Publié dans romans, science fiction, Saga

Trahisons Mémoires d’un veilleur – Louise Morens – 2019

Quatrième de couverture

Lors d’une mission anodine, Jack disparait sous les yeux de sa femme et d’Alex. Après avoir été contrainte d’observer le passé tragique de son mari, Solène revient sur la Terre où elle dépérit un peu plus chaque jour. Jack réapparait le soir de son anniversaire, mais, c’est Alex qui disparaît alors… Qui s’opiniâtre à détruire la santé mentale de Solène et surtout pourquoi? Les enfants Cooper accepteront-ils les décisions de leurs parents et leurs implications? La quête de vérité des Veilleurs révèlera des trahisons et de lourds secrets. La jeune génération saura t’elle les aider  et les soutenir?

Chronique

Rester en alerte et curieux de tout, c’est la routine pour un veilleur. Alors, quand un vaisseau se trouve au mauvais endroit, au mauvais moment, il est normal que les Veilleurs se posent des questions. Que fait-il là? D’où vient-il? Qui est le pilote? Et c’est le début d’une longue et haletante aventure pour Jack, Solène, leur entourage, leurs amis.

A peine le temps d’ouvrir le livre et nous entrons de plein pied dans l’aventure. Pas de temps mort. L’aventure nous ouvre les bras. Et ce, jusqu’à la dernière ligne. Solène et Jack sont éprouvés dès le début. Sont-ils vraiment ciblés? Pourquoi? Leurs enfants sont-ils à l’abri? Comment les protéger? Nous ressentons leur angoisse, leur peur pour leurs enfants. Pourront-ils les protéger encore longtemps? Qui leur en veut autant?

Trahisons Mémoires d’un Veilleur. Le titre nous annonce ce à quoi Solène et Jack devraient faire face. Nous assistons à des batailles de haute voltige à travers les mondes. Nous assistons aussi à des moments de tendresse intenses. Des moments de vie intense qui nous permettent de reprendre un peu notre souffle dans cette lecture prenante et addictive. Une lecture riche en rebondissements qui nous tient en haleine et attise notre curiosité. Nous vivons des moments forts jusqu’à la dernière ligne en espérant que le mot « fin » n’est qu’illusoire.

Note 19/20

9789523403987    Editions Atramenta    Collection Science Fiction   365 p.     15€

 

 

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Publié dans thriller, policier, Jeunesse

Pris au piège – James Ponti – 2019

Quatrième de couverture

Quand ils ne sont pas au collège, Florian et Margaret, douze ans, font équipe auprès de Marcus Rivers, leur mentor au FBI, pour résoudre des affaires délicates grâce à leur technique éprouvée d’observation et de déduction: le GRATIN. Et quand Marcus est accusé d’espionnage, le sang des deux inséparables limiers ne fait qu’un tour: ils doivent tout faire pour innocenter celui qui, au fil de leur collaboration, est devenu leur ami. Les voilà donc embarqués dans une nouvelle enquête qui les entraîne dans les couloirs de la Bibliothèque du Congrès. Ils n’ont en effet qu’une seule idée en tête: « gratiner » à tout va, pour percer les secrets du passé de Marcus. Se pourrait-il qu’un ancien espion russe se cache parmi les connaissances de leur ami? Et qui pourra les aider? Le temps est peut-être venu d’une découverte capitale pour nos enquêteurs de génie!

Chronique

Deux enfants de douze ans, apprentis détectives et agents du FBI. Non, vous ne rêvez pas. Un bon point pour eux pour être de parfaits espions. Qui se méfierait de deux enfants? C’est connu, un enfant ne peut pas être un espion ou un détective! En attendant, ils ont une mission qui leur tient à cœur: blanchir leur chef. Comment faire? A cet âge, a-t-on les capacités de s’extraire du panier de crabes qu’est le monde de l’espionnage?

Pris au piège fait partie d’une trilogie et les livres se lisent séparément les uns des autres. Entre courses poursuites, ruses, pièges tendus et espions de toutes sortes, nous suivons nos deux limiers dans leur enquête secrète. Comment faire pour découvrir les espions? Comment enquêter sans se faire remarquer? Un sacré casse-tête pour Margaret et Florian. Deux enfants dont la curiosité est un grand atout. Comment démontrer que leur chef est innocent? Comment démontrer que les accusations sont fausses?

