Le chant du tambour -Jean-Luc Bremond – 2017

Quatrième de couverture

Alors que sévit la Grande Guerre en Europe, un jeune Algonquin de treize ans doit entreprendre sa quête de vision. Cependant, son père, homme-médecine, a d’autres projets. Il l’envoie en mission pour interpeller ceux qui menacent son peuple et pour que s’accomplissent les prophéties. Il doit pour cela faire un tambour, c’est  en le battant qu’il trouvera sa destination. Commence alors un voyage initiatique et périlleux  dans les couleurs des quatre points cardinaux, le jaune, le rouge, le noir et le blanc, avec comme guide le chant du tambour.

Mon avis

Tout commence par une loi. Celle du changement. Changement de traditions. De modes de vie. De coutumes. De l’interdiction. Interdiction de sortir d’un territoire attribué. La vie change autour des Algonquins. Quel sera leur avenir sur la terre de leurs ancêtres? Quel sera le destin de ce peuple qui vit en harmonie avec la nature qui l’entoure? plus rien ne sera comme avant. Que d’inquiétude! Cette ancienne vie qui s’en va avec le départ de l’un des leurs vers le monde des esprits. La fin d’un monde respectueux de rites millénaires préservant la nature.

Achack a, entre ses mains, le destin de son peuple. La quête se déroule en douceur, entre leçons de vie, questionnements, conseils des plus âgés. Le lecteur découvre avec bonheur les rituels Algonquins, leur lien à la nature à laquelle ils s’identifient. Aux coutumes et traditions  si respectueuses de la vie en général. Cette quête est initiatique et l’initiation est une quête qui mènera Achack au plus profond de lui, de ses desseins. Le tambour devient symbole. Devient le lien entre la vie et la mort. Symbole de cet éternel recommencement. Achack arrivera t-il à avoir des visions? Pourra t-il aller au bout de sa mission? Cette dernière portera t-elle les fruits escomptés?  A quel prix?

Le chant du tambour est un superbe roman. Un roman de sagesse. Sagesse du peuple Algonquin. Peuple qui arrive à la fin d’un cycle de vie. Doucement, lentement, au rythme de la nature, de l’éveil de la maturité d’un homme-enfant, nous avançons page par page à la découverte de deux peuples, au choc de leur rencontre, de leur destin si éloigné l’un de l’autre mais si lié. Destins liés rien que pour le pire.  Le chant du tambour est le roman des vies aussi résonnantes que le tambour. C’est un   très beau  roman où le destin d’un peuple lié à la nature basculera définitivement vers une fin inexorable. Une ode à la nature porteuse de vie, de beauté, d’espoir foulés au pied. Par une loi.

Ma note 18/20

9782889490578   5 sens Editions  200 p. Broché 17€

 

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Primal ouverture – Mignar Adamson – 2018

Quatrième de couverture

Jean, trentenaire, en couple avec Caroline fera la rencontre d’une femme, Rhodia. Elle lui révèlera ses origines et bouleversera sa vie et le monde tel qu’il le perçoit. Il se retrouvera impliqué dans la lutte antédiluvienne du bien contre le mal, à laquelle sa famille participe depuis de nombreux siècles. Le temps est venu pour Jean de prendre sa place! Il devra se montrer digne de l’héritage de ses ancêtres et de la confiance de ses compagnons. Etes-vous prêts à découvrir le monde impitoyable de Primal, peuplé de Gardiens, de démons et autres chimères?

Mon avis

Une vie routinière. Un appel mystérieux. Une rencontre qui l’est moins. Des questions  sans réponses. C’est le début d’une aventure. De l’aventure de Jean. Une aventure hors du temps. Hors de la logique. Une logique qui démolit le destin.

Une lecture qui ravit, qui enchante le cœur du lecteur. Elle nous transporte au-delà de nos rêves. L’histoire est intrigante à souhait. Le mystère est distillé, dévoilé à petit feu, pour notre plus grand bonheur.  Une lecture aisée qui se fait au fil des chapitres courts et aérés. Quel est le secret que personne n’ose formuler? Quelles sont ces personnes au cœur de ce secret déroutant?

Primal ouverture est un roman qui nous enveloppe et nous étreint dans son monde de mystère, dans ses mondes de lumière, ses mondes sombres. En compagnie de personnages qui nous ressemblent tant. Pourtant si différents, si éloignés de nous. j’avoue ne pas avoir pu poser Primal ouverture dès que je l’ai ouvert. L’intrigue nous tient en haleine jusqu’à la fin. Et quelle fin! Un roman superbement écrit, qui nous transporte au fil des pages et nous dépose délicatement hors du temps. Vivement la suite. Un très beau roman

Ma note 17/20

9781719826822  272 p.

