La voie de l’errance – Jean-Luc Brémond – 2019

Quatrième de couverture

Un jeune Mongol du désert du Gobi, Naranbaatar, neuf ans, doit quitter sa yourte pour aller à l’école en ville. Avec deux camarades, ils décident de fuir l’institution scolaire chinoise pour retrouver leurs familles. Un projet ambitieux qu’un chaman viendra bouleverser. Ainsi commence l’errance, beaucoup plus longue que les fugueurs l’auraient imaginée. D’épreuves en découvertes, elle leur permet de trouver leur voie annoncée par un chant

Chronique

Quitter sa famille pour l’inconnu quand on a neuf ans, n’est pas facile. Quand il s’agit de perdre son identité, c’est pire. A cet âge, l’esprit de rébellion peut être très forte. La recherche des racines que l’on est en train de perdre devient une quête. Une quête qui va au-delà de sa propre volonté. C’est le début de l’aventure. Trois enfants, symboles de résistance Mongole face à l’institution chinoise. Guidés par leur désir de liberté, par les diverses rencontres, par la foi en leur rêve, ils avancent vers un but. LEUR but. Que trouveront-ils au bout du chemin? Est-ce une manière de se confronter à leur destinée propre?

La voie de l’errance est un ode à la liberté. Une liberté qui peut être acquise très chèrement. Chacun pourrait en sortir grandi. Chacun pourra se découvrir et découvrir l’autre dans les épreuves. Dans l’amitié. Pour la vie. Pour leur destinée. Nous assistons à un voyage initiatique. Les trois fugueurs iront au bout d’eux-mêmes pour se découvrir. pour se connaitre enfin. Pour comprendre leurs choix. Pour accepter leur destin. Qui aurait pensé qu’un chant, fut-il chamanique, bouleverserait leur vie?

La voie de l’errance comporte sept parties qui portent des noms d’animaux-totems. Ces animaux qui illustrent les caractères, les aventures de chaque enfant. La lecture se fait d’une traite tant l’aventure de ces jeunes nous intrigue et nous rend addictifs. La voie de l’errance ne raconte pas une banale errance. Mais raconte une vie. Des vies. Des personnes à la recherche d’eux-mêmes et de leur idéal. Vont-ils le trouver? Dans combien de temps? Ce roman est un chant de liberté. Un chant de conquête. Conquête de soi. Conquête des idéaux. Conquête de la liberté. Une liberté chèrement acquise. Mais, profondément méritée. Une quête de liberté sur la voie de l’errance.

Note 18/20

9782918951704   Editions la lampe de chevet   358 p.   19€

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Une étrange aventure – Giorgio de Piaggi – 2018

Quatrième de couverture

Dans une île de l’archipel des Caraïbes, un homme jongle entres ses fonctions de médecin et de politicien  dans une lutte acharnée pour la restauration d’un bonheur évanoui dans son pays natal. Ravagée par la violence surnaturelle  de la nature et par les décisions des dirigeants incapables, cette terre mérite son salut et notre héros est fermement résolu à faire rayonner de nouveau les espoirs et les joies disparus.

Mon Avis

Un pays dans un état catastrophique. Une soudaine prise de conscience. Un être perdu, écœuré par ce qu’il a vu. La vie mérite t-elle qu’on se batte pour qu’elle reprenne son cours?  Pourquoi ne pas tout lâcher? Est-ce le moment de se poser les bonnes questions relatives au pays? C’est alors que le débat parlementaire débute. Utopique. Vain. Manipulateur. Subi. Un débat placé sous le sceau de la langue de bois. Peut-on prendre en main le destin d’un pays d’une manière aussi quelconque?

Une étrange aventure est racontée à la première personne. Ce qui nous rapproche du personnage principal. De son histoire. De ses émotions. Au fil des chapitres et des pages, nous assistons au basculement de la destinée d’un pays. Un pays au bord de la rupture. Comment Ferdinand vivra t-il le bouleversement que subit sa terre? Nous plongeons avec lui dans les méandres de la politique d’un pays en pleine déliquescence.

