TAPKAL le royaumes des nuages – Isabelle Hoarau-Joly – 2018

Quatrième de couverture

Tragédie créole mettant en scène les derniers esclaves marrons réfugiés au pied du Grand Bénare dans le cirque de Cilaos, du temps de l’île Bourbon. Ode à la liberté, cette pièce de théâtre est aussi le cri du cœur  d’une auteure engagée à défendre les droits des femmes réunionnaises et dénoncer les violences commises envers elles encore aujourd’hui.

Mon avis

tapkal résumLEnfin un livre écrit, AUSSI pour les dyslexique. Cela fait du bien. Du théâtre. Des chants. De la poésie. Ensemble. Pour une même histoire. Pour un même retour à l’histoire. L’histoire des marrons, esclaves réfugiés dans les hauteurs de Cilaos (île de la Réunion): le peuple des nuages. Zahira s’apprête pour la fête de la moisson, sans savoir que sa vie va basculer. N’ayant pas connu l’esclavage, elle doit faire face à son destin. Se battre pour gagner sa liberté en tant que femme. Le destin de toutes les femmes réunionnaises car « la paix suffit rarement au bonheur de l’homme« . Mais, Sangamore, la laissera t-il faire, lui qui pense que « les femmes ont besoin d’être dominées« . Cet homme n’a pas compris « qu’une femme se séduit, se charme et ne se contraint pas« . Quel sera le destin de cet amour à sens unique? Vivra t-il ou sera t-il voué au néant?

Le destin des femmes réunionnaises sera t-il celui de Zahira, princesse des nuages? Cestapkal femmes succomberont-elles toujours sous le joug d’un homme « dominateur, car méprisant la femme, refusant de quérir son cœur« ? Les réunionnais subiront-ils le même sort que Sangamore, amoureux transi? Ils semblent avoir oublié que « l’amour se mérite, il se noue pas à pas« . La quête de liberté des femmes, en général, est-elle « en avance sur notre temps« ?

Tapkal le royaume des nuages est une délicieuse pièce de théâtre qui nous régale à chaque mot, à chaque scène. Une pièce  qui se lit d’une traite. Superbe de force, de message pour la condition féminine. Tapkal le royaume des nuages  fait réfléchir à la capacité qu’a l’Humain à se battre pour ses idées. Cependant, face à l’inéluctable, saura t-il faire le bon choix? L’avenir des réunionnaises en dépend. Leur vie aussi.

 Ma note 17/20

9791092429169   Editions du 20 décembre  77p. 12€

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Paris-Conakry – Valentine Morning & Jean-Pascal Ruiz – 2017

Quatrième de couverture

Une mère sculpteur aimante et loufoque, un meilleur copain aveugle qui devine tout avec son cœur, un vide à la place du père… Telle est la vie d’Hugo, jusqu’à ce qu’une jeune fille aux tresses perlées entre dans sa vie, par un jour de soleil, dans un square de Paris.

Mon avis

Une belle histoire. Une tendre histoire. Celle d’une amitié. Celle d’un amour. Deux jeunes hommes si différents et si proches qui vivent leurs premiers émois amoureux. C’est si beau d’éprouver ses premiers frissons d’amour, ses premiers doutes. Sa première folie d’amour. Si pour l’un l’amour coule en douceur, pour l’autre, l’amour n’est pas un long fleuve tranquille. Comment va t-il la vivre? Que se passera t-il? Eh oui, pour Hugo, la vie va basculer. Et à quel point!

Comme toute histoire d’amour, il y a un moment poignant. Celui où la séparation, la distance s’installe dans un duo amoureux. Quell folie! Quelle faiblesse! Quelle force! Comment agir? Comment survivre à ce moment douloureux? Qu’est prêt à faire Hugo? Que faire quand la douleur, puis le doute s’installent? Ces amoureux contemporains se retrouveront-ils?

Paris-Conakry est écrit avec la légèreté, l’innocence de l’amour. Les mots glissent sur la page. Les chapitres sont courts et nous apprécions cette lecture délicate. Une lecture qui se fait d’un trait et qui n’ôte rien au plaisir éprouvé. C’est un beau roman qui rappellera de tendres souvenirs à de nombreux lecteurs. Un roman d’une forte tendresse.