Nos deux héros se lancent dans une enquête tambour battant avec la fougue qui caractérise leur jeune âge. Ainsi que l’innocence qui les caractérise et facilite leurs recherches. Nous les accompagnons dans cette enquête. Une enquête où tout le monde parait suspect. Peut-on être au collège et au FBI en même temps? C’est avec curiosité, avec une lecture addictive que nous suivons les péripéties de nos deux agents secrets.

Note 17/20

9782330124434   Editions Hélium   400 p.   14,50€

 

Publié dans autobiographie, récit, romans

Zwazo – Gerry L’Etang & Victorien Permal – 2019

Quatrième de couverture

Cet ouvrage est le récit de vie d’Antoine Tangamen, dit Zwazo (1902-1992). Sa compétence en matière d’hindouisme à la Martinique en fit l’interlocuteur principal de ceux qui s’intéressaient à cette religion. De ceux qui, ethnologues ou non, pressentaient qu’avec lui disparaîtrait tout un monde. Et surtout de ces dévots qui se pressaient la semaine devant sa porte pour le prier d’organiser leurs cérémonies. Car le dimanche, quand s’arrêtaient les tambours cultuels, l’homme dialoguait avec des dieux. Il a également vécu un siècle de reconfiguration hindoue, de condition indienne, de créolisation indienne dans un espace plantationnaire, une habitation du nord de l’île dont il fut un rouage essentiel: un commandeur, contremaître des récoltes de canne à sucre. Grand témoin d’un siècle et de ses mutations, il nous laisse ce document.

Chronique

Antoine Tangamen dit Zwazo. Tout un poème. Toute une histoire. Toute une vie. Dépositaire du culte hindouiste martiniquais. Dépositaire de l’histoire des indiens sur cette île. Quelle est son histoire? Comment sa famille est-elle arrivée sur cette île? Comment les indiens ont-ils vécu leur exil en terre étrangère? Quel héritage Zwazo laissera t-il à ses concitoyens?

Zwazo nous transporte dans l’histoire d’un peuple au lendemain de l’abolition de l’esclavage. Un peuple qui, croyant aux mensonges de travail facile, fut enlevé, parfois, transporté, souvent, vers l’eldorado antillais. Eldorado qui se révélait être un enfer sur terre. Un peuple isolé, par la langue, par la religion, par les rituels, sur une île qui ne l’acceptait pas. Un peuple qui ne souhaitait qu’une chose: survivre, et si possible, retourner dans son pays couvert d’or et de gloire.

A travers la vie de Zwazo, défile l’histoire de la Martinique. Une histoire racontée du point de vue d’un Indien dont les origines se perdent de l’autre côté de l’océan. Nous découvrons le racisme anti-Indien qui fut très violent pour ces derniers. Au fil de la lecture, nous suivons l’évolutions sociale, religieuse d’un peuple, d’une île. Une île que Zwazo connaissait sur le bout des doigts. Une île dont il sera la mémoire des rituels indiens. Il sera la mémoire religieuse indienne. Il sera la mémoire de la Martinique. Tout simplement. Une histoire ilienne à laquelle il participera, parfois malgré lui. Nous découvrons dans une lecture fluide, la vie d’un homme financièrement d’une pauvreté sans nom. Mais un homme d’une grande richesse culturelle, religieuse, cultuelle. Cet homme fut le dépositaire-témoin de tout un peuple. Celui de l’Autre bord. Celui du pays de ses parents. Il s’appelait Antoine Tangamen dit Zwazo.

Note 18/20

9782357204157    HC Editions      144 p.     12,50€

 

Publié dans Contemporain, romans, thriller

Les mascarades – Véronique Findling – 2018

Quatrième de couverture

Xavier, jeune diplomate ambitieux, est conseiller à l’ambassade de France à Tirana, en Albanie, dans les dernières années de dictature d’Enver Hoxha. Pour oublier les traumatismes de son passé, il persuade son foyer recomposé de jouer la comédie des apparences. Les mensonges protègeront-ils cette famille de l’explosion? Quel rôle jouera Andry, l’attaché culturel d’origine malgache? Sera t-il un grain de sable qui enraye une mise en scène fragile ou au contraire son ange gardien? L’auteur donne vie à des personnages profondément attachants ;  une fine analyse psychologique, s’incarne dans un contexte social et géopolitique réaliste et original. Trahisons, ambitions, amour, sincérité et mensonges tissent une intrigue aussi captivante que bouleversante.