Une étrange aventure nous entraîne dans la progression de la lutte et de la résistance d’un homme pour son peuple. Pour son pays. Pour lui. Et ce, bien malgré lui. Une lutte étrange pour garder son intégrité morale. Pour ne pas être souillé par ce milieu. Nous assistons à d’étranges révélations sur la fange secrète politicienne. La lecture est aisée. Les mots défilent et se posent lentement. Doucement. Presque avec crainte. Peu à peu, nous intégrons ce monde secret. Ce monde de coups bas. De terreur. De trahison. Peu à peu, nous intégrons une étrange aventure.

Ma note 16/20

9782754741286    Ed. Du Panthéon     252 p.    19,90€

Si j’avais su – Allison Forichon – 2018

Quatrième de couverture

La vie d’Elena Nohcirof bascule le jour où elle reçoit une lettre de sa tante Jessica. Alors qu’elle accepte de prendre l’avion pour la rejoindre, il s’écrase au milieu du désert de Goldhope. Seule survivante, elle y rencontrera Jackson, Mickael Shane et Spencer avec qui elle va vivre une aventure irréelle, d’exception et des plus surprenantes.

Mon Avis

Prendre l’avion alors qu’on a peur et  après avoir perdu ses parents dans un accident d’avion est très traumatisant. Alors, quand ce dernier s’écrase lui aussi, il est normal d’être terrifié. Que devient la vie? L’avenir? Les rêves? Tel est le destin d’Elena. Seul bémol, elle n’est pas seule. Le désert où elle se réveille grouille de vie. Et quelle vie! Entre réalité et cauchemar, Elena doit apprendre à survivre. A croire en elle et à une issue. Y a t-il une issue réelle? Quel est le prix à payer pour cette survie?

Avec Elena, nous vivons son intrusion dans ce monde où tout est nouveau pour elle, malgré la présence de ses amis. Quel est ce monde? Pourquoi y a t-elle atterri? Comment en sortir? Quel est son destin? Les questions fusent au rythme des pages, des chapitres. Les dangers, les batailles se succèdent. Se précisent sans pour autant  nous faire augurer de l’avenir d’Elena.

Si j’avais su. Une phrase  qui peut sembler banale. Mais, une phrase lourde de secrets. De mots tus. De maux tus. De mots bus. Une phrase lourde de forces inconnues. De situations insolubles. Fortes. Mystérieuses. Ce roman nous emporte dans une lecture frénétique. Hystérique, dans tous les sens du terme. Une lecture qui, doucement mais sûrement, nous fait ressentir les affres de la vie. Du regret. Du moment où le destin frappe aveuglément. Comme une arme incontrôlable. Une lecture qui nous envoûte et nous rend addictifs.

Si j’avais su nous transporte dans un monde fantastique. Un monde où la lutte  se veut acharnée. Une lutte où le destin fait un pied de nez à la vie. Une lutte pour l’espoir. Terrible. Humaine. Une lutte qui fait réfléchir. Une lutte qui emporte notre imagination. Une lutte forte qui pourrait faire dire à Elena « si j’avais su« .

Ma note 17/20

9781729323465    Autoédité    226 P.

 

Anna Plurielle – Virginie Vanos – 2018

Quatrième de couverture

Qui n’a pas rêvé d’avoir plusieurs vies pour vivre toutes ses envies? Lorsque Elsie est victime d’un accident mortel, elle se retrouve devant son ange gardien, Ernie. Celui-ci lui annonce qu’elle doit accomplir trois objectifs pour réussir sa vie: voyager à travers le monde et le comprendre, vivre un véritable amour, avoir une pensée philosophique faisant avancer l’ensemble de la pensée humaine et la diffuser. Si elle a échoué en tant qu’Elsie, Ernie lui donne droit à six incarnations pour y arriver. Pas une de plus. Elle bénéficie cependant de quelques privilèges: elle se souviendra de leur conversation  et s’incarnera directement dans un corps de vingt et un ans, sans passer par l’enfance; elle portera toujours le même prénom, Anna, et gardera ses yeux bleu marine. Aidée d’une équipe d’anges gardiens folkloriques, Elsie, devenue Anna, arrivera t-elle à réussir ses vies?