Odelia Floyd et la légende des huit pierres – Ludivine Casemode – 2018

Quatrième de couverture

Odelia Floyd est une jeune fille qui découvre son pouvoir: voyager dans des dimensions parallèles. Suite à son premier saut dans le temps, Odelia se voit associée au Cercle des Huit pierres, un groupuscule créé par son grand-père, également voyageur du temps et de l’espace. Elle s’aperçoit ainsi que son destin est lié à une légende ancestrale et qu’elle va devoir s’emparer de ses nouvelles capacités pour conquérir le cœur de tous.

Mon avis

Que se passe t-il quand, à seize ans, on se réveille avec une nouvelle vie, une nouvelle histoire, de nouveaux pouvoirs? C’est la découverte que fait Odelia, une jeune fille comme les autres et promise à un destin hors norme le jour de son anniversaire. Très prise par son apprentissage, elle va de découverte en découverte. A peine intronisée et déjà une mission à accomplir.

Les chapitres courts précédés parfois d’arbres généalogiques, le récit à la première personne facilite la lecture et nous permet de nous identifier à la jeune Ophélia. Nous vivons la lecture à travers ses émotions, ses pérégrinations. Nous vivons ses aventures trépidantes et souffrons avec elle face à l’inconnu, face aux attaques. Nous l’accompagnons dans sa quête de connaissances. Les poèmes qui parsèment Odelia et la légende des huit pierres sont beaux. Profonds. Nostalgiques. Douloureux. Un vrai plaisir même pour ceux qui ne sont pas adeptes de la poésie. Ce qui n’enlève rien à la beauté de l’histoire. A sa fragilité. Au contraire.

Odelia Floyd et la légende des huit pierres est une quête qui mène l’héroïne au bout d’elle-même afin qu’elle renaisse à sa nouvelle identité. Afin qu’elle donne une âme à sa mission. Une renaissance à la vie, nouvelle et énigmatique. Une possible naissance à l’amour? Odelia Floyd et la légende des huit pierres se lit d’une traite tant nous sommes pris dans l’aventure. Les mots bercent simplement notre curiosité et nous avançons au même pas que les héros. Avec les mêmes questionnements. La même curiosité. Un roman prenant. Un très beau moment de lecture.  Merci aux Editions du Panthéon.

Ma note 17/20

9782754739849   Ed. du Panthéon  272 p.  Broché 19,90€

 

La noirceur des étoiles – livre 1 – Les yeux noirs – Jessica Naide – 2018

Quatrième de couverture

L’univers est vaste, la Nature n’y a plus sa place, et la Deuxième Ethnie n’y voit que source de profit et de conquêtes. N’étant plus le bienvenu dans la plupart des galaxies, le capitaine Iwata Kazuya arpente l’univers en compagnie de son équipage à bord de son vaisseau le Sekai. Jusqu’au jour où son voyage lui fait croiser la route d’un vaisseau en perdition et qu’il sauve d’une mort certaine un jeune homme à la mémoire évanouie.

Le passé à ses trousses, et confronté à lui-même, Kazuya peut-il faire confiance à cet homme qui ignore d’où il vient et ce dont il est capable? Des souvenirs douloureux aux visions prophétiques, Kazuya tentera à ses côtés de répondre à la question qui le hante depuis toujours: dans un univers où la Nature n’est plus qu’une légende, pourquoi celle-ci continue-t-elle de l’appeler sans relâche?

Mon avis

C’est le titre qui m’a interpelée. Quel rapport entre des yeux et des étoiles noirs? La réponse apparait dès les premières pages. Un vaisseau dans ce monde d’étoiles. Un jeune homme aux yeux noirs seul dans un vaisseau abandonné. C’est juste le début de l’histoire. On entre de plein pied dans une scène ubuesque. Très drôle. Une scène où deux personnes se rencontrent. Se découvrent. Se mesurent du regard. Doutes. Confiance ou pas? Peu à peu Kazuya apprend à connaître son nouvel invité Sotcha. Qui est cet homme? D’où vient-il? Où a t-il appris tout ce qu’il sait?

