monde, elle ne veut rester confinée dans son statut de victime, c’est pour cela qu’elle a choisi de témoigner… avec ironie et un maximum d’humour…noir.

 

Mon avis

Un sujet très sérieux traité avec beaucoup d’humour. D’auto dérision. Au vu du titre, je m’attendais à sortir les mouchoirs. A hurler en sanglotant à chaque page. Eh bien non. Le récit se fait sur un ton léger, bien que l’histoire, elle, ne le soit pas. Le sujet est actuel. Très actuel.

Une vie chaotique. Orchestrée par une descente aux enfers méthodique. d’abord lente,battue puis de plus en plus précipité. Plus ou moins volontaire. Une vie entre parenthèses. Qui fait réfléchir. Parfois sourire tant l’humour est décapant et l’ironie grinçante.

En lisant Battue!, je m’attendais vraiment à des termes très durs. Ce qui n’est pas le cas. La lecture se fait facilement. J’avoue qu’à certains moments, j’ai presque oublié le thème du roman tant j’ai ri. Je dis bien « presque ». Surtout en lisant les fiches établies sur les différents personnages.

Cependant, en filigrane, la manipulation, les critiques envers le partenaire, les contre-vérités sont présents tout au long du roman.  Ils démontrent bien la difficulté des femmes et des hommes battus à quitter un giron qui n’est plus protecteur. La difficulté à se reconstruire. A ne pas culpabiliser d’avoir accepté de vivre cet enfer. A avoir du mal à accepter son statut de victime.

Battue! est un roman très instructif. Il reste très dur malgré le style léger. Chaque mot est une leçon de survie. De protection précaire. Il faut le lire pour faire voler en éclat les préjugés sur les femmes et les hommes qui subissent ce sort. Ceux pour qui leur foyer n’est plus un abri. Pour qui l’enfer est impossible à relater.

Une lecture fluide. Des mots qui claquent. Résonnent. Sombrent telle la vie de Virginie. Que dis-je? Sa survie. Virginie,  une femme forte. Meurtrie. Rabaissée. Mais combative. Résiliente. Une superbe histoire à partager.

Ma note 17/20

ISBN  9782332551023   Ed. Edilivre 226 p.  Broché 22,50 €

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Le Malleus – Les sorcières de Sarry -Marie-Laure König

Un roman d’amour historique superbement documenté, sur une partie bien sombre de l’histoire de France

Quatrième de couverture

Dans ce roman, vous ne rencontrerez pas de vraie magie., car comme vous le savez, comme moi, les sorcières ne volent pas sur des manches à balai.

Nous sommes à l’époque tragique où la sorcellerie se faisait femme.  Plus de 100 000 procès pour hérésie au cours de deux siècles avec pour appuis le « Malleus Maleficarum » furent administrés. Ce manuel écrit par un moine inquisiteur haineux, Institoris, fut approuvé par la Papauté de la fin du XVe siècle. Il connut un essor considérable grâce à l’invention de Gutenberg et fut à l’origine de plus de 60 000 condamnations pour hérésie, essentiellement des femmes.

Découvrez l’histoire d’Alayone, une petite fille qui grandira à l’ombre du Malleus et qui apprendra son existence bien plus tard à ses dépens. Son tuteur, l’évêque de Chalons, lui enseignera la théologie. Elle sera également instruite sur d’autres sciences qui sont condamnées par l’église comme l’astronomie, l’étude des pierres à venin ou l’agronomie que lui transmettra une guérisseuse. Elle découvrira les effets dévastateurs des amours interdits, mais aussi Paris, ville emplie de magnificence, de pestilence et d’étudiants.

Beaucoup de recherches ont été menées afin de donner à ce roman d’amour et d’amitié une envergure historique. Vous serez plongé dans les usages et les coutumes d’un temps révolu, on vous parlera du procès de Jeanne d’Arc, de l’élection d’Innocent VIII et bien évidemment de l’évolution d’une idée qui germa dans la tête de Heinrich Kramer  jusqu’à l’oeuvre de sa vie, le marteau des sorcières.

Bienvenue en cette fin du XVe siècle où religion et politique sont intimement liées, à une époque où les caprices de la nature étaient indéniablement l’oeuvre du malin et de ses servantes, où l’incrédulité du peuple fut le meilleur instrument des ambitions des puissants.

 

Mon avis

Dès les premiers mots, on entre de plein pied dans la face sombre de cette histoire.  Une histoire malheureusement d’actualité. Que dire quand la religion vise à obscurcir l’évolution humaine? Quand religion et politique jouent dans la même cour? Celle de l’intérêt personnel? Quelle place a le savoir face à une société hérétique?

De tout temps, la femme a dû se battre pour se faire une place dans un monde d’hommes. Pour peu qu’elle soit très intelligente et très instruite, le monde -son monde- peut basculer. Telle est la superbe histoire d’Alayone, femme en avance sur son époque.malleus La société féminine. La société fanatique. Telle qu’elle fut à l’époque barbare de l’inquisition. Alayone, malheureusement, découvrira cette société dans toute son horreur. Une société froide. Insensible. Faite de mensonges. De fanatisme. Une société où la connaissance crée la peur. La terreur. Une société où la religion se veut Maître de pensée. Alayone, par son intelligence, fait la fierté de son bienfaiteur. Elle comprend l’idée que le monde religieux de son époque se fait de ses connaissances si riches. si dangereuses. Ce qui ne l’empêche pas de vivre avec passion une histoire d’amour d’une force inouïe. D’une tragédie folle.

Le Malleus – Les sorcières de Sarry est aussi décrit au travers du regard humain et aussi d’un chat. Le chat d’Alayone. Mais, il suffit d’un homme -d’un seul- mû par la haine. Qui agisse sous le couvert de la religion. Pour que le monde plonge dans le chaos. Le cauchemar. Que les intellectuels soient décimés. Ô ignorance! Ô haine! N’êtes-vous pas le moteur de destruction à travers les temps? Moteur de l’avilissement des femmes quimalleus seront vouées à l’enfer sur terre quelle que soit l’époque ? Femmes sacrifiées, diabolisées au nom d’une religion qui se veut masculine?

Le Malleus – Les sorcières de Sarry est écrit sous forme de journal intime. Un récit presque quotidien des évènements. Admirablement écrit avec le vocabulaire d’époque qui émaille le texte sans pour autant le rendre désuet. Vous souhaitez des éclaircissements ? Vous les avez en bas de page. Et ils sont très instructifs.  Le mot fin ne termine pas ce roman. Au contraire. Les réflexions sont intenses tant ce roman interpelle chaque once du cerveau humain. Des réflexions sur des maux qui ne sont guéris que par le bûcher.