Chronique

Deux âmes blessées qui se rencontrent. Après les confidences, la vie commune. C’est la routine, dira t-on. Peut-être, peut-être pas… Un déménagement à l’étranger. Une famille recomposée qui fait semblant d’être unie par les liens du sang. Une famille qui fait fi du passé et tente de s’engager dans le présent vaille que vaille. Cette façade se fissurera t-elle un jour? Les enfants arriveront-ils à garder le secret? Par ailleurs, ce secret ne sera t-il pas trop lourd pour tous dans un pays communiste? Pourquoi tant de secrets?

Les mascarades nous entraine dans la vie  les aventures d’une famille dans une Albanie communiste. Un pays où la dictature imprègne la vie de tout un peuple et où tout étranger est sous surveillance. Au fil des pages, se dessine une famille loin d’être idéale. Une famille qui frôle la bizarrerie. Une certaine fragilité s’installe ostensiblement. Des questions assaillent le lecteur qui se sent pris de doute. A tort ou à raison?

La vraie vie peut s’inviter dans une vie inventée. Elle y fait un tour et bouleverse tout. Surtout les humains. Ainsi, Xavier, Juliette et leurs enfants en font-ils l’amère expérience. La vie, la vraie, nous englue dans cette histoire que nous suivons avec anxiété. Avec angoisse. Que réserve l’avenir à cette famille? La vraie vie fera t-elle éclater la vérité? Comment s’organisera la famille sous les coups de la réalité? Se relèvera t-elle? Peut-être. Fera t-elle face? C’est possible.  Rejettera t-elle tout le reste? Sûrement. Surtout les mascarades.

Note 16/20

9782343157337    Editions l’Harmattan   Collection Ecritures   256 p.   22€

 

Publié dans BD, Comics, Erotique, Fantastique

Ember la chaleur du phoenix – Christian Zanier – 2019

Quatrième de couverture

Victime d’un terrible accident aérien, EMBER renaît de ses cendres, tel le phoenix, dotée de pouvoirs surnaturels. Cette super héroïne sexy et ultra chaude, à maints égards, ne se prive pas de faire tomber le costume dès que l’occasion se présente….

Chronique

Hum! J’ai failli réviser ma méthode pour choisir un livre, à savoir faire le choix en fonction du titre ou du nom de l’auteur. Quand j’ai reçu cette bande dessinée, j’ai éclaté de rire. Je pensais recevoir un roman. Bref! Un comics érotique! Une découverte, une superbe surprise à sa réception. Comme d’habitude, j’ai craqué sur le titre et… surprise! Cependant, une histoire qui tient la route. Connaissez-vous beaucoup de héros qui reviennent à la vie pour se battre contre… sa famille? Ben, moi non! Eh oui, une héroïne habillée sexy et qui a une superbe énergie pour se battre.

Ember la chaleur du phoenix est réservé à un public averti. Notre héroïne va devoir sauver le monde avec des arguments convaincants.  Au  vu de son ardeur au  combat et à faire parler les plus récalcitrants, ne serait-il pas plus simple qu’elle intègre les services secrets? Qu’elle devienne détective privée? Ce qui est sûr, c’est qu’elle sait se faire entendre, même des généraux les plus butés. Et pour cause…

Ember la chaleur du phoenix nous parle d’une femme de caractère et bien dans sa peau. Une femme pour qui tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. Seule épine au pied: sa famille. Entre batailles d’enfer, trahisons  et sexe, Ember fait tout son possible pour remplir son contrat.