Ma note 16/20

9782377630134  Yaka Books Editions  193 p. 2€

 

Un an, déjà!!!

cropped-shell-386613__3403.jpgAujourd’hui est un jour spécial pour moi. Pour vous. Pour « Les Chroniques de Lee Ham« . En effet, il y a un an, je sortais timidement ma première chronique, torturée par le doute et ne sachant pas si l’idée était bonne. Les doutes sont toujours là, concernant mes écrits.1450792_10152013230694860_1581605880_n Cependant, vous m’avez offert votre confiance et votre bébé (votre livre). Pour certains, cette confiance a été renouvelée à plusieurs reprises. Je vous dis merci. Merci de m’avoir permis d’entrer dans vos mondes. Vos rêves. Votre imaginaire.

Aujourd’hui, je regarde le chemin parcouru. Je me retourne et je vois la route, notre route, pavée de lectures de toutes sortes. De commentaires enrichissants. Que de livres lus! Quels moments de bonheur! De rêve! D’évasion! Aujourd’hui, je n’ai qu’un mot, si simple,  si faible, si fort, qui représente ma gratitude envers vous: MERCI!!!!

Maman, lève-toi et marche – Chadi Bouhafs – 2018

Quatrième de couverture

A travers ce récit, l’auteur rend hommage à sa mère dont le chemine a croisé celui d’un mari tyrannique et bigame. Celle que le destin n’a pas ménagée et pour qui « la thérapie par la plume » fut le seul exutoire à une existence dramatique et tumultueuse. Au fil des pages, s’élève le cri de détresse d’un auteur  face à une société figée et qui refuse de quitter un navire qui coule. Issu d’une famille nombreuse et modeste, disloquée une première fois par la guerre d’Algérie, puis par la violence d’un père despotique, l’auteur libère la mémoire de sa mère, figure remarquable, image emblématique de la condition féminine.

Mon avis

Maman, lève-toi et marche - Chadi Bouhafs1962, la fin de la guerre d’Algérie. L’enfant prodigue est attendu de tous. Sauf de sa femme. Pourquoi? Que redoute t-elle? D’où lui vient cette sourde angoisse? Est-ce l’annonce d’une probable seconde épouse? Sa terreur sans nom ne relève t-elle pas autre chose? Le pire? La vie d’une famille bascule au plus profond de la violence. Avec la bénédiction de la société. Une société érigeant cette violence comme moyen d’éducation. Une violence sociale. Keltoum est l’étendard de cette souffrance larvée au sein des foyers, des cœurs. Combien de femmes vivent cet enfer au vu et au su de tous? pire, dans une indifférence socialement légitimée?

Avec Maman, lève-toi et marche, nous entrons dans le quotidien d’une famille . Une

Maman, lève-toi et marche - Chadi Bouhafs

famille traumatisée, maltraitée par une personne. Un homme roi en sa demeure. Demeure où vivent deux épouses que le sort a lié à un même homme. Deux épouses égales dans les coups et les insultes. Ces deux femmes se haïssent et pourtant leur destin est lié. Par la douleur, la peur, mutiques face à tant de violences. Deux femmes dont la progéniture sera marquée à vie, au fer rouge, par cette violence cataclysmique. Des enfants qui font partie des dégâts collatéraux, victimes innocentes  de ce diktat de la crainte, des coups. Mais, des enfants et des épouses résilients.

En refermant Maman, lève-toi et marche, on ne peut s’empêcher de penser à toutes ces femmes, à tous ces enfants dont le quotidien est un enfer. Dont la maison est une totale insécurité. Dont le quotidien est fait de larmes, de terreur, de violence inouïe. Cependant la force de cette famille est là, présente, dans  une résilience très forte, malgré les séquelles. Une résilience qui peut finalement mener à un apaisement. Mais, à quel prix? A quel moment? Un roman écrit avec tendresse. Douloureusement beau. D’une beauté machiavélique. D’un espoir fou. Rédemption? Merci aux Editions du Panthéon pour m’avoir permis de faire une si belle lecture.

Ma note 16/20

9782754742245  Ed. du Panthéon 15,90€ (broché)  163 p.

SABADAÏ- Mignar Adamson – 2018

Quatrième de couverture

Sabadaï ou le démon qui rêvait du Paradis est l’histoire du démon Sabadaï qui, au crépuscule de sa vie, revient sur les faits qui l’ont marqués. Il émergea du cinquième cercle de She’ôl, celui de la colère qui était depuis toujours gouverné par Zaa’me, ange déchu suite à la Bellum Prima. Cette guerre aux origines du temps qui déchira Eden et se conclut par le bannissement d’Adam, Eve et de nombreux anges, à la suite de Hêylêl.