Voici un roman historique de toute beauté. Bien documenté. Un délice à lire. Avec ce bel ancien français qui réjouit et flatte l’intellect. De très beaux moments de lecture en perspective. A conseiller. Un livre à offrir et qui se lira avec bonheur en bord de mer ou en montagne. Juste pour oublier le quotidien et apprécier l’instant présent.

Ma note 18/20

ISBN 9781973409588  http://www.ecrivonsunlivre.com. 308 p.  broché 14,90€

 

 

 

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L’utopie NanoTotal – Vincent Ferrique – 2017

Quatrième de couverture

Dans un futur proche, les peuples ne s’entredéchirent plus. Les famines sont reléguées aux oubliettes de l’histoire, ainsi que le chômage, la maladie ou la misère. Sous la houlette des puissants de ce monde, NanoTotal, une archi-société de haute technologie, a réalisé l’impensable: pacifier la Terre. Mais, quel prix a payé l’humanité pour cette utopie? Un jeune homme qui échappe à l’emprise de NanoTotal le découvrira, bien malgré lui…

 

Mon avis

En refermant l’utopie NanoTotal, je suis restée pensive. En toute positivité. « Oh mazette, pourvu que cela n’existe jamais ». Telles ont été mes premières pensées.  Dès les premiers chapitres. Que penser d’un monde utopique? Est-ce un monde dont rien n’est maîtrisé? Un futur où les sentiments, quels qu’ils soient, se font linéaires? Est-ce le monde que nous souhaitons? Du fait de ses études scientifiques, Vincent Ferriqueferrique anticipe-t-il le monde de demain? C’est intrigant. Merveilleusement. Et c’est si bien raconté.

La lecture de l’utopie NanoTotal nous fait réfléchir sur notre société actuelle. Notre société de consommation. Avec étonnement, nous suivons Sockys et Michellin dans leur quotidien plein de bonheur. Extatique.  Que direz-vous d’une très belle vie? Paisible? Lisse? Uniforme? Imaginez-vous vivre dans une société où le moindre de vos désirs sera assouvi? Où vous n’aurez plus de choix dantesque à faire? Cela semble merveilleux. Oui, en effet. Jusqu’à ce qu’un minuscule grain de sable vienne gripper la machine. Merveilleux grain deutopie sable!

L’utopie NanoTotal  est un vrai délice de lecture. Les chapitres sont courts et l’écriture est très fluide. J’ai adoré les clins d’œil à notre société de surconsommation et géopolitique actuelle. Il s’agit d’un livre qui dérange et fait poser les bonnes questions. Un roman qui nous fait entrevoir un monde avilissant qui ne dit pas son nom. Un monde qui existera peut-être d’ici quelques décennies.  La cerise sur le gâteau est à la fin du roman. Un pur bonheur!

Un livre pour les gourmands, les gourmets des livres. A dévorer sans modération. Pour se délecter. Surtout, n’oubliez pas entre deux gorgées de thé, d’entrevoir notre futur. Allez-y, régalez-vous!!!

Ma note 18/20

ISBN 9782490121114  Ed. AFNIL   258 p.    Broché 9,50€  Format Kindle 2,99€

 

 

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Chicha – Virginie Vanos – 2016

Cinq nouvelles pour la tolérance, la résilience. Tragiquement belles

Quatrième de couverture

Chicha, un petit chat, tente de sauver sa maîtresse de ses comportements autodestructeurs. A près de 40 ans, Charlotte et Laura transforment diamétralement leurs vies, chacune à sa façon… L’ami de Félix, rejeté par les siens, trouve sa voie en dehors des sentiers battus, alors que Rose fait de son existence un hymne permanent à la joie.

Ces cinq personnages aussi atypiques qu’attachants, passant du rire aux larmes, de l’abattement à l’espoir le plus fou, nous plongent dans une réflexion intense sur ce droit inaliénable qu’est le bonheur.

 

Mon avis

Une histoire douce. Belle. Tendre. Chaleureuse. Entre un chaton et sa maman humaine. Une histoire d’amour inconditionnelle. Merveilleuse de beauté. De souffrance. Telle est la première nouvelle qui nous laisse rêveur tant elle est tragiquement belle. Belle danschicha toute sa tristesse.

La seconde nouvelle m’a fait sourire. L’image, l’idée que les gens se forgent sur les autres est intrigante. Un beau message d’espoir. De résilience. De belles leçons de vie. De tolérance. D’amour de l’Autre. Quelle que soit sa différence. Et je ne vous parle que de ces nouvelles!!vanos V.

Chicha est un recueil qui se lit en un battement de cils tant les histoires sont émouvantes. Pleines d’une profonde tendresse. Chaque mot renvoie à soi. A l’autre. Pour regarder au fond de soi et faire taire les préjugés qui enlaidissent les relations humaines. Une ode à la tolérance. Un recueil à mettre entre les mains de notre jeunesse, de tous, afin que l’Humain ne soit aimé que pour ce qu’il est. Ce qu’il a le droit et la liberté d’être.

Que de beaux, de bons moments en compagnie de Chicha. Un conseil: Lisez-le! Offrez-le! Juste une chaîne d’amour, de tolérance à la face de notre monde actuel.

Ma note 17/20

ISBN 9782334197335  Ed. Edilivre  68p.   Broché 9€

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Parfum de femmes océanes – Chris Ravéri – 2018

Une histoire d’amour du 21ème siècle

Quatrième de couverture

Gwendoline, jeune armatrice et patron de pêche dans le port Breton de Guilvinec, est amoureuse de l’océan depuis sa plus tendre enfance. Elle commande un chalutier avec un équipage exclusivement féminin. Sa beauté naturelle séduit aussi bien les hommes que les femmes. Eprise de liberté, elle concoure à la reconnaissance réelle de l’égalité professionnelle entre les sexes.

Elle aime la vie et affronte ses aleas, comme l’océan, passionnément et courageusement. Une rencontre l’amène à découvrir l’amour homosexuel. Son mentor disparu, son rand-père, Merlin, continue à la soutenir de l’au-delà. Mais, les difficultés de son métier et sa liaison l’entrainent sur des voies inhabituelles et insoupçonnées. Sera-t-elle capable de s’en sortir indemne?

 

Mon avis

J’avoue que j’y suis allée sur la pointe des pieds car la romance n’est pas du tout ma tasse de thé. Je ne suis pas du tout amatrice d’histoire d’amour. Mais, je souhaitais sortir de maParfums-de-femmes-oceanes zone de confort. Ce qui permet de faire des découvertes. Ce roman raconte une aventure de femmes.