Au fur et à mesure de la lecture, les personnages se livrent au lecteur. Les batailles se suivent et ne se ressemblent pas. On découvre un monde qui n’a rien à envier aux mille et une nuits. Un monde séparé en Ethnies. Un monde où l’amour est un apprentissage. Une manière de baisser sa garde face à l’autre. Un amour qui accepte d’offrir sa confiance. Son corps. Son cœur. Mais, est-ce raisonnable? Dans ce monde spécifique, cet amour est-il réel? Est-ce l’antichambre de la trahison?

La noirceur des étoiles – livre 1 – les yeux noirs est un roman envoûtant. Qui vous traverse. Qui vous renverse et vous entraine dans le sillage des personnages. Dans le sillage de leur force. De leur faiblesse. Un roman qui fait remonter des émotions très fortes. Vous rencontrez des personnages d’une force, d’une fragilité au-delà des mots. Des personnages pour qui la nature est un rêve. Peut-être une réalité. Une probable possibilité. Des personnages qui cherchent à la trouver.  A communiquer avec elle. A être la nature. Est-ce un rêve qui se réalisera? Kazuya la rencontrera t-elle enfin?

La noirceur des étoiles – livre 1 – les yeux noirs est un roman qui se lit d’une traite. Les pages, les chapitres défilent dans ce monde de chaos où l’homme retrouve son âme. Ses désirs. L’amour. Le tout dans une extrême douceur malgré la violence environnante. Un superbe roman.

Ma note 18/20

9782956385318  381 p. 18€ broché

Viralata le fils du caïman – Sébastien Acacia – 2018

Quatrième de couverture

Chimio, hôpitaux, médecins… Un quotidien que Martin ne connait que trop bien. Dans quelques semaines, un mois peut-être, son passage dans ce monde touchera à sa fin. Comment supporter cette idée d’abandonner son fils, Antonin, atteint d’un autisme sévère, aux seuls bras épuisés de sa maman? Comment ne pas regretter de ne jamais lui avoir offert un frère ou une sœur sur qui compter sa vie durant. Ces questions le torturent, jusqu’au jour où…

Jusqu’au jour où un mystérieux message parvient à Martin: il aurait eu un autre enfant de son tout premier amour lors d’un précédente vie au Brésil, 18 ans auparavant. Coup de sang ou conquête de la dernière chance, Martin se lance dans une folle course contre la montre et part à sa recherche en Amazonie, espérant quitter ce monde le cœur en paix.

Mon avis

Le titre m’a beaucoup intriguée et m’a fait rêver à un monde proche de la nature, à l’abri de l’incidence de notre société et où l’homme avait gardé son humanité. Pas de déception. Comment, après des années d’absence, peut-on retourner dans un pays à la recherche d’un fils? A la recherche d’un amour enfoui au fond de son cœur? Partir en abandonnant tout, sur un coup de tête? Martin va oser. Pour savoir. Pour ne pas mourir sans avoir essayé. Pour s »éloigner de sa vie rythmée par les besoins de son fils autiste. Pour retrouver le second fils qu’il a toujours rêvé d’avoir.

Nous voilà embarqués dans une aventure dans la forêt amazonienne brésilienne. A la poursuite d’un rêve? D’une illusion? Au fil des chapitres, des pages, nous assistons aux sentiments mitigés d’un homme qui semble repousser l’échéance d’une fin en retrouvant un être, un enfant qu’il ne connait pas. Un enfant qu’il aime déjà. Les souvenirs se mêlent à la réalité et nous permettent de découvrir une histoire d’amour ancienne. Un amour fort qui a porté ses fruits à l’insu de Martin. Va t-il retrouvé le fruit de cet amour fou? Cette quête nous tient en haleine. une quête à travers le Brésil. Une course contre la montre. Une course contre la mort. Une course pour la vie.

Viralata le fils du caïman est un roman de tendresse. Un roman fort. Un roman d’amour au-delà de la vie. Au-delà de la mort. Un don de soi pour perpétuer la vie. Réparer un manque d’amour. Un très beau livre qui vous marque l’âme et vous fait rêver bien après le mot « fin ». Un roman d’une immense et d’une très fine tendresse. Vraiment très beau.

Ma note 18/20

9782900047002   236 p.