Mon Avis

Vivre plusieurs vies. Tout un chacun en a toujours rêvé. Anna est autorisée à le vivre. Comment en profitera t-elle? Réussira t-elle sa mission? Comment s’en sortira t-elle? Ses vies se suivent et sont plus aventureuses les unes que les autres. Nous accompagnons cette jeune femme dans ses tribulations. Le ton est donné dès les premières pages. Tant de réincarnations pour une seule femme pétrie de doutes. Pétrie d’humanité. Une humanité qui pousse parfois à l’erreur. Des erreurs qui mènent à l’amélioration. Une amélioration qui l’aidera peut-être à accomplir sa mission.

Anna Plurielle est un personnage très touchant. Terriblement vulnérable. Terriblement fragile. Terriblement humaine. D’une humanité pleine d’incertitudes. Comment s’y prendra t-elle pour accomplir ce miracle? Est-ce si simple que cela le paraît? Nous suivons Anna à travers ses tribulations. Ses rêves. Ses actions. Page après page, nous nous surprenons à ressentir ses états d’âme. A vivre à travers ses sentiments. Ses vies. Qui n’a jamais rêvé  de pouvoir recommencer sa vie? Pour changer une situation? Une phrase? Une action? « Et si…. », nous l’avons tous pensé une fois. Cependant, aurions-nous réellement changé quelque chose? Et si c’était cela le destin?

C’est avec beaucoup de plaisir, de curiosité que les pages se tournent. Que la lecture se fait attractive. Addictive. Les sentiments nous bouleversent à chaque mot. A chaque page. A chaque chapitre. Anna Plurielle représente nos rêves. Nos désirs. Nos souhaits. Elle se fait douceur. Pour nous apprendre l’espoir. L’acceptation de soi. L’estime de soi. La modestie. Elle nous fait comprendre que la vie est difficile, mais l’essentiel est d’accepter de la vivre. Entièrement. Intensément. Rien que pour soi. Et avec les autres.

Ma note 18/20

9782414279951   Editions Edilivre  163 p.   14,50€

Cyberattaque – Angeline Vagabulle & Renard – 2018

Quatrième de couverture

27 juin 2017: une cyberattaque frappe de plein fouet plusieurs multi nationales. Angeline, collaboratrice engagée dans une course effrénée aux résultats, se trouve alors plongée dans le chaos. Après le choc, comment faire pour relancer l’activité? Ce récit va vous emporter  dans les affres de la grande déconnection.

Mon avis

Un monde économique hyper connecté. Nous le savons tous. Nous le vivons au quotidien. Et, quand tout se déconnecte, comment ce monde s’en sort-il? Ce monde surbooké. Cyberattaque nous emmène en promenade dans ce monde statiquement chaotique. Silencieusement chaotique. Un monde en sidération complète.

Avec beaucoup d’humour Angeline Vagabulle nous décrit ce monde perdu entre « être et ne plus être ». Ce monde où les employés super actifs se retrouvent relégués au rôle de Legos oubliés. Comment se réapproprier son travail? Comment affronter ce traumatisme dans ce monde du chacun pour soi?

Cyberattaque est un roman tragicomique qui se joue dans le monde des affaires. Monde régi par la cybernétique. Tout y est froid. Calculé. Millimétré. Inhumain. Réglé comme une horloge Suisse. Comme du papier musique. Un monde où les marionnettes sont dirigées par un dieu aveugle, sadique et insensible: celui des affaires. Que deviennent ces marionnettes quand la musique s’arrête? Comment redécouvrir le vrai sens de la vie sacrifié sur l’autel du toujours plus vite, toujours plus actif?

L’humour est caustique et les dessins de Renard le rendent encore plus incisif. Au fil des pages, les situations rocambolesques se suivent et font penser à ces robots à qui l’on arrache les fils d’un coup, les vouant à une brusque et sempiternelle immobilité. Cyberattaque  nous fait réfléchir sur notre monde où la robotique régit une très grande partie de notre vie. De notre quotidien. Et si, un jour, le matériel électronique que nous possédons rendait l’âme? Comment réagirons-nous? Y survivrons-nous? Dans quel état? Cyberattaque apporte une première et truculente réponse. Peut-être est-ce l’occasion de reprendre sa vie en main? De faire face à des choix décisifs? Ce qui est sûr c’est que cyberattaque nous fait rire de cette situation. Cependant, et si un jour…?