Une histoires de femmes fortes. Libres. Elles viennent d’horizons différents et partent à l’aventure. Une histoire d’amour du vingt et unième siècle. Amour de femmes d’une grande force. En apparence. Mais, si fragiles. A travers cette histoire, on découvre la vie de marins-pêcheurs. Une vie très prenante. Qui se lie aux éléments. Très dure. Mais ô combien exaltante. Ce monde d’hommes. Cette sphère où gravitent très peu de femmes.

Les mots sont simples. Les chapitres ne sont pas trop longs. Gwen vit sa vie de femme à toute vitesse et découvre l’homosexualité. L’amour à trois. Tout simplement. L’amourParfums-de-femmes-oceanes peut paraître parfois exigeant. Il oblige souvent à des choix plus ou moins difficiles. Quelle que soit la force d’un être humain, il succombe presque toujours aux exigences imposées par le cœur.  Ce qui est le cas de Gwen , de ses amies.

Ce livre plaira beaucoup aux amateurs d’histoires d’amour. Il s’adresse à un public averti. Un roman facile à lire malgré quelques longueurs dans les descriptions. Une histoire d’amour qui vous fera traverser l’Europe. A lire pour rêver.

Ma note 14/20

ISBN 9782355196638  Ed. France Libris  251 p.  Broché 14,90€

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Maldonnes – Virginie Vanos – 2018

L’histoire d’une amitié. D’une désillusion.

Quatrième de couverture

Le paisible quotidien de Boris et sa sœur Mélanie est bouleversé par la venue d’une cliente pas comme les autres dans leur épicerie. Mannequin de haut couturier, Elisabeth Mayne, les éblouit tous deux par sa grâce et sa sympathie. Les deux femmes se lient d’amitié , tandis que l’amour naît progressivement dans le cœur de Boris. Mais derrière sa beauté de façade, la célébrité se révèle une arriviste égocentrique venue semer le trouble. Les apparences sont trompeuses et le jeu de dupes qui s’instaure entre les personnages mène bientôt à un drame inéluctable. A travers le destin tragique de cette idole sacrifiée au culte du paraître, Virginie Vanos entend dénoncer les dangereux travers de la société contemporaine.

 

Mon avis

Tout commence par une belle nostalgie. De celle qui nous arrive à tous et qui nous renvoie à nos propres souvenirs. Une rencontre somme toute banale. Etrangement banale. Puis, vient la curiosité. Le désir de connaître. De savoir. De rencontrer. Humainement. Sans fards. Deux mondes qui se heurtent et fusionnent. Des hasards de lamaldonnes vie.

C’est avec une grande curiosité que j’ai commencé ma lecture. Trop curieuse de ces histoires. Si différentes. Faites de rêves avortés plus ou moins digérés. Acceptés. Des vies si différentes et pourtant si semblables. Une belle histoire. Ce que j’ai aimé, c’est la manière dont chacun raconte son histoire. Sa vie. Ce regard porté sur l’autre. Bizarrement, j’ai adoré Elisabeth et sa grande fragilité. Elisabeth et saMaldonnes chro force apparente. L’image qu’elle véhicule de son moi intérieur. Son égocentrisme apparent. Je me suis attachée à elle. Avec beaucoup de tendresse.

La lecture se fait facilement. Les chapitres sont courts. Pleins d’humour. De sensibilité. ils dépeignent en parallèle la vie de chacun des personnages. Des personnages auxquels on s’identifie facilement. Dans cette histoire, qui a manipulé l’autre et s’est fait des illusions? Attention au retour à la vraie vie. La lecture reste très agréable et les personnages sont quelque peu énigmatiques. Chacun à sa manière. Je reste dans l’expectative quant à leurs actions. Quels sont les liens qui tissent une amitié? Quelles en sont les attentes?

Maldonnes est un livre qui se lit d’une traite. Un livre sur l’illusion humaine. Même après l’avoir terminé, j’ai continué à penser aux personnages si attachants. Aux quiproquos qui peuvent blesser, briser une vie, altérer une image que l’on peut avoir de l’autre. Une réflexion sur la nature humaine.

Un livre qui fait passer de bons moments. Léger. Facile à lire.

Ma note 15/20

ISBN 9782414182190  Ed. Edilivre  146 p.   Broché 13,50€

 

 

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Global work: on marche sur la tête – Angeline Vagabulle – 2016

Un livre qui fait oublier la morosité environnante

Quatrième de couverture

Angeline a en charge une multitude de projets auxquels contribuent des collaborateurs de nombreux pays dans une grande entreprise globale.

Un jour, grâce à un manteau qui la distingue dans l’environnement gris  des Grandes Tours de La Défense, elle décide de regarder les choses différemment, de s’amuser des situations, de rire des absurdités d’un monde technologique qui lui complexifie la vie au lieu de la lui simplifier, observe en souriant ces hommes et ces femmes qui courent dans des gares et des aéroports en tirant des valises à roulettes qui font « zui, zui », s’interroge sur le lien entre l’épaisseur de la moquette et son niveau d’influence dans l’entreprise, essaye de concilier sa vie de femme et de maman avec sa vie professionnelle qui tourne 24h/24 au rythme du business global.

Vous ne regarderez plus votre boîte mail ni vos collègues de la même façon après avoir lu ce livre, illustré avec humour par Renard.

 

Mon avis

Le monde du travail dans toute sa splendeur! Qui n’a jamais regardé avec du recul, de la curiosité voire de l’humour, le monde qui nous entoure? En lisant Global work, je me suis retrouvée face aux réflexions que je me faisais quand j’évoluais dans le monde de la santé. Cette réflexion qui va au fond des choses. De l’être humain. De ses manies. Endosser la blouse avant d’entrer dans son service, c’était laisser sa vie au vestiaire et seglobal work l’approprier en partant. Je ne suis pas la seule à avoir le cerveau à l’envers. C’est réconfortant.

Au début, j’ai souri. Puis, je me suis surprise à rire aux éclats. Ce livre raconte le monde du travail (quel que soit le métier). Côté absurdité. Côté humour. Pour notre plus grand plaisir. Chaque caricature représente quelqu’un qu’on a côtoyé. Les croquis illustrent bien ce monde qui court après le temps. Qui brasse de l’air. Pour exister. Pour faire face au néant. Pour aller versA. Vagabulle l’infini. Avec beaucoup d’humour et de tendresse, Angeline Vagabulle et son acolyte Renard (dessinateur) nous font vivre le monde du travail au travers du regard d’Alice au pays des grandes tours.