Dénis, non-dits, mensonges, etc. – Philippe Mangion – 2015

Quatrième de couverture

Yasmina et Fadila sont deux cousines qui ont grandi à Bagneux, ville de la banlieue parisienne. Elles étaient inséparables, solidaires face à la brutalité et au machisme régnant dans la cité. Quand l’histoire débute, Yasmina est à la dérive, errant de foyers en hôpitaux psychiatriques dans le sud de la France. Elle ne se remet pas de la fuite de Laurent. Son amour pour lui a viré à l’obsessionnel. Fadila lui vient en aide. Elle apprend de sa cousine un secret de leur enfance qui, à ses yeux, explique son déséquilibre. Cette révélation amène Fadila à affronter sa propre famille, ses dénis, ses non-dits, ses mensonges. Yasmina, quant à elle, retrouve la trace de Laurent en Suisse et se lance à sa recherche….

Mon avis

Tout est dans le titre. L’histoire de Yasmina tourne autour de ces mots. Durs. Forts. Blessants. Usants. Brisants. Et c’est peu de le dire. L’histoire d’une fuite en avant. A la recherche de soi. Au bout de soi.

Deux jeunes femmes. Deux destins qui s’assemblent, se séparent,  s’unissent, pour mieux se retrouver. Deux cousines séparées par de lourds secrets. Continueront-elles à s’entendre malgré les difficultés? Que faire pour poser les bonnes questions? Poser le doigt là où ça fait mal? Ouvrir des plaies déjà béantes et les faire cicatriser? Est-ce possible? Deux cousines que tout lie et que tout sépare.

Nous faisons une incursion dans le monde de la psychiatrie. Des douleurs. Des blessures qui détruisent l’être. L’âme. Des gestes qui annihilent l’humanité de l’autre. La renient. Qui rabaissent l’autre au point de lui faire perdre sa confiance en lui. Qui détruit son image à tel point que les morceaux ont du mal à se recoller. Nous accompagnons Yasmina dans la décadence de sa vie. Décadence faite de blessures tues. Subies. Honteuses. Comment expliquer l’inexplicable? Comment le faire entendre et accepter?

Yasmina va à la recherche de son dernier amour, Laurent. Cette recherche n’est-elle pas celle de sa purification? Une recherche qui lui permettra de restaurer sa propre image. Les maux trouveront – ils leurs mots? Yasmina semble à la dérive. Incomprise. Insoumise. Blessée. Reléguée à sa maladie. Soutenue par sa seule amie, sa cousine Fadila. Cette quête est SA quête. Une réponse à ses troubles psychiatriques.

Dénis, non-dits, mensonges, etc. est un roman touchant. Très fort. Un roman qui n’est pas seulement une incursion dans le monde psychiatrique. Mais, aussi l’histoire de femmes. Brisées. Qui cherchent des réponses à des questions gênantes, secrètes. Qui cherchent à se reconstruire en faisant face à certains non-dits. Destructifs. Y arriveront – elles? A quel prix?

Dénis, non-dits, mensonges, etc. est un roman tout en finesse. En douceur. En force. En tendresse. Un roman qui fait vibrer chaque fibre de notre être. Un superbe roman. A découvrir et à faire découvrir.

Ma note 18/20

9781520527666  223 p.   broché 7,60€

 

Lena Wilder – Carnet 2 Féroce – Johan Heliot – 2018

Quatrième de couverture

Nouvelle alpha de la horde, Lena s’embarque avec ses amis dans un périple mouvementé qui la conduira à la découverte de ses origines, dans un village secret au nord du pays. Mais, ses ennemis la traquent. Qu’adviendra t-il s’ils découvrent avant elle l’existence de cette ancienne lignée?

Mon avis

Une jeune fille. Une adolescente. Ballotée par la vie. Par les choix de sa mère. Une adolescente comme les autres. En apparence.

L’histoire d’un destin. D’une hérédité. D’une malédiction?  Des questions fusent. Des idées vite repoussées. Un choix. Est-il possible de choisir? N’est-il pas plus simple d’accepter? De subir? Que dire aux autres? Quel lien avec l’hérédité?  L’histoire d’une adolescente avec son destin. Face aux secrets de famille. Face aux cadavres dans les placards. Un poids qui n’est pas facile à porter.  Surtout quand sa vie tourne autour  de la vie du lycée et des amis.

Tout se passe doucement. Au rythme de Lena. De ses découvertes. De ses décisions. De ses adaptations. Lena Wilder Carnet 2 Féroce est  un roman envoûtant. Mine de rien.  Les chapitres sont courts et titrés. La lecture est facile. Pas de fioritures. Mais des mots qui marquent. Qui claquent.  Qui résonnent. Qui intriguent. Qui tiennent en haleine.