Comme toutes les créatures immatérielles, il lui fallut trouver un réceptacle pour son essence. Cette tâche bien que triviale lui permettra de se forger une terrible légende de Violeur de Réceptacle puis de Tueur d’Anges. Sa renommée sera telle  que Zaa’me, lui-même, le fera convoquer pour lui confier une mission d’importance vitale pour She’ôl: ralentir l’effort de guerre d’Eden. C’est donc sous les traits parfaits d’un Marche-Ombre et armé de ses terribles compagnes Fléau des Âmes et Ravages, qu’il accomplira sa destinée.

Mon avis

Le ton est donné dès les premiers mots. Le monde s’écroule. L’enfer hérite d’un démon: Sabadaï. Son arrivée est digne de son rang. Fort de son destin, nous l’accompagnons dans un périple qui devrait forger sa vie. Sabadaï est écrit comme un poème, un chant scandant une destinée hors norme. Un poème sans fin. Horrible. Effrayant. Mais si tentant. Si addictif. Les mots se posent d’abord délicatement. Puis, ils explosent dans un artifice de sens que l’on  ne cherche pas à retenir: Curiosité, peur, dégoût, et  autres. Mignar Adamson a une écriture sublime qui rend la lecture agréable et nous transporte sans peine dans son monde.

Sabadaï nous aspire dans sa vie qui n’a rien de féérique. Dans son abominable vie qui peut nous crisper  et nous faire grincer des dents.  Un monde où nous plongeons avec une sorte de douce culpabilité. Ce qui ne nous empêche pas d’en redemander, de tourner la page avec frénésie pour connaître la suite. A aucun moment ne nous vient l’envie de fermer le livre malgré la dureté de certaines scènes. Au contraire.

Sabadaï est un démon et nul ne peut le nier. Cependant, nous nous surprenons à éprouver de la sympathie pour cet hère sans âme et bouffi de colère. Oui, je dis bien sympathie car il a une vie de démon somme toute normale et comme tout un chacun, aspire à s’élever socialement. Qui ne rêve pas de grimper l’échelle sociale? Comment expliquer que l’on a de la sympathie pour un démon? Pourtant, c’est le cas, tant les mots sont beaux, vrais, humains. Profondément. Sincèrement. Telle est la plume de Mignar Adamson pour nous raconter son démon Sabadaï. Lisez-le et vous comprendrez. Un superbe roman.

Ma note 18/20

 

 

La mort des colombes – Carmine Strangi – 2018

Quatrième de couverture

Dans l’Afrique d’aujourd’hui, un village administré par les sœurs de l’Ordre de la Rose de San Angelo est attaqué par un groupe de mercenaires à la solde d’une organisation mafieuse qui, après avoir tué, pillé et violé les femmes, y met le feu pour détruire les traces de son passage.

Mon avis

Des informations. Tristes. D’une banalité absolue pour le monde entier. Mais, pas pour Ferdinand. Pour lui, les nouvelles sont troublantes. Mystérieuses. Son désir, son vœu: tout savoir, surtout la vérité. Que s’est-il réellement passé? Que cache ce soudain mutisme sur les évènements? Quelle est l’histoire des nonnes? Que font-elles au centre de cette histoire abracadabrante? Alors commence une enquête. Trépidante. Pleine de mystère. Que risque Ferdinand en découvrant la vérité? Où le mènera cette recherche? La curiosité, le questionnement du lecteur grandissent au fur et à mesure des pages, des chapitres. Chapitres titrés, ce qui facilite la lecture. Cette enquête de Ferdinand devient celle du lecteur qui va de découverte en découverte.

La mort des colombes est un roman fort sur une réalité qui est le quotidien  de certains peuples. Sur une indifférence totale mondiale concernant le sort de certains. La lecture se fait facilement. Les mots se posent avec une grande simplicité et nous laissent un petit sourire durant toute la lecture tant l’humour est fin. C’est ce que j’aime avec Evidence Editions, non seulement les couvertures sont superbes, mais, de plus, les écrits sont d’une grande beauté. On est toujours agréablement surpris. Ce qui est le cas avec la mort des colombes qui nous transporte dans une histoire, un suspens qui aurait pu se passer n’importe où à travers le monde. Vous vous laisserez emporter par cette énigme. Une fois le roman refermé, les pensées vous titilleront et les questions qui se poseront vous pousseront à imaginer une suite: Et si? Un beau roman à lire au coin du feu.