Je pense que ce livre dont les chapitres sont courts et bien illustrés vous parlera comme il m’a parlé. Les petits relevés quotidiens nous confortent dans l’idée que cela fait du bien de rêvasser dans ce monde de fous.  On lit avec délectation. Sans voir défiler le temps. Vous vous régalez avec l’écrit et les croquis sont la cerise sur le gâteau. Vous vous retrouvez hoquetant, la larme à l’œil, tant vous riez.  De bons moments à partager. N’hésitez pas. Lancez-vous. Effacez la morosité qui vous entoure!

Ma note 16/20

ISBN 9782955545201   Ed. Les Funambules 152 P.    Broché 15€ Kindle 4,99€

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Le poème dont vous êtes le héros – Guillaume Prié – 2017

Quatrième de couverture

Et je me penche alors, je regarde les flots:

c’est ma vie que je vois, je suis une goutte d’eau

un être qu’on emmène, sans lui dire où il va

Vers la mer où finit son voyage ici-bas

Rencontre avec quelques gouttes d’eau intimement liées les unes aux autres, qui rêvent de vivre et vivent pour rêver. En refusant de se laisser ballotter par les évènements et les règles imposées, ils découvrent petit à petit que la vie qu’on mène est, toujours, celle qu’on choisit. Que si la destination est connue, il n’est jamais trop tard pour détourner la rivière!

 

Mon avis

De la poésie. Des strophes qui accompagnent des tranches de vie. Des vie de Monsieur et Madame Tout le monde. Des strophes. Des vers croisés ou embrassés qui débutent chaque vie. Une poésie qui vagabonde et tisse des vers dans la vie des personnages et lesguillaume Prié lie à jamais les uns aux autres.

Du sérieux. De l’humour. Un humour très fin. Qui se lit dans les mots. Entre les mots. Dans les pensées des personnages. Personnages sublimes de suffisance, tel Anatole. Anatole qui reconstruit le monde. Son monde, au gré des discussions. Discussions de Ban Bayan. Ban Bayan qui reprend sa vie en main, comme tous les personnage de ce livre. La lecture est très fluide.

Les mots sont secs. Francs. Précis. Profonds. Ils chantent une ode au renouvellement. Au recommencement. A la renaissance. Les mots font la ronde autour des vies, des destins. Et tel le fil d’Ariane les guident vers leurs choix. Leur destinée.  Des mots qui chantent la liberté. Le renoncement qui annonce l’accès à une autre vie.  La poésie n’est pas que dans les strophes. Elle est aussi dans les textes. Textes qui peuvent être d’une bellepoème héros légèreté. Légèreté  faite de profondeur. Profondeur des personnages. De leur vie. De leur âme. De leur destin.

La lecture est rythmée. Poétique. Profondément belle. Le poème dont vous êtes le héros est un petit livre riche de beauté. Qui tient dans la main. Dans la vie. Qui chante la vie  et l’embellit. Il est d’une rare beauté. Beauté subtile. Subtilité des mots. Des histoires. Le poème dont vous êtes le héros vous fait réfléchir à l’influence que vous pouvez avoir sur votre vie. Vos choix de vie. Votre devenir. Qui n’a jamais pensé  » Et si j’avais fait Autrement…? ». Ce livre peut être une très belle réponse. Il se termine par un beau recueil de poème qui nous régale de rêves. De force.

A mettre entre toutes les mains. Sans modération. Un livre qui chante la liberté de penser. De choisir. D’être tout simplement.

Ma note 16/20:

 

ISBN 9782956207009  Ed. Le livre en papier   185 p.

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Planète centrale – Yaël-July Nahon – 2018

Quatrième de couverture

Aya Stilstone vient de la Planète Centrale colonisée par les humains depuis des temps immémoriaux. Elle est la jeune capitaine d’un gigantesque vaisseau-déchets, le 55B. Elle vogue seule de planète en planète pour accomplir sa tâche routinière.

L’abordage du 55B par un navire-corsaire va bouleverser la monotonie de sa vie. Les révélations du commandant Shamgar sur la réalité de sa planète, régie par un système autoritaire fait d’intrigues, de guerres larvées, de coups d’Etat feront s’effondrer les certitudes de l’indisciplinée Aya.

En découvrant un nouvel univers où le pouvoir n’est pas là où on le pense, un univers où l’obéissance aveugle n’est pas une fatalité, un univers où les guerres sont légion tout comme l’émerveillement et l’amitié qui lui était jusqu’alors inconnue. Aya devra s’affranchir du système d’enfermement imposé par la Planète Centrale pour concrétiser son désir de liberté. Des aventures l’emmèneront dans des mondes inconnus, à la rencontre de peuples fantastiques et attachants aux coutumes étranges sur fond de guerre intergalactiques.

 

Mon avis

Au tout début de ma lecture, mon cerveau  s’est fixé sur Aya. Je lui enviais littéralement le fait d’évoluer seule dans son monde. Sa galaxie. En toute liberté. Qu’est-ce que la liberté? Pour l’héroïne, ce sera beaucoup de choses. Une aventure. Quelle aventure!! DuCVT_Planete-Centrale_166 caractère. Beaucoup de caractère pour cette héroïne qui ne sait pas faire comme tout le monde.

La lecture se fait en douceur. La zénitude de Aya nous accompagne et nous contamine. En toute positivité. Les descriptions des personnages sont faites avec beaucoup de tendresse, de légèreté, d’humour. D’humanité. Ce qui les rend si attachants. Dans toute cette légèreté, il y a des moments forts. Très forts, voire rudes. Au cinéma, la musique se serait faite plus intense dans ces moments: TAN DAN.. TAN DAN… Ce qui n’enlève rien au plaisir de lire. De découvrir le charisme des personnages et la beauté de l’histoire. Au contraire.

Planète Centrale est un livre qui se lit avec beaucoup de bonheur. Le « waouh » estplanète cent. présent jusqu’au bout. L’histoire tient la route. Elle est belle. Très belle, malgré le Monde froid dans lequel elle se déroule. Aya reste un personnage attachant tant elle peut être rêveuse et rebelle.

J’avais le sourire aux lèvres en refermant ce petit bijou. Un sourire songeur. Planète Centrale est un beau livre. Dur. Tendre. Un livre que l’on n’oublie pas dès le mot « fin ». Quelle belle histoire! Forte! Douce! Chaleureuse! J’ai adoré chaque mot. Même celui de « fin » qui n’annonce qu’un début. Un peut-être. Un « et si… ». A lire avec un bon verre, un bon thé à la main ou un Margarita, peu importe le lieu ou l’instant.

Ma note 18/20

ISBN 9781612277578  Ed. Rivière Blanche  176 p   broché 17€

 

à la Une

La résiliente – Orianne Valdeau

La résiliente – un roman à lire et à conseiller. Une ode à la vie. Tout simplement.