Note 16/20

9782359541465    Tabou Editions    Comics BD     184 p.    19€

 

 

Publié dans Jeunesse, Polar, thriller

La maison dorée – Nicole Chappe – 2017

Quatrième de couverture

D’où vient ce mystérieux message collé sur le parapluie de Flo, à son retour de collège? Intriguée, elle se confie à son amie Elsa. Toutes les deux décident d’en parler à Max, un passionné des codes secrets. Lui seul peut les aider! En un éclair, l’énigme est résolue cependant une question demeure: s’agit-il d’un simple jeu ou d’une histoire sérieuse? Les jours suivants, Max se fait silencieux… Le bout de papier n’a pas dit son dernier mot: Il conduit Flo et ses amis à la Maison des Bulles où une inconnue leur raconte une étrange histoire: un chercheur vient de faire une découverte géniale mais des voleurs sans scrupules l’ont dépouillé de sa dernière trouvaille. Voilà les nouveaux amis prêts à braver tous les dangers pour aider l’inventeur à retrouver ce qui lui appartient. Mais l’affaire n’est pas simple n’est pas simple et ils vont de surprise en surprise… Parviendront-ils à atteindre leur but?

Chronique

Un jour de pluie. Un message codé qui semble tomber du ciel. Enigme? Jeu de geek? Bout de message? C’est le début de l’aventure pour Flo et ses amis, Max et Elsa. D’où vient ce message? Doit-il être pris au sérieux? Une recherche qui pourrait s’avérer dangereuse. Pourquoi ne pas garder le secret? Et s’il y avait des espions? Malgré leur peur, les amis s’interrogent sur l’origine de ce mot et sont décidés à tout découvrir.

La maison dorée est une enquête très troublante. Presque secrète. Faite par de jeunes adolescents stimulés, intrigués par un bout de papier et un rébus. C’est un thriller prenant qui entraine ces jeunes gens ainsi que nous dans une enquête trépidante. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages et le suspens s’invite jusqu’à la dernière ligne. Il y a tout pour plaire: un savant bizarre, une invention incroyable, des voleurs anonymes et mystérieux.

La maison dorée nous fait retrouver notre âme d’enfant ou d’adolescent. Au choix. Pour notre plus grand plaisir. Nous nous surprenons à déchiffrer le message et à tourner les pages silencieusement pour ne pas être imprudents. Une lecture qui se fait tranquillement et nous ne posons le livre qu’une fois avoir terminé. Les personnages sont parfois atypiques, mais si plaisants. Tous ont en tête un mystère: celui de la maison dorée.

Note 17/20

9782889490226    5 sens Editions     128 p.    12,40€

Publié dans policier, thriller

Et tout sera silence – Michel Moatti – 2019

Quatrième de couverture

Grand Londres, hiver 2019, Anna Kaczor est retrouvée assassinée à coups de tournevis et tout le monde s’en fout…Jusqu’à ce qu’on découvre que la jeune femme a été impliquée dans un scandale politico-sexuel retentissant. Dès lors, la police et la presse se jettent sur l’affaire dans une grande confusion. Et Lynn Dunsday, web-reporter aux méthodes expéditives et à la plume aiguisée, décide de remonter la piste. Débute alors un terrifiant voyage entre Londres, l’Italie et le Nord de la Pologne, où des femmes sont recrutées par des organisations criminelles dont la violence est sans limites. Convoyées comme des marchandises vers l’Europe de l’Ouest, elles y nourrissent de vastes réseaux de prostitution…

Chronique

Une histoire trop connue à travers le monde. Malheureusement. Une belle promesse d’emploi. Un rêve à réaliser. Le désir d’avoir une vie professionnelle pour s’en sortir. Le rêve qui prend l’eau. Une grande déchéance. Et c’est le monde qui s’effondre sur les trottoirs des belles villes occidentales. Promesses oubliées. Rêves violemment foulés au pied. Ecrasés par la libido des clients. Une histoire sordide. Une histoire qui a brisé de nombreuses femmes. Malheureusement. Le pire étant quand ces femmes deviennent la proie de tueurs. Tel est le destin de nombre de ces femmes qui avaient un rêve. La mort croise souvent leur route, tel Anna Kaczor, sacrifiée sur l’autel de la Traite Humaine.

Tout commence par un voyage hors norme que nous suivons au fil des pages. Nous assistons à leur destin brisé, aux violences subies pour les soumettre. Michel Moatti en parle avec une telle humanité que nous ressentons profondément la détresse, la peur de ces femmes. Nous vivons chaque instant de leur chienne de vie jusqu’au jour où un inspecteur se penche sur leur corps meurtri. Tel Andy, Inspecteur du Crime Command et son amie Lynn, journaliste.