Ma note 17/20

9782955545270   DG Editions Les Funambulles   220 p.   9€

Les roses et les oranges – T.1 – La déferlante – Francine Godin-Savary – 2018

Quatrième de couverture

Devon, Angleterre, 1932. La grande guerre s’est éloignée et la jeunesse a soif de plaisirs et de revanche sur la mort. Françoise et Florence Henrisson sont bien belles. Elles sont aussi jumelles  et s’amusent des garçons qui les courtisent  en échangeant leurs tenues vestimentaires. Puis, Mark, leur frère, va revenir de son exil suisse et tout va changer. Les amourettes passagères vont être balayées  pour laisser place au grand amour qu’il a toujours eu pour Paul qu’il n’a pourtant pas revu depuis de longues années.

Mon avis

L’entre-deux guerres. Une famille recueille un jeune orphelin. Une timide amitié se noue. Une amitié enfantine. Une amitié traversée par la vie. Par la séparation. Par les aléas de la vie au manoir. Une vie au manoir pleine de surprises bonnes ou mauvaises.

Les roses et les oranges – T.1 – La déferlante nous raconte l’amour sous toutes ses formes. Avec ou sans interdits. Avec folie. Des amours d’adolescents. Fortes. Folles. Débordantes. Qui n’a jamais fait de folie par amour? Qui n’a pas écouté, au moins une fois, son cœur plutôt que sa raison? L’histoire d’un amour interdit. Stigmatisé par une société « bien pensante ». Est-il toujours facile d’éprouver un amour proscrit? Comment faire pour aimer à la folie en toute discrétion? L’histoire d’un regard social qui salit un amour profond. Que faire? Que dire face à une société qui entre les deux guerres, respire la joie de vivre, l’insouciance et qui refuse ce qui n’est pas la norme?

Les roses et les oranges – T. 1 – La déferlante nous entraine dans une belle histoire d’amour. Avec force. Avec pudeur. Un amour qui torture. Un amour qui blesse et fait fondre l’amant. L’amour qui rend presque inaccessible l’être aimé. C’est avec beaucoup de pudeur que le sujet de l’homosexualité est abordée. Avec humanité. Avec beaucoup de tendresse. Comme la vie peut être dure pour ces personnes jugées asociales! Comment peuvent-elles s’aimer en dépit de la stigmatisation? Comment faire face à tous ces sentiments qui déferlent dans le cœur? Dans l’âme?

Les roses et les oranges -T.1 – La déferlante est un beau roman qui présente la vie de l’entre deux guerres avec une société qui est tout ce qu’il y a de plus actuel. Une société stigmatisante. Une société qui rejette tout ce qui ne rentre pas dans un moule. Un roman très émouvant.

Ma note 17/20

9782378770501  Editions les Lys bleus   329 p.  20,60€

 

 

Noces d’un tombeau – Germain Nyada – 2017

Quatrième de couverture

Ayant perdu sa clé USB dans la maison familiale avant son départ pour des études supérieures en Allemagne, Pura charge Sita sa mère, de la retrouver et de la lui renvoyer tout en lui interdisant d’en lire le contenu. Mais cette dernière ne résiste pas à la tentation. Elle y découvre « noces d’un tombeau », le récit fantastique d’une jeune femme condamnée aux dures réalités d’un veuvage en campagne, puis soumise aux aleas conjoncturels d’une vie urbaine. D’abord fascinée par l’idée d’avoir un fils écrivain, Sita estime après réflexion que la réputation  de toute l’Afrique prendrait un coup si le texte était publié. Mais s’opposer à sa parution reviendrait à reconnaître qu’elle a trahi la confiance de Pura…

Mon avis

Oublier ou perdre une clé USB, cela peut arriver. Que se passerait-il si la personne qui la retrouvait la lisait? Sita, mère aimante, découvre ainsi son fils. Sa vie. Leur vie. Vivre sa vie est normal. La lire noir sur blanc est bouleversant. Surtout s’il y a des secrets.

Avec beaucoup d’humour, nous découvrons la vie  d’un village, d’une famille, d’une femme, d’un enfant à travers les traditions et les coutumes ethniques. Puis dans une vie citadine. Sita se pose de nombreuses questions. Faut-il rendre la clé à son fils? Faut-il, donc, accepter la publication de ce roman? La clé USB est à l’origine de tribulations tragi-comiques qui font réfléchir. Des tribulations qui nous poussent à tourner les pages avec frénésie, le sourire aux lèvres.