Quatrième de couverture

L’histoire d’une femme des années quatre-vingt ou autant d’histoires que de chapitres dont chacun pourrait, l’un après l’autre, constituer la base d’un roman… Pourquoi une même vie accumule -t-elle autant d’épreuves? Résultent-elles d’un mauvais karma, d’une mauvaise étoile ou sont-elles de la responsabilité de l’héroïne et de ses choix? Choisit-on vraiment le cours de sa vie? Du « comment as-tu pu supporter cela »? au « Ta force nous effraie », le regard des autres sur une résistance peu particulière. est le point de départ de ce récit. La résilience, cette faculté de surmonter, par sa propre force, les obstacles est au cœur de ce roman, où trouver l’énergie en est le fil conducteur.

Pour fond: la difficulté d’être femme dans une époque et une France dites égalitaires. Pour sujet, les thèmes forts de notre société; l’échangisme, la famille mono parentale, la pédophilie, le handicap mental, l’inceste, le suicide, les addictions alcool et drogue, les institutions telles que le monde carcéral, l’administration juridique ou la psychiatrie, l’inégalité et la difficulté des femmes dans le monde du travail, l’accès au logement, la vie dans la rue, le décès d’un enfant, pour les principaux.

Il y a quelque chose à donner aux autres plus fragiles, plus touchés ou n’ayant pas simplement cette capacité à surmonter l’inacceptable. La résilience n’a pas de recette, ce récit non plus. Peut-être quelques pistes à cerner au détour des confrontations aux maux de notre société. aux réponses bonnes ou mauvaises apportées par une femme de tempérament, au choix qu’elle fait de ne jamais baisser les bras.

 

Mon avis

Que dire de ce roman? Un roman fait de miettes de vies? Et, quelles miettes!! Qu’il est beau. Tout simplement. Qu’il est humain. Qu’il est humble. La résiliente se lit d’une traite. Facilement car les chapitres sont courts. L’écriture est simple. Il est superbe. De vie. De force. De belles histoires en kaléidoscope. Des histoires faites de mots. De maux. Des mots qui disent, qui expliquent des maux. Comment continuer à aimer la vie quand cette dernière vous a éprouvé plus qu’il n’en faut? Quand, comme Job, vous allez au fondla-resiliente de la douleur, de l’horreur, pour en revenir encore plus fort, encore plus courageux? Je vais vous faire un aveu. Il est rare que je lise aussi rapidement un livre: j’ai mis trois heures. Ce qui veut tout dire.

L’histoire d’une lutte récurrente. une lutte de chaque instant pour garder sa vie en main. Faire face. Toujours. Ne pas plier. Les mots sont naturels. Naturellement beaux. Naturellement forts. Que de belles batailles! Que de belles victoires! Un livre bouleversant qui vous remue l’âme et vous donne l’envie de prendre Sophie dans vos bras. Pas par pitié. Non, ce serait insultant. Mais, par respect pour sa force.

Un livre de tendresse. Un livre de douceur. Malgré les maux. Un livre où l’enfer est de plus en plus glauque. Où l’Humain montre son côté obscur. La profonde noirceur de son âme. j’ai eu beaucoup de respect pour ce petit bout de femme qui va au plus profond de la vie pour pêcher un sourire, y prendre une volonté de fer. Pour survivre. Pour vivre. J’ai adoré La résiliente. J’ai aimé les mots. C’est une ode à toutes ces personnes anonymes qui se battent tous les jours pour exister. Juste exister. A lire. A conseiller. A garder à son chevet. Une belle leçon de vie.

Ma note 17/20

ISBN 9782367281049      216 Pages      Les plumes d’Ocris      Broché 20€

 

à la Une

Singularité – Léo-Paul Bailly-Kermène 2017

Un roman d’anticipation qui ne laisse pas indifférent

Quatrième de couverture

Comment vivre quand la mort n’existe plus? Développé dans la Silicon Valley Par les grandes entreprises technologiques, le processus de Conversion permet désormais de conserver les consciences individuelles dans le cloud, altérant les fondements de la société humaine.

Dans Londres, transformée en profondeur par le changement climatique, Oscar succombe peu à peu à l’ennui qui a déjà gagné une humanité sans but. Une rencontre fortuite l’amène à découvrir ce que vivre signifie dans un monde dominé par une dictature numérique.

 

Mon avis

En voilà un roman intrigant. Un roman que ne renierait pas Orwell. Il semble être la suite de 1984. J’avoue que j’ai soupesé le livre. J’ai tourné autour comme pour une danse vaudou. Comme pour l’exorciser. Tout cela en me demandant où je mettais les pieds. Un scientifique. Un roman. Trouvez l’erreur. Entre nous, il n’y en a pas. Comme j’adore réfléchir en lisant (si, si, c’est vrai!), j’ai passé les deux premiers chapitres dans une totalesingularité désorientation temporo-spatiale. Puis, eurêka, j’ai compris. Eh oui, j’ai enfin compris. Et la lecture a été plus paisible.

Ce roman est écrit dans un parfait style des écrivains américains avec des descriptions très détaillées. Ce qui permet de bien mettre les personnages à leur place. A l’inverse, cela peut, parfois alourdir le récit. Cependant, il ferait un parfait scénario. L’histoire se lit facilement et tient la route.  Les chapitres sont courts. Le titre sied au roman qui est singulier. L’histoire est belle et très bien écrite. Léo-Paul Bailly-Kermène nous emmène dans un monde qui nous fait réfléchir. L’immortalité? Oui, et après? Comment gérer les limites des découvertes? Est-ce l’essence même de l’homme?

On rentre dans un monde où l’ennui est roi car tout est déjà prévu quant à l’avenir de tous les hommes. Tout est millimétré, posé, carré. Aucune place pour un moment de folie. Toute la vie des personnages immortels tourne autour d’un objet insolite et multifonctionnel.  La manipulation génétique est un geste tellement courant que cela ne questionne plus, sauf certains. Mais, peut-on revenir en arrière? A quel prix? Par contre Singularité questionne le monde d’aujourd’hui où tout est eugénisme. Un  monde oùsingularite l’homme est à la recherche de la jeunesse éternelle. Je pense que ces adeptes devraient le lire.

Singularité est un roman d’anticipation dérangeant. Dans le bon sens du terme. Le monde dans lequel évolue les personnages paraît froid. Aseptisé. Les sentiments n’ont pas leur place. En refermant le livre, je suis restée pensive. Dans le bon sens du terme. Je suis très intriguée et je me questionne. Je reste dans l’expectative et mon impression est très mitigée. Une fois refermé, je l’ai gardé longtemps dans mes mains pour analyser mes ressentis. Mes pensées se sont bousculées. Je n’arrive toujours pas à trancher: J’ai aimé le roman, l’histoire. Mais, je ne suis pas arrivée à faire la part belle aux personnages, même à Oscar et Rose. Un roman qui ne laisse pas indifférent, c’est sûr.