Une histoire particulière, mais si belle. Si insolite. Si humble. Une histoire qui emporte les personnages au bout d’eux-mêmes et de leurs doutes. A la place de Lena, qu’auriez-vous fait?  Qu’auriez-vous pensé? Comment auriez-vous géré votre vie?

Lena Wilder commence comme une banale histoire d’une adolescente au bord de la rupture pour finir en apothéose. Une histoire qui ressemble à une quête. Une quête sans fin et sans illusions. L’histoire d’une prise en main. D’une vie. D’une destinée. D’une responsabilité hors du commun. Lena Wilder carnet 2: féroce est un roman tout en finesse. En force. Un roman profond. A lire impérativement tant il est fort et addictif.

 

Ma note 17/20

ISBN  9791097434144  Ed. Lynks  248 p.

Hamsi et Vica – Emma Laforêt – 2018

Quatrième de couverture

Hamsi est une jeune vache indienne dont la race est en voie d’extinction. A la mort de son propriétaire, elle se retrouve dans un petit monastère hindou du sud de l’Inde où la vie se révèle de plus en plus difficile. Heureusement, elle se lie d’amitié avec Vica, un corbeau gourmand et dégourdi, qui l’aide à retrouver sa joie de vivre.

 

Mon avis

Quand on lit les livres jeunesse, on retrouve son innocence et ses rêves d’enfance. On retourne en enfance. Avec beaucoup de bonheur. Quoi de plus exaltant que de se glisser dans la vie, les pensées d’une vache sacrée. On souffre avec elle. On se questionne. On doute. Hamsi et Vica est un beau conte.  L’histoire d’une amitié inconditionnelle. Au-delà de la différence. Une belle histoire de tolérance.

Hamsi et Vica est l’histoire d’une quête. D’un voyage  initiatique où le jeune lecteur apprend à découvrir l’autre. A découvrir les traditions indiennes. A la fin du livre, il y a un glossaire qui permet  de comprendre les mots utilisés. Il y a aussi un quizz qui offre au lecteur la possibilité de faire de belles découvertes historiques  et traditionnelles indiennes.

Hamsi et Vica est un très beau conte qui aide à comprendre et accepter la différence. Ce qui est primordiale dans un époque comme la nôtre. C’est un conte éducatif pour tout le monde. Une très belle histoire à lire. Pour le plaisir.

 

Ma note 17/20

ISBN 9782378730826   Ed. Ex Aequo Coll. Saute Mouton 82 p.  9€

 

L’exilée – Virginie Vanos – 2016

4ème de couverture

Après la fin tragique de son meilleur ami, Marek , un jeune pédiatre timide et passionné, se lance à la recherche d’Alexandra, la femme qui fut l’ultime passion d’Axel.

Entre Genève et Bali, en passant par la Turquie et le Mexique, Marek tente de percer  les mystères de cette femme audacieuse et ambiguë, et de comprendre le lien étrange qui l’unissait à son ami. Au fil de voyages et des rencontres, Marek arrivera t-il à retrouver Alexandra?  Et celle-ci lèvera t-elle le voile sur la vraie nature de ses sentiments?

 

Mon avis

l'exiléeDire que j’ai voulu sortit de ma zone de sécurité! J’ai souhaité changer de registre. Eh bien, vous savez quoi? Je ne le regrette pas un instant. C’était un bon choix de ma part. L’exilée est un beau roman. Une belle histoire bien écrite. A la première personne. Ce qui facilite son identification au héros, Marek. On prend sa place tout naturellement.  Une recherche qui nous plonge dans les méandres d’un passé qui fut heureux mais mystérieux. Les chapitres sont courts et agréables à lire.

 Il s’agit de l’histoire d’une amitié. Une amitié entre hommes. Une grande amitié. Presque une fraternité. Une histoire simple d’une quête vitale. Amicale. Humaine. Je me suis retrouvée embarquée dans cette quête. A la recherche de la vérité.Vanos Vi. Une recherche faite de rebondissements, de douleurs cachées, d’âmes en peine. Le tout avec une forte impression d’attendre Godot. Une attente positive.