Ma note 17/20

9791034806829  Evidence Editions  185 p.   12€

 

Le chant du tambour -Jean-Luc Bremond – 2017

Quatrième de couverture

Alors que sévit la Grande Guerre en Europe, un jeune Algonquin de treize ans doit entreprendre sa quête de vision. Cependant, son père, homme-médecine, a d’autres projets. Il l’envoie en mission pour interpeller ceux qui menacent son peuple et pour que s’accomplissent les prophéties. Il doit pour cela faire un tambour, c’est  en le battant qu’il trouvera sa destination. Commence alors un voyage initiatique et périlleux  dans les couleurs des quatre points cardinaux, le jaune, le rouge, le noir et le blanc, avec comme guide le chant du tambour.

Mon avis

Tout commence par une loi. Celle du changement. Changement de traditions. De modes de vie. De coutumes. De l’interdiction. Interdiction de sortir d’un territoire attribué. La vie change autour des Algonquins. Quel sera leur avenir sur la terre de leurs ancêtres? Quel sera le destin de ce peuple qui vit en harmonie avec la nature qui l’entoure? plus rien ne sera comme avant. Que d’inquiétude! Cette ancienne vie qui s’en va avec le départ de l’un des leurs vers le monde des esprits. La fin d’un monde respectueux de rites millénaires préservant la nature.

Achack a, entre ses mains, le destin de son peuple. La quête se déroule en douceur, entre leçons de vie, questionnements, conseils des plus âgés. Le lecteur découvre avec bonheur les rituels Algonquins, leur lien à la nature à laquelle ils s’identifient. Aux coutumes et traditions  si respectueuses de la vie en général. Cette quête est initiatique et l’initiation est une quête qui mènera Achack au plus profond de lui, de ses desseins. Le tambour devient symbole. Devient le lien entre la vie et la mort. Symbole de cet éternel recommencement. Achack arrivera t-il à avoir des visions? Pourra t-il aller au bout de sa mission? Cette dernière portera t-elle les fruits escomptés?  A quel prix?

Le chant du tambour est un superbe roman. Un roman de sagesse. Sagesse du peuple Algonquin. Peuple qui arrive à la fin d’un cycle de vie. Doucement, lentement, au rythme de la nature, de l’éveil de la maturité d’un homme-enfant, nous avançons page par page à la découverte de deux peuples, au choc de leur rencontre, de leur destin si éloigné l’un de l’autre mais si lié. Destins liés rien que pour le pire.  Le chant du tambour est le roman des vies aussi résonnantes que le tambour. C’est un   très beau  roman où le destin d’un peuple lié à la nature basculera définitivement vers une fin inexorable. Une ode à la nature porteuse de vie, de beauté, d’espoir foulés au pied. Par une loi.

Ma note 18/20

9782889490578   5 sens Editions  200 p. Broché 17€

 

Primal ouverture – Mignar Adamson – 2018

Quatrième de couverture

Jean, trentenaire, en couple avec Caroline fera la rencontre d’une femme, Rhodia. Elle lui révèlera ses origines et bouleversera sa vie et le monde tel qu’il le perçoit. Il se retrouvera impliqué dans la lutte antédiluvienne du bien contre le mal, à laquelle sa famille participe depuis de nombreux siècles. Le temps est venu pour Jean de prendre sa place! Il devra se montrer digne de l’héritage de ses ancêtres et de la confiance de ses compagnons. Etes-vous prêts à découvrir le monde impitoyable de Primal, peuplé de Gardiens, de démons et autres chimères?

Mon avis

Une vie routinière. Un appel mystérieux. Une rencontre qui l’est moins. Des questions  sans réponses. C’est le début d’une aventure. De l’aventure de Jean. Une aventure hors du temps. Hors de la logique. Une logique qui démolit le destin.

Une lecture qui ravit, qui enchante le cœur du lecteur. Elle nous transporte au-delà de nos rêves. L’histoire est intrigante à souhait. Le mystère est distillé, dévoilé à petit feu, pour notre plus grand bonheur.  Une lecture aisée qui se fait au fil des chapitres courts et aérés. Quel est le secret que personne n’ose formuler? Quelles sont ces personnes au cœur de ce secret déroutant?

Primal ouverture est un roman qui nous enveloppe et nous étreint dans son monde de mystère, dans ses mondes de lumière, ses mondes sombres. En compagnie de personnages qui nous ressemblent tant. Pourtant si différents, si éloignés de nous. j’avoue ne pas avoir pu poser Primal ouverture dès que je l’ai ouvert. L’intrigue nous tient en haleine jusqu’à la fin. Et quelle fin! Un roman superbement écrit, qui nous transporte au fil des pages et nous dépose délicatement hors du temps. Vivement la suite. Un très beau roman

Ma note 17/20

9781719826822  272 p.