Ma note 15,5/20

ISBN 9782889490080   Ed. 5 sens   Broché 17,50€

à la Une

L’exilée – Virginie Vanos – 2016

4ème de couverture

Après la fin tragique de son meilleur ami, Marek , un jeune pédiatre timide et passionné, se lance à la recherche d’Alexandra, la femme qui fut l’ultime passion d’Axel.

Entre Genève et Bali, en passant par la Turquie et le Mexique, Marek tente de percer  les mystères de cette femme audacieuse et ambiguë, et de comprendre le lien étrange qui l’unissait à son ami. Au fil de voyages et des rencontres, Marek arrivera t-il à retrouver Alexandra?  Et celle-ci lèvera t-elle le voile sur la vraie nature de ses sentiments?

 

Mon avis

l'exiléeDire que j’ai voulu sortit de ma zone de sécurité! J’ai souhaité changer de registre. Eh bien, vous savez quoi? Je ne le regrette pas un instant. C’était un bon choix de ma part. L’exilée est un beau roman. Une belle histoire bien écrite. A la première personne. Ce qui facilite son identification au héros, Marek. On prend sa place tout naturellement.  Une recherche qui nous plonge dans les méandres d’un passé qui fut heureux mais mystérieux. Les chapitres sont courts et agréables à lire.

 Il s’agit de l’histoire d’une amitié. Une amitié entre hommes. Une grande amitié. Presque une fraternité. Une histoire simple d’une quête vitale. Amicale. Humaine. Je me suis retrouvée embarquée dans cette quête. A la recherche de la vérité.Vanos Vi. Une recherche faite de rebondissements, de douleurs cachées, d’âmes en peine. Le tout avec une forte impression d’attendre Godot. Une attente positive.

Marek, ce jeune médecin, essaie-t-il de faire le deuil d’une amitié? Va-t-il trop loin dans ses démarches? Que découvrira-t-il ? Cela valait-il la peine de remuer ciel et terre? Trouvera-t-il ce qu’il cherche? L’histoire ressemble à une fuite en avant. Au bout de soi. Au bout de la douleur. Au bout de la vérité. Le prix à payer  par Alexandra pour retrouver sa candeur. Son droit à la vérité. Son droit à être soi. Son droit à être vraie. En toute intimité.

vanos0 (2)Quand j’ai refermé ce livre, je suis restée rêveuse. Positivement rêveuse. C’est un très beau roman. Tout en douceur. Un roman subtile qui se déroule autour d’une énigme. Tout en finesse. Avec une sorte de tendresse envers les personnages principaux: Marek et Alexandra. Une histoire splendide. Un roman comme on les aime. Avec une fin qui surprend, mais qui génère une énorme tendresse. Une furieuse envie de materner les personnages. Quand j’ai refermé ce livre la seule chose que j’ai pu penser très fortement. Presque un cri. Un cri qui vient du cœur. Ce fut: « Bon sang! ». Vous avez compris, j’ai aimé. Tout simplement.

Ma note 17/20

ISBN 9782334060486 – Editions Edilivre – 128 p – 2016

Broché 13,50€

 

 

à la Une

Une autre couleur du bonheur – 2015 – Paule Auriane Ntchouadep

A la recherche de la vérité pour une re-naissance.

4ème de couverture

« Je ne savais pas comment réagir. Si je devais moi aussi quitter le domicile parental ou pas. Je ressentais plutôt le besoin de soulever ma mère du sol et de la consoler. En effet, je me rendais compte que je ne lui en voulais pas du tout, mais uniquement à la naturePaule auriane nt de m’avoir fait naître dans une famille comme celle-ci. En réalité, mes sœurs et moi n’avions pas la même vision du problème. Elles s’en prenaient à ma mère, tandis que j’aurais tous changé si la possibilité s’était présentée, mère, maison, sœurs.. ».

Après voir passé une partie de son enfance loin des siens, l’héroïne, une insouciante jeune collégienne  découvre le visage effarant de ses proches. Dans une société bien pensant, où les enfants n’ont pas droit à la parole, commence alors le chemin de croix de celle qui doit, pour survivre, juger ses parents.

 

Mon avis

Un grand plongeon dans la vie d’une famille, c’est ce qui vous attend en mettant le nez dans ce livre. Je pense qu’en lisant une autre couleur du bonheur, vous regarderez différemment les adolescents qui vous entourent. Comment comprennent-ils les actes des adultes? Eh oui, Messieurs et Dames, Tania, la jeune héroïne, décortique le monde autour d’elle. Ce monde qu’est sa famille. Une famille bizarre, atypique, normale, quoi! Vous allez faire une plongée vertigineuse dans son esprit, dans sa vie.une-autre-couleur

J’avoue qu’au début, j’étais aussi perdue que l’héroïne devant la découverte de cette famille qu’elle a longtemps idéalisé. D’une famille qu’elle découvre lors de vacances scolaires. Passer d’une vie ordinaire dans un milieu où tout parait simple à l’antre, que dis-je? à la dernière strate de la pauvreté.  On avance précautionneusement avec cette jeune adolescente. On découvre lentement chaque membre de sa famille avec ses traits de caractère qui lui sont propres.

Tout commence lentement, prudemment car on ne sait pas trop où on met les pieds. Puis, petit à petit, on va de découverte en découverte. La vie bascule du jour au lendemain. Comme le dit si bien un certain chanteur « on ne choisit pas sa famille ». Toutes les familles ont un cadavre dans le placard. Imaginez, alors, quand une famille est bâtie de plusieurs cadavres dans les placards. Les retrouvailles peuvent s’avérer difficiles et les découvertes de plus en plus déroutantes.

Paule AurianeChaque membre de cette famille est une blessure  ouverte qui complète le tout. Chacun vit cette blessure à sa manière et trouve en l’autre son exutoire. Pour ma part, je me suis attachée à Amavi, l’un des membre de cette famille brisée par les secrets. Elle est poète dans l’âme, aussi fragile que la Dame aux Camélias. Elle jouit d’une superbe philosophie, bien que la vie ne l’ait aucunement épargnée. Elle vit dans l’instant tout ce que lui offre la vie, en douceur, avec tendresse. J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce petit bout de femme, pétrie de bonté, d’empathie.

J’ai une véritable tendresse pour ce roman. Une adolescente qui raconte son histoire avec ses tripes. Les émotions sont intenses. Simplement intenses. Merveilleusement vivantes. C’est un cri d’amour. Un cri de haine. Une naissance. Une re-naissance. Un enfantement. Dans la douleur. Une extrême douleur. Tania doit grandir, avancer, en effeuillant un à un les secrets de famille. Tourner enfin la page. C’est un roman d’émotions fortes, entières. Un roman qui ressemble à la vie. Tout simplement.