Marek, ce jeune médecin, essaie-t-il de faire le deuil d’une amitié? Va-t-il trop loin dans ses démarches? Que découvrira-t-il ? Cela valait-il la peine de remuer ciel et terre? Trouvera-t-il ce qu’il cherche? L’histoire ressemble à une fuite en avant. Au bout de soi. Au bout de la douleur. Au bout de la vérité. Le prix à payer  par Alexandra pour retrouver sa candeur. Son droit à la vérité. Son droit à être soi. Son droit à être vraie. En toute intimité.

vanos0 (2)Quand j’ai refermé ce livre, je suis restée rêveuse. Positivement rêveuse. C’est un très beau roman. Tout en douceur. Un roman subtile qui se déroule autour d’une énigme. Tout en finesse. Avec une sorte de tendresse envers les personnages principaux: Marek et Alexandra. Une histoire splendide. Un roman comme on les aime. Avec une fin qui surprend, mais qui génère une énorme tendresse. Une furieuse envie de materner les personnages. Quand j’ai refermé ce livre la seule chose que j’ai pu penser très fortement. Presque un cri. Un cri qui vient du cœur. Ce fut: « Bon sang! ». Vous avez compris, j’ai aimé. Tout simplement.

Ma note 17/20

ISBN 9782334060486 – Editions Edilivre – 128 p – 2016

Broché 13,50€

 

 

Les cercles de l’éternité – 2017 – Jean-Louis Ermine

4ème de couverture

Dans un  futur lointain, les hommes découvrent le secret de l’éternité, mais cette invention a un prix. La personne qui choisit de suivre cette voie entre dans un processus inéluctable de dégénérescence qui fait ressortir ses plus bas instincts. Le monde se divise alors, et se structure en « cercles », correspondant chacun à des stades de décadence plus ou moins avancés.

Face au déclin de l’humanité, le gouvernement cherche des solutions et finit par retrouver la trace d’un mystérieux scientifique dont les recherches sur l’immortalité auraient abouti. Laurie et Simon, deux marginaux que tout oppose, sont chargés de ramener le professeur et de redonner espoir aux habitants des cercles. Pour cela, ils devront s’aventurer au-delà des terres connues, là où la barbarie  a tous les droits.

Une chasse impitoyable est lancée  et les entrainera dans une véritable traversée des enfers. L’éternité leur réservera encore bien des secrets.

 

Mon avis

Comme d’habitude, quand je commence un roman, je suis en terrain inconnu. Avec les cercles de l’éternité, j’ai été servie. L’inquiétude est le premier mot qui me vient à l’esprit. Elle vous happe dès la première ligne. Vous découvrez un monde qui questionne. Un monde angoissant. Cependant, la curiosité prime. Vous suivez l’intrigue pas à pas. Le souffle court. Vous haïssez cet œil froid qui se délecte de la situation. Une situation ausunset-47247 ralenti qui se termine en apothéose. Bienvenus! Vous venez de faire connaissance avec un des cercles!

Puis, ce roman va crescendo. Le rythme est de plus en plus rapide. Vous n’avez d’autre choix que de suivre. Vous rencontrez Laurie et Simon, les deux héros, et vous ne pouvez que vous attacher à eux tant ils sont poignants, tant leur quête de survie dans ce monde de fous est prenant.

Jean-louis Ermine a une écriture facile à lire. Pour un matheux, je m’attendais à un roman plein de théorie, très carré, bourré de mots techniques. De la part d’un féru de maths, je pensais avoir droit à une histoire froide dans les mots, les situations.  Eh bien, non, non, non. Du tout. L’histoire est chaleureuse, pleine d’humanité, de chaleur humaine.  Les mots claquent, volent, s’adoucissent au rythme de l’histoire. Du purwarrior-1056727__340 bonheur! L’histoire tient la route. Oh que oui! La quête menée par les deux héros nous tient en haleine et nous les accompagnons volontiers dans leurs aventures. Cette histoire nous raconte jusqu’où l’homme peut aller dans sa quête de l’immortalité. Jusqu’au bout du sordide, de l’inhumain.

J’ai lu le livre d’une traite. A peine ouvert, impossible de le refermer. Il va vous prendre dans ses filets et vous allez adorer et en redemander, encore et encore. J’ai beaucoup de tendresse pour ce roman qui nous entraine dans un monde absolument terrifiant, un futur que l’on ne souhaiterait pas connaître, mais qui reste intriguant, envoûtant.

De l’action. Une belle histoire. Des personnages attachants. Tout est décrit en finesse. Une écriture très pointue. Les mots sont là pour toucher au cœur. Un roman terriblement réaliste et humain. Et cette fin, cette fin, cette fin… Une pure merveille. Totalement inattendue et profondément humaine. J’ai kiffé. Complètement.

Un roman à lire, à chouchouter, à conseiller. Un très beau roman. Ne vous privez pas.

Ma note 19/20

ISBN 9791023606966

Editions Publishroom

Broché 15€  Kindle 2,99€