Aussitôt le printemps et autres nouvelles – Aurore Drey – 2018

Quatrième de couverture

Ces textes parlent de la vie. A la manière des scalpels, ils dissèquent les existences et laissent, sur leur passage , des chairs meurtries et des corps exsangues. Qu’il s’agisse de folie personnelle ou collective, de perte, de joie ou d’espoir, ces nouvelles mettent en scène des moments où tout bascule et dont personne ne sort indemne.

Mon avis

Les nouvelles sont belles. D’une cruelle beauté. D’une irréelle cruauté. Tout se fait en douceur. Plutôt, de manière doucereuse. Une histoire. Une personne. Une horreur. Pire que la précédente et moins que la suivante. Une entrée dans l’âme humaine, dans l’inhumanité de cette âme, qui se fait dans une tendre et belle horreur. Une sorte de vision sur écran blanc. Les mêmes questions surgissent à chaque fois. Que va t-il se passer cette fois? Quelle sera la découverte finale? Des questions qui se posent avec la même frénésie que celle d’un enfant qui va ouvrir ses cadeaux de Noël. Chaque histoire nous emporte plus loin dans la maison des horreurs. Mais, c’est si génial, qu’on se surprend à en redemander encore tel un enfant qui souhaite un autre conte avant de disparaître sous sa couette pour intégrer le monde des rêves.

Aussitôt le printemps et autres nouvelles nous emporte lentement sur l’aile de l’imagination d’Aurore Drey. Une imagination belle, fertile, pleine de suspens, d’amour. Oui, je dis bien d’amour pour ses personnages qui l’ont perdu. Ses personnages qui n’en ont jamais reçu, qui l’ont mal reçu et le rendent si maladroitement. Un recueil de nouvelles d’une douce beauté. D’une douce cruauté. Un recueil si vivant. Si réel.

Ma note 18/20

9781717988010

Islam et Christianisme dans la Prophétie – Tim Roosenberg – 2018

Quatrième de couverture

Notre monde est au bord d’un précipice, d’un changement cataclysmique extraordinaire. Le conflit entre les deux grandes religions du monde, l’islam et le christianisme, approche rapidement de son point culminant et il ébranlera le monde entier. En effet, la rapide expansion islamique a transformé le visage de l’Europe de l’Ouest, la crainte du terrorisme et d’une guerre sainte hante les esprits américains, alors que de multitudes conflits font rage au Moyen-Orient.

Que se passera-t-il ensuite. Et quand? A une époque d’imprévisibilité permanente, comment pouvons nous vraiment savoir ce que le futur nous réserve? Après une décennie de recherches approfondies, Tim Roosenberg, orateur international, présente une nouvelle étude stupéfiante des prophéties bibliques et démontre que la parole de Dieu ne passe pas sous silence le rôle de l’Islam dans ces derniers jours.

Mon avis

Il est vrai que la curiosité m’a titillée quand j’ai vu le titre. Pourquoi ne pas comparer ces prophéties à celles de Nostradamus? Qu’est ce que cet auteur peut rajouter de plus à toutes les prophéties passées, présentes et à venir? Pourquoi ne parler seulement que de deux religions monothéistes?  Quel intérêt de faire un énième livre sur les prophéties qui existent depuis des millénaires?

Me voilà partie … dans une bible réécrite. Rien de neuf, tout est vieux, comme le dit l’autre. En fait, le lecteur se perd dans les versets et les chapitres, avec une impression bizarre de lire des relents d’interdit. Le diable, c’est l’autre.  On se sent envahi par quelque chose pire que le doute, mais qui n’a pas de nom.  Des découvertes? Il n’y en a pas. Enfin, je n’en ai pas trouvé. Islam et Christianisme dans la Prophétie nous apprend que le monde est au bord du gouffre avec toutes ces guerres à travers la monde. Tout le monde le sait, j’espère. Je suis restée sur ma faim avec l’impression profonde de lire quelque chose de sacrilège. Islam et Christianisme dans la Prophétie m’a laissée pensive, avec une drôle d’impression qui n’a pas de nom. Juste une grande envie de se laver les mains. De prendre une douche. De laver son âme. Peut-être qu’un lecteur y trouvera un message, une prophétie que je n’ai pas vus. Ce ne fut pas mon cas.

Ma note 13/20