Ma note 17/20

ISBN 9956429000279 – Editions Proximité – 148 p – 2015

Vente auprès de l’éditeur

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Les cercles de l’éternité – 2017 – Jean-Louis Ermine

Quand l’Humain recherche l’immortalité. Jusqu’où est-il prêt à aller?

4ème de couverture

Dans un  futur lointain, les hommes découvrent le secret de l’éternité, mais cette invention a un prix. La personne qui choisit de suivre cette voie entre dans un processus inéluctable de dégénérescence qui fait ressortir ses plus bas instincts. Le monde se divise alors, et se structure en « cercles », correspondant chacun à des stades de décadence plus ou moins avancés.

Face au déclin de l’humanité, le gouvernement cherche des solutions et finit par retrouver la trace d’un mystérieux scientifique dont les recherches sur l’immortalité auraient abouti. Laurie et Simon, deux marginaux que tout oppose, sont chargés de ramener le professeur et de redonner espoir aux habitants des cercles. Pour cela, ils devront s’aventurer au-delà des terres connues, là où la barbarie  a tous les droits.

Une chasse impitoyable est lancée  et les entrainera dans une véritable traversée des enfers. L’éternité leur réservera encore bien des secrets.

 

Mon avis

Comme d’habitude, quand je commence un roman, je suis en terrain inconnu. Avec les cercles de l’éternité, j’ai été servie. L’inquiétude est le premier mot qui me vient à l’esprit. Elle vous happe dès la première ligne. Vous découvrez un monde qui questionne. Un monde angoissant. Cependant, la curiosité prime. Vous suivez l’intrigue pas à pas. Le souffle court. Vous haïssez cet œil froid qui se délecte de la situation. Une situation ausunset-47247 ralenti qui se termine en apothéose. Bienvenus! Vous venez de faire connaissance avec un des cercles!

Puis, ce roman va crescendo. Le rythme est de plus en plus rapide. Vous n’avez d’autre choix que de suivre. Vous rencontrez Laurie et Simon, les deux héros, et vous ne pouvez que vous attacher à eux tant ils sont poignants, tant leur quête de survie dans ce monde de fous est prenant.

Jean-louis Ermine a une écriture facile à lire. Pour un matheux, je m’attendais à un roman plein de théorie, très carré, bourré de mots techniques. De la part d’un féru de maths, je pensais avoir droit à une histoire froide dans les mots, les situations.  Eh bien, non, non, non. Du tout. L’histoire est chaleureuse, pleine d’humanité, de chaleur humaine.  Les mots claquent, volent, s’adoucissent au rythme de l’histoire. Du purwarrior-1056727__340 bonheur! L’histoire tient la route. Oh que oui! La quête menée par les deux héros nous tient en haleine et nous les accompagnons volontiers dans leurs aventures. Cette histoire nous raconte jusqu’où l’homme peut aller dans sa quête de l’immortalité. Jusqu’au bout du sordide, de l’inhumain.

J’ai lu le livre d’une traite. A peine ouvert, impossible de le refermer. Il va vous prendre dans ses filets et vous allez adorer et en redemander, encore et encore. J’ai beaucoup de tendresse pour ce roman qui nous entraine dans un monde absolument terrifiant, un futur que l’on ne souhaiterait pas connaître, mais qui reste intriguant, envoûtant.

De l’action. Une belle histoire. Des personnages attachants. Tout est décrit en finesse. Une écriture très pointue. Les mots sont là pour toucher au cœur. Un roman terriblement réaliste et humain. Et cette fin, cette fin, cette fin… Une pure merveille. Totalement inattendue et profondément humaine. J’ai kiffé. Complètement.

Un roman à lire, à chouchouter, à conseiller. Un très beau roman. Ne vous privez pas.

Ma note 19/20

ISBN 9791023606966

Editions Publishroom

Broché 15€  Kindle 2,99€

à la Une

Un jour, un moment

C’est arrivé. Un jour. A un moment. Un moment furtif. Immobile dans le temps. Un temps furtivement lent. Furtivement long. Le genre de moment qui vous marque. Qui vous fait oublier l’instant. L’instant présent. L’instant important. Plus important que le souffle de la vie. Ce moment là….

clouds-21156__340C’est arrivé. Personne ne l’a su. Personne n’a voulu le savoir. C’est arrivé. Dans une indifférence générale. Un moment invisible. Lumineusement invisible. Bruyamment insonore. Un jour qui semble être comme un autre. Mais si unique. Si insaisissable. La nouvelle est tombée…

Une nouvelle incroyablement violente. D’une violence crasse. D’une violence sans nom.sunset-205717__340 Le genre de violence qui balaye tout sur son passage. Qui vous laisse à genoux. Sans voix. Sans souffle. Une tempête. Un raz de marée. Tout à été balayé. Emporté. Noyé. Brisé. Même l’horloge du temps. L’horloge de la vie.

Il s’en est allé. Il a tiré sa révérence. Il s’est enfui. Il a fui. Sur la pointe des pieds. Doucement. Sournoisement. Il s’en est allé. Laissant la place au silence. Au terrible silence. Silence de désespoir. Silence de culpabilité. Silence… Il n’est plus. Il ne sera peut-être plus. Pas la peine de le chercher. Il est resté introuvable. Il a louvoyé entre les moments de la vie. Il s’est éclipsé. Il s’en est allé, oubliant cette marionnette branlante de la vie. Il s’en est allé. Sans un regret. Sans un regard en arrière. Le bonheur….

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Divine Corruption -Tome 1 Déviance David & Alexandre Rousseau – 2018

4ème de couverture

Que devient-on à notre mort terrestre? Un paradis, un dieu aimant et bienveillant attendant patiemment notre venue, facétie ou vérité? Derrière la beauté se cache parfois la pire des cruautés.