Et tout sera silence, un roman policier profondément humain dont le récit fait froid dans le dos. Chaque mot, chaque page est si proche de la réalité de ces femmes que nous ne regarderons plus jamais ces femmes de l’ombre, ces femmes-objet de la même manière. La vie de ces jeunes proies se lie à celle de l’inspecteur et de son amie, rendant le récit vivant. Vivant de force. Une force d’horreur. Une horreur tue par la peur. Une peur qui fera dire avec culpabilité et tout sera silence.

Note 19/20

9782357204737   HC Editions     320 p.    19€

 

 

 

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Les Editions d’En Bas

Créées en 1976 par Michel Glardon, les Éditions d’en bas se sont imposées depuis lors comme une maison au profil affirmé, aspirant à donner la parole aux « exclu-e-s » de tous bords et à développer de nouveaux regards sur la vie politique et sociale contemporaine.

En cliquant sur le logo vous accédez au catalogue. Bonne découverte!

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Publié dans Maison d'édition

Editions Zinedi

Pourquoi ce nom de « Zinédi » ? parce que notre maison, qui a vu le jour en 2002 ne publie que des inédits… question de liaison… non dangereuse. Zinédi a pour ambition de faire découvrir des auteurs de langue française dans le domaine de la fiction pourvu que les textes soient de qualité, qu’ils soient inédits et qu’ils emportent notre enthousiasme. Généralistes, curieuses, les éditions Zinédi choisissent les livres qu’elles publieront au gré de l’émotion, de la joie, de l’étonnement, du plaisir qu’ils auront suscités auprès de leurs premiers lecteurs.

En cliquant sur le logo, vous avez accès directement au catalogue. Bonne découverte!

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Publié dans Contemporain, romans

La jumelle qui dansait au milieu du jour – Chantal Danjou – 2019

Quatrième de couverture

Un secret de famille brutalement révélé bouleverse le destin d’une jeune femme. Seule la redécouverte des paysages de son enfance permettra à la narratrice d’apprivoiser sa propre histoire, de capter la lumière au-delà de l’obscurité. Gagnant son « toit du monde » sur les berges du lac de Charpal, elle saura abolir les frontières régionales pour un cheminement plus universel. A la recherche de la vérité et aux questions de la première partie, luxuriante pureté, une autre « vérité » sur l’inceste: un univers et une expérience oniriques, apparemment plus légers et joyeux, qui pourraient cependant faire basculer dans une utopie sur la pureté. C’est alors que, venant de l’autre côté du monde, défrichant la jungle du désir, surgit le contrepoint amoureux et humanisant.

Chronique

J’avoue que le début de lecture a bien été déroutant. Avec une impression de lire plusieurs histoires à la fois. Etre mère, un superbe moment dans la vie de la plupart des femmes. Pour certaines, c’est un calvaire et le vol de sa propre liberté. Un véritable pied de nez à l’instinct maternel. Et voilà une mère qui prend la poudre d’escampette, abandonnant sans vergogne un père et sa fille. Elle s’enfuit pour partir loin. Très loin. Sans remords. Est-ce si facile?

La jumelle qui dansait au milieu du jour est un roman déroutant. Un roman qui laisse le lecteur dans l’expectative. Nous entrons dans le monde des taiseux. Dans le monde des secrets de famille. Quel est celui de cette famille? Se taisent-ils par nécessité ou par peur? Rien à voir avec les traditions. Tout à voir avec l’horreur. L’indescriptible. L’innommable. Comment vivre avec un tel secret? Peut-on vivre normalement une fois que l’on sait?

La jumelle qui dansait au milieu du jour est un récit à la première personne. Un récit qui, loin de nous faire entrer de plein pied dans l’histoire, fait de nous des témoins qui écoutent une confession. Des témoins gênés par une confession qui n’en finit pas d’arriver. Les protagonistes sont-ils voués à une damnation éternelle? La vie peut-elle reprendre sans conséquences? En refermant ce livre, nous avons encore plus de questions qu’au début de la lecture. Très intriguant.

Note 15/20

9791030902020   Editions Orizons   Collection Littératures   170 p.   18€