Le gars en vélo qui bénit les piétons – Aurore Rivals – 2020

Quatrième de couverture

Le gars en vélo n’a pas de nom, on le prend pour un vagabond, un excentrique, un attardé mental, un diseur de bonne aventure, un fils de famille, un prince. Son visage n’apparaît pas sur les photos. Les personnes qu’il rencontre ne sont jamais les mêmes : un vieillard qui dessine, une humanitaire pressée, un vigneron, des enfants, un couple qui danse, une épouse inquiète, un paresseux, un homme et son âne, un nouveau-né, un sportif, une jeune fille qui le soigne et bien d’autres. Il les écoute attentivement, les accepte telles qu’elles sont, ne cherche pas à les rendre meilleures. Mais quand l’occasion se présente, il reçoit avec reconnaissance leur aide et leur affection. Puis il s’en va car son voyage est infini. Ce gars en vélo, on ne peut pas le lâcher quand on a commencé à lire son histoire. Son périple provoque l’étonnement, l’admiration et un grand bonheur de lecture. Par son calme et son aura, il évoque d’autres magnifiques figures mythiques ou littéraires.

Chronique

Quand on est à vélo, nous rencontrons toutes sortes de personnes. Pour leur parler, il suffit de prendre le temps. A condition qu’ils daignent s’arrêter. Pour partager une seconde de la vie de l’autre.Tel est le cas de cet homme qui donne du temps au temps. Il donne la parole à ceux qui l’ont perdue.

Il est anonyme. Il a du cœur. De la patience. Son vélo, trouvé abandonné quelque part, lui sert de lien social. De vecteur d’échanges. Peu importe l’âge, la raison sociale. Il prêche le bon geste. Le bon mot. La réponse à une situation donnée. Qui est-il? Une âme en peine? Un bon samaritain? Il est pourvoyeur de bonheur. De rêves. De plaisir. C’est juste un homme pas comme les autres.

Au fil des pages, nous découvrons un passionné de l’humain. Un anonyme spécial qui, grâce à son vélo, distille du bon sens et du bonheur autour de lui. Il donne à son interlocuteur l’impression d’être unique. D’être important. Détient-il sa force morale de son vélo? Etait-il généreux bien avant d’avoir découvert son vélo? La réponse se trouve peut-être dans les nouvelles courtes. C’est un excellent recueil.

Note 18/20

9782490580095    Edition Le chant des voyelles    130 p.    15€

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s