Joseph est un soldat humain tricentenaire, ambitieux, à la recherche d’une opportunité rare, rejoindre la caste céleste. Pour ce faire, il entre au service d’un archange manipulateur et avide de pouvoir qui l’entraîne dans une course pour sa propre survie. Fier et déterminé, il accepte sans hésitation la tâche qui lui est confiée, loin d’imaginer toute la portée de cette décision

 

Mon avis

En ouvrant ce roman, j’ai plongé dans un monde que je n’imaginais pas. J’étais même à des lieues de l’imaginer. Ce qui est sûr, c’est qu’on rentre de plein pied dans l’histoire, dès la première page. Dans l’autre monde. Un monde que l’on souhaite ne jamais connaître. Qui frappe l’esprit dès le départ. L’horreur. Le cauchemar  dans toute sa splendeur. C’est ce qui, bizarrement, rend l’entrée en matière intéressante. La curiosité vous happe et vous fait oublier l’horreur du moment. Cependant, on se rend compte de cette horreur de la situation que très tard dans la lecture tant les mots sont bien choisis et que l’atmosphère n’est pas étouffante.rousseau (2)

Après cette entrée en matière, on entre dans l’histoire dans la foulée. Tout va vite et lentement. La suite de l’histoire se déroule avec beaucoup de beauté, d’imagination. Rien à voir avec le début. Ce qui est surprenant, c’est qu’on se laisse emporter dans cette quête du pouvoir avec presque de la tendresse pour les personnages dont les portraits sont si riches, si complets, si réalistes. Chacun d’entre eux est pourvu d’une âme, d’une ambition terriblement humaine. A tel point que l’on s’identifie à eux naturellement. Même les batailles pourtant si sanglantes sont d’une beauté à couper le souffle.

Les lois au début de chaque chapitre vous promettent un monde différent de celui visité et pourtant si complémentaire. Votre curiosité est, ainsi attisée et vous n’avez qu’une hâte: tout découvrir de ce nouveau monde et de son histoire.divine corruption

Selon moi, les derniers chapitres des romans démontrent les qualités d’un écrivain. Et ici, on est servi. La fin est terriblement tendre, humaine, vivante. C’est d’autant plus beau qu’il s’agit d’un roman écrit à quatre mains. A aucun moment, on ne s’en rend compte. Un seul esprit, une seule histoire. Et quelle histoire! A croire qu’elle a été écrite par des jumeaux monozygotes. Pourtant, bien qu’ils soient frères, David et Alexandre Rousseau ne sont pas jumeaux et encore moins monozygotes. Avec Joseph, La céleste, Thola et les autres, ils nous font passer un excellent moment dans leur monde des cieux.

rousseau (3)J’ai aimé. Que dis-je? j’ai adoré ce roman. Je m’y suis perdue avec bonheur. J’y ai été l’otage admirative et terriblement consentante des personnages, de leur histoire. Je recommencerai avec autant de plaisir. Quand j’ai refermé Divine corruption, mes premiers mots ont été « oh, bon sang, oh mazette ». En général, quand je dis ça, c’est que la bavarde que je suis se retrouve muette de bonheur. Un livre à lire, à conseiller tant il est beau. Tant il est bon. A lire tout simplement

Ma note 19/20

ISBN 9781980500124 – 305 pages – Editions Amazon

Broché 16€

E-Book 4,99€

Points de vente: Amazon KDP Kobo, divinecorruption.fr

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Moi, la dyslexique…

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Un jour, parmi tant d’autres, j’ai rêvé d’écrire. J’étais bien jeune. juste rêvé. D’un livre. D’une histoire. Peu importe l’histoire. Juste une écriture. J’avais six ans et la vie devant moi. Je ne me souviens plus de cette histoire. Peut-être sur la danse. Le chant. Les contes. Ils étaient mes désirs les plus fous. Je l’ai écrite, cette histoire. Avec ma dyslexie. Mon cerveau qui butait sur les lettres, les mots. Mes lettres absentes ou totalement déformées. Mes mots hachés. Incompréhensibles. Mais je l’ai écrite mon histoire. Elle ne ressemblait à rien. Elle était tout pour moi. J’avais six ans. J’ai toujours continué. Persévéré. Rêvé mon rêve…J’ai écrit mon premier livre. J’y suis arrivée. Moi, la dyslexique!

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Noosphère – Audrey Pleynet – 2017

4ème de couverture

Et s’il suffisait de formuler une question dans son esprit pour en connaître immédiatement la réponse? Acquise par l’humanité du jour au lendemain, cette nouvelle faculté qu’on appelle rapidement Noosphère bouleverse les sociétés: Essor technologique époustouflant, avancées médicales révolutionnaires, effondrement de certains gouvernements corrompus, fin des élites intellectuelles… Au sein du laboratoire du gouvernement français, Inès Amnel tente de percer le mystère de la Noosphère. Malheureusement, s’attaquer à ce phénomène si absolu a des conséquences désastreuses pour le futur de l’humanité. mais, des années plus tard, une anomalie apparaît , qui peut tout remettre en cause. Inès se jure alors de protéger la Noosphère coûte que coûte.

 

Mon avis

J’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre en lisant ce roman. La surprise a été totale et agréable. A ceux qui ne le savent pas, je ne lis jamais les quatrièmes de couverture, ni les résumés. J’aime maintenir le suspens jusqu’au moment où je me plonge dans un livre. Donc, comme je disais, j’ai été ravie par ce beau roman. J’ai adoré et c’est peu dire. Le sujet est tellement actuel en ce début du 21ème siècle et face à l’essor des nouvelles technologies telles que l’Intelligence artificielle, entre autres.Noosphère

Dès les premières pages, Audrey Pleynet nous transporte dans un monde scientifique en douceur. L’ennui n’est jamais au rendez-vous. Le rythme est très soutenu et on se retrouve embarqué, avec bonheur, dans cette intrigue, sans même s’en rendre compte tant le style est tout en subtilité.

Les questions fusent. Noosphère nous questionne en même temps que Inès. Le monde est-il prêt à recevoir des connaissances d’une telle importance? Ces connaissances peuvent-elles être mises entre toutes les mains? Quelles conséquences pour l’Humanité?

Audrey Pleynet.txtLa plume est légère, naturelle et toute en sensibilité. L’âme humaine est décortiquée et mise à nu, ainsi que la relation humaine. La lecture se fait sans difficultés. Dès la première ligne, l’attention est captivée et l’on a du mal à lâcher ce roman. Eh oui, Messieurs-Dames, Je vous préviens: Noosphère se lit d’une traite. Il n’y a pas de temps mort. Le suspens est présent dès la première ligne et dure jusqu’à la dernière. Le dénouement nous tient en haleine et en refermant Noosphère, on se rend compte qu’on a retenu notre souffle tant la finale était en apothéose. Ce roman est digne des plus grands films d’action américains.

N’hésitez pas. Si vous avez envie de suspens, d’intrigue, de lecture agréable et rythmée, je vous conseille NOOSPHERE. Audrey Pleynet vous fera passer un agréable moment en compagnie d’Inès, Hervé, Matt, Francis et les autres. Vous ne le regretterez pas.

Ma note 18/20

Noosphère – ISBN 9781521884416 – septembre 2017 – Amazon

format Kindle: 2, 99€

Format Broché 14,99€