Tout se déroule tel une pièce de théâtre de Guillaume Oyono Mbia, tel un écrit de Francis Bebey. Le sourire et la grandiloquence des personnages tissent une histoire superbe. Superbe de doutes. D’humour. Une histoire criante de vérité. Noces d’un tombeau nous fait découvrir le poids des traditions pour les femmes. Le poids des traditions tout simplement. La lecture est très agréable et c’est avec plaisir  que l’on retrouve le parler local (« ékiééé ») et des expressions typiques qui insufflent une particularité vibrante au texte.

Sita doit réfléchir à un choix car, c’est accepter de révéler sa vie aux yeux du monde entier. A condition, bien sûr, qu’elle accepte de renvoyer cette clé. Dans le cas contraire… Mais, a-t-elle le droit de cacher son histoire? Qu’est ce qui l’y autorise? Trouvera t-elle la meilleure solution pour tout le monde? Que choisira t-elle finalement? Une question qui tient en haleine jusqu’au bout. Son choix peut sceller le destin de noces d’un tombeau à tout jamais. Et vous, si c’était votre vie qui se trouvait sur cette clé USB, quel serait votre choix?

Ma note 18/20

9782754735803 Ed. du Panthéon   331 p.   22,90€

Une deuxième chance – Valérianne – 2017

Quatrième de couverture

Depuis le monde de l’après vie, des êtres veillent sur nous comme des anges. Phil est l’un d’entre eux. Il a la mission de redonner l’envie de vivre à Lila, enfouie dans un profond coma suite à un grave accident. Sa souffrance est telle qu’elle s’abandonne déjà au presque néant.

Phil tente de la sortir de ses doutes, de cette absence à elle-même qui la maintient entre deux mondes mais les héritages du passé vont ressurgir perturbant le travail de Phil. Faut-il faire mourir le passé pour espérer disposer d’une deuxième chance?

Mon avis

Que se passe -t-il quand un être navigue dans les limbes sans trop savoir ce qu’il veut? Sans savoir où il se trouve? Doit-il partir ou rester? Telles sont les questions que nous pouvons légitimement nous poser. Qu’en est-il de la vie avant la mort, dans un état végétatif? Comment faire? Qui peut aider ces êtres perdus? Phil, un de ces aides vivant dans les limbes se lance dans l’aventure en prenant soin de Lila. Que se passera-t-il? Arrivera -t-il au bout de sa mission? A quel prix?

Une deuxième chance nous raconte les péripéties de ces deux personnages unis par la « presque mort ». Ce roman propose  juste une réponse. Une histoire extrêmement sensible. D’une grande beauté. Des instants forts. Durs. Mais des instants de tendresse. D’humanité. D’humilité. La lecture se fait addictive au fur et à mesure des pages. Les mots sont forts et emportent le lecteur dans cette douce lutte. Pour la vie. Pour l’espoir.

Mais qu’en est-il de cette vie retrouvée? Qu’en est-il des projets pour rendre cette vie meilleure? Plus intense? Un intense renouveau. Un renouveau tenté d’espoir et de force. La force d’entamer une nouvelle vie.  Une deuxième chance nous démontre que la vie est un trésor. Parfois, il suffit d’un coup de pouce. D’une décision pour faire des changements. Pour évoluer. Pour faire le bon choix. Le choix qui permettrait d’aller de l’avant.

Phil est là, discrètement et aide en toute humilité Lila à refaire sa vie. A en changer le cours. A aller de l’avant après une parenthèse de vie pas choisie. L’aide, l’encouragement d’un être, d’un ange qui débarrasse des idées négatives. D’un être qui redonne confiance en soi. Un ange discrètement présent. Fort et encourageant. Qui a confiance. Qui insufle à Lila la force de se tourner vers l’avenir avec conviction. Pour qu’elle se donne une deuxième chance.

