Et le vent me traversa – Gérard Pardini – 2018

Quatrième de couverture

Qui est vraiment Claudio Di Blasio? Un redoutable tueur? Un mythomane? Une victime des services secrets italiens? Dans son journal, tout semble désespérant, absurde: impossible de distinguer le vrai du faux… Ses souvenirs nous plongent au cœur de l’histoire secrète de l’Italie des trente dernières années. Di Blasio a-t-il voulu régler ses comptes en laissant derrière lui ses terribles carnets, pris d’une crise subite de remords?  Désirait-il révéler sa véritable identité à Lucia sa confidente? Aux lecteurs de ses carnets? Même l’auteur, qui a pu les étudier, doute de son personnage et de la légitimité de son récit. Di Blasio est hors du commun, tout à la fois cynique et touchant de naïveté quand il nous parle de la raison d’Etat qui lui permet de justifier ses meurtres.

Chronique

Claudio Di Blasio. Un nom qui n’inspire personne. Pas même son propriétaire. Un homme doué d’une grande intelligence. Un homme froid, calculateur, qui met son intelligence au service du crime. Pourquoi? Que représente le crime pour lui?  Pourquoi, un jour, décider d’écrire ses mémoires? Claudio Di Blasio. Un homme invisible à la quasi totalité des personnes autour de lui. Un homme parmi tant d’autres. Un homme au hobby, au plaisir angoissants: le crime…

Dans et le vent me traversa, nous découvrons un tueur méticuleux. Trop méticuleux. Un homme qui prend plaisir à ce qu’il fait et qui utilise son intelligence à faire la seule chose qui lui inspire du bonheur: tuer. Avec froideur. Avec cynisme. Avec une sensation incommensurable de bonheur. Nous découvrons un tueur machiavélique. Merveilleusement sadique. Est-il né ainsi? L’est-il devenu suite à un vécu traumatisant? Pourquoi un homme cultivé devient-il un tueur calculateur au sang froid, sans état d’âme?

Et le vent me traversa nous fait côtoyer un homme qui avait une vie normale. En apparence. Un homme qui avait des parents qui l’aimaient à leur manière. Nous accompagnons un homme qui peine à s’identifier autrement qu’en tant que tueur. Un homme qui tuait sur commande ou par plaisir. Un homme qui, avec le temps, avait oublié son nom enregistré à l’Etat Civil. Un homme qui tua et mourut dans le secret. En toute discrétion. Mensonges ou réalité? A vous de voir.

Note 17/20

9782343160597   Editions l’Harmattan   Collection Rue des Ecoles   245 p.    21,50€

 

 

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