Ma note 18/20

9791026208648 Ed. Librinova 261 p.

Le spectateur – Virginie Vanos

Quatrième de couverture

 Axel, un jeune psychiatre un peu snob et fort solitaire, se retrouve confronté à Alexandra, une reporter aussi mystérieuse qu’ambiguë. Tour à tour agacé, désarçonné, intrigué par la jeune femme, il finira par en tomber violemment amoureux, jusqu’à l’obsession, jusqu’à la folie.

Mon avis

Axel, jeune médecin a une vie bien monotone et presque triste. Mais la vie peut jouer des tours bien fallacieux. Une rencontre. Une sommité. Et le monde se met à tourner à l’envers. Axel est pris dans la nasse de l’amour  et se laisse emporter. Cependant, qui est cette femme qui lui a ravi le cœur? L’aime t-elle? A quel point?

Les mots nous emportent  dans un monde où la réalité dépasse la fiction. Un monde où l’amour tient une place importante. Trop importante. Au-delà du temps. Au-delà de la vie. Le spectateur nous emmène bien malgré nous dans la vie de ce médecin sorti de sa routine. Pour une femme. Un être sublimé. Aimé. Adulé. Cet amour est-il sain? D’ailleurs l’amour est-il toujours raisonnable?

Avec le spectateur nous mettons les pieds dans le monde de l’extrême. Le monde où réalité et rêves se fondent pour former le trop. Le pas assez. Pour former un univers, un sentiment qui peut emporter l’âme dans un abîme.

Virginie Vanos nous démontre que l’amour à la folie n’est pas une utopie. Axel va aimer. Doucement. Fortement. Follement. Démesurément. Enormément. Il va se laisser emporter par cette belle vague, sans résistance. Tel un objet soumis à une marée incontrôlable. Axel va aimer comme il n’a jamais aimé. Est-ce prudent? Quel sacrifice est-il prêt à faire pour obtenir et garder cet amour? Restera t-il raisonnable? Et ses amis, comment réagiront-ils ? Ils seront peut-être des spectateurs de ce bouleversement de la vie de leur ami. Peut-être seront-ils dépassés par ce qui a changé profondément Axel. Ils seront juste de simples spectateurs.

Ma note 18/20

9782332924681  Ed. Edilivre  146 p.   14,50€

Un pays celtique – T.1 – Le grand hiver Delenn Harper – 2018

Quatrième de couverture

Et si les Celtes n’avaient pas perdu contre les Romains? Toute notre histoire moderne en aurait été changée. Et aujourd’hui il y aurait certainement une autre Europe… C’est dans cette Europe que Lania, étudiante, va voyager pour se rendre à Britonnia. Une nation celtique qui vit en toute indépendance dans une Union Européenne actuelle…

Mon avis

Britania, un pays celtique hors de l’Europe. Lania va le découvrir ainsi que les règles qui régissent ce pays. C’est une plongée dépaysante au cœur du monde celtique et de ses traditions. Le dépaysement est total.  Passer du vingt et unième siècle au pays celte, fait de calme, de liens avec la nature. un rêve!

Il n’est pas toujours facile de se retrouver dans tous ces dogmes celtes qui régissent la vie sur Britania. De comprendre les liens avec les saisons, avec le calendrier.  Ce qui n’empêche pas de suivre l’histoire sans problème. Peu à peu, nous plongeons dans un monde de femmes. Ce qui change des pays qui entourent Britania. Ces femmes y sont souveraines et sont les héritières de Dame Nature. Lania passe d’un monde à l’autre avec de plus en plus de difficulté. A sa place, lequel aurions-nous choisi? Lequel aimera -t-elle? Saura t-elle s’adapter?

Le pays celtique T.1 Le grand hiver est un roman tant soi peu déroutant. La lecture se fait facilement. Le vocabulaire change dans chaque monde et est, ainsi, adapté. C’est un grand saut dans un monde qui fait de la nature l’élément essentiel de la vie. Le temps y est lent, vivant, contrairement à l’Europe. Un monde qui a su garder son authenticité et en jouir. Au fur et à mesure de l’histoire, le lecteur est pris dans ce monde inconnu qui est une découverte. Ce monde inconnu qui prône la liberté d’exister. De ressentir. La Terre. La nature. Les astres. Le Monde en toute sincérité. En toute simplicité.

Ma note 16/20

9781720171355    Autoédité   138 p.